Catégorie : Politique

  • Manifestation – Les forces de l’ordre déplorent six blessés dans leur rang

    Manifestation – Les forces de l’ordre déplorent six blessés dans leur rang

    Antananarivo, 2 Octobre, 18h35 – Les forces de l’ordre apportent leur version des faits après la tentative de rassemblement sur la Place du 13 Mai lancée par le collectif des candidats à la présidentielle. « Il y avait des discussions et des sommations pour que les leaders demandent à leurs partisans de reculer. Les éléments des forces de l’ordre ont commencé à être bousculés. Il fallait prendre des mesures », soutient le Lieutenant-Colonel Tojo Raoilijon, lundi après-midi. Ces « bousculades » ont conduit, selon le commandant du groupement de la gendarmerie à Analamanga, à l’usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule à Ambohidahy, tentant de gagner la Place du 13 Mai.

     

    « Six de nos éléments ont été blessés. Il y avait une voiture d’un candidat qui avait tenté de faire un forcing pour emprunter une voie à sens unique … D’autres ont reçu des jets de projectile au moment du cafouillage à Ambohidahy », précise l’officier supérieur. « Il s’agit d’une manifestation non-autorisée et armée », note-t-il, faisant référence à l’interpellation d’un garde du corps de l’ancien président et candidat Marc Ravalomanana. « Nous avons saisi un pistolet armé et un couteau (…) En pareilles circonstances, nous aurions pu prendre d’autres mesures mais nous ne l’avons pas fait pour maintenir l’ordre public », poursuit-il.

     

    Les forces de l’ordre concèdent l’existence de blessés dans le rang des manifestants dont un candidat. « Il y avait de la bousculade. C’est une chose qui arrive quand des échauffourées se produisent », banalise le Lieutenant-Colonel Tojo Raoilijon.

     

    Du côté des manifestants, on dénombre au moins trois blessés. Le candidat Marc Ravalomanana soulève l’interpellation de Ny Rina Andriamasinoro, secrétaire général du Tiako i Madagasikara (TIM) et de son garde du corps, dans une vidéo postée sur Facebook. « Ils [éléments de forces de l’ordre] agissent d’une manière illégale. Nous manifestons d’une manière pacifique et on nous envoie du gaz lacrymogène. On utilise également des balles en caoutchouc, blessant des gens », dénonce l’ancien président, promettant que « la lutte va se poursuivre demain [mardi] ».

     

  • RAPPORT – Madagascar obtient une nouvelle fois une note globale de 3,3 sur 6 dans l’évaluation des politiques et des institutions en Afrique, en étant plus performant dans la gestion économique et moins performant dans la gestion du secteur public

    RAPPORT – Madagascar obtient une nouvelle fois une note globale de 3,3 sur 6 dans l’évaluation des politiques et des institutions en Afrique, en étant plus performant dans la gestion économique et moins performant dans la gestion du secteur public

    Antananarivo, 2 Octobre, 6h43 – Les notes n’ont pas bougé pour Madagascar. Pour une nouvelle fois depuis 2017, la note globale obtenue par la Grande île dans l’évaluation des politiques et des institutions en Afrique (CPIA) 2023 entreprise par la Banque mondiale est restée à 3,3 sur 6. Cette institution de Bretton Woods fournit dans ce rapport une évaluation des 39 pays susceptibles de bénéficier de l’assistance de l’Association internationale de développement (IDA) en Afrique subsaharienne pour l’année civile 2022.

    ⭕Même les notes de Madagascar dans les quatre domaines qui servaient d’indicateurs de performances dans cette CPIA 2023 n’ont pas évolué. C’est dans la gestion économique que la Grande île a obtenu sa meilleure note de 3,7 sur 6 ; ce qui est la même performance du pays dans la CPIA 2022. Cette note est supérieure à la moyenne de 3,1 de l’Afrique de l’Est et Australe, et à la moyenne de 3,2 des pays emprunteurs de l’IDA.

    ⭕Madagascar a obtenu de nouveau la note de 3,3 sur 6 dans la catégorie « politiques sectorielles » et dans la catégorie « politiques contre l’exclusion sociale et promotion de l’équité ».

    ⭕Et comme dans la CPIA 2022, la Grande île a été moins performante dans la catégorie « Gestion et institution du secteur public » avec une note de 2,7 sur 6. Le pays a été évalué sur des indicateurs comme le droit de propriété et gouvernance fondée sur les règles (2,5), la qualité de la gestion budgétaire (2,5), l’efficience de la mobilisation de recettes (3,5), la qualité de l’administration publique (2,5), la transparence, redevabilité et corruption dans le secteur public (2,5).

    ⭕Dans son résumé des points forts de la Grande île, la Banque mondiale parle d’une gestion macroéconomique solide en 2022, qui a été menée grâce au rebond dans la croissance du PIB, à la consolidation budgétaire et à la hausse de la mobilisation des ressources nationales. Elle rapporte aussi une soutenabilité de la dette qui s’est améliorée, étayée par une meilleure gestion et des pratiques d’emprunt prudentes.

    ⭕Il est cependant souligné dans ce rapport que la masse salariale publique avait absorbé près de la moitié des recettes publiques, réduisant l’espace budgétaire disponible pour l’investissement. Le document souligne par ailleurs la nécessité de renforcer la gouvernance du secteur public. Aussi, des mesures immédiates pourraient inclure la consolidation du système juridique, l’application des droits de propriété et l’amélioration de la redevabilité dans les institutions du secteur public. Ce rapport indique en outre que l’accaparement des terres représente de plus en plus un grave obstacle à la croissance inclusive et durable.

    ⭕Les résultats du CPIA informent les gouvernements de l’impact des efforts de chacun des pays à l’appui d’une croissance inclusive et de la réduction de la pauvreté. La note globale aide à déterminer le montant des prêts concessionnels et des dons accordés par la Banque mondiale aux pays d’Afrique subsaharienne à faible revenu.

  • Andry Rajoelina dénonce des « demandes insensées et déraisonnables » de la part des autres candidats à la présidentielle 

    Andry Rajoelina dénonce des « demandes insensées et déraisonnables » de la part des autres candidats à la présidentielle 

    Antananarivo, 1er Octobre, 21h10 – Andry Rajoelina oppose un refus aux demandes du collectif des candidats. Il dénonce « des demandes insensées et déraisonnables » dans sa déclaration faite ce dimanche soir dans une vidéo diffusée sur sa page Facebook et sur quelques chaînes de télévision privée. Il rappelle les nombreuses mesures qui ont déjà été prises durant la transition de 2009-2013 et dans la Constitution de la Quatrième République « pour que tous les candidats soient sur un même pied ».

     

    Le président sortant dit regretter que « des candidats qui ne sont pas prêts à aller aux élections » aient des velléités de semer des troubles. « Le pays est en danger parce que des gens qui veulent participer aux élections foulent aux pieds les droits fondamentaux », ajoute-t-il, dénonçant ce qu’il qualifie « d’incitation à la haine, à la violence et à la discrimination ». « Laissons le peuple faire son choix », insiste-t-il, mettant en avant « ses nombreux partisans ». Il les appelle « à défendre la justice et la rectitude parce que certains veulent semer des troubles ». Il les appelle également à « défendre les biens communs ».

     

    Andry Rajoelina met également en avant le communiqué de fin de mission des Nations unies qui invite les Malgaches à « résoudre les différends dans le cadre institutionnel ». Il fait référence au premier communiqué de la mission et souligne qu’il n’y est pas question d’accord politique.

  • ELECTION- Le collectif des candidats confirme la manifestation sur la Place du 13 Mai lundi 

    ELECTION- Le collectif des candidats confirme la manifestation sur la Place du 13 Mai lundi 

    Antananarivo, 1er octobre, 21h 00 – Un appel pour confirmation. « Nous irons ensemble sur la Place du 13 Mai à partir de 10 heures [lundi]. Il s’agit d’une manifestation pacifique », lance Jean-Jacques Ratsietison, qui fait partie du collectif des candidats à la présidentielle du 9 novembre, dimanche soir sur une déclaration retransmise sur quelques médias privés. Plusieurs parlementaires sont également présents aux côtés des candidats.

     

    Jean-Jacques Ratsietison lance un appel aux forces vives à emboîter le pas du collectif des candidats. « Le moment est venu de (…) remettre en place l’Etat de droit et le respect de la démocratie (…) Ce sera une manifestation pacifique », assure-t-il, soulignant la position « contre l’intimidation, la violence, la destruction des biens et la désinformation ».

     

     

    Pour l’ancien président Marc Ravalomanana, le collectif « n’a plus d’autre choix que la manifestation de rue, après réflexion et épuisement de voies et recours possibles ». « Nous sommes décidés et n’avons pas peur des intimidations et de la terreur. Prenons notre responsabilité et restons solidaires. Notre pays en a bien besoin », poursuit-il.

     

  • ELECTION – L’Organe mixte de conception promet des mesures contre le rassemblement sur la Place du 13 Mai

    ELECTION – L’Organe mixte de conception promet des mesures contre le rassemblement sur la Place du 13 Mai

    Antananarivo, 1er octobre, 14h25 – Les autorités mettent en garde. « Des  mesures seront prises (…) face à une manifestation sans autorisation projetée demain [lundi] », indique le général Angelo Ravelonarivo, préfet de police d’Antananarivo, à l’issue de la réunion des responsables de l’Organe mixte de conception (OMC) dans la capitale, dimanche matin.

     

    L’officier général ne précise pas la nature des initiatives qui seront prises. « Vous verrez cela en temps voulu », soutient-il. Le préfet de police tient à rappeler le « droit fondamental de tout un chacun de travailler et d’étudier dans la sérénité sans qu’on les perturbe ». Il lance un appel « face à la population de faire attention et calme (…) face aux velléités de certaines hommes politiques de se manifester dans la rue ».

     

    Le collectif de onze candidats à la présidentielle du 9 novembre avait fait part d’une manifestation sur la Place du 13 Mai lundi en cas d’absence d’accord politique. Les revendications s’articulent autour de plusieurs points dont la disqualification du président sortant et candidat Andry Rajoelina et la recomposition des organes impliqués dans l’organisation du scrutin.

     

    Le collectif des candidats donne rendez-vous pour une déclaration, relayée par certains médias privés à 20h. La sortie médiatique coïncide avec celle du candidat Andry Rajoelina, également sur d’autres médias.

     

  • ELECTION – Le collectif des candidats fera une annonce ce soir à 20 heures

    ELECTION – Le collectif des candidats fera une annonce ce soir à 20 heures

    Antananarivo, 1er octobre, 10h30 – C’est la guerre des communications. Le collectif des 11 candidats à la présidentielle du 9 novembre s’apprête à faire une déclaration dimanche en fin de journée, confirme Lalaina Ratsirahonana dimanche matin. L’annonce devrait intervenir à 20h. La présence du collectif des députés auprès des candidats n’est pas encore confirmée d’une manière officielle.

    L’intervention arrive la veille d’un rassemblement annoncé sur la Place du 13 Mai pour ce lundi. Un rassemblement annoncé en cas d’absence d’accord politique sur les revendications des onze candidats. Celles-ci concernent la disqualification de Andry Rajoelina, la mise en place d’une Commission électorale spéciale et la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Le collectif fait part aussi de sa réticence par rapport au gouvernement qui assure collégialement les fonctions du chef de l’Etat.

    Le rendez-vous de ce soir coïncide avec la prise de parole du président sortant et candidat Andry Rajoelina. Ce dernier avait indiqué qu’il « s’adressera à vous (…) [au] peuple malgache, [à] mes amis dimanche à 20h », sur sa page Facebook samedi. Il affirme avoir le devoir de « prise de responsabilités quand il y a des velléités de semer des troubles dans le pays et la quête d’intérêts pour une minorité ».

    Dimanche, la mission électorale onusienne « encourage toutes les parties prenantes d’une élection présidentielle (…) à résoudre leurs différends de manière pacifique en utilisant les mécanismes et les cadres institutionnels établis par la Constitution », dans son communiqué. Elle « réaffirme l’importance pour toutes les parties prenantes au processus électoral de poser les jalons d’un processus électoral équitable et crédible ».

    Selon le calendrier établi, la période de propagande s’ouvrira le 10 octobre. Elle prendra fin le 7 novembre avant une silence électorale de 24 heures.

     

  • PRESIDENTIELLE – La mission onusienne appelle à la résolution des « différends » dans le cadre constitutionnel et à poser les « jalons d’un processus électoral équitable et crédible » 

    PRESIDENTIELLE – La mission onusienne appelle à la résolution des « différends » dans le cadre constitutionnel et à poser les « jalons d’un processus électoral équitable et crédible » 

    Antananarivo, 30 septembre, 19h52 – Un message aux acteurs du processus électoral. La mission électorale onusienne « encourage toutes les parties prenantes d’une élection présidentielle (…) à résoudre leurs différends de manière pacifique en utilisant les mécanismes et les cadres institutionnels établis par la Constitution », indique le communiqué de ladite mission, samedi en fin de journée.

     

    ⭕La mission « réaffirme l’importance pour toutes les parties prenantes au processus électoral de poser les jalons d’un processus électoral équitable et crédible ». Pour elle, cette démarche « produirait un résultat accepté de tous et reflétant la véritable volonté du peuple ».

     

    ⭕La délégation appelle « tous les acteurs de la société malagasy à s’abstenir de disséminer, et à combattre tout discours qui pourrait inciter à la haine, la discrimination, à la division et à la violence ». Elle réitère l’« engagement des Nations unies à appuyer le peuple et le gouvernement de Madagascar dans l’organisation d’une élection apaisée et crédible ».

     

    ⭕Ladite mission, conduite par Parfait Onanga-Anyanga, représentant spécial du Secrétaire général des nations unies auprès de l’Union africaine et chef de bureau des Nations unies auprès de l’organisation continentale, est à Madagascar du 26 au 30 septembre. Elle avait rencontré plusieurs acteurs de la vie politique malgache et les représentants de la communauté internationale. Elle a été déployée « dans le cadre de suivi des avancées réalisées dans la préparation de l’élection présidentielle du 9 novembre».

     

    ⭕Le collectif des onze candidats réclame un accord politique, la disqualification du président sortant et candidat Andry Rajoelina à cause de sa naturalisation française, la création d’une Cour électorale spéciale (CES) et la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Il avait qualifié de « coup d’Etat institutionnel » des décisions de la HCC. Il brandit un rassemblement sur la Place du 13 Mai lundi en cas d’absence d’entente.

     

    ⭕Andry Rajoelina affirme son intention de « prendre s[m]es responsabilités quand il y a des velléités de semer des troubles dans le pays et la quête d’intérêts pour une minorité ». Il projette de s’exprimer dimanche à 20h.

     

    ⭕La HCC s’est défendue des critiques dont elle fait l’objet et affirme avoir agi selon la loi. Le Premier ministre Christian Ntsay, lui, insiste sur l’élection du 9 novembre comme l’ « unique voie » possible du processus en cours.

     

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  • ELECTION – Andry Rajoelina s’exprimera dimanche 

    ELECTION – Andry Rajoelina s’exprimera dimanche 

    Antananarivo, 30 septembre, 18h25 – Une réponse attendue. Andry Rajoelina, président sortant et candidat à la présidentielle, indique vouloir « s’adresser à vous (…), peuple malgache, mes amis dimanche à 20h », sur sa page Facebook, samedi après-midi. Il n’a pas précisé les canaux avec à travers lesquels il s’exprimera.

     

    « Je dois prendre mes responsabilités quand il y a des velléités de semer des troubles dans le pays et de chercher des intérêts pour une minorité », réplique le candidat pour expliquer sa sortie. « Il y a eu des provocations, nous n’avons répondu, nous nous sommes tus », affirme-t-il. « Nous chérissons les valeurs malgaches que certains foulent au pied », poursuit-il.

     

    Le collectif des onze candidats exige plusieurs points pour « élection apaisée et acceptée par tous », dans un communiqué lu vendredi. Il revendique la conclusion d’un accord politique, la disqualification de Andry Rajoelina à la présidentielle, la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ainsi que la mise sur pied d’une Commission électorale spéciale (CES) et récuse le gouvernement. Il donne rendez-vous « à toutes les forces vives de la nation ainsi qu’à l’ensemble de la population sur la Place du 13 Mai lundi », en cas d’absence d’accord « dans les brefs délais ».

     

    Le collectif des candidats avait pointé du doigt la validation de candidature de Andry Rajoelina, du fait de sa naturalisation française, et le transfert du pouvoir du chef de l’Etat à un gouvernement collégial par la Haute cour constitutionnelle (HCC). Il qualifie ces décisions de « coup d’Etat institutionnel » alors que la Cour d’Ambohidahy s’en défend et affirme avoir tranché selon les textes en vigueur.

     

    Le Premier ministre Christian Ntsay avait insisté pour dire que le scrutin du 9 novembre constitue l’« unique voie » légale dans le processus électoral en cours. Il avait lancé une mise en garde contre des « velléités des troubles ».

     

    Le Conseil chrétien des Eglises (FFKM) avait indiqué que le pays « traverse des moments difficiles » dans un communiqué du 27 septembre. Il évoque une « démarche pour faire se rencontrer les diverses forces politiques pour trouver une solution malgache, résoudre des problèmes entres Malgaches dans des discussions ». Ses dirigeants avaient rencontré une mission onusienne « de suivi des avancées réalisées dans la préparation de l’élection présidentielle du 9 novembre ».

     

    Selon le calendrier établi, la période de propagande s’ouvrira le 10 octobre. Celle-ci prendra pratiquement fin le 8 octobre avec une silence électorale de 24 heure durant la journée du 9.

  • ELECTION – Le collectif de candidats à la présidentielle réclame un accord politique

    ELECTION – Le collectif de candidats à la présidentielle réclame un accord politique

    Antananarivo, 29 Septembre, 15h05 – Le collectif de candidats à la présidentielle fait monter la pression. Il exige un accord politique dans des « brefs délais ».

    « Nous fournirons tous les efforts pour parvenir à un accord politique afin que nous ayons une élection apaisée et acceptée par tous », annonce Andry Raobelina, l’un de candidats, lisant une déclaration commune, vendredi à Mahamasina. « Sans un tel accord dans les meilleurs délais, nous donnons rendez-vous à toutes les forces vives du pays ainsi qu’à l’ensemble de la population sur la Place du 13 mai ce lundi », poursuit-il, entouré pour l’occasion des autres candidats signataires de la déclaration.

    Dans cet accord politique, le collectif des candidats demande, entre autres, « une nouvelle composition de la Commission électorale nationale indépendante ». Il revendique la mise en place d’une Cour électorale spéciale (CES) pour juger la présidentielle à venir. Il récuse le gouvernement actuel pour gérer le pays.

    Les candidats adhérant à la déclaration, suivis par leurs partisans, sont venus au Palais des sports et de la culture.  » Nous souhaitons discuter avec le directeur général de Tafita ( qui gère le site) », avance Hajo Andrianainarivelo.

    Le collectif, composé d’une dizaine de candidats, exprime son désaccord sur la décision de la Haute Cour constitutionnelle (Hcc) de valider la candidature du président sortant Andry Rajoelina. Il critique le transfert des pouvoirs au gouvernement qui assure les fonctions du chef de l’Etat d’une collégiale. Il avait multiplié les rencontres auprès des acteurs du processus électoral pour faire par de sa position.

    La HCC réfute les accusations lancées par les membres du collectif et défend la légalité de ses décisions. Le Premier ministre Christian Ntsay assure que le scrutin du 9 novembre est l’ »unique voie » constitutionnelle possible et met en garde contre une éventuelle « crise créée ».

    Selon les textes en vigueur, la période de propagande s’ouvre le 10 octobre. Dans la pratique, elle prendra fin le 7 novembre avec une silence électorale le 8 novembre.

  • ÉLECTION – 2 milliards ariary pour garantir la sécurité durant la période électorale

    ÉLECTION – 2 milliards ariary pour garantir la sécurité durant la période électorale

    Antananarivo, 28 Septembre, 6h05 – Un budget spécifique pour payer les indemnités des éléments des forces de l’ordre mobilisées dans la sécurisation de la période électorale. Le Conseil des ministres valide mercredi le déblocage de 2 milliards d’ariary pour “garantir la sécurité et l’ordre public avant, durant et après les élections”.

     

    Selon le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif en sa qualité de chef de l’Etat par intérim, cette ligne de budget est déjà prévue dans la loi de finances 2023. “Cette somme servira à payer les indemnités des agents des forces de l’ordre qui travaillent durant cette période”, poursuit le communiqué.

     

    Le financement du volet sécurité ne fait pas partie des fonds prévus pour être alloués à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). La sécurisation des élections constitue l’une des activités directement prises en charge par l’Etat et dont le budget ne sera pas prélevé sur celui de la Ceni, comme l’avait déjà indiqué Retaf Andrianarisedo Dama.

     

    A en croire le compte-rendu du Conseil des ministres, l’argent sera envoyé à la Paositra Malagasy qui se chargera de le transmettre aux agents via e-poketra.

     

    Les autorités n’ont pas attendu le début de la campagne électorale pour réquisitionner les forces de l’ordre, en particulier à Antananarivo. Mercredi dernier, le préfet de police a ordonné une réquisition générale des forces de l’ordre pour une période indéterminée une semaine après les avoir réquisitionné durant quatre jours. Le préfet avait justifié la réquisition par l’existence de “rumeurs” et de “menaces” à l’ordre public.