Catégorie : Politique
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PRESIDENTIELLE – Rajoelina chez Akamasoa et à Antsiranana pour démarrer sa campagne électorale, le collectif de candidats pose une condition pour entrer en propagande
Antananarivo, 10 octobre, 9h11- Jour J. La période de campagne électorale pour la présidentielle s’ouvre ce mardi. Le candidat Andry Rajoelina va démarrer un mois de propagande à Antananarivo et dans la province d’Antsiranana. Selon les affiches qui circulent, le président sortant, qui brigue un deuxième mandat, entamera son périple du côté de Mahatazana Akamasoa, dans la matinée.
Andry Rajoelina ralliera ensuite la province d’Antsiranana. Le chef de l’Etat sortant est attendu dans la capitale de la région de Diana ce mardi après-midi et à Ambilobe le lendemain.
De son côté le collectif des candidats poursuit ses rassemblements pour revendiquer de meilleures conditions pour tenir l’élection. « Il existe une médiation menée par le Conseil chrétien des Eglises (FFKM) (…) Nous sommes dans l’obligation de poursuivre nos manifestations car l’autre partie [ candidat Andry Rajoelina] poursuit sa campagne. Nous mettons à l’arrêt les nôtres du moment qu’il met fin aussi aux siennes », soutient Auguste Paraina lors d’une annonce à la presse lundi.
La période de propagande durera un mois. Elle prendra pratiquement fin le 7 novembre. Il y aura 24 heures de « silence électorale » avant la date du scrutin du premier tour du 9 novembre. -

Deux ministres quittent le gouvernement pour participer à la campagne électorale d’Andry Rajoelina
Antananarivo, 10 Octobre, 6h45 – « Je vous informe que je quitte mes fonctions de ministre de l’Education nationale afin de respecter les lois en vigueur ». Marie Michelle Sahondrarimalala, ministre de l’Education nationale, officialise au milieu de la nuit son départ du gouvernement. Elle explique sa démission par sa participation à la campagne électorale du président sortant Andry Rajoelina.
« Je vais soutenir le président Andry Rajoelina pour le faire élire président de la République et je vais participer à la campagne électorale », écrit-elle sur son compte Facebook. Dans la foulée de sa déclaration qu’elle épingle en Une de son profil, elle change de photo de profil et se pare de robe orange à l’effigie de son candidat.
Lundi, Lalatiana Rakotondrazafy, ministre de la Communication et de la culture, a également signé sa lettre de démission du gouvernement. Elle a participé à la cérémonie de lever de couleurs au cours de laquelle elle a officiellement remercié le personnel du ministère pour les « quatre années, huit mois et 16 jours de collaboration ». Celle qui est également porte-parole du gouvernement est l’une des ministres à avoir été nommés depuis le premier gouvernement après l’investiture d’Andry Rajoelina en 2019.
Selon la loi organique relative au régime général des élections, la campagne électorale est, entre autres, régie par les principes de la neutralité de l’administration et l’impartialité des services publics.
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PRÉSIDENTIELLE – La HCC rappelle les règles de la campagne électorale
Antananarivo, 9 Octobre, 17h23 – A la veille du début de la campagne électorale, la Haute cour constitutionnelle (HCC) rappelle les règles. Dans un communiqué publié ce lundi, la Cour électorale rappelle l’importance du respect de la législation électorale en vigueur. “Le non-respect des dispositions légales en vigueur pourrait aboutir au prononcé de la disqualification du candidat, de l’annulation partielle ou totale des voix obtenus par le candidat ou de l’annulation des opérations électorales dans le bureau de vote”, rappelle la HCC en citant l’article 208 de loi organique relative au régime général des élections et des référendums. La HCC exhorte notamment les responsables institutionnels et administratifs à la bonne application des textes.
Dans son communiqué, la HCC rappelle quelques règles à suivre, notamment celle liée au rassemblement public durant la période électorale. Emboîtant le pas à la ministre de la Justice qui s’est exprimée sur le sujet en fin de semaine, la HCC rappelle que “les réunions publiques électorales, les défilés, les cortèges ainsi que les rassemblements électoraux ou référendaires sont libres” mais sous réserve d’une « déclaration préalable écrite et adressée au représentant de l’État territorialement compétent au niveau de la localité ».
Concernant les financements, la HCC rappelle que ceux- ci doivent “être fait dans le respect des lois en vigueur, notamment celles qui se rapportent à la transparence, à la lutte contre le blanchiment de capitaux et à la corruption”. Chaque candidat doit obligatoirement avoir un trésorier de campagne qui tient son compte conformément aux dispositions légales et qui doit déposer son compte à la Commission de contrôle du financement de la vie politique.
La HCC comme le gouvernement actuel campe aussi sur sa position et insiste sur la tenue des élections à la date indiquée et ce alors que la défiance à son encontre de la part de plusieurs candidats se poursuit. La HCC rappelle dans son communiqué le contenu de l’article 5 de la constitution qui indique que “la souveraineté appartient au peuple, source de tout pouvoir, qui l’exerce par ses représentants élus au suffrage universel direct ou indirect, ou par la voie du référendum. Aucune fraction du peuple, ni aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté”.
La HCC rappelle aussi les dispositions constitutionnelles en terme de liberté en citant l’article 10 qui dispose que « les libertés d’opinion et d’expression, de communication, de presse, d’association, de réunion, de circulation, de conscience et de religion sont garanties à tous et ne peuvent être limitées que par le respect des libertés et droits d’autrui, et par l’impératif de sauvegarde de l’ordre public, de la dignité nationale et de la sécurité de l’Etat ».
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La SADC envisage l’envoi le groupe des sages et une mission d’observation électorale à Madagascar
Antananarivo, 9 Octobre, 16h06 – L’ambassadeur d’Afrique du Sud à Madagascar rencontre le collectif de 11 candidats à la présidentielle ce lundi. “Merci pour cette occasion parce que les candidats ont interrompu leur manifestation pour venir à l’ambassade de l’Afrique du Sud, donc je suis content”, confie Sisa Ngombane, ambassadeur de l’Afrique du Sud à l’issue de la rencontre.L’ambassadeur de l’Afrique du Sud tenait essentiellement à transmettre au collectif des candidats la réponse de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) sur les différentes préoccupations qu’ils ont soulevées lors de la dernière rencontre entre les deux parties au mois de septembre. Ainsi d’après la communication de l’ambassade sud-africaine, le comité ministériel de la Troïka de la SADC réuni le 26 septembre dernier a exhorté le président de la SADC “à charger le groupe de Sage de se rendre à Madagascar avant la tenue des élections”. Le comité a aussi exhorté le président de l’organe à mandater le secrétaire exécutif afin de déployer facilement une observation de longue durée de la mission d’observation électorale de la SADC sur la grande île.Les candidats de leur côté n’ont fait aucune déclaration à l’issue de la rencontre. Ils prévoient de faire une déclaration à la presse plus tard dans la journée.A la fin du mois de juillet, la mission d’évaluation préélectoral du conseil consultatif électoral de la SADC s’était rendue à Madagascar. A l’époque la mission avait pour objectif, “d’évaluer l’environnement politique et sécuritaire du pays pour la tenue d’élections libres, équitables, transparentes, crédibles et pacifiques conformément aux statuts de la SADC et évaluer le cadre juridique et constitutionnel qui régit les deux tours de l’élection présidentielle”. La mission avait annoncé que le rapport définitif de sa mission devrait être publié avant la tenue des élections. -

Andry Rajoelina annonce la construction prochaine d’un « Palais de louanges » sur les hauteurs d’Ambohibe Ilafy
Antananarivo, 9 Octobre, 10h30 – Une nouvelle infrastructure en projet. Andry Rajoelina, président sortant et candidat à sa propre succession annonce la construction très prochaine d’un « Palais de louanges » destiné à accueillir des concerts et des événements de louanges et évangéliques. « Le Palais d’Iavoloha passe, le Palais d’Ambohitsorohitra passe mais avec mon épouse, nous allons construire un Palais des louanges où tous les jeunes pourront louer Dieu », déclare-t-il aux jeunes qu’il a invités dans un de ses domaines « achetés en 2003 » dimanche. Il y avait organisé une séance de partage sur les valeurs de la foi.
A entendre Andry Rajoelina, ce Palais devrait être construit sur les hauteurs d’Ambohibe Ilafy, « la dernière colline encore inoccupée d’où l’on peut voir tout Antananarivo ». Il raconte avoir vu ce lieu sur les indications divines et après avoir cherché son propriétaire, il confie avoir croisé la route d’un Musulman qui a bien voulu se mettre d’accord avec lui. « Le plan est déjà terminé », indique-t-il à son audience. Il parle d’un « Palais immense avec une croix imposante » sur le modèle d’une Église brésilienne qu’il a vu sur Pinterest.
Comme il indique l’avoir toujours fait, Andry Rajoelina entend mettre son projet entre les mains de Dieu et le porter en prières. Il assure d’ailleurs n’avoir jamais eu recours à d’autres pratiques ou rituels non chrétiens quand il lance des projets. « Quand il y a des projets de construction, la tendance est de recourir à deux traditions : la prière ou les rituels malgaches. On m’a demandé de recourir à des rituels malgaches mais, j’ai toujours mis tout ce que j’accomplis entre les mains de Jésus Christ ». Il confie même avoir été approché par un de ses pairs africains pour faire partie d’une confession afin d’obtenir sa réélection mais il dit avoir refusé.
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Herimanana Razafimahefa « condamne les violences »
Antananarivo, 9 octobre, 6h00 – Herimanana Razafimahefa lâche quelques bombes. « En tant que président du Sénat et Raiamandreny au pays, je suis triste et condamne de toutes mes forces les violences », lance-t-il à quelques journalistes en marge de la finale du championnat de Madagascar de rubgy, au « Kianja Maki », à Andohatapenaka. Il s’exprime sur les manifestations, interdites par les autorités, initiées par le collectif des candidats pour contester l’environnement électoral. Des manifestations durant lesquelles le président de la Chambre haute note des blessés aussi bien au sein des forces de l’ordre que du côté des candidats. « Je lance un appel pour faire cesser les violences », exhorte-t-il.
Herimanana Razafimahefa fait part de l’analyse de la situation. « Il est difficile pour nous d’aller aux élections selon le calendrier établi si les manifestations et les affrontements se poursuivent», appréhende-t-il. «Il faut que nous dialoguions (…) Il faut que nous trouvions une solution pour aller vers des élections libres et transparentes. C’est ce qu’attend le peuple», ajoute-t-il.
Le président du Sénat revient aussi sur l’épisode de sa renonciation à assumer les fonctions du chef de l’Etat au profit du gouvernement. « Cela fait des années que j’étais prêt pour prendre le poste du chef de l’Etat par intérim. Mais les choses se sont passées d’une manière différente pour des raisons qui ne dépendent pas de moi », révèle Herimanana Razafimahefa. « Je ne fuis pas mes responsabilités », conclut celui qui avait renoncé aux fonctions du chef de l’Etat par intérim « pour des raisons personnelles », selon la décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC) du 9 septembre.
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Rajoelina dénonce les « velléités de certains candidats de semer des troubles et de diviser les Malgaches »
Antananarivo, 8 septembre, 21h35 – Andry Rajoelina persiste et signe. Le président sortant et candidat à la présidentielle fustige le collectif des candidats après les manifestations de la semaine passée. « La population constate les velléités et des tentatives de certains candidats de semer des troubles au pays et de diviser les Malgaches », dénonce-t-il dans une allocution diffusée par certains médias, dimanche soir.
Le chef de l’Etat sortant engage la responsabilité de certains candidats d’être à l’origine de la « perturbation de la vie quotidienne des gens » et qui « foulent au pied la loi ». « Ils portent l’entière responsabilité des troubles et de la détérioration du gagne-pain des gens », assène-t-il. « Le fait de s’exprimer ne doit pas entraver le gouvernement effectif en place », poursuit-il, ciblant d’une particulière les anciens présidents.
Andry Rajoelina réitère sa position sur la tenue de la présidentielle du 9 novembre. « Nous entrons dans une phase importante de la démocratie dans deux jours avec la tenue de l’élection, prévue par la Constitution », soutient-il. Le candidat lance au passage un « appel à l’apaisement aux compatriotes ». « J’ai confiance en la sagesse des Malgaches (…) Nous ne laisserons pas le pays, que nous chérissons, couler par les affrontements et la prise de pouvoir par une minorité », enchaîne celui qui s’est positionné contre un accord politique.
Le collectif des candidats réclame la disqualification de Andry Rajoelina à la course à la magistrature suprême à cause de sa naturalisation. Il revendique la recomposition des institutions et organe liés, de près ou de loin, à l’organisation du scrutin et descend dans la rue pour se faire entendre. Les manifestations, interdites par les autorités, de la semaine passée se sont soldées par quelques arrestations et des blessures dont celle de quelques candidats.
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PRÉSIDENTIELLE – La première vague d’imprimés électoraux sensibles en provenance d’Afrique du Sud arrivée samedi à Ivato
Antananarivo, 8 Octobre, 16h05 – Les préparatifs de l’élection se poursuivent malgré la situation politique. La première vague d’imprimés électoraux sensibles imprimés en Afrique du Sud est arrivée samedi à l’aéroport d’Ivato. Déjà conditionnés par région et par district depuis l’Afrique du Sud, les colis ont d’abord été envoyés dans un entrepôt sécurisé par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) avant d’être dispatchés auprès des bureaux de vote. Un communiqué de la Ceni indique que son équipe est actuellement en train d’effectuer le colisage des matériels logistiques destinés à l’organisation de l’élection du 9 novembre et qui devraient être envoyés auprès des régions.
En tout, ce sont 325 palettes d’imprimés électoraux sensibles qui sont attendues cette semaine. La cargaison, en provenance d’Afrique du Sud, comprend les bulletins uniques, les procès verbaux autocopiants, les feuilles de dépouillement et de pointage ainsi que les enveloppes inviolables, les imprimés sensibles dont l’impression a été financée par le fonds commun mis en place par le Programme des nations unies pour le développement (Pnud). Les imprimés secondaires tels que les guides des bureaux électoraux, les badges ou encore les formulaires de remplissage des irrégularités ont été imprimés à Madagascar.
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La ministre de la Justice rappelle la nécessité de faire une déclaration écrite pour tout rassemblement durant la campagne électorale
Antananarivo, 8 Octobre, 13h55 – Pas de rassemblement sans information préalable même pendant la campagne électorale. La ministre de la Justice, Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa, rappelle les règles à suivre par les candidats à l’élection présidentielle. Si elle souligne que les candidats ont « le droit de rassembler les gens dans la rue et en plein air », elle n’en soulève pas moins que des procédures doivent être respectées.
La ministre de la Justice se réfère à la loi organique sur le régime général des élections et des référendums pour indiquer qu’une « déclaration écrite et non orale doit être adressée au responsable de l’administration du territoire, le chef de district ou le préfet ». « Le rassemblement n’est pas interdit mais les autorités doivent en être informées », ajoute-t-elle dans une vidéo publiée samedi sur la page Facebook du ministère.
Dans sa déclaration, la ministre de la Justice rappelle que la campagne électorale s’ouvre ce lundi 9 octobre. Selon la loi organique sur l’élection présidentielle, « la campagne électorale du premier tour débute 30 jours avant la date du scrutin », et « prend fin 24h avant le jour du scrutin ».
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MANIFESTATIONS – L’Avenue de l’Indépendance inaccessible samedi
Antananarivo, 8 Octobre, 8h45 – Hormis les éléments des forces de l’ordre, pas un chat ne circulait à sur l’Avenue de l’Indépendance samedi après-midi, bien longtemps après que les manifestants ont été dispersés par les forces de l’ordre. Dans la matinée, la rue du 26 Juin était déjà interdite à la circulation aussi bien des véhicules que des hommes, à l’exception des policiers, gendarmes, militaires et journalistes. Tous les magasins qui bordent l’avenue étaient également fermés tandis que les marchands et les businessmen de rue habitués de la Place du 13 Mai au quotidien avaient pris place ailleurs ou avaient tout simplement pris une journée de congé.
Les rues adjacentes, elles, restaient plus ou moins animées dans la matinée avant de trouver un calme inhabituel l’après-midi. Les Tananariviens, notamment ceux qui étaient obligés de passer par Analakely et ses environs ont encore essayé de vaquer à leurs occupations habituelles samedi matin. Des mariages civils ont encore été célébrés même si bien de jeunes mariés et leurs proches ont dû rejoindre à pied la mairie du premier arrondissement.