Catégorie : Politique

  • PARLEMENT – Les élections sénatoriales reportées sans date fixe, selon la HCC

    PARLEMENT – Les élections sénatoriales reportées sans date fixe, selon la HCC

    L’élection des nouveaux membres du Sénat en pointillés. La Haute Cour constitutionnelle (HCC) informe que “le report sine die des élections sénatoriales est conforme à la Constitution”, selon son avis rendu public ce mercredi. Elle répond à une saisine de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) du 14 novembre 2025 sur la question. “La proposition d’un nouveau calendrier électoral est laissée à l’appréciation de la Ceni”, poursuit-elle.

     

    Dans ses considérants, la HCC rappelle la lettre du Premier ministre, Herintsalama Rajaonarivelo du 12 décembre 2025 l’informant de la suspension de la révision de la liste électorale. Et que “la réforme du système électoral, notamment la liste électorale, garantissant la l’organisation d’une élection libre, transparente et crédible, justifie le report sine die des élections sénatoriales”, indique-t-elle, rapportant le contenu de la missive du chef du gouvernement.

     

    Initialement prévues le 11 décembre 2025, les sénatoriales n’ont pas eu lieu “compte-tenu de la situation socio-politique ayant prévalu dans le pays”, considère la juridiction constitutionnelle. Elle évoque également “l’indisponibilité des crédits ouverts pour son organisation”.

     

    Dans son avis du 19 janvier, la HCC avait constaté la fin du mandat des sénateurs “le 18 janvier à minuit (…) sans prorogation possible”. Le président du Sénat par intérim et le questeur restent pourtant en place, seulement “en tant qu’autorité administrative et financière”.

  • JUSTICE – Claudette Sophie Ramanankavana confirmée au poste de premier président de la Cour Suprême

    JUSTICE – Claudette Sophie Ramanankavana confirmée au poste de premier président de la Cour Suprême

    Antananarivo, 28 janvier, 17h30 – Une confirmation. Claudette Sophie Ramanankavana est désignée premier président de la Cour suprême (PPCS) par le Conseil des ministres, mardi. Il s’agit d’une confirmation pour la magistrate.

    Claudette Sophie Ramanankavana avait déjà assuré l’intérim du PPCS depuis mars 2025. Elle avait remplacé Yves Hugues Rajoelina, nommé en février de la même année.

    Sophie Claudette Ramanankavana avait arpenté la Cour suprême depuis plusieurs années. Elle avait officié pendant sept ans à la Cour de cassation avant d’avoir assuré l’intérim en tant que PPCS.

    Lors de la rentrée judiciaire, Claudette Sophie Ramanankavana avait, entre autres, évoqué la question concernant l’indépendance et la crédibilité de la justice au moment où l’on parle de refondation. Elle avait également soulevé le dossier de la lutte contre l’impunité.

  • DIPLOMATIE – Le Conseil des ministres nomme Richard Lalaina Randrianomenjanahary comme nouvel ambassadeur de Madagascar en Chine

    DIPLOMATIE – Le Conseil des ministres nomme Richard Lalaina Randrianomenjanahary comme nouvel ambassadeur de Madagascar en Chine

    La Chine donne son agrément à la nomination d’un nouvel ambassadeur de Madagascar. Le Conseil des ministres de mardi annonce la désignation de Richard Lalaina Nomenjanahary pour succéder à Jean Louis Robinson, rappelé en novembre 2025.

    Avec ce nouvel ambassadeur, Madagascar dispose de deux ambassadeurs en poste sur une vingtaine de représentations dans le monde. Lantosoa Rakotomalala, ambassadrice malgache aux États-Unis, est la seule cheffe de mission ayant échappé à la vague de limogeages décidée par le régime de la Refondation après le départ d’Andry Rajoelina.

    Après ses récentes visites en Afrique du Sud et aux Émirats Arabes Unis, le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, avait annoncé l’imminence de la nomination des représentants de Madagascar dans ces deux pays. Par ailleurs, plusieurs autres ambassades sont en attente de leur ambassadeur, certaines depuis quelques mois seulement, d’autres depuis plusieurs années.

    Certains postes comme ceux au Maroc, en Suisse, à Maurice, en France, en Belgique ou à l’Unesco sont vacants depuis moins d’un an. Mais d’autres, comme les ambassades de Madagascar au Canada, en Allemagne, en Italie, au Royaume Uni, en Russie, au Japon, en Arabie Saoudite, au Sénégal, en Algérie, en Afrique du Sud, en Ethiopie, mais aussi auprès de l’Union africaine à Addis-Abeba et de l’ONU à New York n’ont pas d’ambassadeur depuis plusieurs années.

  • CONCLAVE – Des résolutions des assises militaires de 2009 toujours en suspens

    CONCLAVE – Des résolutions des assises militaires de 2009 toujours en suspens

    Antananarivo, 27 janvier, 20h30 – Une leçon à tirer. Les “assises militaires” lancées le 26 janvier permettent d’avoir des éléments sur l’issue et du précédent rendez-vous initié en 2009. Les résolutions des assises de 2009 “n’ont pas été prises en compte par les précédents régimes”, partage le général de brigade Herinjanahary Rakotoarisoa, directeur de la planification et des opérations à l’état-major des armées, au Centre de conférences internationales d’Ivato, lundi. “Il n’y avait pas de résultats palpables [pour la réalisation des résolutions]”, poursuit-il.

    L’officier général dresse les constats concernant des précédentes assises militaires, organisées juste après la mise en place de la transition. “On a senti qu’il n’y a pas de structures claires pour savoir qui fait quoi. Il n’y avait pas de planification et il n’y avait pas de structures pour la mise en œuvre et des réalisations”, soutient-il.

    A entendre le général de brigade Herinjanahary Rakotoarisoa, les résolutions en 14 points des assises militaires de 2009 visent la restauration de l’autorité de l’Etat, la discipline et la cohésion. Il était, entre autres, question de la réconciliation au sein des armées, des cadres juridiques et des ressources humaines.

    Pour les “assises militaires” en cours, sans la gendarmerie, le directeur de la planification et des opérations à l’état-major des armées, évoque l’importance du suivi de l’initiative. “Si on le fait, il doit y avoir la mise sur pied d’un comité de suivi”, soutient-il.

    Le projet en cours est découpé en six phases. Il devrait y avoir, entre autres, des assises régionales, une synthèse nationale tout comme une finalisation, selon le calendrier proposé aux participants. La sixième phase, pour la clôture, est prévue pour le 23 février.

  • SCRUTIN – Le Colonel Michaël Randrianirina voit la digitalisation du processus électoral comme une solution aux fraudes

    SCRUTIN – Le Colonel Michaël Randrianirina voit la digitalisation du processus électoral comme une solution aux fraudes

    Antananarivo, 27 janvier, 15h30 – Des charges bien senties. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République soulève des pratiques électorales dont il espère la disparition avec la digitalisation du processus électoral. “Ce projet lancé aujourd’hui constitue l’une des étapes majeures dans la lutte contre la fraude et la corruption”, affirme-t-il lors du lancement de l’enrôlement biométrique, ce mardi au palais d’Iavoloha. “Il nous aidera grandement dans la préparation des prochaines élections auxquelles nous ferons face dans deux ans”, ajoute-t-il.
     
    Le chef de l’Etat charge ensuite certaines démarches politiques lors des consultations populaires. “Les doublons, mais aussi la présence de mineurs et de personnes déjà décédées parmi les électeurs qui ont terni les précédentes élections : c’est terminé”, promet-il.
     
    L’officier supérieur lance également une mise en garde contre des manœuvres électorales dans la Capitale. “L’objectif est également d’encourager chacun d’entre à s’abstenir des calculs politiques qui se propagent déjà dans des quartiers d’Antananarivo à l’heure où nous parlons”, exhorte-t-il. “Car si ce projet [d’enrôlement biométrique] est mené à bien et que nous avançons vers la digitalisation du processus électoral, ces calculs politiques, que nous orchestrons, deviendront vains et sans fondement”, prévient-il.
  • INSTITUTION – Le Colonel Randrianirina assure à la SADC qu’il est “le seul chef d’Etat de Madagascar”

    INSTITUTION – Le Colonel Randrianirina assure à la SADC qu’il est “le seul chef d’Etat de Madagascar”

    Une précision claire et nette. Le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, rappelle que “Madagascar n’a qu’un seul chef d’Etat”, et que c’est lui qui assume cette fonction. Selon un communiqué de la présidence, cette déclaration a été faite en réponse à une question qui aurait été posée par Joyce Banda, ancienne présidente du Malawi et chef de la délégation de la mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) durant la rencontre qui a eu lieu lundi à Iavoloha. Le président de la Refondation s’est appuyé sur la décision de la Haute cour constitutionnelle pour donner cette réponse, poursuit le communiqué.
     
    Les interrogations de la SADC se posent alors que les quatre autres Hauts Conseillers de la Refondation, selon une autre décision de la HCC, “bénéficient également des avantages et privilèges de Chef d’Etat avec l’ordre de préséance qui s’y rapportent”. Cette décision de la HCC en date du 18 novembre rappelle notamment que “l’autorité militaire incarnée par le Colonel Michaël Randrianirina (…) est une structure ayant pour mission de diriger le pays pendant une période limitée”, et qu’elle est “composée de cinq officiers supérieurs dont le Colonel Michaël Randrianirina est le président et les quatre autres ayant titre de Haut Conseiller”.
     
    Si les quatre Hauts Conseillers ont ainsi rang de chef d’Etat avec le même statut protocolaire et les mêmes droits et avantages, ils n’occupent pas la fonction de chef d’Etat mais assistent le président de la Refondation dans l’exercice de ses fonctions en tant que Haut Conseiller.
  • DIPLOMATIE – La mission du Panel des Sages de la SADC arrive à Madagascar et démarre ses travaux de consultation des autorités

    DIPLOMATIE – La mission du Panel des Sages de la SADC arrive à Madagascar et démarre ses travaux de consultation des autorités

    Une nouvelle mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) débarque à Madagascar. Dr Joyce Banda, ancienne présidente du Malawi, séjourne actuellement dans la Grande Île dans le cadre d’une mission de haut niveau du Panel des Sages de cette organisation régionale.
     
    Selon le ministère des Affaires étrangères, cette visite s’inscrit “conformément aux décisions du Sommet extraordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la SADC du 17 décembre sur la situation politique et sécuritaire à Madagascar”. L’ancienne cheffe d’État est accompagnée, pour cette mission, par le groupe de référence pour la médiation.
     
    D’après un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié ce lundi, cette “mission a pour objectif principal de consolider les engagements de l’organisation et de préparer le mécanisme d’appui et d’accompagnement en faveur de Madagascar, afin de soutenir le processus de refondation en cours”. Le Bureau du Premier ministre parle d’une mission d’évaluation de la situation sur la Grande île de façon à “contribuer à toutes les étapes du processus de refondation nationale et à soutenir les efforts de redressement entrepris par les autorités, en vue d’instaurer une stabilité durable”.
     
    Une série de consultations avec les autorités nationales, les acteurs politiques, la société civile et d’autres parties prenantes figure au programme de mission. Une visite auprès du Premier ministre a déjà eu lieu ce lundi. L’occasion pour le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo de souligner que les priorités du gouvernement consistent avant tout à “répondre aux besoins de la population et du développement”. Pour ce qui est de la concertation nationale, le chef du gouvernement assure que les préparatifs avancent de façon progressive et que les structures et le comité de pilotage sont déjà en place”.
     
    Cette initiative illustre la volonté de la SADC de jouer un rôle actif dans la promotion de la stabilité politique et du développement durable dans la Grande Île.
    Photo : MAE
  • REFONDATION – “La concertation au niveau communautaire débutera en juillet”, selon la ministre Hanitra Razafimanantsoa

    REFONDATION – “La concertation au niveau communautaire débutera en juillet”, selon la ministre Hanitra Razafimanantsoa

    Le calendrier de la concertation nationale se précise un peu plus. Lors d’une rencontre avec la plateforme et le collectif du mouvement Gen Z, samedi, Hanitra Razafimanantsoa, ministre d’État en charge de la Refondation, indique que la concertation proprement dite débutera en juillet. Cette nouvelle annonce apporte davantage de précisions sur le déroulement du processus. Le dialogue commencera au niveau communautaire, puis progressera aux niveaux communal et régional, avant de s’achever au niveau national, vers la fin de l’année.

    “Des tests de la stratégie et des politiques de mise en œuvre de la concertation” auront lieu avant la grande messe, souligne la ministre. Elle rapporte que “trois régions ont été sélectionnées pour cette phase”. “Nous avons déjà mené des concertations préliminaires dans quelques localités, ce qui nous a permis de tirer des conclusions sur les réalités spécifiques de chaque endroit”, explique-t-elle aux jeunes venus au stade Barea de Mahamasina samedi.

    Pour Antananarivo, la concertation préliminaire devrait avoir lieu durant les deux derniers mois du premier semestre, mais elle pourrait se tenir plus tôt que prévu, souligne la ministre d’État. La Refondation étant prévue pour deux ans, les élections devraient se tenir à partir de 2027. Les échéances exactes devraient néanmoins être définies durant les travaux de la concertation nationale qui discutera également des différents textes à adopter.

  • SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – Fanirisoa Ernaivo veut relancer et étendre les investigations dans l’affaire Ambohimalaza à d’autres personnes 

    SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – Fanirisoa Ernaivo veut relancer et étendre les investigations dans l’affaire Ambohimalaza à d’autres personnes 

    Le dossier Ambohimalaza est loin d’être clos et le procès doit encore attendre. La justice a décidé d’étendre l’enquête à d’autres personnes, annonce Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, vendredi, à Anosy à l’occasion de la rentrée judiciaire. Des hommes soupçonnés d’être les “sugar daddies” de certaines jeunes victimes de la soirée dramatique qui a vu la mort d’une trentaine de jeunes par intoxication sont désormais dans le viseur de la justice.

     

    A en croire la ministre, seules quatre personnes avaient été entendues dans le dossier. “Les malades qui ont été évacués à Maurice ne figurent même pas parmi les personnes entendues”, regrette la Garde Sceaux. “Beaucoup de personnes peuvent être témoin de cette affaire Ambohimalaza”, poursuit-elle. Parmi les personnes que la justice souhaite interroger se trouvent des hommes qui sont soupçonnés de financer certaines jeunes femmes présentes à la fête d’anniversaire meurtrière. L’un d’entre eux aurait livré un véhicule et son épouse serait soupçonnée d’empoisonnement, raconte la ministre.

     

    Fanirisoa Ernaivo évoque également des pistes “non négligeables” en parlant des nourritures, boissons, alcool, fumée ayant provoqué d’intoxication. A l’entendre, les dossiers médicaux avaient été récupérés par l’ancienne administration dans tous les établissements ayant pris en charge les patients, y compris à Maurice.

     

    Le 14 juin dernier, la célébration d’anniversaire d’une jeune fille à Ambohimalaza a tourné au drame. Elle a causé le décès d’une trentaine de personnes parmi les convives et d’autres personnes qui ont dégusté des aliments servis lors de cette fête. Des femmes avaient déjà été officiellement inculpées d’empoisonnement dans le dossier devenu affaire d’Etat et dans lequel le président de la République de l’époque s’était personnellement impliqué. A l’époque, c’était Andry Rajoelina en personne qui avait annoncé la nature des poisons présumés avoir tué les victimes.

  • Enrôlement biométrique : 2 millions de citoyens ciblés en deux mois

    Enrôlement biométrique : 2 millions de citoyens ciblés en deux mois

    Madagascar lance un sprint vers l’identité numérique. L’Etat se fixe comme objectif d’enregistrer deux millions de personnes en seulement deux mois lors du lancement de la campagne d’enrôlement biométrique des citoyens malgaches âgés de 18 ans et plus. Ces personnes seront ainsi les premières à s’attribuer un Numéro d’identifiant unique (NIU), leur garantissant un accès simplifié à leurs droits et une protection numérique durable.

     

    Il est question de recensement de citoyens. La campagne reposera alors sur une collecte de données biométriques multimodales, combinant la capture des empreintes digitales, du visage et de l’iris. Ces données, couplées aux informations biographiques, généreront ensuite le Numéro d’identifiant unique qui certifiera l’unicité de chaque individu dans le système national.

     

    Pour les autorités, le succès de cette opération d’envergure, entièrement gratuite pour tous, repose sur un maillage territorial qui se veut rigoureux et l’engagement des forces vives de la Nation. L’Etat se donne ainsi les moyens pour relever ce défi. Il est annoncé le déploiement de 2 500 kits biométriques, dont 2 000 unités mobiles dédiées à la proximité et 500 kits pour les zones urbaines. Les centres d’enregistrement seront mobilisés six jours sur sept, avec une cadence quotidienne de 20 à 30 personnes par kit pour garantir une fluidité maximale. Et les agents qui y sont impliqués ont déjà bénéficié de formation, maîtrisant à la fois les outils de pointe et les techniques de sensibilisation pour accompagner chaque citoyen.

     

    L’État avance ainsi dans la modernisation de l’état civil, avec l’enrôlement biométrique qui est conçu pour corriger les failles du système actuel. L’attribution d’un identifiant unique devra garantir l’unicité de chaque individu en éliminant définitivement les erreurs et les doublons du passé. Cette précision permet ensuite une gouvernance optimisée et une sécurité renforcée contre la fraude documentaire.

     

    Cette initiative nationale est soutenue par la Banque Mondiale à travers le projet Prodigy. Elle s’inscrit dans la transition numérique globale de l’État, coordonnée par une collaboration étroite entre le ministère de l’Intérieur et divers départements ministériels.