Catégorie : Politique

  • La plateforme IRMAR affirme retirer le mandat qu’il a confié à Herimanana Razafimahefa

    La plateforme IRMAR affirme retirer le mandat qu’il a confié à Herimanana Razafimahefa

    Antananarivo, 12 Octobre, 12h32 – Le président du Sénat désavoué par son parti. La plateforme Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar), composée du parti TGV et d’autres partis politiques, annonce ce jeudi qu’il « retire la confiance qu’il a placée en Herimanana Razafimahefa ». Dénonçant le non-respect de la discipline du parti et de sa ligne directrice par le président du Sénat, le parti décide de lui retirer les mandats qu’il lui a confié, celui d’être sénateur puis d’être président du Sénat.
    « C’est le parti qui a proposé Monsieur Razafimahefa au poste à responsabilité qu’il détient aujourd’hui », souligne le communiqué de la plateforme lu par Pierre Holder Ramaholimasy, coordonnateur national de la plateforme. « C’est le parti qui l’a proposé comme sénateur et qui l’a présenté au poste de président du Sénat, donc tout ce qu’il fait doit être décidé d’un commun accord avec le parti, poursuit encore le ministre de l’Aménagement du territoire et des services fonciers. Or, « il n’en fait qu’à sa tête et le parti n’est au courant de rien, et découvre tout à la télé et sur Facebook », ajoute-t-il.
    En retirant au président du Sénat le mandat qu’il lui a confié, la plateforme Irmar ouvre la voie à une procédure de destitution de Herimanana Razafimahefa, et peut même aller jusqu’à sa déchéance en tant que sénateur. « C’est le parti qui donne mandat, et quand on retire ce mandat, la loi prévoit des procédures », souligne encore Pierre Holder Ramaholimasy. Selon la Constitution, comme le député, un sénateur peut aussi faire l’objet d’une procédure de déchéance prononcée par la Haute cour constitutionnelle « s’il dévie de la ligne de conduite de son groupe parlementaire ».
  • PARLEMENT – Herimanana Razafimahefa lance un appel à l’union sacrée

    PARLEMENT – Herimanana Razafimahefa lance un appel à l’union sacrée

    Antananarivo, 12 octobre, 9h30 – Herimanana Razafimahefa réagit à la menace de destitution qui le guette. Le président du Sénat lance un appel «à tous ceux qui ont la conscience» à « prendre les responsabilités avec moi afin de faire régner la vérité au sein de notre patrie», dans un post sur le compte Facebook du président de la Chambre haute, jeudi matin.

     

    «Le danger guette notre pays. Le salut public est un combat de tous (…) Unissons nos forces », exhorte le président de la Chambre haute. « Nous avons besoin d’une élection transparente et acceptée par tous. Mais pour y arriver, il faut d’abord restaurer l’Etat de droit et respecter la Constitution », lance-t-il.

     

    Le gouvernement convoque une session extraordinaire au Sénat ce jeudi à la suite d’une demande de la majorité des sénateurs. L’objet de la demande est d’ « examiner les mesures à prendre dans de meilleurs délais » concernant le cas du président du Sénat, selon le communiqué des initiateurs de la session parlementaire.

     

    « Certains malintentionnés veulent met destituer », avait avancé Herimanana Razafimahefa sur la chaîne TV5 Monde mercredi soir. Celui qui affirme suivre régulièrement son état de santé avait déposé une lettre auprès de la Haute cour constitutionnelle (HCC) faisant part de sa disposition à assumer les fonctions du chef de l’Etat par intérim. Il assure avoir renoncé à ces fonctions sous la contrainte de certains membres du gouvernement, mais cette affirmation avait été démentie par l’Exécutif.

     

    Mise à jour à 11h30 : Herimanana Razafimahefa affirme ne pas être l’auteur du post publié plutôt sur sa page Facebook. La publication a d’ailleurs été retirée de la page quelques heures après.

     

  • PARLEMENT – Le gouvernement convoque une session extraordinaire du Sénat 

    PARLEMENT – Le gouvernement convoque une session extraordinaire du Sénat 

    Antananarivo, 12 octobre, 6h30 – Anosikely en ébullition. Le Conseil des ministres de ce mercredi a adopté le décret de convocation d’une session extraordinaire du Sénat pour ce jeudi. Le gouvernement affirme répondre à une « demande déposée le mercredi 11 octobre par 14 sénateurs », selon le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif. Le communiqué ne précise pas l’ordre du jour.

     

    La veille, des sénateurs avaient informé de leur démarche pour demander la tenue d’une session extraordinaire afin d’« examiner les mesures à prendre dans de meilleurs délais » concernant le cas de leur président Herimanana Razafimahefa. Ils affirment « se poser des questions sur l’état de santé mentale » du président de la Chambre haute et soulève le « manque de maturité » dont il fait preuve. Ils déclarent la « difficulté à confier les affaires nationales à quelqu’un d’aussi versatile ».

     

     

    La majorité des membres composant le Sénat fait référence à la lettre déposée par Herimanana Razafimahefa à la Haute cour constitutionnelle (HCC) faisant part de son intention d’assumer le poste du chef de l’Etat par intérim. Elle rappelle l’existence d’une lettre, suivie d’une déclaration de renonciation du président du Sénat, conduisant la Cour à confier les fonctions du chef de l’Etat au gouvernement.

     

    « Certains mal intentionnés veulent met destituer. ils [initiateurs de la demande de session extraordinaire] invoquent la maladie mentale », interprète Herimanana Razafimahefa, intervenant sur le journal de TV5 Monde mercredi soir. « Bien sûr, on est dans un monde de fou mais quand même », pique-t-il, faisant part d’un suivi médical de son état de santé.

     

    Le président du Sénat avait révélé l’existence de pressions exercées sur lui pour la renonciation, pointant, entre autres des membres de l’Exécutif. Le gouvernement réfute en bloc l’accusation alors que le président sortant Andry Rajoelina se dit « surpris » par les affirmations.

     

    Le collectif des candidats, elle, demande à la HCC de réformer sa décision constatant la renonciation du président de la Chambre haute à assurer les fonctions du chef de l’Etat par intérim et de confiant celles-ci au gouvernement. Il évoque une « lettre de renonciation extorquée sous la menace (…) nulle et de nul effet ».

  • Les sénateurs IRD demandent une session extraordinaire pour examiner les mesures à prendre contre le président du Sénat

    Les sénateurs IRD demandent une session extraordinaire pour examiner les mesures à prendre contre le président du Sénat

    Antananarivo, 11 Octobre, 18h44 – « Nous nous posons des questions sur la santé mentale du président du Sénat ». Le communiqué des 14 sénateurs IRD ne va pas par quatre chemins pour justifier la demande d’une session extraordinaire au gouvernement. Les sénateurs ne lui reprochent pas seulement « un réel manque de maturité », mais l’accusent de « versatilité ». Autant de défauts qui font que « c’est difficile de penser qu’on aurait pu lui confier la direction du pays, les affaires nationales ne sont pas un jeu », souligne le communiqué lu par le sénateur Richard Ramanambitana après plus de deux heures de réunion. La session extraordinaire devrait ainsi permettre aux sénateurs « d’examiner les mesures à prendre dans les meilleurs délais » contre Herimanana Razafimahefa.

    Dans leur communiqué, les sénateurs indiquent avoir fait des enquêtes à l’issue desquelles ils ont conclu que « tout ce qu’il [Herimanana Razafimahefa] a dit n’était pas fondé ». « Les responsables de la sécurité auprès du Sénat n’ont pas du tout été au courant d’une quelconque menace et aucune mesure n’a été prise pour renforcer sa sécurité et celle de sa famille », poursuit le communiqué pour réfuter qu’il y ait eu des menaces contre le président du Sénat.

    Les sénateurs rappellent que « pas une seule fois il [Herimanana Razafimahefa] n’a confié aux sénateurs ni laissé entendre qu’il a écrit la lettre de renonciation sous la contrainte ». « Nous sommes étonnés qu’un mois plus tard il change complètement de discours en discutant sur une station étrangère en disant qu’il a pris la décision de renonciation parce que lui et sa famille ont fait l’objet de pressions et de menaces », insistent encore les sénateurs.

    La déclaration de Herimanana Razafimahefa avait été diffusée sur France24 dans la nuit du lundi à mardi. Il avait notamment indiqué avoir renoncé au poste de chef d’Etat par intérim suite à « des pressions et des menaces provenaient de quelques membres du gouvernement ». Dès mardi dans la matinée, le gouvernement a nié les accusations du président du Sénat. Celui-ci, de son côté, s’est rendu à la Haute cour constitutionnelle (HCC) mardi après-midi pour y déposer une lettre indiquant sa volonté à assurer les fonctions présidentielles courantes. Le collectif des 11 candidats ainsi que l’opposition avait dénoncé depuis sa publication la décision de la HCC de confier l’intérim du chef de l’Etat au gouvernement de manière collégiale.

    La prochaine session parlementaire de l’année est prévue ouvrir le mardi 17 octobre.

  • Le Bureau des droits de l’Homme des Nations unies se dit « préoccupé » par la « situation des droits humains à Madagascar » liée à la gestion des rassemblements politiques  

    Le Bureau des droits de l’Homme des Nations unies se dit « préoccupé » par la « situation des droits humains à Madagascar » liée à la gestion des rassemblements politiques  

    Antananarivo, 10 octobre, 19h45 – Le Bureau des droits de l’Homme des Nations unies à Genève tire la sonnette d’alarme. « Nous sommes préoccupés par la détérioration de la situation des droits humains à Madagascar à l’approche de l’élection présidentielle », indique Seif Magango, porte-parole du Bureau des droits de l’Homme des Nations unies, dans un communiqué publié mardi.

     

    Le commentaire de Seif Magango intervient « après que les forces de l’ordre ont fait usage d’une répression non nécessaire et disproportionnée pour disperser quatre manifestations pacifiques en deux semaines ». Il fait référence aux rassemblements organisés par le collectif des candidats à la présidentielle du 9 novembre, dispersés à coup de gaz lacrymogènes et les conséquences qui s’ensuivent.

     

    Le Bureau des droits de l’Homme des Nations unies demande aux autorités de « garantir le respect des droits humains et l’Etat de droit tout au long de la période électorale – et au-delà ». « Des instructions claires devraient être données aux forces de sécurité pour qu’elles respectent les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion et qu’elles abstiennent d’utiliser une force disproportionnée », indique son porte-parole. Des initiatives visant à « créer un environnement propice à des élections libres, équitables et transparentes ».

     

    Seif Magango soulève également que les procédures de demande d’autorisation de se manifester « ne devraient pas être utilisées pour refuser ou décourager les rassemblements pacifiques ». Il souligne aussi que la situation des personnes arrêtées durant les rassemblements « devrait être rapidement mise en conformité avec la loi en vigueur ».

     

    Le collectif des candidats à la présidentielle avait « revendiqué le respect des droits fondamentaux pour se réunir et d’exprimer les opinions dans un contexte d’apaisement », selon Hery Rajaonarimampianina lundi. L’ancien président avait dénoncé l’ « usage disproportionné des forces » et réclame « le respect de la loi ».

     

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  • Andry Rajoelina réfute toute pression exercée sur le président du Sénat pour renoncer au poste du chef de l’Etat par intérim  

    Andry Rajoelina réfute toute pression exercée sur le président du Sénat pour renoncer au poste du chef de l’Etat par intérim  

    Antananarivo, 10 octobre, 20h15 – Un rejet en bloc. Andry Rajoelina, président sortant et candidat à la présidentielle certifie qu’ « il n’y a pas de pression ici », en marge du lancement de sa campagne électorale, mardi à Mahatazana, Akamasoa.

     

    Le président sortant s’exprime sur les affirmations de Herimanana Razafimahefa, président du Sénat. Par deux fois en moins de 24 heures, ce dernier révèle avoir subi des pressions de la part de l’Exécutif, du moins de la part de quelques membres, pour renoncer au poste du chef de l’Etat par intérim.

     

    Andry Rajoelina se dit « vraiment surpris » par la démarche du président de la Chambre haute. « Le président de la HCC [Sénat] il a fait une déclaration avec l’ensemble des sénateurs (…) Il est dans notre parti. Il y a des règles à respecter dans chaque parti politique », explique le président sortant.

     

    Le candidat à la présidentielle fait le parallèle avec le remplacement de Honoré Rakotomanana par Rivo Rakotovao à la tête du Sénat. « Ca ne concerne que l’organisation interne de notre parti politique », réitère-t-il.

     

    Quelques heures plus tôt, le gouvernement collégial « condamne de toute ses forces le mensonge de Monsieur Herimanana Razafimahefa, président du Sénat », dans un communiqué publié dans la matinée. Il réfute une quelconque implication de l’un de ses membres dans la renonciation du président de la Chambre haute à assumer les fonctions du chef de l’Etat par intérim.

     

    Herimanana Razafimahefa a déposé une lettre auprès de la Haute cour constitutionnelle (HCC) en fin de matinée. Il affirme vouloir prendre ses responsabilités et fait part de sa « volonté à assurer les charges de chef d’Etat par intérim (…) face au danger qui guette le pays ».

     

    Le collectif des candidats s’empare également de l’affaire. La lettre de renonciation « extorquée et sous la menace » du président du Sénat à assumer les fonctions du chef de l’Etat par intérim est « nulle et de nul effet », interprète-t-il dans un communiqué signé mardi matin. « Dès lors, cette décision [de la HCC de confier les fonctions du chef de l’Etat par intérim] devra être annulée et réformée », poursuit le communiqué lu par Auguste Paraina. Le collectif des candidats exige aussi l’ « ouverture d’une enquête indépendante (…) car il s’agit d’une atteinte à la sûreté de l’Etat ».

  • Le FFKM met entre parenthèse sa médiation entre les candidats à la présidentielle

    Le FFKM met entre parenthèse sa médiation entre les candidats à la présidentielle

    Antananarivo, 10 octobre, 18h00 – Une fin, momentanée ou définitive, constatée. Le Docteur Ammi Irako Andriamahazosoa, le président de l’Eglise réformée (FJKM) affirme que Conseil chrétien des Eglises (FFKM qu’il préside « met fin » à la médiation que ce dernier avait initié, mardi à Ampandrana. L’annonce a été faite à l’issue de la lecture d’un communiqué laconique du président du Conseil chrétien des Eglises (FFKM), entouré du Monseigneur Jean de Dieu Raoelison, archevêque d’Antananarivo, et de Mgr Samoela Jaona Ranarivelo, président de l’Eglise épiscopale de Madagascar (EEM).

     

    « Ce communiqué constitue le résultat concret [de la médiation] » enchaîne le président du FFKM, pour répondre à la question des résolutions « concrètes » à l’issue de l’initiative de la fédération des Eglises. Ledit communiqué affirme que le FFKM avait « fourni tous les efforts pour chercher une solution (…) pour qu’il y ait un apaisement entre les candidats à l’élection présidentielle du 9 novembre ». « Le FFKM est toujours prêt pour la médiation si le besoin se fait sentir », ajoutent les chefs d’Eglise dans leur texte final.

     

    L’agenda initial avait prévu la poursuite des discussions entre les candidats ou ceux de leurs représentants jusqu’à mercredi. La journée du mercredi devait être consacré aux « synthèses (…), à l’adoption des résolutions » dans la matinée avant le message et le rapport auprès des médias dans l’après-midi », selon le document de travail. Des sources concordantes confirment l’absence des représentants de l’un des candidats à la réunion à Ampandrana mardi.

     

    Le 5 octobre, les chefs d’Eglise avaient remercié les prétendants à la course à la magistrature suprême d’« avoir accepté l’appel du FFKM et d’avoir toujours montré une volonté de poursuivre les rencontres ». « Les discussions avancent », avait indiqué le Pasteur Docteur Denis, président de l’Eglise luthérienne.

     

  • Le président du Sénat dépose à la HCC une lettre indiquant sa volonté à assurer les fonctions de président par intérim 

    Le président du Sénat dépose à la HCC une lettre indiquant sa volonté à assurer les fonctions de président par intérim 

    Antananarivo, 10 Octobre, 12h35 – Herimanana Razafimahefa revient officiellement sur sa lettre de renonciation aux fonctions présidentielles courantes. Le président du Sénat s’est rendu à la Haute cour constitutionnelle (HCC) ce mardi matin pour y déposer une lettre dans laquelle il indique sa « volonté à assurer les charges de chef d’Etat par intérim ». Il indique avoir fait la lettre en question « face au danger qui guette le pays ». « Je dois me lever, je dois prendre mes responsabilités, je ne dois pas me défiler car le pays est en danger », souligne-t-il.

     

    « Dans l’intérêt du pays et pour que la situation ne dégénère pas, la HCC devrait donner sa réponse dans les meilleurs délais », souligne Herimanana Razafimahefa à la presse. A l’entendre, sa démarche a été précédée de discussions avec de nombreuses entités, que ce soit la classe politique, la société civile, la communauté internationale ou encore les dirigeants religieux. Il estime que « la solution à la situation actuelle est politique et doit être obtenue par les discussions ».

     

    Dans la nuit du lundi à mardi, Herimanana Razafimahefa avait indiqué à France24 qu’il a fait l’objet de pression et de menace de mort, ce qui l’a obligé à écrire la lettre de renonciation aux fonctions présidentielles courantes qu’il devait pourtant assurer après la démission d’Andry Rajoelina, président sortant et candidat à sa propre succession. Se basant sur cette lettre, la HCC a désigné le gouvernement pour assurer l’intérim à la tête du pays de façon collégial

     

    Dans une déclaration à la presse ce mardi matin, le collectif des candidats évoque une nouvelle fois la nécessité d’annuler et de réformer cette décision de la HCC. Selon le collectif, cette décision « doit être considérée comme n’ayant jamais existé » dans la mesure où elle a été prise sur la base d’une « lettre de renonciation extorquée sous la menace ». Il estime que la fameuse lettre devrait être considérée comme nulle et de nul effet et que tout acte et décision qui lui sont subséquents doivent être considérés comme n’ayant jamais existé.

     

  • INSTITUTIONS – Le gouvernement dément avoir menacé le président du Sénat pour que celui-ci renonce aux fonctions du chef de l’Etat

    INSTITUTIONS – Le gouvernement dément avoir menacé le président du Sénat pour que celui-ci renonce aux fonctions du chef de l’Etat

    Antananarivo, 10 octobre, 10h46 – Le gouvernement se défend et contre-attaque. Il réagit aux propos tenus par le président de la Chambre haute, sur les conditions, qui, selon lui, l’avait conduit à renoncer au poste de chef d’Etat par intérim. « Le gouvernement collégial (…) condamne de toute ses forces le mensonge de Monsieur Herimanana Razafimahefa, président du Sénat », indique le communiqué du gouvernement, publié sur la page Facebook du Bureau du Premier ministre, mardi matin.

    ⭕Le communiqué « précise qu’il n’y a jamais eu de membres du gouvernement l’ayant menacé, d’une manière directe ou indirecte, concernant sa prise de fonctions en tant que chef d’Etat par intérim ». «Il est difficile de croire les propos tenus après des déclarations contraires il y a un mois de cela», soutient le gouvernement. Celui-ci rappelle la lettre adressée par le président de la Chambre haute à la Haute cour constitutionnelle (HCC) et l’enregistrement vidéo « sur la renonciation volontaire » de ce dernier à assumer les fonctions du chef de l’Etat par intérim en mars.

    ⭕L’Exécutif adopte ensuite un ton plus offensif. «La déclaration, volontairement réalisée la veille de l’ouverture de la campagne électorale pour la présidentielle signifie un détournement de l’opinion à se concentrer sur la propagande », dénonce le gouvernement.

    ⭕Le gouvernement collégial revient à la charge pour défendre le processus électoral en cours. Il « rejette d’une manière catégorique toutes les initiatives lancées par certains hommes politiques pour ne pas aller à l’élection ». « Il n’y a aucune autre voie prévue par la Constitution à part l’élection », martèle-t-il.

    ⭕Herimanana Razafimahefa avait indiqué avoir «reçu des pressions venant justement du gouvernement qui est devenu collégial, qui prend le rôle du chef d’Etat par intérim », dans une interview accordée à France 24, diffusée lundi soir. « Ca [pression] venait de plusieurs personnes et c’était surtout quelques membres de ce gouvernement », raconte-t-il.

    ⭕La veille, le président de la Chambre haute avait distillé quelques déclarations sur sa volonté d’assumer les fonctions du chef de l’Etat par intérim en cas de candidature du président en exercice. « Mais les choses se sont passées d’une manière différente pour des raisons qui ne dépendaient pas de moi », lâche-t-il. Sa lettre de renonciation avait conduit la HCC à transférer les pouvoirs du chef de l’Etat par intérim au gouvernement qui dirige le pays de manière collégiale.

  • ELECTION – La mission américaine à Madagascar invite le gouvernement collégial à respecter la liberté d’expression et de réunion pacifique, ainsi que l’égalité d’accès aux médias et aux lieux de campagne

    ELECTION – La mission américaine à Madagascar invite le gouvernement collégial à respecter la liberté d’expression et de réunion pacifique, ainsi que l’égalité d’accès aux médias et aux lieux de campagne

    Antananarivo, 10 Octobre, 9h55 – A la veille de la campagne électorale, la mission américaine à Madagascar rappelle les fondamentaux. Dans un communiqué publié ce lundi, l’ambassade des États-Unis à Madagascar invite toutes les parties prenantes à respecter les conditions nécessaires à la tenue d’une élection libre et équitable.  »Le gouvernement de Madagascar doit respecter la liberté d’expression et de réunion pacifique, l’égalité d’accès aux médias et aux lieux de campagne. Nous appelons tous les candidats à faire respecter l’ordre public lorsqu’ils partagent leurs programmes et messages de campagne lors de rassemblements pacifiques et d’événements de campagne », précise la mission dans son communiqué.

    ⭕L’importance des élections, en matière  »de développement démocratique et économique » est également rappelée dans ce communiqué. Les différents acteurs politiques sont ainsi appelés à instaurer un environnement favorable à l’expression de la volonté du peuple, pour la tenue de cette élection.  »Le peuple Malagasy a le droit de faire un choix éclairé dans un environnement calme et sûr avant de se rendre aux urnes le 9 novembre », souligne le communiqué.

    ⭕Dans son communiqué, l’ambassade américaine rappelle l’engagement manifesté par Andry Rajoelina, lors de la réunion qu’il avait eu avec le Président Biden et cinq dirigeants africains, dans le cadre du Sommet États-Unis – Afrique, en décembre 2022. Celui-ci avait alors affirmé son engagement à organiser  »des élections libres et équitables dans le cadre de processus électoraux transparents, conduits par des organes électoraux nationaux compétents, indépendants et impartiaux, comme le prévoit la Charte Africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance ».

    Photo d’illustration/ US Embassy