Catégorie : Politique

  • Pluie de nominations et d’abrogations au dernier Conseil des ministres du mandat d’Andry Rajoelina

    Pluie de nominations et d’abrogations au dernier Conseil des ministres du mandat d’Andry Rajoelina

    Antananarivo, 9 Septembre, 9h25 – Ils sont 39 nouveaux hauts employés de l’Etat à prendre bientôt leur poste au sein de l’administration. Pour le dernier Conseil des ministres de son mandat, Andry Rajoelina a procédé à des nominations à plusieurs postes vendredi. 13 décrets de nomination sont également abrogés sans qu’aucune nouvelle désignation n’ait été faite au cours de cette dernière réunion de l’Exécutif dirigée par Andry Rajoelina.

     

    Les nouvelles mesures concernent aussi bien la présidence que les ministères et le Bureau du Premier ministre. A la présidence de la République, un nouveau directeur de cabinet est nommé alors que dix autres responsables sont démis de leur poste à la veille de la démission attendue du président de la République qui se porte candidat à la présidentielle.

     

    Le plus grand nombre de nouvelles nominations concerne le ministère de l’Education nationale avec quatre nouveaux directeurs régionaux et quatre nouveaux directeurs centraux. Des désignations sont aussi opérées au niveau du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation avec la nomination d’un nouveau préfet, d’un nouveau gouverneur et de deux chefs de district. Il en est de même au niveau du ministère de la Défense nationale avec la nomination de nouveaux commandants auprès des écoles et autres centres de formation de l’Armée.

     

    Les autres nominations concernent le ministère de la Justice avec la désignation des magistrats au Pôle anti-corruption d’Antananarivo et à la Cour d’appel d’Antananarivo, le ministère des Affaires étrangères avec la nomination d’un nouvel ambassadeur de Madagascar en Suisse, le ministère de l’Economie et des finances et les nouveaux directeurs intérrégionaux de l’Institut national des statistiques, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, le ministère de la Santé publique, le ministère des Travaux publics, le ministère en charge des Télécommunications, le ministère de la Jeunesse et des sports ainsi que le secrétariat en charge de la Gendarmerie et celui en charge des Nouvelles villes et de l’habitat.

     

     

  • PRESIDENTIELLE- Des requêtes aux fins d’invalidation de candidature de Rajoelina à la HCC 

    PRESIDENTIELLE- Des requêtes aux fins d’invalidation de candidature de Rajoelina à la HCC 

    Antananarivo, 9 septembre, 7h45 – La Haute cour constitutionnelle (HCC) a du pain sur la planche. Plusieurs requêtes ont été déposées à Ambohidahy au moment où les hauts conseillers examinent la liste des candidats pour la présidentielle dont le premier tour est fixé au 9 novembre.

     

    Cinq requêtes ont été déposées vendredi selon les informations enregistrées et partagées par la HCC. Les partis Hery vaovao ho an’i Madagasikara (HVM) et Tiako i Madagasikara (TIM) ainsi que le candidat déclaré Hajo Andrianainarivelo ont déposé chacun une requête aux fins d’invalidation de la candidature du président Andry Rajoelina. La formation politique de l’ancien président Marc Ravalomanana ajoute une autre requête aux fins de statuer sur la validité du certificat de nationalité et sur l’irrecevabilité de la candidature du chef de l’Etat en exercice.

     

    En début de soirée, des sénateurs qui soutiennent le candidat déclaré Andry Rajoelina ont également saisi la HCC. Ils ont déposé une requête « aux fins de contrôle de constitutionnalité » d’une disposition du code de la nationalité relative à la perte de nationalité (article 42). De son côté, le parti Mouvement national pour l’indépendance de Madagascar (Monima) s’intéresse sur la caution de 200 millions d’ariary. La formation politique dirigée par le candidat déclaré Monja Roindefo avait déposé une requête pour contester le décret relatif à ladite caution lors du dépôt de candidature de l’ancien Premier ministre le 6 septembre.

     

    Entre-temps, la HCC devrait examiner la demande d’avis du Premier ministre déposée le 4 septembre. Le chef du gouvernement la sollicite sur l’« interprétation, l’étendue et la portée de l’article 46 alinéa 2 de la Constitution », selon l’information partagée par la juridiction constitutionnelle. Il s’agit d’une disposition relative à la démission du président de la République qui se porte candidat 60 avant la date du scrutin.

     

    Les réponses de la HCC sur ces questions sont attendues, tout comme la proclamation de la liste des candidats officiels à la présidentielle. Selon le décret fixant les modalités d’organisation de l’élection présidentielle, « la Haute cour constitutionnelle arrête et publie la liste définitive des candidats le samedi 9 septembre ». La loi relative à l’élection présidentielle, elle, prévoit que « la liste officielle des candidats (…) est arrêtée définitivement au plus tard cinq jours après la date limite de dépôt des dossiers de candidature ».

     

    Jusqu’ici, quatre candidats qui avaient déposé leur dossier de candidature avaient annoncé leur décision de se retirer de la course à la magistrature suprême.

     

     

  • INSTITUTION – Un officier général nommé directeur de cabinet de la présidence de la République

    INSTITUTION – Un officier général nommé directeur de cabinet de la présidence de la République

    Antananarivo, 9 Septembre, 5h55 – Un Saint-Cyrien à la présidence de la République. Le général de brigade Jean Yves Rasolondraibe est nommé directeur de cabinet de la présidence de la République lors du Conseil des ministres du vendredi 8 septembre, le « dernier du mandat de Monsieur le président de la République » selon le compte-rendu de la réunion de l’Exécutif.

     

    L’officier général était directeur du Centre des opérations interarmées (COIA) auprès de l’état-major des armées avant cette nomination. Ce sortant de la 19ème promotion de l’Ecole de Guerre de France a également déjà occupé des postes à responsabilité au sein du ministère de la Défense nationale et de l’état-major des armées.

     

    Le général Jean Yves Rasolondraibe remplace à la présidence Romy Andrianarisoa, limogée après avoir été citée dans une affaire de suspicion de corruption. En attendant la nouvelle nomination, l’intérim avait été assuré par Lova Ranoromaro, porte-parole du président de la République et directrice de la communication à la présidence.

     

  • Romy Andrianarisoa plaide non-coupable lors de sa comparution devant le tribunal de Southwark Crown

    Romy Andrianarisoa plaide non-coupable lors de sa comparution devant le tribunal de Southwark Crown

    Antananarivo, 8 Septembre, 22h27 – Romy Andrianarisoa nie les faits qui lui sont reprochés. L’ancienne directrice de cabinet de la présidence de la République plaide non coupable des faits de corruption qui lui sont reprochés lors de sa comparution devant le tribunal de Southwark Crown à Londres ce vendredi. Le procès concernant l’affaire est fixé au mois de février 2024.

     

    Romy Andrianarisoa a comparu avec son présumé complice, le français Philippe Tabuteau rapporte l’agence de presse Reuters. Selon l’acte d’accusation, rapporté par cette agence de presse, les deux individus ont demandé des pots de vin à la société minière Gemfields afin de leur assurer que le parlement malgache autorise les opérations de la société à Madagascar. Les deux individus auraient demandé 280.000 dollars mais aussi 5% des parts dans toutes les sociétés minières que la société britannique allait mettre en place à Madagascar.

     

    D’après le procureur Rosalind Earis lors d’une précédente audition, c’est la société Gemfields qui a alerté la National Crime Agency, la principale agence de lutte contre le crime au Royaume uni de la tentative de corruption. Un agent sous couverture de la NCA a alors approché les deux individus, soulève-t-il. Durant une des rencontres, il y aurait eu une discussion à propos du mode de paiement durant laquelle la paire aurait demandé à se faire payer “soit en cash, soit en pierre précieuse, soit en or”.

    Romy Andrianarisoa a été arrêtée à Londres le jeudi 10 août. Tout juste l’affaire dévoilée par la presse, la directrice de cabinet a été relevée de ses fonctions par la présidence de la République. D’après un communiqué de la Présidence, elle était en déplacement privé à Londres et avait pris congé.

     

    Photo : Compte LinkedIn Romy Andrianarisoa

     

     

  • ELECTION – Des candidats déclarés à la présidentielle réclament l’application uniforme de la loi pour tous

    ELECTION – Des candidats déclarés à la présidentielle réclament l’application uniforme de la loi pour tous

    Antananarivo, 8 septembre, 11h45 – Une sonnette d’alarme. Des candidats déclarés à la présidentielle du 9 novembre unissent leur voix pour revendiquer « le respect et l’application sans condition et uniforme de la loi pour tous » dans un communiqué jeudi soir.

    ⭕Dans une déclaration commune, des candidats déclarés condamnent « les entraves sous toutes ses formes (…) de toute initiative des partis de l’opposition et des candidats à la présidentielle (…) aux droits et à la liberté d’expression ». Ils critiquent une pratique de « deux poids deux mesures » dans la gestion des rassemblements organisés par les partisans du pouvoir et par ceux des candidats déclarés de l’opposition ». Ils pointent du doigt au passage les « violations des textes en vigueur à Madagascar ».

    ⭕Les anciens présidents Marc Ravalomanana, Hery Rajaonarimampiaina font partie des neuf signataires du communiqué. Il en est de même des anciens membres du gouvernement Hajo Andrianainarivelo et Auguste Paraina, ainsi que des députés Masy Goulamaly, Siteny Randrianasoloniaiko et Roland Ratsiraka ou encore Tahina Razafinjoelina.

    Photo d’illustration

  • ELECTION- Le retrait de dossier de candidature à l’élection présidentielle est-il possible ? Ce que dit la loi

    ELECTION- Le retrait de dossier de candidature à l’élection présidentielle est-il possible ? Ce que dit la loi

    Depuis mercredi, des candidats déclarés à la présidentielle du 9 novembre annoncent le retrait de leur candidature. Que dit la loi par rapport à ces déclarations d’intentions ?
    Selon l’article 13 de la Loi organique relative à l’élection du président de la République : « aucun retrait de candidature n’est plus admis après la date limite du dépôt des dossiers de candidature ».
    L’exception à cette disposition est donc un retrait de dossier de candidature avant la date limite du dépôt auprès de la HCC, soit avant le 6 septembre.
    En cas de retrait avant la date limite du dépôt de candidature, la contribution de 200 millions d’ariary, versée à titre de contribution aux frais d’impression des bulletins de vote à la Caisse des Dépôts et Consignations, est remboursée au candidat.
    Article 13 – « … En cas de retrait de candidature avant la date limite du dépôt de candidature, la contribution est remboursée au candidat ».
    Loi organique 2018 – 009 relative à l’élection du Président de la République
    Il appartient à la Haute Cour Constitutionnelle vérifier le respect des conditions de recevabilité des candidatures et des conditions d’éligibilité des candidats fixées par loi.
    La HCC délivre un récépissé définitif d’enregistrement de candidature si un dossier déposé remplit les conditions de recevabilité prescrites par les textes en vigueur.
    Dans le cas contraire, elle refuse l’enregistrement et motive sa décision dans une notification adressée au mandataire du candidat ou au domicile dudit candidat.
    Selon le calendrier établi par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), la liste officielle des candidats sera arrêtée définitivement le 9 septembre. Elle est affichée au siège de la HCC.
  • INSTITUTION – Angelo Ranadialison désigné représentant la HCC auprès du Haut Conseil pour la Défense de la Démocratie et de l’Etat de Droit

    INSTITUTION – Angelo Ranadialison désigné représentant la HCC auprès du Haut Conseil pour la Défense de la Démocratie et de l’Etat de Droit

    Antananarivo, 7 Septembre, 10h30 – Le représentant de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) auprès du Haut Conseil pour la Défense de la Démocratie et de l’Etat de Droit (HCDDED) connu. Conformément aux textes en vigueur, la HCC a désigné Angelo Ranadialison, un magistrat de l’ordre judiciaire, en tant que son représentant auprès de l’organisme constitutionnel. Il a reçu huit voix sur neuf lors d’un vote par bulletin unique et au scrutin secret.

    ⭕Sept individus se sont portés candidats pour représenter la HCC auprès du HCDDED, indique le rapport de la Cour constitutionnelle. Celle-ci souligne avoir “procédé à une enquête de moralité et en audience privée” auprès des candidats avant le vote.

    ⭕Le HCDDED est composée de neuf membres nommés ou élus par diverses institutions notamment le Président de la République, le Sénat, l’Assemblée Nationale, la Haute Cour Constitutionnelle ou encore l’ordre des journalistes. Avant Angelo Ranadialison, deux autres membres du HCCDED ont déjà été nommés. Zafilaza a été élu par l’Assemblée nationale. Le Sénat a, quant à lui, choisi Fenosoa Emile Ramarokoto.

    ⭕En mars 2023, le Conseil des ministres avait constaté la fin du mandat des membres du HCDDED, cinq ans après la date de signature du décret de nomination de ses membres. Depuis, l’organisme constitutionnel était en attente de ses nouveaux membres dont le processus de désignation variait d’une organisation représentée à l’autre.

  • Masy Goulamaly annonce le retrait de sa candidature à l’élection présidentielle

    Masy Goulamaly annonce le retrait de sa candidature à l’élection présidentielle

    Antananarivo, 7 Septembre, 7h05 – La député élue à Tsihombe se rétracte. Dans une publication sur sa page facebook, Masy Goulamaly indique retirer sa candidature pour la magistrature suprême. “Ici je déclare à la population malgache sans distinction que je retire ma candidature à la présidence”, indique-t-elle dans la déclaration. La députée indique qu’elle ne sera pas candidate “pour confirmer la signature qu’elle a déjà faite et afin de respecter la loi en vigueur dans le pays”.

    Il y a quelques jours, Masy Goulamaly et quelques autres candidats avaient signé une déclaration commune s’opposant à la candidature de l’actuel président dont le décret de naturalisation française datant de 2014 avait été rendu public. Les signataires de la déclaration s’étaient notamment appuyés sur le code de la nationalité qui évoque la perte de la nationalité de tout citoyen majeur qui acquiert volontairement une nationalité autre que le malgache.

    Ce mercredi à 18h, à la clôture du dépôt des dossiers de candidature auprès de la HCC, 28 candidats ont déposé leur candidature. Parmi eux, le président Andry Rajoelina qui se présente à sa propre succession. Quelques heures après la clôture, Masy Goulamaly annonce le retrait de la sienne.

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  • PRÉSIDENTIELLE – Le nombre final des candidatures s’élève à 28

    PRÉSIDENTIELLE – Le nombre final des candidatures s’élève à 28

    Antananarivo, 6 Septembre, 19h30 – Une dernière journée chargée à Ambohidahy. Dix nouveaux candidats présentés par des partis ou indépendants ont ainsi déposé leur candidature à la magistrature suprême ce mercredi auprès de la Haute cour constitutionnelle (HCC).

     

    C’est Andry Raobelina qui a ouvert le bal dans la matinée. L’entrepreneur se lance dans la course sous les couleurs du parti qui porte ses initiales, Anjomara sy rivo-baovao (ARB).

     

    Quelques instants après, c’est Lalaina Harilanto Ratsirahonana qui a déposé son dossier. Le fils de Norbert Lala Ratsirahonana se présente sous les couleurs du parti Fihavanantsika.

     

    Roland Ratsiraka clôt la demi-journée. Le candidat qui n’en est pas à sa première candidature se présente toujours sous les couleurs du parti Malagasy Tonga Saina.

     

    En début d’après-midi, James Franklin Rakotomahanina a aussi déposé sa candidature. Il se présente sous les couleurs du parti Fandrosoana Diavin’ny Rehetra. Il a été suivi par Eliace Ralaiarimanana, entrepreneur qui s’est déjà présenté à la Mairie d’Antananarivo en 2019. Les mandataires du syndicaliste Claude Raharovoatra sont arrivés ensuite.

     

    Au même moment où Andry Rajoelina effectuait son show au Palais des sports de Mahamasina pour annoncer sa candidature, son mandataire est aussi arrivé à Ambohidahy pour déposer son dossier. Celui-ci affirme que « le dossier de son candidat est complet »

     

    Miarintsoa Rasolofotiana, le président de l’Eglise FTMA est ensuite venu déposer son dossier, suivi de Jean Bruno Andriamanolo Betsy. Le mandataire de Monja Roindefo et Ephraime Andrianambinina ont clôturé les dépôts de candidature de ce jour.

     

    En tout, 28 personnalités ont déposé leur candidature à l’élection présidentielle de cette année. La HCC devrait publier la liste des candidats retenus au plus tard le 9 septembre. Le tirage au sort de l’ordre des candidats sur le bulletin unique sera effectué par la suite le 11 septembre.

  • Présidentielle – Hery Rajaonarimampianina, 17e candidat à déposer son dossier de candidature à la HCC

    Présidentielle – Hery Rajaonarimampianina, 17e candidat à déposer son dossier de candidature à la HCC

    Antananarivo, 5 septembre, 20h00 – La liste des candidats pour la présidentielle du 9 novembre s’allonge. L’ancien président Hery Rajaonarimampiaina s’est déplacé avec son équipe à la Haute cour constitutionnelle (HCC) à Ambohidahy pour déposer son dossier de candidature mardi après-midi. Il affirme « être attentif à l’évolution de la situation » tout en soulevant des questions sur le processus électoral.

     

    Une heure plus tôt, c’était au tour de James Rasoamaka de déposer son dossier. Le candidat proposé par la Solidarité des Jeunes Intellectuels pour l’Avenir de Madagascar (SJIAM) promet de compléter une pièce manquante du sien mercredi.

     

    La journée du mardi avait commencé par le dépôt de candidature de Sylvia Ranaivojaona. Elle est présentée par Malagasy Lavorary-Perfect.

     

    Pour l’heure, 17 dossiers de candidatures sont enregistrés à Ambohidahy. C’est, entre autres, le cas de celui de l’ancien président Marc Ravalomanana, des députés Siteny Randrianasoloniaiko, Jean Brunelle Razafintsiandraofa et Marie Jeanne d’Arc Masy Goulamaly. Il en est de même pour l’ancien membre du gouvernement Hajo Andrianainarivelo, pour l’ancien ministre et ancien ambassadeur Auguste Paraina ou encore pour Annick Ratsiraka et pour Tahina Razafinjoelina.

     

    Selon les textes en vigueur, la période de dépôt de candidature prendra fin le 6 septembre. La HCC devrait proclamer la liste des candidats officiels avant le 9 septembre.