Catégorie : Politique

  • ORDRE PUBLIC – La gestion de la période électorale parmi les objectifs du Forum interrégional sur la défense et la sécurité

    ORDRE PUBLIC – La gestion de la période électorale parmi les objectifs du Forum interrégional sur la défense et la sécurité

    Antananarivo, 27 Juillet, 12h55 – Le gouvernement met les bouchées doubles pour maîtriser l’insécurité, surtout à l’approche de la période électorale. Mercredi, à Ampahibe, les ministres en charge de la défense accompagnés de plusieurs autres membres du gouvernement ont annoncé la tenue les 3 et 4 août prochain du Forum interrégional sur la défense et la sécurité à Morondava. Il s’agira de prendre le pouls et mettre en place des stratégies pour lutter efficacement et durablement contre l’insécurité.

    La quiétude et la paix en période électorale font aussi partie des objectifs visés, à en croire le général Josoa Rakotoarijaona, ministre de la Défense nationale. “Comme vous le savez, il va y avoir des élections donc la population a besoin de se sentir en sécurité sinon comment est ce que la population va pouvoir exprimer sa voix s’ il y a des troubles dans le pays”, indique l’officier général aux hauts responsables des forces de l’ordre présents. “C’est aussi pour cela que nous allons effectuer ce forum”, explique-t-il.

    Ce forum verra la participation des quatre régions limitrophes à savoir les régions Melaky, Atsimo Andrefana, Vakinankaratra et Bongolava. “Nous avons choisi Morondava car, vous le savez, c’est l’une des zones rouges à Madagascar en termes d’insécurité” , poursuit le général quatre étoiles. “Nous y avons perdu des gendarmes, des policiers et des militaires”, regrette-t-il.

    Ce forum n’est qu’un début. D’autres forums de ce type seront aussi menés dans d’autres régions. Les idées et les avis recueillis lors de ce forum seront utilisés pour les autres qui suivront, expliquent les responsables.

    Photo : MDN

  • Sommet Russie-Afrique : Yvette Sylla et Herimanana Razafimahefa à  Saint-Pétersbourg

    Sommet Russie-Afrique : Yvette Sylla et Herimanana Razafimahefa à Saint-Pétersbourg

    Antananarivo, 27 Juillet, 12h15 – Madagascar répond présent au deuxième Sommet Russie-Afrique qui ouvre ses portes ce jeudi. La délégation malgache dirigée par Yvette Sylla, ministre des Affaires étrangères, et Herimanana Razafimahefa, président du Sénat, sont actuellement sur place pour participer à l’événement.

    Le sommet se tiendra à Saint-Petersburg pendant deux jours et réunira 49 représentants d’État et de gouvernement africains. Une vingtaine de chefs d’Etat africains sont attendus contre alors qu’ils étaient 43 lors du premier sommet en 2019. Le président de la République Andry Rajoelina, également de la partie en 2019, n’a cette fois-ci pas fait le déplacement.

    Pour la Russie, il s’agit de consolider ses relations avec ses partenaires africains dans de nombreux domaines, notamment politique mais aussi économique. Le forum économique et humanitaire a pour objectif de définir le développement à long terme ainsi que la direction et la forme de la coopération russo-africaine.

    En plein contexte de guerre en Ukraine, de nombreuses questions sont attendues durant le sommet. Il en est ainsi de la question de la livraison de blé sur le continent, une question cruciale pour de nombreux pays africains. La question de l’armement et de la présence du groupe Wagner sur le continent devrait aussi être évoquée.

    Par rapport à la guerre en Ukraine, Madagascar a toujours mis en avant sa neutralité sur le sujet et s’est plusieurs fois abstenu de voter les résolutions onusiennes condamnant le geste de la Russie. En février 2023, la Grande île a néanmoins voté pour une résolution appelant le retrait immédiat et sans conditions de troupes russes en Ukraine. Le 12 octobre, Madagascar avait aussi adopté une résolution qui avait condamné les « annexions illégales » par la Russie de quatre régions ukrainiennes ainsi que les « référendums illégaux » sur lesdites régions, mais cette position avait coûté son poste au ministre des Affaires étrangères de l’époque, Richard Randriamadrato.

  • DIASPORA – 7 millions d’euros de l’AFD pour l’engagement de la diaspora dans le développement de Madagascar

    DIASPORA – 7 millions d’euros de l’AFD pour l’engagement de la diaspora dans le développement de Madagascar

    Antananarivo, 26 Juillet, 8h16 – Engager la diaspora malgache dans le développement de la Grand île. Cela fait partie des objectifs de Madagascar lors de la mise en place de la Lettre de Politique nationale d’engagement de la diaspora malagasy (LPNED) il y a deux ans. Aujourd’hui cela prend forme grâce au projet Tantsoroka ho an’ny Diaspora (Tady) lancé officiellement mardi auprès du ministère des Affaires étrangères (MAE) en présence d’Arnaud Guillois, l’ambassadeur de France à Madagascar.

    ⭕Le projet Tady ambitionne de « créer les conditions favorables à la mobilisation de la diaspora pour le développement socio-économique de Madagascar. Il est financé à hauteur de 7 millions d’euros par l’Agence française de développement et sera mis en œuvre par Expertise France. Il s’agira principalement d’appuyer le ministère des Affaires étrangères. Un renforcement des capacités au niveau central du ministère est prévu mais aussi le renforcement du réseau diplomatique et consulaire dans les territoires à forte présence de la diaspora malgache ou encore le renforcement de la coordination entre le MAE et les autres ministères en charge des questions migratoires.

    ⭕Il s’agit aussi de permettre à la diaspora de co-financer des projets au pays ou de participer à des actions bénévoles. Et finalement le programme aura aussi un volet recherche dans le but d’ instaurer un dispositif de développement des connaissances afin d’alimenter le dialogue de politique publique sur les enjeux de migration.

    Photo : MAE

  • DÉPLACEMENT PRESIDENTIEL – Andry Rajoelina attendu au Sommet en Tanzanie

    DÉPLACEMENT PRESIDENTIEL – Andry Rajoelina attendu au Sommet en Tanzanie

    Antananarivo, 25 Juillet, 8h00 – Le capital humain au coeur d’un Sommet qui réunira les chefs d’Etat africains. Le président de la République Andry Rajoelina prendra part au Sommet sur le Développement du capital humain qui se tient à partir de ce mardi à Dar es Salam, en Tanzanie. D’après la présidence de la République, cette rencontre permettra aux leaders africains d’avoir des « des échanges approfondis sur les questions liées au développement du Capital Humain ». Il y sera notamment question d’éducation, de formation professionnelle, de productivité et de l’environnement économique pour favoriser la création d’emplois.
    ⭕Andry Rajoelina devrait prendre la parole à ce Sommet le 26 Juillet sur la thématique « Développement des compétences de la jeunesse pour assurer leur employabilité ». Le locataire d’Iavoloha devrait y présenter les actions mises en œuvre par son administration dans le cadre de son Velirano 8 intitulé « Nos femmes et nos jeunes pour l’avenir », indique la présidence.
    ⭕Dans son discours, le chef d’Etat malgache devrait, entre autres, évoquer « les investissements dans les infrastructures éducatives telles que les écoles et les universités, les efforts déployés l’alimentation scolaire, dans la distribution de manuels scolaires et supports d’apprentissage, ou encore des progrès réalisés dans les domaines de la planification familiale et des accouchements en centre de santé ». « Ce Sommet sur le Développement du capital humain nous offre une opportunité de partager nos avancées actuelles et d’échanger sur les meilleures pratiques des pays amis », estime le Président Andry Rajoelina.
    Photo : Présidence de la République
  • La Ceni boucle le processus de refonte de la liste électorale avec plus de 11 millions d’électeurs inscrits

    La Ceni boucle le processus de refonte de la liste électorale avec plus de 11 millions d’électeurs inscrits

    Antananarivo, 21 Juillet, 12h25 – Les inscriptions sur la liste électorale sont définitivement clôturées. Après un peu moins de dix mois de travaux, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) indique avoir recensé puis inscrit 11 043 836 électeurs. L’objectif de plus de 13 millions d’électeurs visé par l’organe de gestion des élections est atteint à 81%. Par rapport à la dernière liste électorale révisée en 2002 où le nombre d’électeurs inscrits était de 10 749 934, il y a eu une hausse de 2,73% du nombre des électeurs.

    Sur les 11 043 836 électeurs, 3 393 121 sont inscrits dans la province d’Antananarivo. Ce nombre est en baisse de 240 451 électeurs, soit de 6,62%, comparé au nombre d’inscrits sur la liste électorale révisée en 2022 où il y a eu 3 633 572 électeurs dans la province d’Antananarivo.

    Dans les cinq autres provinces, le nombre des électeurs a connu une hausse. C’est à Mahajanga que la hausse la plus importante a été enregistrée avec une augmentation de 13,58% du nombre d’électeurs. De 1 215 969 en 2022, le nombre d’inscrits sur la liste électorale atteint après la refonte 1 381 141 électeurs.

    Pour Fianarantsoa, il y a plus de 9% d’électeurs en plus, leur nombre passant de 1 929 855 en 2022 à 2 107 847 dans la nouvelle liste électorale. Dans la province d’Antsiranana, le nombre d’électeurs a connu une hausse de 8,78% avec 68 191 électeurs de plus par rapport à 2022 où il y a eu 776 354 électeurs.

    Pour Toamasina, la hausse est de 5% avec des électeurs passant de 1 604 073 en 2002 à 1 685 545 en 2023. Pour Toliara, l’augmentation n’a pas non plus été importante avec seulement 41 526 électeurs supplémentaires par rapport aux 1 590 111 inscrits de 2022, soit 2,61%.

  • COOPÉRATION – La Suisse prône le dialogue entre les différentes parties pour le bon déroulement des élections à Madagascar

    COOPÉRATION – La Suisse prône le dialogue entre les différentes parties pour le bon déroulement des élections à Madagascar

    Antananarivo, 21 Juillet, 8h15 – “La Suisse encourage et soutient Madagascar pour la tenue d’élection équitable, transparente et inclusive”. Les mots sont de Rolf Stalder, ambassadeur de la Confédération suisse à Madagascar lors de la célébration de la fête nationale suisse qui s’est tenue jeudi à la Résidence de la Suisse à Ambohibao. “La démocratie est un acquis précieux qui doit être entretenu et ne pas être considéré comme acquis”, insiste le diplomate. Il précise que la Suisse tiendra aussi des élections pour renouveler l’assemblée fédérale cette année.

    Pour le diplomate suisse, la tenue d’une élection apaisée passe forcément par un dialogue entre les différentes parties. L’ambassadeur incite ainsi à “une communication constructive” pour toutes les parties impliquées dans le processus “afin que tout se déroule de manière pacifique”.

    L’ambassadeur de Suisse a aussi annoncé que Micheline Calmy-Rey , ancienne présidente de la Confédération et conseillère fédérale auprès des affaires étrangères, va être désignée en tant qu’ envoyée spéciale de l’Organisation internationale de la Francophonie pour accompagner le processus électoral malgache. “La Suisse défend les valeurs démocratiques pas seulement au niveau national mais aussi au niveau international”, précise l’ambassadeur.

    De son côté, Yvette Sylla, ministre des affaires étrangères, a appelé la Suisse à soutenir le processus électoral enclenché. “J’aimerais réitérer que Madagascar compte sur le soutien et le rôle constructif de ses partenaires en vue de préserver les acquis démocratiques au moment où il s’apprête à tenir des élections dans les meilleures conditions », lance-t-elle à l’endroit de l’ambassadeur suisse.

  • Yvette Sylla accuse l’opposition de « destabilisation » après l’incident à l’épreuve d’histoire-géographie au baccalauréat

    Yvette Sylla accuse l’opposition de « destabilisation » après l’incident à l’épreuve d’histoire-géographie au baccalauréat

    Antananarivo, 20 juillet, 17h00 – L’opposition dans la ligne de mire du gouvernement. Yvette Sylla, ministre des Affaires étrangères, pointe du doigt ceux qu’elle considère comme responsables de l’incident à l’épreuve d’histoire géographie au baccalauréat mercredi. « Il existe un pas à ne pas franchir. Elle l’a fait. Il s’agit de l’opposition (…) C’est inacceptable », tonne-t-elle en marge de la cérémonie de célébration de la fête nationale suisse, jeudi.

    « L’objectif était la déstabilisation. Les jeunes ne devraient pas être les victimes (…) Il ne faut pas instrumentaliser les enfants en se livrant au terrorisme », condamne le chef de la diplomatie. « La cible n’a pas été atteinte et ce sont les enfants qui en sont les victimes », enchaîne-t-elle.

    Dans la journée, le président Andry Rajoelina avait parlé d’une « fuite de sujet (…) faite exprès », à l’origine d’incident durant l’épreuve d’histoire géographie au baccalauréat d’enseignement général. Il pointe du doigt des « personnes malintentionnées, de saboteurs et de preneurs d’otage ». « Si vous n’aimez pas les autorités, ne sacrifiez pas les enfants malgaches », avertit le chef de l’Etat.

    Le déroulement des examens du baccalauréat de l’enseignement général avait connu des anicroches mercredi. L’épreuve avait été interrompue avant que le sujet de remplacement ne soit proposé aux candidats, invités à composer jusqu’en début de soirée.

    Dans la soirée du mercredi, Landy Mbolatiana Ramanantenasoa, ministre de la Justice, avait qualifié de « troubles à l’ordre public », l’incident. Dans la foulée, le général Serge Gellé, secrétaire d’Etat à la gendarmerie, avait indiqué l’existence d’arrestations de « quelques personnes dans certains endroits ».

  • ELECTION – Andry Rajoelina attend avant de se prononcer sur sa candidature à la prochaine présidentielle

    ELECTION – Andry Rajoelina attend avant de se prononcer sur sa candidature à la prochaine présidentielle

    Antananarivo, 16 Juillet, 23h15 – Candidat ou pas candidat ? La question n’a pas eu de réponse claire de la part du président de la République Andry Rajoelina ce dimanche. Celui-ci semble vouloir réserver une forme plus solennelle à sa déclaration, et ne pas répondre à une question posée au cours d’une émission spéciale. « Ce sont les Malgaches majeurs qui vont élire le président de la République. Il est juste et légitime que je donne la réponse à cette question aux Malgaches », répond-il.

     

    A la question sur un éventuel soutien à une candidature, Andry Rajoelina n’a pas non plus répondu. « Nous n’en sommes pas encore là », assène-t-il. « Pour l’instant, nous travaillons pour assurer le développement de Madagascar ».

     

    Le président de la République assure néanmoins que « Andry Rajoelina est apprécié par de nombreux électeurs ». Il a d’ailleurs affirmé en début d’émission que sa cote de popularité reste intacte et qu’il « ne faut pas s’appuyer sur les critiques formulées sur Facebook » pour apprécier sa popularité mais « se baser sur les réalités de terrain ». Il assure également ne pas avoir peur des élections, son parti et la coalition présidentielle étant des « formations politiques fortes ».

     

  • ETAT-CIVIL – Pourquoi Andry Rajoelina a-t-il demandé la nationalité française ?

    ETAT-CIVIL – Pourquoi Andry Rajoelina a-t-il demandé la nationalité française ?

    Antananarivo, 16 Juillet, 23h00 – « Quel parent ne ferait pas tout pour que ses enfants réussissent » ? Le président de la République Andry Rajoelina indique avoir demandé la nationalité française pour permettre à ses enfants de poursuivre leurs études en France. A l’entendre, ses enfants devaient « faire la queue auprès de l’administration française tous les six mois pour obtenir un visa ». C’est pour éviter ces péripéties à ses enfants et pour les voir réussir qu’il a demandé la nationalité française, répond-il à la question de savoir pourquoi il a effectué la sollicitation.

     

    Bien qu’il reconnaisse avoir effectué la démarche pour ses enfants, et bien que le document publié sur les réseaux sociaux soit un décret de naturalisation, Andry Rajoelina ne reconnaît pas qu’il s’agisse d’une demande de naturalisation. « C’est mon droit », martèle-t-il, insistant sur la nationalité française de son grand-père. Pour le président malgache, sa nationalité française est « un bout de papier de 8cm qui se trouve dans sa poche » et qui ne pourrait jamais lui ôter son patriotisme. « Andry Rajoelina aime sa patrie et est prêt à mourir pour elle », scande-t-il, amenant l’assistance à lui faire un standing ovation.

     

    « Je n’accepte pas qu’on me dise que je ne suis pas Malgache », poursuit-il, reconnaissant à demi-mot sa double nationalité sans avouer sa citoyenneté française. D’ailleurs, « est-ce un péché d’avoir une autre nationalité » ? s’interroge-t-il, citant diverses personnalités ayant une double nationalité et des dirigeants politiques ayant des origines autres que celles du pays qu’ils dirigent. Il évoque même Jean Ralaimongo, militant nationaliste, qui avait demandé que tous les Malgaches aient accès à la citoyenneté française sous la colonisation, ainsi que les députés Joseph Raseta et Jacques Rabemananjara, fondateurs du parti nationaliste Mouvement démocratique pour la rénovation malgache (MDRM), qui étaient Français.

     

    Dans la foulée de son discours, Andry Rajoelina fait un clin d’œil à tous les Malgaches binationaux à travers le monde. « Rassurez-vous, personne ne pourra vous enlever ce qui fait de vous des Malgaches », assure-t-il. Rappelant que le décret gouvernemental autorisant une perte ou une déchéance de la nationalité est signée par le président de la République, il affirme n’avoir jamais signé de décret autorisant une perte nationalité. Il souhaite, par ailleurs, que ce débat, ou plutôt que « ce faux-débat soit clos ».

     

  • Madagascar entend poursuivre les discussions autour des îles éparses

    Madagascar entend poursuivre les discussions autour des îles éparses

    Antananarivo, 15 Juillet, 6h05 – Le sujet est toujours sur la table. Alors que les discussions autour des îles Éparses semblent toujours au point mort, le général Josoa Rakotoarijaona a réaffirmé ce vendredi que le gouvernement malgache entend les poursuivre. « Notre pays entend poursuivre dans une approche toujours constructive les discussions avec la France concernant les îles malgaches du Canal de Mozambique et continuer à appeler au respect du droit international et de la charte des Nations unies », annonce le ministre de la Défense nationale dans son discours lors de la célébration de la fête nationale française à la Résidence de France à Ivandry.

     

    Le membre du gouvernement évoque la nécessité pour les deux pays de trouver une issue sur ce dossier pour le bien de la coopération bilatérale. « Pour Madagascar, une coopération saine et mutuellement avantageuse doit avoir comme fondation l’engagement indéfectible de chacune des parties mais aussi le respect de la souveraineté de chacun », poursuit l’officier général.

     

    Arnaud Guillois, l’ambassadeur de France, de son côté, n’a pas expressément évoqué le cas des îles éparses dans son allocution. Il a plutôt mis en avant la situation plus que bonne des relations actuelles entre les deux pays. Ces bonnes relations sont prouvées par les rencontres successives récentes entre Emmanuel Macron et Andry Rajoelina à Paris ou encore la venue de hauts responsables français, ministres et parlementaires dans la Grande île ces derniers mois, laisse-t-il entendre. Le sujet des îles éparses n’a pas figuré dans le compte-rendu officiel de la rencontre entre les deux chefs d’État.

     

    Pour l’instant, la deuxième réunion de la Commission mixte mise en place pour discuter du sujet n’a toujours pas lieu. Les dernières discussions officielles sur ce sujet remontent toujours à la première réunion de la commission mixte qui s’est tenue à Andafiavaratra en 2019. La pandémie de Covid-19 ou encore les changements des responsables de la diplomatie ont été tour à tour soulevés pour expliquer que la deuxième réunion n’ait toujours pas pu avoir lieu. Cette commission mixte a comme principale mission de trouver une solution consensuelle sur ce dossier avant la célébration de la date du 60ème anniversaire du retour de l’Indépendance de Madagascar.