Catégorie : Politique

  • La maison natale d’Andry Rajoelina érigée en « musée » au sein de l’Académie militaire

    La maison natale d’Andry Rajoelina érigée en « musée » au sein de l’Académie militaire

    Antananarivo, 29 Août, 6h05 – L’histoire de la famille Rajoelina à découvrir dans son ancien appartement. Celui-ci, implanté au coeur de l’Académie militaire, est officiellement érigé en musée, le Musée 409D. Une visite guidée du site a eu lieu ce lundi en marge du Fandresena, la cérémonie de sortie de promotion des élèves de l’Acmil.

     

    Dans l’appartement, « tout a été conçu pour rappeler l’époque où la famille Rajoelina l’habitait », indique le Colonel Ralaibeza, responsable de la mise en place du musée. Outre les photos de famille où on peut voir Andry Rajoelina enfant, posant avec ses parents et ses sœurs, des habits symbolisant cette enfance sont exposés dans l’appartement D409, à l’instar de son kimono quand il était jeune karatéka, ou de son costume durant sa première communion.

     

    Des posters des idoles du chef de l’Etat quand il était enfant sont également apposés sur les murs. Ainsi, on peut y voir encadrée une photo de Horst Hrubesch, ancienne gloire du foot allemand (et non russe), ainsi que celles de Bruce Lee. « A l’époque où je faisais du karaté, on me surnommait Bruce Lee », raconte le chef de l’Etat.

     

    Andry Rajoelina indique n’avoir vécu dans l’appartement 409D que jusqu’à sa troisième année. Mais les initiateurs du musée au sein des Forces armées ont tenu à y immortaliser une bonne partie de son enfance. « Car c’est peut-être ici qu’est né le programme vous ayant conduit à la présidence », glisse le colonel Ralaibeza.

     

    Selon Rajoelina, son père était tireur d’élite et il avait vécu à Antsirabe avec sa famille, à l’appartement 409D quand il était instructeur à l’Académie militaire.

     

    Photo : Académie militaire

     

  • SCRUTIN – Annick Ratsiraka dépose son dossier de candidature à la présidentielle à la HCC 

    SCRUTIN – Annick Ratsiraka dépose son dossier de candidature à la présidentielle à la HCC 

    Antananarivo, 26 août, 20h00 – Annick Ratsiraka, secrétaire nationale de l’Antoko revolisionera malagasy (Arema) passe à l’acte. La fille de l’ancien président Didier Ratsiraka fait déposer son dossier de candidature à la course à la magistrature suprême du 9 novembre. C’est Ange Andrianarisoa qui a conduit la délégation du parti pour se plier à ces formalités administratives à Ambohidahy samedi en fin de matinée.

     

    Annick Ratsiraka avait affirmé avoir répondu à des sollicitions pour expliquer sa candidature. « Le pays est difficulté », avait lancé la titulaire de diplôme en marketing et en management hôtelier et en langues. L’ancienne membre de cabinet du ministère de l’Aménagement du territoire après le retour au pouvoir de Didier Ratsiraka en 1997 propose de porter certaines idées de son père.

     

    Pour l’heure, deux dossiers de candidature ont été déposés à Ambohidahy. Celui de l’ancien président Marc Ravalomanana et celui d’Annick Ratsiraka. Les prétendants à la course à la magistrature suprême ont jusqu’au 6 septembre pour déposer leurs dossiers.

     

  • ELECTION – Hery Rajaonarimampiaina officialise sa candidature à la présidentielle

    ELECTION – Hery Rajaonarimampiaina officialise sa candidature à la présidentielle

    Antananarivo, 26 août, 18h30 – Une nouvelle candidature annoncée pour la présidentielle du 9 novembre. L’ancien président Hery Rajaonarimampianina rend publique sa décision de s’aligner à la course à la magistrature suprême. « J’ai déjà indiqué ma volonté de prendre ma responsabilité (…) est-ce que vous êtes prêts ? J’ai entendu votre réponse. Vous êtes prêts ! », lance l’ancien chef de l’Etat lors de la clôture du congrès du parti Hery vaovao ho an’i Madagasikara (HVM), dans son quartier général à Andraharo samedi.

     

    Le fondateur de l’ancien parti au pouvoir conclut que « le pays est tombé dans un gouffre et a besoin d’être sauvé, redressé », pour expliquer son choix. « On ne peut pas se contenter d’énumérer les problèmes (…) Il faut proposer des solutions », argumente-t-il. « Parfois, il faut écouter l’opposition », assène-t-il.

     

    Hery Rajaonarimampianina invite ses partisans à l’ouverture. « Je ne peux pas, tout seul, réaliser tout cela », note-t-il, proposant une ouverture au sein d’une plateforme de soutien à son endroit « pour se donner la main dans la course pour l’intérêt national ».

     

    Par deux fois, l’ancien ministre des Finances de la Transition s’est déjà présenté à la présidentielle. Crédité de 53,49% des suffrages exprimés, il avait accédé à la magistrature suprême après l’élection de 2013 à la suite de sa victoire contre Robinson Jean-Louis au second tour. En 2018, Il avait tenté de rempiler à la tête de l’Etat mais est arrivé en troisième position avec 8,82% de voix, derrière Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana.

     

    Deux anciens présidents, deux député et d’autres personnalités politiques, avaient annoncé leur intention de briguer le poste du président de la République. Marc Ravalomanana avait déposé son dossier auprès de la Haute Cour constitutionnelle (HCC). Selon le calendrier établi, ceux qui veulent se porter candidat à la présidentielle peuvent déposer leur dossier auprès de la HCC jusqu’au 6 septembre. Cette dernière proclamera la liste des candidats officiels le 9 septembre.

    Photo : HVM

  • Des opposants unissent leur voix « contre un président de la République ayant une nationalité étrangère »

    Des opposants unissent leur voix « contre un président de la République ayant une nationalité étrangère »

    Antananarivo, 25 août, 8h45 – L’opposition monte au créneau. Des représentants de différentes formations politiques se sont donnés rendez-vous du côté du By Pass pour faire part de leur position. « Nous n’acceptons pas que Madagascar ait un président de la République ayant une nationalité étrangère (…) Nous lançons un appel à tous les Malgaches sans exception de prendre leurs responsabilités afin de défendre la souveraineté nationale », lance « Dada » Rebalefotaka, lisant une déclaration commune, jeudi.

    Pour les initiateurs de la déclaration, un président de la République, ayant une nationalité étrangère « ne constitue pas une garantie pour veiller aux intérêts du pays face aux différentes pressions sous différentes formes exercées par des pays étrangers ». « La souveraineté et l’indépendance ne sont pas négociables. Celles-ci suscitent la fierté nationale et le patriotisme pour chaque citoyen », indique celui qui a lu l’annonce, évoquant au passage une question de conflit d’intérêts.

    Plusieurs personnalités issues des partis d’opposition étaient présentes sur les lieux lors de la déclaration. C’est, entre autres, le cas de Rivo Rakotovao du Hery vaovao ho an’i Madagasikara (HVM), du député Siteny Randrianasoloniaiko, du Parti socio-démocrate (PSD), de plusieurs parlementaires issus du Tiako i Madagasikara (TIM) ou encore des représentants du parti Malagasy miara-miainga (MMM). « Ce mouvement n’est pas un mouvement de partis politiques mais celui du peuple malgache qui sent sa souveraineté menacée », se défend la député Eléonore Johasy de Tsara tahafina.

    Ceux qui se sont déplacés sur place n’ont pas pu accéder dans l’enceinte prévue pour l’événement. Ils se sont massés devant le portail verrouillé depuis l’intérieur, au point de bloquer la route à un moment donné, avant de se disperser dans le calme après l’annonce. Le tout s’est déroulé devant des éléments des forces de l’ordre qui quadrillent les espaces autour du site.

    Mardi, la Haute cour constitutionnelle (HCC) s’est déclarée incompétente pour juger de toute question relative à la nationalité et indique que le sujet relève du domaine réglementaire. La décision fait suite à la requête aux fins d’invalidation de la candidature d’Andry Rajoelina à la présidentielle de 2018. La période de dépôt de candidature à la présidentielle s’est ouverte mercredi et devrait se clôturer le 6 septembre.

  • Élection présidentielle : Ravalomanana dépose sa candidature auprès de la Haute cour constitutionnelle

    Élection présidentielle : Ravalomanana dépose sa candidature auprès de la Haute cour constitutionnelle

    Antananarivo, 24 août, 13h00 – Comme en 2006, l’ancien président Marc Ravalomanana est le premier à déposer sa candidature à la présidentielle du 9 novembre. L’ancien chef de l’Etat, accompagné de ses partisans, est venu s’acquitter des formalités administratives à la Haute cour constitutionnelle (HCC), à Ambohidahy, jeudi matin.

     

    A entendre Marc Ravalomanana, il manque dans son dossier le certificat délivré par l’administration fiscale attestant de sa situation fiscale. « Ils ont accepté mais ils sont encore en train de faire les procédures et l’imprimé n’est pas encore entre nos mains, c’est eux qui ne sont pas prêts, pas nous », indique-t-il.

     

    Le fondateur et président du parti Tiako i Madagasikara (TIM) insiste sur le respect de la charte de conduite des partis politiques, surtout le côté relatif à la liberté d’expression. Il lance également un appel à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) concernant la facilitation de la démarche administrative pour les candidats.

     

    L’ancien chef de l’Etat ne donne pas de chiffre concernant son fonds de propagande. Il évoque seulement la possible hausse des dépenses pour tous les candidats en pointant du doigt l’état de la route. Il profite de l’occasion pour remercier ses partisans d’avoir mis la main à la poche pour payer la caution de 200 millions d’ariary.

     

    La période dépôt de dossier de candidature à la présidentielle s’ouvre le 23 août et prendra fin le 6 septembre. La HCC proclamera la liste des candidats officiels le 9 septembre. Dans la pratique, le calendrier pour la campagne électorale est fixé du 10 octobre au 7 novembre, le 8 novembre étant consacré au silence électoral.

     

    (Article mis à jour à 17h12 par rapport à l’absence dans le dossier du certificat relatif à la situation fiscale du candidat)

     

  • La HCC estime qu’aucune juridiction issue de la fonction juridictionnelle ne peut constater la perte de la nationalité d’un citoyen

    La HCC estime qu’aucune juridiction issue de la fonction juridictionnelle ne peut constater la perte de la nationalité d’un citoyen

    Antananarivo, 23 Août, 9h30 – La Haute cour constitutionnelle tranche. Se disant « incompétente pour dire et juger que Monsieur Rajoelina Andry Nirina a perdu la nationalité malagasy », elle souligne qu’aucune autre juridiction issue de la fonction juridictionnelle n’a non plus cette compétence.

     

    Dans sa décision relative à la requête de Fanirisoa Ernaivo, magistrate en exil en France et ancienne candidate à la présidentielle, la HCC estime que « la compétence pour constater la perte de la nationalité malgache relève du pouvoir règlementaire », et que « ni la juridiction constitutionnelle ni aucune autre juridiction issue de la fonction juridictionnelle ne peut s’immiscer dans ces compétences ».

     

    Dans ses considérants, la Cour d’Ambohidahy abonde dans le sens des arguments soutenus par la défense du président de la République qui estiment que « la perte de la nationalité malgache n’est pas automatique suite à l’acquisition d’une nationalité étrangère » et que cette perte doit être constatée par décret. Dans sa décision, la HCC s’appuie notamment sur l’article 55 du Code de la nationalité qui dispose que « les décrets de naturalisation et de réintégration, les décrets portant autorisation de perdre la nationalité malagasy, les décrets déclarant qu’un individu a perdu la nationalité malagasy , les décrets de déchéance sont publiés au journal officiel de la République ».

     

    Sur la question de la nationalité, le rôle des juridictions, notamment les tribunaux de première instance, consiste principalement à octroyer le certificat de nationalité. Selon le ministère de la Justice, les procédures de demande de certificat de nationalité ne nécessitent pas d’audience. « Dès que les preuves justifiant de la nationalité malgache du demandeur sont réunies, le président du tribunal de première instance peut délivrer le certificat de nationalité », indique le ministère dans sa brochure relative au certificat de nationalité.

     

    Selon les articles 66 et suivants du code de la nationalité, il revient également au tribunal de première instance ou la section, à charge d’appel, de connaître des contestations sur la nationalité. Il s’agit notamment du tribunal civil qui peut être saisi par l’individu qui souhaite faire juger qu’il a ou pas la nationalité malgache. Dans le cas où les contestations relèveraient d’une administration publique ou d’une tierce personne, l’action est intentée par le procureur de la République qui est tenu d’agir s’il en est requis.

  • L’Ukraine appelle Madagascar à adhérer au plan de paix de Zelensky

    L’Ukraine appelle Madagascar à adhérer au plan de paix de Zelensky

    Antananarivo, 24 Août, 7h10 – Un allié. C’est ce que Madagascar représente déjà pour l’Ukraine, en votant au mois de février la résolution de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour le retrait des troupes russes de ce pays, d’après son ambassadrice basée à Pretoria, Liubov Abravitova. Mais la Grande île, comme beaucoup d’autres pays, peut contribuer davantage à mettre fin à ce conflit, en adhérant au plan de paix du président Volodymyr Zelensky, avance cette diplomate ukrainienne, en marge d’une réunion à distance qu’elle a eue avec des ambassadeurs travaillant à Madagascar, mercredi.

     

    Comme expliqué par l’ambassadrice Liubov Abravitova, le président Volodymyr Zelensky a proposé une formule à dix points destinée à ramener la paix. Son plan prend entre autres compte de la radiation et la sécurité nucléaire, la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique ou encore la justice. Madagascar peut se positionner dans l’ensemble des dix sujets contenus dans ce plan ou choisir le ou les domaines qui lui convient, avance la diplomate ukrainienne. Ce plan va d’ailleurs être discuté par des chefs d’Etat en marge d’un sommet mondial prévu se tenir à la fin de cette année, avec une participation éventuelle de Madagascar, lance-t-elle.

     

    Pour l’heure, les autorités malgaches ont toujours insisté sur la neutralité de Madagascar par rapport au conflit russo-ukrainien. Elles avaient mis en avant une diplomatie d’ouverture encourageant les initiatives favorables à la promotion et à l’avènement d’une paix global et juste. Le ministre des Affaires étrangères, Yvette Sylla, avait déjà apporté des explications concernant les raisons qui ont motivé le vote de Madagascar sur la résolution de l’ONU pour le retrait des troupes russes de l’Ukraine. C’était une décision prise par la Grande île pour préserver la paix mondiale et pour l’intérêt national, avait-elle expliqué au mois de février.

     

    Malgré cette posture de neutralité adoptée vis-à-vis de la guerre en Ukraine, Madagascar est loin d’être épargné des impacts de ce conflit. L’insécurité alimentaire en Afrique qui s’est déjà accrue avec plusieurs facteurs comme le Covid-19, la sécheresse et le changement climatique, s’est davantage accentuée avec cette invasion russe, regrette l’ambassadeur du Japon à Madagascar Abe Koji.

     

    La décision de la Russie de ne pas renouveler la Black sea grain initiative (BSGI) compromet également l’approvisionnement en produits agricoles des marchés mondiaux, souligne l’ambassadrice des Etats-Unis, Claire Annette Pierangelo. Or, l’Ukraine est parmi les principaux fournisseurs du Programme alimentaire mondial (PAM) pour soutenir les opérations alimentaires dans les pays les plus touchés par l’insécurité alimentaire comme Madagascar, rappelle la diplomate américaine.

     

    Les ambassadeurs ayant participé à cette réunion virtuelle de mercredi continuent de condamner fermement l’invasion russe en Ukraine et disent vouloir continuer à coopérer étroitement avec la communauté internationale, dont Madagascar, pour y mettre fin. Plusieurs représentants de pays, à savoir l’Ukraine, le Japon, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Union Européenne, l’Allemagne et la France ont échangé durant cette réunion organisée en marge de la commémoration du 32ème anniversaire de l’indépendance de l’Ukraine, célébrée le 24 août.

     

  • NATIONALITE – La HCC déboute Fanirisoa Ernaivo 

    NATIONALITE – La HCC déboute Fanirisoa Ernaivo 

    Antananarivo, 22 août, 20h30 – Une fin de non-recevoir. La Haute Cour constitutionnelle (HCC) se déclare incompétente pour dire et juger la perte de nationalité malgache du président Andry Rajoelina dans son arrêt publié mardi. Elle considère, par ailleurs, que la requête en invalidation de la candidature du chef de l’Etat formulée par Fanirisoa Ernaivo lorsqu’il était candidat à la présidentielle en 2018 est « frappée de forclusion et est irrecevable ».

     

    Pour la juridiction constitutionnelle « ni la juridiction constitutionnelle ni aucune autre juridiction issue de la fonction juridictionnelle ne peut s’immiscer dans les compétences dévolues par le constituant au pouvoir réglementaire pour constater la perte de la nationalité et ce, en vertu du principe de séparation des pouvoirs ». Pour elle, « il ne relève pas de la compétence de la Haute Cour Constitutionnelle de dire et juger que Monsieur Rajoelina Andry Nirina a perdu la nationalité malagasy ».

     

    La HCC indique que le code de la nationalité confie au pouvoir réglementaire « la compétence non seulement d’attribuer la nationalité malagasy (…) mais aussi de constater la perte de la nationalité malagasy ». Elle traduit l’une des dispositions dudit code concernant «l’autorisation donc à la demande de l’intéressé, soit à l’initiative du gouvernement, ou encore la déchéance de la nationalité malagasy et ce, en vertu du principe du parallélisme de forme ».

     

    Dans son arrêt, la juridiction constitutionnelle affirme que « les arrêts et les décisions de la Haute Cour Constitutionnelle (…) ne sont susceptibles d’aucun recours ». Pour elle, la loi organique sur l’élection du président de la République « ne prévoit en aucun cas une possibilité de recours contre la liste des candidats quel que soit le motif invoqué ».

     

    La HCC rappelle que « le délai de recours est fixé à deux jours après la publication des résultats provisoires par la Commission Electorale Nationale Indépendante », pour évoquer le motif de forclusion de requête en invalidation de la candidature du futur chef de l’Etat.

     

    La HCC assure que « les publications au journal officiel, bien que d’un pays étranger, sont accessibles à tous ». Elle répond ainsi à la requérante qui avait soulevé un « fait nouveau » concernant le décret portant acquisition de la nationalité française de par l’actuel chef de l’Etat, suffisant pour elle pour rouvrir le dossier.

     

    La juridiction constitutionnelle estime qu’«aucune action ni abstention pouvant être qualifiée de manœuvre frauduleuse ou de dol n’est imputable au défendeur[Andry Rajoelina] pour empêcher la publication du décret portant acquisition de la nationalité française dans le journal officiel ». «La charge de la preuve des manœuvres frauduleuses ou dolosives ou de la perte de la nationalité malagasy appartient à celui qui l’allègue », enchaîne-t-elle, faisant référence au moyen de recevabilité de ladite requête « fondé sur l’existence d’un fait nouveau en l’occurrence les manœuvres dolosives et frauduleuses ou l’acte constatant la perte de la nationalité malagasy ».

     

     

  • ELECTION – Annick Ratsiraka annonce sa candidature à la présidentielle de novembre 2023

    ELECTION – Annick Ratsiraka annonce sa candidature à la présidentielle de novembre 2023

    Antananarivo, 20 Août, 8h35 – A quelques jours de l’ouverture de la période de dépôt de candidature à la présidentielle, une deuxième femme annonce son intention de participer à la course à la magistrature suprême. Annick Ratsiraka, secrétaire nationale du parti Arema, fait part à la presse de sa candidature à l’élection de novembre 2023, samedi. La fille de Didier Ratsiraka confie répondre à diverses sollicitations lui demandant d’être « candidate pour porter le message et l’héritage de l’ancien président Didier Ratsiraka ».

     

    « Le pays est en difficulté et beaucoup de choses doivent être redressées », souligne-t-elle. Celle qui a pris en 2020 les rênes du parti fondé en 1975 par son père indique vouloir porter les idées et les lignes de conduite ainsi que les propositions nouvelles que son père avait incarnées jusqu’à sa mort.

     

    Deuxième femme à annoncer sa candidature à la présidentielle après Masy Goulamaly, Annick Ratsiraka est la deuxième Ratsiraka à avoir l’intention de briguer la magistrature suprême. Son cousin Roland Ratsiraka qui en est à sa troisième candidature a déjà aussi fait part de sa participation à la présidentielle. « Nous avons chacun notre parti », rappelle la deuxième fille de Didier Ratsiraka, grande sœur de Sophie Ratsiraka, actuelle ministre de l’Artisanat et des métiers.

     

    Photo : Arema Toamasina

  • ELECTION – Masy Goulamaly annonce sa candidature à la présidentielle de 2023

    ELECTION – Masy Goulamaly annonce sa candidature à la présidentielle de 2023

    Antananarivo, 18 Août, 22h00 – L’élue de Tsihombe se lance aussi dans la course. Masy Goulamaly, député élue à Tsihombe annonce sa candidature à la présidentielle de novembre 2023. Dans une vidéo publiée sur son compte Facebook ce vendredi, elle indique « avoir ressenti les aspirations aux changements de la population ». « J’ai entendu vos appels et j’ai ressenti vos désirs de changement durant mes tournées. Je vais donc me présenter à la présidentielle », annonce-t-elle.

     

    Masy Goulamaly est pour l’instant la première femme à annoncer sa candidature à l’élection présidentielle de 2023. Elle a d’ailleurs mis en avant ses qualités de mère de famille, dans sa vidéo, pour appuyer sa candidature.  »Je suis une mère de famille, qui ne supporte pas de voir les maux de son enfant, (…) et qui peux comprendre nos misères. Je suis prête à assumer mes responsabilités, en tant que mère de famille, c’est ce qui me diffère du grand nombre », lance-t-elle.

     

    La députée Masy Goulamaly est sur le point de terminer son deuxième mandat à Tsimbazaza. Elle siège à l’Assemblée nationale depuis 2014. Elle a, notamment, été l’initiatrice de la proposition de loi sur l’interruption thérapeutique de grossesse (ITG), un texte soutenu par diverses associations de défense des droits de la femme. En mai dernier, elle a présenté la plateforme Avotantsika Miaraka i Madagasikara (AMM) dont elle est la présidente.