Catégorie : Politique

  • ÉLECTION – Plus de 600 000 carnets de recensement utilisés pour la refonte de la liste électorale

    ÉLECTION – Plus de 600 000 carnets de recensement utilisés pour la refonte de la liste électorale

    Les matériels pour la refonte générale de la liste électorale arrivent petit à petit au niveau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à Alarobia. Plus de 600 000 carnets seront utilisés pour le recensement des électeurs, rapporte cet organe électoral dans un communiqué publié ce mardi.

    Dans ces centaines de carnets, il y aura 14 millions de fiches individuelles de recensement des électeurs. Selon Thierry Rakotonarivo, président de la Ceni, tous les documents utilisés durant la refonte, y compris ces fiches, seront protégés au maximum afin d’éviter toute fraude.

    Selon le chronogramme partagé par la Ceni, le recensement débutera le 28 juillet au niveau des fokontany et devrait se terminer le 24 novembre, soit une durée de 120 jours. La Ceni cible entre 13 et 14 millions d’électeurs dans le registre électoral qui sera établi à l’issue de la refonte.

  • INSTITUTION – Deux hauts conseillers constitutionnels condamnent la procédure de leur remplacement par l’Assemblée nationale qu’ils qualifient d’“illégale”

    INSTITUTION – Deux hauts conseillers constitutionnels condamnent la procédure de leur remplacement par l’Assemblée nationale qu’ils qualifient d’“illégale”

    Les deux hauts conseillers constitutionnels visés par une procédure de remplacement par l’Assemblée nationale sortent de leur silence. William Noëlson, haut conseiller constitutionnel Doyen et Georges Merlin Rasolo Nandrasana condamnent “la plus grande fermeté cette initiative unilatérale, qui s’apparente à un coup de force institutionnel” dans un communiqué mardi. Ils qualifient la procédure engagée contre eux, ou l’un d’entre-eux, d’“illégale et impossible”

     

    William Noëlson et Georges Merlin Rasolo Nandrasana font référence à l’ordre du jour voté par l’Assemblée nationale prévoyant une “élection du représentant de l’Assemblée nationale au sein de la Haute Cour (…) sans qu’aucune vacance de poste ne soit constatée”. Le vote en question est prévu se tenir jeudi dans la matinée.

     

    Les deux hauts conseillers se réfèrent à l’ordonnance portant loi organique relative à la juridiction constitutionnelle pour fonder leurs arguments. “Le remplacement d’un membre élu ne peut se faire que si son siège est vacant suite à une démission d’office, un décès, une démission volontaire ou une incapacité d’exercer la fonction”, rappellent-ils. “La procédure légale exige que la HCC constate d’abord la vacance, en avise le président de la République, lequel prend un décret constatant une vacance de poste et invite l’autorité de désignation à une élection. Rien de tout cela n’est le cas actuellement”, rajoutent-ils.

     

    “Forcer ce remplacement arbitraire revient à fragiliser délibérément les fondements de l’Etat de droit et pourrait provoquer une crise institutionnelle majeure. Au-delà de son illégalité, une telle dérive créerait un précédent extrêmement dangereux”, préviennent les deux hauts conseillers. “Elle ouvrirait à porte à une précarisation de l’ensemble des mandats constitutionnels, menaçant la stabilité de toutes les institutions républicaines”, mettent-ils en garde.

     

    William Noëlson et Georges Merlin Rasolo Nandrasana rappellent que la Constitution malgache “protège vigoureusement l’indépendance des juges de la HCC afin de les soustraire aux velléités et pressions politiques”. “Les Hauts conseillers sont investis d’un mandat de sept (7) ans non-renouvelable”, précisent-ils. “Une fois élus, les représentants acquièrent une autonomie institutionnelle totale et échappent définitivement à la volonté politique de l’organe qui les a élus”, avant d’enchaîner que “l’Assemblée nationale n’a donc ni le pouvoir, ni le droit de remplacer et de révoquer ses représentants en cours de mandat”.

     

    Peu d’échanges sur le sujet avaient eu lieu à l’Assemblée nationale lors de la séance plénière pour l’adoption de l’ordre du jour. L’heure de la tenue du vote avait été soulevée, tout comme la possibilité de candidature des députés eux-mêmes. L’administration indique “avoir eu seulement de consigne pour préparer l’élection”. La HCC n’a pas encore non plus réagi par rapport au dossier.

     

    La HCC avait attiré l’attention de l’opinion sur le remplacement de trois de ses membres en décembre 2025. A l’époque, les circonstances de départ de Vololoniriana Christiane Rakotobe Andriamarojaona, de Rondro Lucette Razanadrainiarison Rahelimanantsoa, de Ranaivo Fidèle Mbalo avaient suscité des échanges. Finalement, ils étaient remplacés par Tianjanahary Andriamalaza, de Norovola Haritiana Rasolonjatovo et de Haingotiana Andriamampandry.

  • AFRIQUE – La démission du président de l’Assemblée nationale sénégalaise ouvre la voie à Ousmane Sonko pour le remplacer

    AFRIQUE – La démission du président de l’Assemblée nationale sénégalaise ouvre la voie à Ousmane Sonko pour le remplacer

    Le président de l’Assemblée sénégalaise, El Malick Ndiaye, a annoncé dimanche sa démission. Ce départ ouvre un boulevard à Ousmane Sonko pour le remplacer. Celui-ci a été limogé de son poste de Premier ministre il y a deux jours. El Malick Ndiaye, fidèle entre les fidèles d’Ousmane Sonko, avait été élu président de la 15ème législature du Sénégal au lendemain de la large victoire de leur parti, le Pastef, avec 130 sièges sur 165 en novembre 2024.

    « Cette décision procède d’un choix personnel, guidé avant tout par ma conception des institutions, de la responsabilité publique et de l’intérêt supérieur de la Nation », a indiqué sur son compte Facebook ce proche de l’ex-Premier ministre, sans donner plus de précisions sur les raisons de son départ. Les députés sont convoqués en séance plénière mardi à 9h, heure locale, afin de voter la « réintégration du député Ousmane Sonko » et d’élire le prochain président de l’Assemblée nationale, selon un document officiel publié dimanche soir.

    Engouement

    Vendredi, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’était séparé de son Premier ministre et ancien compagnon de lutte, le charismatique Ousmane Sonko, après des mois de tensions entre les deux hommes, arrivés au pouvoir en avril 2024 à la faveur d’un immense espoir populaire. Diomaye Faye est redevable de son poste à Ousmane Sonko, son ancien mentor, qui avait été empêché de se présenter à la présidentielle en raison d’une condamnation pour diffamation ayant entraîné la perte de ses droits civiques. Celui-ci l’avait alors désigné pour le remplacer dans la course.

    Avec une rhétorique panafricaniste, Ousmane Sonko avait suscité un engouement passionné parmi la jeunesse désabusée du Sénégal, après des mois d’un bras de fer avec le pouvoir de Macky Sall, président de 2012 à 2024, qui avait violemment réprimé des manifestations contre lui et contre la possibilité qu’il brigue un troisième mandat. A peine sorti de prison à la faveur d’une loi d’amnistie en mars 2024, le tandem avait alors fait campagne sur le slogan « Diomaye Moy Sonko », soit « Diomaye c’est Sonko » en wolof.

    Dissensions

    Depuis, les signes de dissensions se sont multipliés sur la place publique jusqu’à la rupture consommée vendredi soir. Les tensions ont commencé à émerger en juillet 2025 lorsque le bouillonnant Premier ministre s’en était vivement pris au président Faye, fustigeant un « problème d’autorité » dans le pays. Début mai, le président avait critiqué la « personnalisation excessive » de son Premier ministre au sein du parti au pouvoir. « Tant qu’il reste Premier ministre, c’est parce qu’il bénéficie de ma confiance », avait-il déclaré dans une interview télévisée.

    Quelques heures avant son limogeage, le Premier ministre avait critiqué Diomaye Faye lors d’une intervention à l’Assemblée nationale, à propos du contrôle et de la transparence des fonds politiques, des sommes d’argent dont l’utilisation se fait à la discrétion du président. Par ailleurs, Ousmane Sonko critiquait régulièrement la lenteur des poursuites contre d’anciens responsables sous l’ex-président Macky Sall, qu’il accuse de corruption.

    Approbation des députés

    Se pose désormais la question de la possibilité pour le président de pouvoir gouverner et passer des réformes dans le pays qui fait face à de graves difficultés économiques. Signe de l’assise populaire du leader du Pastef, vendredi soir, des centaines de militants ont convergé vers le domicile dakarois d’Ousmane Sonko, donnant à son limogeage des allures de victoire.

    Le président doit désormais nommer un Premier ministre, qui doit être approuvé par les députés au plus tard trois mois après sa nomination. Toutefois, il ne pourra pas dissoudre l’Assemblée nationale avant le mois de novembre, soit deux ans après l’élection de cette législature.

     

    Textes et photo : AFP

  • COOPÉRATION INTERNATIONALE – Le quatrième Sommet Inde–Afrique reporté sine die en raison de la situation sanitaire liée à Ebola

    COOPÉRATION INTERNATIONALE – Le quatrième Sommet Inde–Afrique reporté sine die en raison de la situation sanitaire liée à Ebola

    Le quatrième Sommet du Forum Inde–Afrique (IAFS IV), qui devait se tenir à New Delhi du 28 au 31 mai 2026, est reporté à une date ultérieure. L’annonce a été faite jeudi par le ministère indien des Affaires étrangères, à l’issue de discussions avec l’Union africaine (UA), en raison de la “situation sanitaire publique émergente” dans certaines parties de l’Afrique, dans un contexte marqué par l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo.

     

    Selon le communiqué cité par Reuters, l’Inde et l’Union africaine ont estimé qu’il était “conseillé” de reporter la rencontre après avoir examiné l’évolution de la situation sanitaire sur le continent. Aucune nouvelle date n’a encore été communiquée. La République démocratique du Congo fait actuellement face à une épidémie d’une souche rare d’Ebola pour laquelle aucun vaccin n’est disponible.

     

    Ce sommet devait réunir des dirigeants africains, des ministres, des représentants gouvernementaux, des organisations multilatérales, des partenaires internationaux, des groupes de réflexion ainsi que des acteurs du secteur privé. Placée sous le thème “Coopération Afrique-Bharat : l’Inde et l’Afrique en plein essor, co-créer un avenir partagé”, la rencontre visait à renforcer les relations stratégiques entre l’Inde et le continent africain.

     

    D’après les documents préparatoires du sommet, les discussions devaient porter sur plusieurs domaines prioritaires, notamment le commerce et les investissements, les infrastructures, l’énergie, l’économie numérique, l’innovation, l’agriculture durable, la santé, l’éducation, les industries minières ainsi que la gouvernance mondiale. Les organisateurs prévoyaient également des rencontres entre entreprises (B2B), des échanges entre gouvernements et secteur privé (B2G), des expositions thématiques et des tables rondes sectorielles.

     

    Le programme du forum mettait particulièrement l’accent sur la transition énergétique, les partenariats technologiques et numériques, le développement des infrastructures, l’intégration des marchés africains ainsi que le développement du capital humain. L’intelligence artificielle, les technologies de l’information et de la communication, les services financiers numériques, l’économie bleue et les minerais critiques figuraient également parmi les secteurs identifiés comme stratégiques.

     

    Les organisateurs attendaient notamment du sommet un renforcement de la coopération économique et industrielle entre l’Inde et l’Afrique, un soutien à la transformation agricole et industrielle du continent, ainsi qu’une accélération de l’intégration commerciale africaine à travers de nouvelles initiatives en matière de connectivité physique et numérique.

     

    Le Forum Inde–Afrique constitue la principale plateforme institutionnelle de dialogue entre l’Inde et les pays africains. Lancé en 2008, il vise à promouvoir la coopération politique, économique et sécuritaire, le développement des capacités et les échanges entre les peuples. Le précédent sommet s’était tenu en 2015 à New Delhi avec la participation de l’ensemble des 54 pays africains et de nombreux chefs d’État et de gouvernement.

     

    Les autorités indiennes ont indiqué que les nouvelles dates du sommet seraient fixées ultérieurement en concertation avec l’Union africaine.

  • PARLEMENT – L’Assemblée nationale prévoit de remplacer les présidents de ses 32 commissions permanentes 

    PARLEMENT – L’Assemblée nationale prévoit de remplacer les présidents de ses 32 commissions permanentes 

    Du changement attendu à Tsimbazaza dès la semaine prochaine. L’ordre du jour adopté par l’Assemblée nationale, jeudi, mentionne l’élection de nouveaux présidents de commission jeudi prochain. Il s’agira donc, pour les députés, de voter pour les 32 parlementaires qui occuperont ces postes.

     

    Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale, a souligné dans son intervention durant la session plénière pour l’adoption de cet ordre du jour que « l’installation de ces commissions est de la plus haute importance ». « Nous ne pourrons pas travailler tant que ces nombreuses commissions ne seront pas officiellement en place », a-t-il insisté.

     

    Après la dissolution du Bureau permanent de l’Assemblée nationale, en octobre 2025, et l’élection des nouveaux membres actuels, le renouvellement des commissions composant cette institution avait également été évoqué. Ce n’est que durant cette première session ordinaire de l’année que ce projet peut enfin être accompli.

     

    « Nous sommes dans une période de refondation, nous devons apporter des changements à l’Assemblée nationale, y compris au niveau des dirigeants », confie un député élu à Antananarivo. « Le pouvoir doit changer de main si nous voulons aller de l’avant », poursuit-il.

  • PARLEMENT – Une dizaine de ministres convoqués à l’Assemblée nationale la semaine prochaine

    PARLEMENT – Une dizaine de ministres convoqués à l’Assemblée nationale la semaine prochaine

    Les regards seront tournés vers l’Assemblée nationale la semaine prochaine. Les députés ont inscrit à leur ordre du jour deux journées consacrées à des “rencontres avec les ministres”. 11 membres du gouvernement sont attendus à Tsimbazaza vendredi et samedi prochains.

     

    Il ne s’agit toutefois pas encore de la séance de questions-réponses prévue par la Constitution durant les sessions ordinaires de l’Assemblée nationale. Selon une source au sein de la Chambre basse, cette convocation concerne uniquement certains membres ciblés du gouvernement dans le cadre de “séances d’interpellation”.

     

    Les ministres concernés sont le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, le ministre des Forces armées, la ministre de la Justice, le ministre de la Sécurité publique, le ministre délégué chargé de la Gendarmerie nationale, la ministre de l’Éducation nationale, le ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, le ministre de l’Élevage, le ministre des Travaux publics, le ministre du Commerce et de la consommation ainsi que le ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé.

     

    Dans son discours d’ouverture de la session, le 5 mai dernier, Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale, avait déjà annoncé que plusieurs ministres seraient convoqués au cours de cette session afin d’apporter des explications sur “certains sujets sur lesquels la population a besoin d’éclaircissements”. Il avait également souligné que “l’Assemblée nationale n’hésiterait pas à convoquer l’exécutif en cas de besoin”.

  • JUSTICE – Naivo Raholdina et Jean Nirina Rafanomezantsoa placés en détention préventive pour des dossiers de litiges fonciers

    JUSTICE – Naivo Raholdina et Jean Nirina Rafanomezantsoa placés en détention préventive pour des dossiers de litiges fonciers

    Direction Imerintsiatosika pour Naivo Raholdina, Antanimora pour Jean Nirina Rafanomezantsoa. Le député élu dans le cinquième arrondissement d’Antananarivo et l’ancien chef du fokontany d’Anosizato Atsinanana sont placés en détention préventive pour des dossiers liés à des litiges fonciers. Selon une déclaration vidéo du premier substitut du procureur d’Antananarivo, diffusée par le ministère de la Justice, les deux hommes sont, entre autres, soupçonnés d’implication dans une affaire relative à la vente d’un terrain domanial sis à Anosizato. Mais ils sont également accusés, chacun, dans d’autres affaires indépendantes les unes des autres.

    Dans le dossier Anosizato Atsinanana, Naivo Raholdina est notamment accusé d’abus de fonctions, rapporte le parquet. Mais il est aussi inculpé de la même charge dans un dossier relatif à un autre terrain dans un autre quartier. Il est également accusé de “destruction de biens publics avec des gros bras” mais aussi de coups et blessures ayant entraîné 12 jours d’incapacité de travail de la victime. Jean Nirina Rafanomezantsoa, pour sa part, est accusé de vente illicite de terrain domanial à Anosizato, et d’occupation illégale de terrain d’autrui malgré une décision de justice l’ayant déjà expulsé du site.

    D’autres responsables du fokontany sur le dossier dans lequel Naivo Raholdina est soupçonné ont également été envoyés en détention préventive à Antanimora. D’autres suspects qui sont encore recherchés font l’objet de mandat d’arrêt.

  • GOUVERNANCE – Les enquêtes financières désormais systématiques dans les dossiers de corruption

    GOUVERNANCE – Les enquêtes financières désormais systématiques dans les dossiers de corruption

    “La corruption est avant tout une infraction économique”. C’est sur ce postulat que le gouvernement entend désormais mener la lutte contre la corruption à Madagascar. Le comité de pilotage de la mise en oeuvre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) réuni vendredi à Mahazoarivo a ainsi décidé “la systématisation des enquêtes financières parallèles dans toutes les affaires de corruption”. Le nouveau plan de mise en œuvre de cette stratégie, validé vendredi, privilégie “une approche économique et financière offensive” plutôt qu’une simple approche administrative.

    La principale innovation réside ainsi dans la traque financière systématique des auteurs de corruption. Le nouveau plan prévoit que des enquêtes patrimoniales et financières approfondies soient menées en parallèle des investigations pénales classiques pour chaque dossier traité. Cette offensive s’accompagne d’une volonté de renforcer le recouvrement des avoirs illicites par des moyens accrus. Le gouvernement prévoit notamment l’opérationnalisation de mécanismes permettant la confiscation des biens sans condamnation préalable dans certains cas spécifiques.

    Pour garantir l’efficacité de ces mesures, notamment sur les dossiers à fort impact économique, des équipes mixtes regroupant différentes entités anti-corruption seront déployées sur le terrain. Il est également annoncé “l’interconnexion et le partage en temps réel des données entre les différents acteurs de la lutte contre la corruption”. Le secteur privé, pour sa part, est invité à “jouer un rôle central dans cette nouvelle dynamique, aussi bien comme partenaire de prévention que comme acteur de conformité et de protection des lanceurs d’alerte”.

    Comme l’a plusieurs fois indiqué le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison qui a dirigé la réunion du Copil avec le président du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI), l’objectif affiché est de frapper les corrupteurs et les corrompus directement dans leurs intérêts matériels. Il rassure cependant qu’il ne s’agit “pas de freiner l’économie mais au contraire de restaurer l’attractivité économique du pays, de protéger les recettes publiques et de réduire le coût de la vie supporté par les citoyens”. Pour le gouvernement, la lutte contre la corruption doit être plus qu’une “exigence de gouvernance”. Elle devrait être “un levier central de développement économique, de souveraineté nationale et de restauration de la confiance publique”.

  • JUSTICE – Paul Rabary et Yves Maurice Rakotoniaina placés en détention préventive pour suspicion d’atteinte à la sûreté de l’Etat

    JUSTICE – Paul Rabary et Yves Maurice Rakotoniaina placés en détention préventive pour suspicion d’atteinte à la sûreté de l’Etat

    Deux anciens hauts responsables de l’Etat envoyés en prison. Accusés de “crimes contre la sûreté intérieure de l’Etat”, l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Paul Rabary, et l’ancien secrétaire général du ministère du Tourisme et de l’artisanat, Yves Maurice Rakotoniaina, sont placés en détention préventive après leur comparution devant le parquet d’Antananarivo, vendredi. Ils sont, entre autres, soupçonnés d’avoir “planifié et préparé des actions de perturbations de l’ordre public afin d’aboutir à l’assassinat de hauts responsables de l’Etat et à des affrontements meurtriers entre Malgaches”, si l’on en croit le premier substitut du procureur du tribunal d’Antananarivo.

    Les deux personnalités font également face à des accusations de “propagation de fausses nouvelles visant à induire le public en erreur et à troubler la paix publique” tel que prévu par la loi sur la communication médiatisée et d’associations de malfaiteurs. “Elles ont constitué un groupe destiné à exécuter ces projets” de renversement des institutions en place, précise le magistrat. Celui-ci évoque également des “réunions clandestines dans de nombreux endroits à Antananarivo”.

    Dans sa déclaration vidéo diffusée sur la page Facebook du ministère de la Justice, le premier substitut du procureur rapporte l’existence d’éléments à charge et de preuves découverts dans le téléphone des suspects, dans leur voiture et dans leurs bureaux. Il parle notamment d’échanges sur WhatsApp, d’argent liquide en ariary et en euro, mais aussi des documents écrits évoquant l’état de distribution de sommes d’argent. “Les interrogatoires effectués sur les suspects durant les enquêtes ont révélé des contradictions sur leur version des faits”, indique-t-il encore.

    À l’issue des enquêtes, le juge d’instruction a ordonné le placement d’Yves Maurice Rakotoniaina à la maison de force de Tsiafahy et celui de Paul Rabary à la maison centrale d’Antanimora en attendant leur procès. Des mandats d’arrêt ont par ailleurs été émis à l’encontre d’autres complices présumés impliqués dans cette affaire qui n’ont pas encore été déférés devant la justice, souligne le magistrat.

  • DIPLOMATIE – La Russie organise une cérémonie officielle à Madagascar pour célébrer le 81e anniversaire de la victoire sur le nazisme

    DIPLOMATIE – La Russie organise une cérémonie officielle à Madagascar pour célébrer le 81e anniversaire de la victoire sur le nazisme

    Un devoir de mémoire célébré à Madagascar. Alexeï Buriak, chargé d’affaires par intérim à l’ambassade de la Fédération de Russie à Madagascar, rappelle “la contribution décisive des peuples de l’Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS) à la défaite du nazisme, le prix immense de la Victoire”, au cours d’une cérémonie officielle de célébration du “81ᵉ anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique”, à l’ambassade de la Russie, le 10 Mai à Ivandry.

    Le communiqué de l’ambassade de Russie parle de 27 millions de pertes en vies humaines pour l’URSS au cours de la Seconde Guerre mondiale de 1939 à 1945. Dans son discours, le diplomate russe, lui, souligne, l’“importance fondamentale de préserver la vérité historique et la mémoire des générations ayant combattu pour la liberté et la paix” devant plusieurs invités dont le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, du Général de corps d’armée Bama Marima, ministre délégué en charge de la Gendarmerie, du Général Démosthène Pikulas, chef d’état-major de armées ou encore de plusieurs parlementaires.

    Le communiqué de l’ambassade de Russie fait part de l’“attention particulière [qui] a été accordée à la participation de Madagascar à la Seconde Guerre mondiale”. Le Bureau du Premier ministre, lui, note “la commémoration de la participation des Malgaches en renforçant les armées des Alliés, (y compris la Russie), conduisant à la victoire” sur sa page Facebook. L’Assemblée nationale parle de “35 000 à 36 000 militaires malgaches ayant pris part à la Seconde Guerre mondiale” sur les réseaux sociaux.

    Le rendez-vous a également permis à Madagascar et à la Russie de toucher quelques mots sur les relations diplomatiques entre les deux pays. Le Bureau du Premier ministre note “la vitalité des relations diplomatiques entre Madagascar et la Russie, qui auront 55 ans l’année prochaine” alors que l’ambassade de la Russie parle d’un “renforcement constant des relations russo-malgaches”.