Catégorie : Politique

  • REMANIEMENT – Le Colonel Michaël Randrianirina annonce la fin de l’évaluation des membres du gouvernement “pour bientôt

    REMANIEMENT – Le Colonel Michaël Randrianirina annonce la fin de l’évaluation des membres du gouvernement “pour bientôt

    Antananarivo, 09 février, 20h30 – Un processus encore en cours. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la refondation de la République s’accorde du temps pour boucler l’évaluation des membres du gouvernement. “Nous sommes en plein-dedans”, assure-t-il en marge des assises de la gendarmerie à Ivato ce lundi. “Vous verrez, c’est pour bientôt”, poursuit-il, interrogé sur un éventuel changement du gouvernement.

     

    Le chef de l’Etat indique que lui et d’autres responsables sont encore “en pleine évaluation” pour répondre au cas du Premier ministre. “Vous verrez cela incessamment”, réitère-t-il.

     

    Le président de la Refondation de la République indique que la priorité du moment reste la gestion des impacts du cyclone Gezani. “Pour l’instant, nous allons encore gérer le cyclone. Il pourrait y avoir des Malgaches touchés par le cyclone. Personnellement, je ne pense pas encore à autre chose, comme ce dossier [de remaniement ou de changement du gouvernement] », explique-t-il.

     

    Le Colonel Michaël Randrianirina avait donné deux mois aux membres du gouvernement de faire leurs preuves lors de leur nomination, fin octobre 2025. Il avait rappelé une évaluation “et à l’examen des indicateurs divers” en cours, lors du discours de fin d’année. “Conformément à la ligne directrice retenue lors de la formation du gouvernement, des mesures seront prises pour le maintien, ou le remplacement de chaque membre du gouvernement et des différents hauts employés de l’Etat”, avait-il indiqué, une fois l’évaluation bouclée.

  • INSTITUTION – La Gendarmerie fait amende honorable en promettant des changements

    INSTITUTION – La Gendarmerie fait amende honorable en promettant des changements

    Antananarivo, 09 février, 19h00 – La gendarmerie nationale veut corriger le tir et promet des changements pour redorer son blason auprès de l’opinion. Elle engage une démarche pour restaurer son image.

    “Certains [gendarmes] continuent d’adopter des comportements et des pratiques inappropriés”, concède le général de corps d’armée Bama Marima, ministre délégué en charge de la Gendarmerie nationale à Ivato lundi. “Ces dérives, bien que le fait d’une minorité, suffisent à ternir l’image de l’ensemble de l’institution, à porter atteinte à sa crédibilité et à fragiliser le lien de confiance avec la population”, déplore-t-il lors des assises de la Gendarmerie.

    Le général de division Nonos Mbina Mamelison, commandant de la Gendarmerie, s’aligne sur le discours du membre du gouvernement. “Nous devons reconnaître avec sincérité, au sein de la Gendarmerie nationale, qu’il y a eu des périodes et des situations diverses qui nous ont éloignés de la population”, soutient-il. “Des manquements ont été constatés, lesquels doivent être corrigés et que nous continuerons à réparer ensemble”, ajoute-t-il.

    Le commandant de la Gendarmerie nationale pointe, en particulier, un événement cristallisant le constat partagé. “La Gendarmerie nationale a effectivement traversé une période particulièrement difficile à la fin de l’année 2025”, remémore-t-il, faisant référence à des actions contre le mouvement de rue à l’époque.

    La Gendarmerie nationale assure procéder à une introspection et procéder à une démarche pour des changements. “Il ne s’agit nullement de renier le chemin déjà parcouru, mais de se concentrer désormais sur le présent et de se projeter résolument vers l’avenir”, lance le général de division Nonos Mbina Mamelison. Pour lui, la Gendarmerie est “prête à écouter, à accepter les critiques et à dialoguer”.

    Pour le général de corps d’armée Bama Marima, la gendarmerie assure que “la gendarmerie nationale (…) demeure résolument engagée dans un processus de réforme et de redressement”. “Elle s’emploiera à identifier et à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires afin que le peuple malgache puisse disposer d’une Gendarmerie nationale fiable, digne de confiance et pleinement capable d’assurer ses missions fondamentales”, promet-t-il.

    Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République tente de rassurer les hommes au béret noir. Il souligne des actions menées par des éléments “en nombre limité (…) qui avaient commis des excès [lors du mouvement de rue en septembre en octobre 2025 (…) et des mesures appropriées ont été prises”, avance-t-il. “Il convient toutefois de souligner que ces agissements ne sauraient être imputés à l’ensemble de l’institution, mais relèvent de comportements individuels ayant porté atteinte à son [gendarmerie nationale] image”, précise-t-il.

    Le chef de l’Etat souligne la place de la gendarmerie et l’armée et leurs initiatives comme une “prise de responsabilité (…) plaçant l’intérêt supérieur de la Nation au premier plan de leurs actions”. “Elles demeurent pleinement mobilisées, sans relâche, pour la défense de la souveraineté nationale, le maintien de l’ordre public ainsi que la protection des populations”, souligne le Colonel Michaël Randrianirina.

  • JUSTICE – La Médiatrice de la République rappelle le principe de la présomption d’innocence et alerte sur la prolifération de la désinformation

    JUSTICE – La Médiatrice de la République rappelle le principe de la présomption d’innocence et alerte sur la prolifération de la désinformation

    “La défense des droits de l’homme ne signifie pas protection du crime mais protection de la dignité humaine”. La Médiatrice de la République, le Pr Ravaka Andrianaivotseheno, prend position après que trois hommes soupçonnés d’homicide ont été immolés par la foule à Soanindrariny Antsirabe. Rappelant le principe de la présomption d’innocence, elle alerte en même temps sur la prolifération de la désinformation et des images violentes circulant sur les réseaux sociaux. Ces phénomènes, souligne-t-elle, “risquent d’attiser davantage de violence et de jugement basé sur les émotions”.

    Dans son communiqué, la Médiatrice de la République souligne que “la présomption d’innocence ne se confond pas avec l’impunité, mais constitue un principe fondamental de l’État de droit”. Elle insiste sur le fait que toute personne mise en cause doit être jugée par les juridictions compétentes et non exposée à des violences collectives.

    “Aucune loi n’autorise de tuer à Madagascar, quelle qu’en soient la raison et la forme”, martèle-t-elle, appelant l’Etat et tous les responsables de l’administration à “appliquer avec fermeté le code pénal, et à renforcer la présence des forces de l’ordre auprès des communautés de base”. “Ce sont les ministères en charge des Forces de défense et de sécurité qui sont les premiers responsables des enquêtes, et seul le ministère de la Justice a autorité pour juger, selon la Constitution et les lois en vigueur”, poursuit-elle.

    Le Pr Ravaka Andrianaivotseheno appelle alors la population “au calme et au respect des lois en vigueur car les citoyens n’ont pas le droit de se substituer à la loi ou au forces de l’ordre”. Même si elle reconnaît que “les Malgaches, sont un peuple sensible et émotif, surtout lorsque surviennent des événements d’une grande violence”, elle soulève que “aucun comportement contraire aux lois en vigueur et à l’État de droit ne saurait être accepté, quelles que soient l’intensité de la colère et la profondeur de la douleur”.

    Dans la foulée de son adresse à la population, la Médiatrice met également en garde contre la diffusion massive d’informations non vérifiées, de rumeurs et d’images d’une extrême violence sur les plateformes numériques. Elle estime que ces contenus contribuent à attiser la colère populaire, à alimenter la haine et à fragiliser davantage la cohésion sociale. Elle invite les utilisateurs des réseaux sociaux à “faire preuve de sagesse quand ils s’expriment sur les réseaux sociaux”. “Aucune société ne peut durablement se construire sur la justice populaire, la violence et la désinformation”, conclut-elle.

  • Les autorités de la Refondation considèrent l’accueil d’Andry Rajoelina en Eswatini comme un “facteur de trouble et de perturbation du processus en cours” à Madagascar

    Les autorités de la Refondation considèrent l’accueil d’Andry Rajoelina en Eswatini comme un “facteur de trouble et de perturbation du processus en cours” à Madagascar

    “Atteinte grave à la souveraineté de l’Etat malgache”. “Mépris des principes de justice, de responsabilité et de respect dus à un peuple meurtri”. “Facteur de trouble et de perturbation du processus en cours”. “Une insulte au sang versé, à la mémoire des victimes, au sacrifice de la jeunesse et à la dignité nationale”. La présidence de la Refondation ne mâche pas ses mots pour “condamner de la façon la plus ferme” l’accueil qui a été réservé par le Royaume d’Eswatini au président évincé Andry Rajoelina.

    Dans un communiqué publié ce samedi soir, les autorités dénoncent un geste susceptible “d’affaiblir les dynamiques de paix et de fragiliser la confiance régionale”, surtout en ces périodes où “Madagascar s’emploie résolument à restaurer le calme, la stabilité et la réconciliation nationale à travers l’organisation de la concertation nationale”, des efforts reconnus par la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), rappellen-elles. Elles sont d’autant plus indignées que “Andry Rajoelina ne possède plus la nationalité malgache” et que son régime est “indissociable du sang versé et du sacrifice des jeunes malgaches qui l’ont chassé du pouvoir”. Pour le régime de la Refondation

    La présidence de la Refondation, parle d’une situation d’une “gravité particulière” dans la mesure où les événements de septembre et d’octobre survenus sous la présidence de Rajoelina ont coûté la vie à des dizaines de citoyens malgaches et constituent ainsi une blessure profonde dans la mémoire nationale. Elle dénonce en même temps la légitimation d’Andry Rajoelina sur la scène internationale surtout que celui-ci a été déchu de sa nationalité. “Toute tentative de le présenter comme une figure représentative ou légitime de Madagascar est juridiquement infondée et politiquement inacceptable”, estime la présidence de la Refondation.

    Vendredi, Andry Rajoelina a été officiellement reçu par le Roi Mswati III dans son Palais de Lozitha. Celui-ci, à l’issue de leur entretien, a appelé à la “restauration immédiate de l’ordre constitutionnel”.

  • Le roi Mswati III appelle au rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel à Madagascar après une entrevue avec Andry Rajoelina 

    Le roi Mswati III appelle au rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel à Madagascar après une entrevue avec Andry Rajoelina 

    Une réaction en faveur d’Andry Rajoelina quatre mois après son départ du pays. Le roi Mswati III d’Eswatini, président entrant de la Troïka de la SADC pour la politique, la défense et la sécurité, appelle à la restauration immédiate de l’ordre constitutionnel à Madagascar, à l’issue d’une rencontre avec le président évincé au palais de Lozitha, vendredi.

     

    Dans un communiqué lu par sa vice-premier ministre, Thulisile Dlala, sur Eswatini TV, le souverain swati souligne qu’Andry Rajoelina avait été “déclaré vainqueur de l’élection présidentielle de décembre 2023, scrutin présenté comme libre et transparent par les participants et observateurs”. Il estime ainsi que l’ancien chef d’Etat malgache a été “écarté du pouvoir par des moyens jugés inconstitutionnels”.

     

    Pour Mswati III, “les récents développements de la situation à Madagascar vont à l’encontre des principes défendus par les Nations unies, l’Union africaine et la SADC, notamment en matière de respect de l’ordre constitutionnel”. Le communiqué du Palais de Lozitha rappelle alors que “la communauté internationale condamne les changements de gouvernement par des moyens non constitutionnels et promeut la prévention des conflits armés”.

     

    Pour le roi d’Eswatini, l’entretien avec Andry Rajoelina devait permettre au président malgache évincé d’expliquer la situation sur la Grande île de façon à lui permettre de prendre une décision éclairée. Il met en avant un protocole de la SADC, qui dispose que “tout chef d’État retiré du pouvoir par des moyens inconstitutionnels doit être entendu”. Il précise avoir, en amont de cette rencontre, consulté les responsables de la Troïka de la SADC ainsi que le président par intérim de l’organisation régionale, conformément aux procédures en vigueur.

     

    Pour expliquer le retard de sa réaction sur la situation à Madagascar, Mswati III indique ne pas avoir été informé en temps réel de l’évolution de la situation à Madagascar, en raison de sa participation à la cérémonie traditionnelle de l’Incwala. Cérémonie culturelle et spirituelle considérée comme étant la plus importante du royaume d’Eswatini, l’Incwala est célébré tous les ans entre fin décembre et janvier. Les festivités sont dirigées par le Roi et symbolise la cohésion nationale, la royauté, et le renouveau à travers des rituels sacrés, des chants et des danses.

  • JUSTICE – Fanirisoa Ernaivo conditionne la demande d’extradition de Maminiaina Ravatomanga à la fin des procédures mauriciennes 

    JUSTICE – Fanirisoa Ernaivo conditionne la demande d’extradition de Maminiaina Ravatomanga à la fin des procédures mauriciennes 

    Maminiaina Ravatomanga n’est pas attendu à Madagascar avant que la justice mauricienne n’en ait fini avec son dossier. La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, assure que Madagascar ne demandera l’extradition de l’homme d’affaires qu’une fois les procédures judiciaires en cours à Maurice achevées. Ce qui n’empêche pas les autorités judiciaires malgaches de lancer elles-mêmes leurs enquêtes. La ministre indique avoir emmené des enquêteurs dans sa délégation pour que ceux-ci puissent entendre et auditionner le président directeur général du groupe Sodiat dans le cadre de leurs propres investigations.

     

    En conférence de presse, puis au cours d’une interview accordée au journal mauricien défimédia.info, Fanirisoa Ernaivo soulève que la législation mauricienne ne permet pas l’extradition d’une personne tant que des enquêtes ou des procédures judiciaires sont encore en cours sur son territoire. “L’extradition n’interviendra qu’après condamnation, conformément à la loi mauricienne”, indique-t-elle.

     

    Madagascar se dit ainsi disposé à attendre l’issue des investigations menées par les autorités mauriciennes avant de formuler une demande officielle. “Il peut rester à Maurice le temps nécessaire afin que la vérité puisse être établie”, précise encore la ministre. “Comme il y a des enquêtes judiciaires à Maurice, nous ne sommes pas pressés de le rapatrier à Madagascar”, souligne-t-elle, insistant que cette extradition ne devrait se faire qu’à Madagascar et non vers un autre pays.

     

    Mais en attendant, les autorités malgaches entendent bien poursuivre les enquêtes sur l’homme d’affaires. A en croire la ministre, une équipe d’enquêteurs se trouve également à Maurice afin d’exécuter une commission rogatoire internationale. L’idée, assure-t-elle, est de respecter le droit de la défense et le principe du contradictoire dans le cadre de l’instruction du dossier par les autorités judiciaires malgaches. Elle évoque des investigations menées conjointement avec les autorités judiciaires mauriciennes, dans le cadre de l’entraide judiciaire et des accords bilatéraux conclus entre les deux pays en 2019, et que les deux parties envisagent de renforcer.

     

    Selon Fanirisoa Ernaivo, Maminiaina Ravatomanga fait l’objet de plusieurs enquêtes à Madagascar. Celles-ci portent notamment sur des infractions financières, notamment des faits présumés de fraude, d’évasion fiscale, de détournement de fonds publics et d’abus d’influence, liés entre autres à des activités d’exportation et à l’utilisation de sociétés, indique-t-elle. Elle rappelle également que le PDG du groupe Sodiat est également cité dans le dossier relatif à l’immatriculation provisoire de Boeing 777 envoyés en Iran, une affaire qui, selon elle, implique plusieurs juridictions dans le monde.

     

    Photo : Ministère de la Justice

  • PATRIMOINE – La demande de démantèlement du Colisée dans l’enceinte d’Anatirova entre les mains de la Justice

    PATRIMOINE – La demande de démantèlement du Colisée dans l’enceinte d’Anatirova entre les mains de la Justice

    “De nombreuses actions ont déjà été menées depuis 2020 pour obtenir l’enlèvement du Colisée” dans l’enceinte d’Anatirova. Parmi les actions menées, une action devant le tribunal civil intentée par des associations de “descendants des lignées royales”, mais aussi “des associations de protection du patrimoine”, et “de simples citoyens”, rapporte Niombonana Razafindrakotohasina, porte-parole des “demandeurs”.

    Les “plaignants” ont déposé trois demandes devant le tribunal. La première porte sur “le retrait” de l’infrastructure de l’enceinte d’Anatirova. Le Colisée, baptisé Kianja Masoandro par l’administration Andry Rajoelina “n’a absolument aucun lien avec l’originalité malgache”, insiste Niombonana Razafindrakotohasina.

    Ils demandent également que le site retrouve son ancienne appellation, “Rova d’Antananarivo”. En 2023, après la rénovation du Palais de Manjakamiadana et des autres palais, le président Andry Rajoelina avait rebaptisé ce patrimoine « Rovan’i Madagasikara ». Les plaignants réclament enfin “le retrait de tout ce qui n’a pas sa place dans ce Rova et qui ne correspond pas à son histoire”.

    Les plaignants craignent que “la présence du Colisée puisse donner des idées aux futurs dirigeants et les pousser à construire d’autres installations au sein du Rova”. Leur porte-parole souligne que le Rova “doit être protégé et ne doit pas être modifié. Il doit être maintenu dans son état d’origine, tel qu’il était avant l’incendie”.

    Une audience avait été prévue ce mercredi, mais celle-ci a été renvoyée au 18 février. Du côté du ministère de la Communication et de la culture, une source indique que la procédure “a été initiée par une plainte privée, raison pour laquelle le ministère s’efforce de ne pas trop s’impliquer dans le conflit”. Sur la question d’une éventuelle démolition du Colisée ou le rétablissement du nom originel du Rova, la même source précise que “le ministère a choisi de laisser les Malgaches exprimer leurs véritables aspirations lors de la concertation nationale, étant donné que ce site est déjà classé patrimoine national”.

  • Pourquoi le colonel Randrianirina portait un fusil lors du déplacement présidentiel ?

    Pourquoi le colonel Randrianirina portait un fusil lors du déplacement présidentiel ?

    Antananarivo, 4 Février, 7h00 – Plus que les lunettes “aviateur”, c’était surtout le fusil d’assaut que le Colonel Michaël Randrianirina avait entre les mains durant ses déplacements dans le Nord Ouest du pays alors qu’il était à bord d’un hélicoptère qui avait suscité la polémique. Pour le président de la Refondation, il pouvait porter cette arme parce qu’il est militaire. Mais il devait aussi la porter parce qu’il se déplaçait dans des zones rouges alors qu’il ne pouvait emmener qu’un seul garde du corps.

    “Nous nous étions rendus dans des zones rouges, Soalala, Besalampy”, explique-t-il. “Les gardes du corps qui me protègent ne pouvaient pas quitter cet endroit parce que nous ne pouvions mobiliser qu’un seul hélicoptère pour des raisons d’austérité”, ajoute-t-il au cours d’un point de presse à Mahajanga. “Je ne pouvais pas utiliser trois ou quatre hélicoptères alors que je devais emmener avec moi des députés et plusieurs autres personnes, et donc, un seul garde du corps pouvait m’accompagner”, poursuit-il encore.

    Rappelant qu’il est “un militaire pouvant tenir une arme, j’ai pris une arme”, indique-t-il alors. “Aucune loi ni aucune autre raison ne m’interdisent de porter une arme”, insiste-t-il, par ailleurs. Il affirme même “avoir toujours une arme à la ceinture sans que cela inquiète ou étonne qui que ce soit”.

    En déplacement dans le Nord Ouest du pays depuis dimanche après-midi, le Colonel Michaël Randrianirina a fait le tour des localités où le cyclone Fytia a frappé fort samedi et dimanche. “Nous ne vous laisserons pas seuls”, ne cesse-t-il d’assurer devant les populations des communes visitées. “Je ne rentrerai que lorsque j’aurais visité toutes les régions touchées par le cyclone”, avait-il également annoncé dimanche à Mahajanga.

    Outre la Cité des Fleurs, la délégation présidentielle s’est, entre autres, rendue à Soalala, Marovoay, Ambato Boeny et Mahajamba. Le chef de l’Etat s’est déplacé dans les régions avec un hélicoptère Airbus H130 de l’Armée. Chaque vol est précédé d’une séance de prière à laquelle participent diverses personnalités de différentes religions.

  • DIPLOMATIE – La levée des sanctions de l’Union africaine contre Madagascar conditionnée à une présidentielle dans 24 mois

    DIPLOMATIE – La levée des sanctions de l’Union africaine contre Madagascar conditionnée à une présidentielle dans 24 mois

    “La suspension de Madagascar des activités de l’Union africaine sera levée automatiquement après les élections”. L’envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine (UA), l’ambassadeur Mohamed Idriss Farah, rappelle que Madagascar est encore sanctionné par l’organisation continentale. En audience auprès du président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina à son domicile à Ivandry dimanche, le diplomate djiboutien souligne que c’est “l’élection présidentielle [qui] verra les sanctions à l’encontre de Madagascar levées”.

     

    Bien que les sanctions aient été allégées après la première mission en novembre de la délégation de l’Union africaine qui avait alors appelé les partenaires internationaux à soutenir Madagascar, la Grande île ne pourra pas participer au Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine annoncé pour le 12 février prochain. “Nous, en tant que représentants du président de la Commission, nous aurions aimé que Madagascar participe au prochain Sommet, mais il faut des élections, une élection de chef d’Etat, pour revenir à l’ordre constitutionnel”, précise Mohamed Idriss Farah.

     

    L’Union africaine espère que l’élection présidentielle aura lieu à la fin de ce que l’envoyé spécial du président de la Commission qualifie de “processus de transition” qui devrait durer 24 mois et pendant lequel l’Union africaine entend accompagner Madagascar. “Le soutien de l’Union africaine est total”, insiste Mohamed Idriss Farah. “Sinon, on ne serait pas là”, poursuit-il, rappelant que “le président de la commission a, non seulement, sur la Grande île une représentante spéciale mais a aussi nommé un envoyé spécial”. Il évoque également la venue de deux délégations en novembre, la délégation de l’envoyé spécial, mais aussi celle “du panel des sages, dirigée par un ancien président du Burundi”. “Madagascar est important, c’est pour cela qu’on est à son chevet”, conclut-il.

  • JUSTICE – Ferdinand Rakotoarisoa Ranary prend officiellement ses fonctions de bâtonnier de l’Ordre des avocats

    JUSTICE – Ferdinand Rakotoarisoa Ranary prend officiellement ses fonctions de bâtonnier de l’Ordre des avocats

    Le nouveau bâtonnier de l’Ordre des avocats, Ferdinand Rakotoarisoa Ranary, entame officiellement son mandat après avoir prêté serment à la Cour d’Appel à Anosy, ce jeudi. Cette cérémonie marque le début de ses fonctions pour une durée de deux ans.

    Élu par les avocats du barreau de Madagascar en octobre 2025, il succède à Alain Raondry. La cérémonie s’est déroulée en présence du colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État, de Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, ainsi que d’autres membres du gouvernement et de parlementaires.

    Maître Ferdinand Rakotoarisoa Ranary est inscrit au barreau de Madagascar depuis 1997. Il a siégé au sein du Conseil de l’Ordre de 2012 à 2016.