Catégorie : Politique

  • Lalatiana Rakotondrazafy évoque l’inflation pour justifier le montant de la caution pour la présidentielle

    Lalatiana Rakotondrazafy évoque l’inflation pour justifier le montant de la caution pour la présidentielle

    Antananarivo, 15 Juillet, 6h45 – « Le coût des impressions des bulletins uniques, de leur conception, et de leur transport ont augmenté depuis 2013 ». Les propos sont de Lalatiana Rakotondrazafy, ministre de la Communication et de la culture. La porte-parole du gouvernement a tenu à répondre à la polémique suscitée par le montant de la caution de candidature pour la présidentielle dans son émission hebdomadaire “Tsy ho tompontrano mihono”. Selon elle, la hausse de 300% du montant à verser par toit candidat à la présidentielle est justifiée principalement par l’inflation. Il est donc « normal que les dépenses de l’Etat, relatives à l’élection soient aussi revues à la hausse”, poursuit-elle.

     

    Pour l’opposition, cette hausse est inconsidérée au vu de l’état financier dans lequel se trouvent les citoyens et les partis politiques. Certains d’entre eux se sont exprimés vendredi en marge de la célébration de la fête nationale française à la Résidence de France à Ivandry. Siteny Randrianasoloniaiko, député élu à Toliara et candidat potentiel à la présidentielle, souligne que la décision va à l’encontre de l’esprit de la législation malgache. “La loi autorise tous les citoyens à se présenter, mais cela va constituer un blocage”, soulève-t-il. “Si quelqu’un qui touche le salaire minimum souhaite se présenter, combien d’années lui faudra-t-il pour réunir une telle somme”, s’interroge le député de Madagascar.

     

    Marc Ravalomanana qui a déjà annoncé sa candidature à l’élection présidentielle, fustige aussi la décision du gouvernement qui selon lui risque d’exclure certains partis politiques. “Moi cette somme ne me fait pas peur. Je peux le réunir sans problème, mais qu’en est il des autres partis politiques”, s’indigne l’ancien président. “Il y a des gens qui veulent s’exprimer mais en voyant cette somme, ils préfèrent se taire”, ajoute le patron du parti Tiako i Madagasikara (TIM).

     

    Mais pour Lalatiana Rakotondrazafy, ce montant ne devrait pas constituer de blocage pour les candidats qui souhaitent réellement se présenter. Elle y voit d’ailleurs une manière de mesurer le sérieux des candidats. « Avec l’ancienne caution, tout le monde pouvait se présenter à la présidentielle, même ceux qui manquaient de sérieux et de motivation. En effet, ces candidats ne partaient même pas en campagne, ils voulaient juste s’approprier du titre de candidat à la présidentielle », lance-t-elle.

     

  • Madagascar – Le premier tour de l’élection présidentielle se tiendra le 9 novembre, indique le Premier ministre Christian Ntsay

    Madagascar – Le premier tour de l’élection présidentielle se tiendra le 9 novembre, indique le Premier ministre Christian Ntsay

    Antananarivo, 11 Juillet, 13h51 – Le décret de convocation des électeurs adopté par le Conseil du gouvernement. Les électeurs sont appelés aux urnes pour le premier tour de la présidentielle le 9 novembre. En cas de deuxième tour, le scrutin se tiendra le 20 décembre.

    ⭕“Nous avons validé le calendrier proposé par la Ceni (Commission électorale nationale indépendante)”, indique le Premier ministre Christian Ntsay à l’issue de la réunion hebdomadaire du gouvernement ce mardi à Mahazoarivo. “L’élection présidentielle doit se tenir cette année afin que nous ayons un président en janvier 2024”, ajoute le chef du gouvernement.

    ⭕Selon le Premier ministre, la tenue de l’élection présidentielle cette année n’a jamais été dans le doute. “Je l’ai toujours dit, Madagascar est un pays bien géré, qui respecte la démocratie et respecte l’Etat de droit”, déclare le locataire de Mahazoarivo. “L’Etat de droit se base sur le respect des lois en vigueur et c’est pour cela que Madagascar fait partie des 10 premiers pays africains en matière de démocratie”, se réjouit le Premier ministre.

    ⭕La Ceni avait indiqué avoir transmis une proposition de calendrier au gouvernement le 10 février dernier. La date du 9 novembre pour le premier tour et le 20 décembre pour un éventuel second tour avait été dévoilée. Le président de la Ceni avait indiqué plusieurs facteurs pour justifier ce choix. C’est le cas notamment de la période des fêtes, du mauvais temps ou encore de la période « qui peut inciter les électeurs à aller voter » avait il lancé.

    ⭕Outre le décret concernant la convocation des électeurs, quatre autres décrets autour de l’organisation des élections cette année ont été adoptés par le Conseil du gouvernement, précise Lalatiana Rakotondrazafy, ministre de la Communication et de la culture et porte-parole du gouvernement.

  • L’UE annonce « quelques conditions » en parallèle à son intention de contribuer au financement du processus électoral

    L’UE annonce « quelques conditions » en parallèle à son intention de contribuer au financement du processus électoral

    Antananarivo, 7 juillet, 18h15 – Des dispositions attendues. L’Union européenne fait part de son intention de contribuer « basket fund », ou fonds commun, pour financer les élections à Madagascar. La déclaration d’intention est assortie de « quelques conditions (…) [à] remplir », au-delà de l’attente du décret de convocation des électeurs pour la présidentielle par le gouvernement.

     

    « L’ambassadrice de l’Union européenne [Isabelle Delattre Burger] a insisté sur (…) la liberté d’expression et de réunion en ligne avec les engagements internationaux de Madagascar », rapporte le communiqué de l’UE, paru sur la sa page Facebook, vendredi. C’est un « point qui nous est très cher », avait indiqué Isabelle Delattre Burger, lors de la cérémonie de la déclaration d’intention de l’Union européenne au siège de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) jeudi. Il s’agit de la « garantie de la liberté d’expression, de la liberté de manifestation, et de la liberté de la presse ».

     

    Le communiqué fait également part de l’« autonomie financière de la CENI ». Le point sur le « transfert de crédits additionnels par le Gouvernement couvrant l’ensemble des besoins restants pour l’organisation de l’élection présidentielle », a été mis en exergue.

     

    L’UE et ses états membres affirment compter sur un « dialogue et un suivi régulier du processus ». Ce mécanisme devrait assurer, « entre autres, la mise en place de la formation non permanente de la CENI et la publication des résultats pour chaque bureau de vote ».

     

    Jeudi, Isabelle Delattre Burger avait indiqué une « condition [qui] est très importante pour garantir la démocratie à Madagascar ». L’UE attend que « les organes tels que le Haut conseil pour la défense de l’Etat de droit et de la démocratie (CDDED) ou encore la Commission de vérification du financement de la vie politique (CVFVP) (…) auront les moyens de leurs actions », lance la diplomate. Elle insiste sur « l’application du cadre légal qui existe à Madagascar sur la transparence des fonds ce campagne ». « Là aussi, nous serons attentifs que les lois soient dûment appliquées », souligne-t-elle, faisant référence à la nomination d’un trésorier de campagne ou l’accès aux informations sur le mouvement des fonds.

     

    Le communiqué parle de « recommandations que la mission d’observation électorale de l’UE en 2018 a jugé essentielles pour améliorer la confiance de toutes les parties prenantes envers le processus ». « Le progrès sur ces questions est nécessaire pour que l’Union européenne puisse finaliser sa participation financière au « Basket Fund » électoral », précise le communiqué.

     

    L’UE et la France avaient fait part de leur intention de débloquer chacune un million d’euros pour le fonds commun pour financer le processus électoral. A cette somme, équivalant à peu près à dix milliards d’ariary, devrait s’ajouter une autre contribution allemande, dont le montant n’est pas encore fixé.

     

    A ce jour, la CENI, qui avait proposé la date du 9 novembre pour le premier tour et le 20 décembre pour le second tour de la présidentielle, devrait compter sur les 40 milliards d’ariary, prévus dans le budget de l’Etat, sur un budget total estimé à quelque 80 milliards d’ariary. Elle avait indiqué la prise en charge de certaines tâches par le gouvernement et la promesse du pouvoir central de recourir à un décret d’avance en cas d’écart.

  • La reconnaissance faciale sera intégrée à l’identifiant unique des citoyens que l’Etat va mettre en place, indique Andry Rajoelina

    La reconnaissance faciale sera intégrée à l’identifiant unique des citoyens que l’Etat va mettre en place, indique Andry Rajoelina

    Antananarivo, 5 Juillet, 6h40 – Le projet de mise en place de l’identifiant unique des citoyens à Madagascar suit son chemin. D’après Andry Rajoelina le projet qui entre dans le cadre de la réforme de l’état civil intégrera la reconnaissance faciale. “On scannera seulement le visage et toutes les informations concernant la personne seront connu, ou on tapera uniquement son nom et toutes les informations s’afficheront”, indique le président de la République lors de son discours d’ouverture de l’atelier de validation du plan national de décentralisation émergente qui s’est tenu à Ivato ce mardi.

    ⭕La digitalisation de l’état civil, à travers la mise en place de l’identifiant unique à Madagascar, est incontournable aujourd’hui insiste Andry Rajoelina. L’objectif est que tous les Malgaches puissent jouir de leurs droits en tant que citoyen. “Chaque Malgache recevra cet identifiant unique à la naissance. Cela définit qu’il est un citoyen” explique le Président. “Il y a beaucoup de citoyens physique mais qui n’ont pas d’existence légale, et qui n’ont pas de carte nationale d’identité et ne peuvent ainsi pas jouir de leur droit”, souligne-t-il.

    ⭕La mise en place du projet l’identifiant unique est pilotée par le projet de gouvernance digitale et de gestion de l’identité ou le programme Prodigy et l’Unité de gouvernance digitale (UGD). Le projet lancé en 2019 vise, à court terme, d’ici trois ans, de fournir l’identifiant unique au moins à cinq millions de malgaches. L’identifiant unique, fourni à la naissance, ne permettra pas uniquement de fournir plus facilement un identifiant aux Malgaches. Il vise aussi à faciliter l’administration publique.

    Photo : Présidence de la République

  • ELECTION – Ntsay confirme un premier tour de la présidentielle en novembre sans donner de date précise 

    ELECTION – Ntsay confirme un premier tour de la présidentielle en novembre sans donner de date précise 

    Antananarivo, 2 Juillet, 17h25 – Le calendrier de la présidentielle se fait attendre. « Nous publierons le calendrier quand il sera temps de le faire », indique le Premier ministre Christian Ntsay vendredi lors de son discours de clôture de la réunion des grands responsables des forces armées. A l’entendre, la publication du décret de convocation des collèges électoraux doit se conformer à ce qui est prévu par la loi. Et selon la loi sur le régime général des élections, cette convocation devrait se faire « au moins 90 jours avant la date du scrutin ».

     

    Pour l’instant, la date qui permet d’enclencher le compte à rebours n’est pas encore déterminé. Le Premier ministre a juste indiqué que le premier tour devrait avoir lieu en novembre, et le deuxième tour en décembre. « Le mandat du président de la République prend fin le 19 janvier et si nous voulons avoir un Président à cette date, il faut que le premier tour ait lieu en novembre et le deuxième tour en décembre », souligne-t-il vendredi.

     

    Bien que la loi donne au gouvernement la possibilité d’organiser le scrutin en décembre, au plus tard au 19 décembre, soit 30 jours avant la fin du mandat du président de la République, celui-ci semble préférer l’option novembre. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni), elle, avait proposé la date du 9 novembre pour le premier tour et celle du 20 décembre pour le deuxième tour.

     

    En retenant la date du 9 novembre, reconnue conforme à la Constitution par la Haute cour constitutionnelle, la Ceni anticipe de 10 jours le scrutin par rapport aux 60 jours prévus par la Constitution. Ce calendrier aura pour effet de raccourcir de dix jours le mandat du président en exercice mais à entendre la HCC, ce raccourcissement n’est pas excessif et peut donc se faire.

     

  • ÉLECTION – Marc Ravalomanana annonce sa candidature à la présidentielle 

    ÉLECTION – Marc Ravalomanana annonce sa candidature à la présidentielle 

    Antananarivo, 2 Juillet, 7h35 – Officialisation. L’ancien président de la République Marc Ravalomanana annonce sa candidature à l’élection présidentielle prévue se tenir cette année. Il a fait sa déclaration devant ses partisans lors du congrès national de son parti Tiako i Madagasikara (TIM) qui s’est tenu samedi à Tanjombato.  »J’ai entendu vos appels, me demandant de revenir. J’ai pris le temps de réfléchir et de réaliser une introspection. Je serai donc candidat à la prochaine présidentielle », lance l’ancien chef d’Etat.

     

    Pour celui qui a dirigé Madagascar de 2002 à début 2009, « seule l’élection peut mener au changement de dirigeant à la tête du pays ». Pour son programme, Marc Ravalomanana évoque une version améliorée du Madagascar action plan qu’il avait élaboré alors qu’il était au pouvoir. Il indique y avoir ajouté de nouveaux éléments collectés durant ses tournées régionales.

     

    Pour le moment, la date de l’élection présidentielle n’est pas encore fixée même si la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a déjà suggéré le 9 novembre pour le 1er tour. Les états-majors politiques ont pourtant déjà commencé à se préparer et les candidats potentiels se sont lancés depuis quelques mois dans des tournées régionales à la rencontre des électeurs.

     

  • La motion de destitution partielle du bureau permanent de l’Assemblée nationale rejetée par les députés

    La motion de destitution partielle du bureau permanent de l’Assemblée nationale rejetée par les députés

    Antananarivo, 1er Juillet, 7h45 – Dernière journée mouvementée à l’Assemblée nationale. Les députés sont, entre autres, passés au vote pour adopter ou non la motion de destitution de quelques membres du bureau permanent. Les initiateurs de la motion n’ont cependant pas eu gain de cause. La majorité des deux tiers requise pour destituer de leur poste Jean Jacques Rabenirina, vice-président élu pour la province de Tulear, Brunelle Razafitsiandraofa, vice-président élu pour la province de Fianarantsoa et Maminiaina Rabenirina, questeur n’a pas été atteinte. Les signataires de la motion de destitution les ont notamment accusés de « violations répétées du règlement intérieur ».

    Figurant dans la liste initiale des membres du bureau permanent visés par la motion, le questeur I Jean Michel Henri n’a finalement pas fait l’objet de la démarche de destitution. C’est le président de la commission Mines et ressources stratégiques Mohammad Amad qui a fait l’objet d’un vote et qui n’a pas été retenu à son poste. Contrairement à la procédure de destitution des membres du bureau permanent, il ne fallait que la moitié des membres de l’Assemblée nationale pour le faire partir de son poste. Les députés ayant immédiatement procédé au vote de son remplaçant, c’est Tam Teon Luc Ravonty, député élu à Sainte Marie qui devient président de commission.

  • HAUTE COUR DE JUSTICE – L’examen des dossiers de mise en accusation d’anciens dirigeants de nouveau reporté à l’Assemblée nationale

    HAUTE COUR DE JUSTICE – L’examen des dossiers de mise en accusation d’anciens dirigeants de nouveau reporté à l’Assemblée nationale

    Antananarivo, 30 juin, 16h51– Les députés traînent toujours les pieds pour traiter les dossiers de mise en accusation de certains anciens hauts responsables de l’Etat. L’examen et la délibération concernant la procédure de mise en accusation devant la Haute cour de justice (HCJ) ont encore été reportés, faute de quorum. «Il semble que cela ne nous intéresse pas», observe la présidente de la Chambre basse à la fin de la séance plénière, à Tsimbazaza vendredi.

    ⭕La séance requiert la présence d’au moins 76 députés, soit la majorité des membres qui composent la Chambre basse. « Nous sommes 42 à être présents », observe Christine Razanamahasoa. « On va reporter à la prochaine session la séance pour prendre une décision », affirme la présidente de la Chambre basse.

    ⭕82 députés avaient pourtant été présents dans la salle pour élire un membre du Haut conseil pour la défense de la démocratie et de l’Etat de droit (HCDDED) quelques instants plus tôt. Près de la moitié des parlementaires présents quittent peu à peu la séance lors de l’examen du dossier de mise en accusation d’anciens dirigeants, soupçonnées, entre autres, de favoritisme, de corruption et de détournement de deniers publics.

    ⭕Le député Honoré Tsabotokay, président de la commission spéciale de mise en accusation déplore la tournure des événements. « C’est toujours la même chose à chaque fois que dossier passe ici : le quorum n’est pas atteint. C’est honteux », regrette-t-il.

    ⭕Les dossiers des anciennes hautes personnalités publiques ont été transmis par le Parquet général de la HCJ à l’Assemblée nationale lors de la deuxième session parlementaire de 2020. Ces anciens dirigeants, une dizaine, selon la Chambre basse, ne pourront pas être poursuivis qu’après le feu vert donné par les députés, autorisant leur mise en accusation.

    ⭕La commission spéciale avait demandé du temps pour procéder à des enquêtes supplémentaires pour son rapport après la réception des dossiers. Une fois bouclé, l’examen et la délibération sur ceux-ci n’avaient pas pu être inscrits à l’ordre du jour, ou ont été ajournés, faute de quorum.

  • ASSEMBLEE NATIONALE – Le flou règne autour de la tenue de la séance de questions-réponses entre les députés et les membres du gouvernement

    ASSEMBLEE NATIONALE – Le flou règne autour de la tenue de la séance de questions-réponses entre les députés et les membres du gouvernement

    Antananarivo, 29 juin, 18h45 – L’incertitude règne autour du face-à-face entre les membres du gouvernement et les députés. Prévue se tenir pendant la journée du jeudi, la séance de questions-réponses entre les deux parties n’a pas pu se tenir, du moins jusqu’en fin de journée.

    « Nous [membres du gouvernement] sommes là pour la séance. Celle-ci n’a pas eu lieu et on nous a demandé de partir », rapporte Lalatiana Rakotondrazafy, ministre de la Communication et de la culture jeudi à Tsimbazaza. « On n’en sait rien », enchaîne-t-elle sur la raison de la décision. Aucune séance plénière n’a eu lieu durant la journée.

    L’agenda de la journée avait annoncé le début du face-à-face dans la matinée. « On nous a informé que celle-ci n’aura pas lieu à 9h. Nous sommes venus à 15 h et avons attendu pendant une heure. Un responsable de l’Assemblée nationale nous a avisé que la séance de questions-réponses n’aura pas lieu car ils [députés] vont tenir une conférence de présidents », explique la porte-parole du gouvernement.

    L’ordre du jour de l’Assemblée nationale avait prévu la rencontre entre les membres du gouvernement et les députés les 28 et 29 juin. « La journée d’hier [mercredi] avait été chômée et on a ajourné le rendez-vous aujourd’hui », précise Lalatiana Rakotondrazafy. Elle certifie que l’organisation de la séance revient à l’Assemblée nationale et non à l’Exécutif. « Ils [députés] sont maîtres de l’organisation. Le gouvernement n’a pas à s’immiscer là-dessus mais la respecte », affirme la ministre de la Communication et de la culture concernant la suite des événements.

    L’article 102 de la Constitution dispose qu’« une séance par quinzaine au moins (…) est réservée aux questions des membres du Parlement et aux réponses du Gouvernement ». Pour diverses raisons, aucun rendez-vous allant dans ce sens n’a eu lieu durant la première session parlementaire. Celle-ci prendra fin le vendredi 30 Juin.

    Parallèlement aucune information ne filtre également sur la suite du dépôt de proposition de résolution de destitution de quatre membres du bureau permanent, déposé le 27 juin. « Nous allons nous réunir [conférence des présidents] », confirme le député Stephan Alphonse Nicolas. « D’ailleurs, l’Assemblée nationale est encore en deuil. Un de nos éminents membres, à savoir Jao Jean, est décédé », fait part le parlementaire.

  • FORCES ARMEES – « Nous avons un président de la République, Malgache, nous le soutenons jusqu’au bout », clame le général Josoa Rakotoarijaona

    FORCES ARMEES – « Nous avons un président de la République, Malgache, nous le soutenons jusqu’au bout », clame le général Josoa Rakotoarijaona

    Antananarivo, 29 juin, 11h17 – Une grosse mise au point. Le Général Josoa Rakotoarijaona, ministre de la Défense nationale, réaffirme le soutien des Forces armées au Président Andry Rajoelina au moment où les débats sur la nationalité du chef de l’Etat font rage.
    ⭕« Nous avons un président de la République, Malgache, chef suprême des armées. Nous le soutenons jusqu’au bout », clame l’officier général en marge de la réunion des grands responsables des forces armées, à la presse, à Soanierana jeudi. Il répond à la question sur une éventuelle réflexion menée par les hauts responsables des Forces armées sur le positionnement des forces de l’ordre par rapport à question de citoyenneté du chef de l’Etat.
    ⭕Le ministre de la Défense nationale s’en remet à la justice avant cette réponse sans ambages. «Vous avez entendu la déclaration du président de la Haute cour constitutionnelle (HCC) [Florent Rakotoarisoa] et vous avez la réponse. Et puis, laissons aux responsables judiciaires et à la justice d’y répondre si cela s’avèrerait nécessaire. Nous n’en faisons pas une polémique là-dessus», affirme-t-il.
    ⭕Florent Rakotoarisoa avait indiqué que la HCC «qui aura le dernier mot (…) souhaite exprimer son avis comme tout le monde (…) [mais] ne peut pas encore le faire », avant d’être saisie. C’était le 22 juin en marge de l’atelier d’échanges sur les élections organisée par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Il avait évoqué l’existence de textes qui régissent le sujet à savoir le code de nationalité et la Constitution qui dispose que « « tout candidat aux fonctions de Président de la République doit être de nationalité malagasy, jouir de ses droits civils et politiques ».
    ⭕Au début de son intervention, le Général Josoa Rakotoarijaona souligne que les forces de l’ordre « assurent la mission qu’on assigne [aux forces armées] (…) dans laquelle elles sont compétentes (…) à savoir la sécurisation de Madagascar ». « Laissons aux politiciens les tâches politiques », lance le membre du gouvernement.
    ⭕La publication d’un document sur la naturalisation française du président de la République sur les réseaux sociaux suscite des vives réactions. L’opposition fustige le chef de l’Etat sur le dossier et met sur la table la question relative à sa présence à la tête de l’Etat. Le principal concerné s’est exprimé sur le sujet en rappelant le « patriotisme qui brûle » en lui, le « sang malgache qui coule dans [ses] veines », le 18 Juin.