Catégorie : Politique

  • PARLEMENT – Séance de questions-réponses prévue ce jeudi à Tsimbazaza, sauf changement 

    PARLEMENT – Séance de questions-réponses prévue ce jeudi à Tsimbazaza, sauf changement 

    Antananarivo, 29 juin, 8h50 – Un agenda et quelques incertitudes. L’Assemblée nationale programme la séance de questions-réponses entre les députés et les membres du gouvernement ce jeudi. Mais le programme pourrait être perturbée dans la journée.

     

    L’ordre du jour initial, adopté le 22 juin avait prévu deux jours pour la rencontre, soit les 28 et le 29. L’administration de l’Assemblée nationale informe la presse sur la tenue du rendez-vous uniquement pour le 29 mardi. Le 28 juin avait été décrété chômé et payé.

     

    La rencontre de ce jeudi devrait être la première au cours de la première session parlementaire qui prendra fin le 30 juin. Selon l’article 102 de la Constitution, « une séance par quinzaine au moins (…) est réservée aux questions des membres du Parlement et aux réponses du Gouvernement ».

     

    Ces retrouvailles entre députés et membres du gouvernement pourraient cependant encore être perturbées. Une procédure de destitution de quelques membres du bureau permanent est enclenchée après le dépôt d’une proposition de résolution en ce sens le 27 juin. Les auteurs de ladite proposition réclame l’ « urgence lors de la prochaine séance plénière » soit durant la rencontre entre les députés et les membres du gouvernement de ce jour. Ce qui ouvre la possibilité de modification de l’ordre du jour.

     

    La course contre la montre est engagée à la Chambre basse pour les 48 heures avant la clôture de la session, prévue le vendredi 30 juin. L’agenda inclut l’élection d’une personnalité pour siéger au Haut conseil pour la défense de la démocratie et de l’Etat de droit (HCDDED) ainsi que l’examen et la délibération sur les dossiers traités par la commission de la mise en accusation devant la Haute cour de justice (HCJ). Les débats qui sont censés suivre les séances de présentation du rapport de mise en oeuvre du programme du gouvernement, deux fois reportés, ne sont plus prévus à l’ordre du jour.

     

  • Une demande de destitution de quatre membres du bureau permanent déposée à l’Assemblée nationale 

    Une demande de destitution de quatre membres du bureau permanent déposée à l’Assemblée nationale 

    Antananarivo, 28 juin, 10h35 – L’Assemblée nationale de nouveau sous le feu des projecteurs. Des députés déposent une demande de destitution de quatre membres du bureau permanent auprès de la présidente de la Chambre basse mercredi après-midi. L’information est confirmée par l’Assemblée nationale. Les deux vice-présidents Jean Brunelle Razafitsiandraofa et Jean-Jacques Rabenirina, ainsi que Jean-Michel Henri, questeur I, et Maminiaina Rabenirina, questeur III, sont dans le collimateur de la procédure engagée par une partie de leurs pairs.

     

    « Violations répétées du règlement intérieur », est avancé comme l’un des motifs de la mise en branle de la procédure de destitution. « Ces députés vice-présidents visés sont souvent des abonnés absents à Antananarivo et laissent en permanence les députés de leur province orphelins », cite, entre autres, la proposition de résolution, pour expliquer la démarche.

     

    « Cette initiative a pour objet d’organiser une issue à cette crise exceptionnelle », expliquent les députés, proches du pouvoir, à l’origine de la motion de destitution. Ces derniers accusent les quatre membres du bureau permanent de s’adonner à des actions « portant atteinte à l’intérêt supérieur de l’Assemblée nationale et de l’Etat Malagasy ».

     

    Selon le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les « membres du Bureau permanent peuvent être démis de leurs fonctions respectives en tant que membres du Bureau permanent pour motif grave par un vote des deux tiers des Députés ». Il faudra 101 votes « pour » pour les démettre de leur poste.

     

    La fin de la session parlementaire risque d’être chaude. « Nous envisageons de demander l’urgence lors de notre prochaine séance plénière », espèrent les initiateurs de la proposition de destitution. Cela impliquerait la modification de l’ordre du jour.

     

    Selon l’ordre du jour établi, la prochaine séance plénière est la rencontre entre les membres du gouvernement lors de questions-réponses programmé jeudi. Il s’agit du premier face-à-face entre les parlementaire et le gouvernement depuis le début de la session parlementaire. La cérémonie de clôture de la première session est programmée vendredi.

     

    En décembre 2022, une motion de censure avait été déposée contre le gouvernement, chahutant le microcosme politique malgache et entraînant l’annulation de la séance de questions-réponses prévues. Mais l’initiative avait été torpillée sans avoir été portée en séance plénière.

     

  • Retour en images sur la cérémonie officielle de célébration du 63ème anniversaire de l’indépendance 

    Retour en images sur la cérémonie officielle de célébration du 63ème anniversaire de l’indépendance 

    Antananarivo, 26 Juin, 18h35 – A pied, motorisés, ou à cheval, ils sont plus de 3 500 éléments des forces de défense et de sécurité, ainsi qu’officiers de police judiciaire à avoir défilé ce lundi à l’occasion de la célébration du 63ème anniversaire de l’Indépendance. Comme à l’accoutumée, le défilé a été précédé d’une revue de troupe par le président de la République, également chef suprême des armées. Retour en images.

     

     

  • Le ministère de la Justice confirme le transfèrement de Philippe Marc François, condamné dans l’ « affaire Apollo 21 » en France 

    Le ministère de la Justice confirme le transfèrement de Philippe Marc François, condamné dans l’ « affaire Apollo 21 » en France 

    Antananarivo, 26 Juin, 19h 00 – Une confirmation officielle. « Il y avait une décision prise au niveau du ministère de la Justice le 21 Juin 2023 pour le transfèrement du ressortissant français Philippe Marc François selon sa demande », informe Landy Mbolatiana Randriamantena, ministre de la Justice, samedi dans son bureau à Faravohitra.

     

     

    La Garde des sceaux précise que le transfèrement est rendu possible par l’existence d’une convention établie entre Madagascar et la France en 1973. Ladite convention permet « à un prisonnier, de nationalité française, de demander son transfèrement pour purger sa peine en France en cas de demande allant dans ce sens », explique-t-elle. « Le transfèrement ne veut pas dire une libération (…) Il [Philippe Marc François] est condamné à dix ans de travaux forcés. Il va continuer à purger cette peine », martèle-t-elle.

     

     

    L’ancien officier français, qui avait basculé dans le secteur privé à Madagascar, avait quitté la Grande île vendredi. Il avait été reconnu coupable d’association de malfaiteurs en vue d’attenter à la vie du chef de l’Etat et de renverser le gouvernement dans l’ « affaire Apollo  21» en décembre 2021.

     

  • DÉPLACEMENT – Voyage sans visa dans 27 pays et territoires pour un ressortissant Malgache 

    DÉPLACEMENT – Voyage sans visa dans 27 pays et territoires pour un ressortissant Malgache 

    Antananarivo, 25 Juin, 12h50 – Free access. Les titulaires d’un passeport malgache peuvent voyager sans visa dans 27 pays et territoires, à partir du mois de juin 2023. Ils doivent cependant avoir un passeport valide, généralement six mois après la date de leur départ et ils doivent souscrire une assurance maladie comme l’exige le pays de destination comme le Singapour, le Sénégal ou encore Hong Kong, comme indiqué dans l’Indice des passeports pour cette année de VisaGuide.World.

     

    25 pays comme l’Inde ou les Emirats Arabes Unis délivrent des visas électroniques aux titulaires d’un passeport malgache. Bien que la procédure d’obtention d’un visa électronique soit plus ou moins la même que celle d’un visa traditionnel, l’intéressé n’a pas besoin de se rendre dans un centre de demande de visa car il peut soumettre sa demande en ligne, et y effectuer le paiement du visa.

     

    Un citoyen malgache, peut obtenir un visa à l’arrivée dans 29 pays comme le Rwanda ou l’île Maurice. Le voyageur reçoit un visa à l’arrivée (VOA) après être entré dans le pays qui délivre un tel visa. En général, l’aéroport dispose, selon VisaGuide.World d’une section distincte où vous pouvez déposer votre demande de visa à l’arrivée.

     

    Le titulaire d’un passeport malgache aura cependant besoin d’un visa valide pour entrer dans 145 pays, comme la France, la Chine ou encore les Etats-Unis. La demande de visa nécessite, entre autres, une prise de rendez-vous au centre de visa de ces pays à Madagascar, la préparation des documents requis ainsi que la soumission de la demande de ce visa.

     

    Le passeport malgache, avec un score de 20,29 se classe par ailleurs au 152e rang mondial en juin 2023 selon l’indice des passeports de VisaGuide. L’indice est, selon son initiateur, un système de classement des passeports qui utilise un facteur appelé Destination Significance Score (DSS) pour attribuer une valeur unique à chaque passeport.

     

    Une valeur DSS unique est attribuée à chaque destination en fonction de la politique d’entrée qu’elle applique au passeport, du PIB, de l’indice de puissance, de l’indice de tourisme et de l’indice de développement humain (IDH), entre autres facteurs. Le DSS est multiplié par la valeur de l’obligation de visa du pays de destination à l’égard des détenteurs de passeports sélectionnés.

     

    Aussi, selon VisaGuide.World, le passeport italien est le plus puissant au monde, avec un score de 89,50 en juin 2023. Il est suivi par les passeports espagnol, suédois, finlandais et danois, respectivement, pour compléter la liste des cinq passeports les plus puissants pour cette année. A noter que plusieurs sites et organisations ont également dressés des classements de passeports mais avec des critères différents.

  • SCRUTINS – Les élections provinciales et régionales encore à discuter selon la Ceni

    SCRUTINS – Les élections provinciales et régionales encore à discuter selon la Ceni

    Antananarivo, 25 Juin, 10h40 – Il faut encore attendre pour les élections au niveau des régions et des provinces. « Je ne vais pas mentir. Concernant les chefs de région et les chefs de province, il faut bien en discuter puisque ce sont des systèmes qui n’existent pas encore », a souligné Arsène Retaf Andrianarisedo Dama, président de la commission électorale nationale indépendante (Ceni), lors de la deuxième réunion des échanges sur le processus électoral, jeudi, à Ivandry.

    Les Malgaches doivent encore attendre pour pouvoir élire le Chef de l’exécutif et les membres de l’organe délibérant de des régions et provinces. Ces derniers devraient être élus au suffrage universel. Mais pour la Ceni, leurs élections ne sont pas encore au programme. Arsène Retaf Andrianarisedo Dama a bien indiqué dans son intervention à Ivandry lors de la séance de questions-réponses que « ce sont les organes existants qui constituent leur priorité ».

    Mardi, le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Justin Tokely, a déjà annoncé que “nous sommes actuellement en phase transitoire” en réponse à une question d’un Senateur sur les élections régionales et provinciales. “Il y a des étapes à suivre pour leur mise en place et le moment viendra où l’Etat prendra une décision sur la mise en place de personnes élues à la tête des provinces et des régions”, a martelé l’ancien gouverneur de la région Sava.

    D’ici le mois de Mai 2024, trois élections attendent la CENI. Il y a d’abord l’élection présidentielle envisagée à la fin de cette année. Les élections municipales devraient aussi être organisées en 2024, tout comme les élections législatives qui devraient se tenir vers le premier semestre de 2024.

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  • Lova Ranoromaro : « Les discussions sur la nationalité du Président  sont un « faux débat » »

    Lova Ranoromaro : « Les discussions sur la nationalité du Président  sont un « faux débat » »

    Antananarivo, 24 Juin, 15h50 – « A la question de savoir si le président de la République de Madagascar est oui ou non malgache, la réponse est oui ». Les propos sont de Lova Ranoromaro, directrice de la communication à la présidence de la République et porte-parole du chef de l’Etat, qui a rencontré la presse ce samedi. La réponse est tranchée, souligne-t-elle, et dès lors, continuer à la poser serait faire oeuvre de faux débat. Elle évoque « des débats qui n’apportent pas le développement ».

     

    Pour Lova Ranoromaro, l’essentiel est « le patriotisme inébranlable » du Président Andry Rajoelina. « Ce patriotisme a été réaffirmé dans son discours lors de l’inauguration du Kianja Masoandro le 18 juin dernier », indique-t-elle, rappelant le discours présidentiel selon lequel « personne ne peut lui retirer ce qui fait de lui un Malgache et personne ne peut supprimer le sang malgache qui coule dans ses veines ». A l’entendre, le chef d’Etat a prouvé ce patriotisme en revendiquant « les îles éparses » et en « créant une réserve d’or au sein de la Banky Foiben’i Madagasikara », entre autres.

     

    Pour sa porte-parole, Andry Rajoelina n’a jamais cessé de défendre les intérêts de Madagascar. Elle met également en avant sa position de défenseur du continent africain. Elle souligne même que le discours du président de la République lors de la Conférence des parties sur le changement climatique (CPP27) a été repris par le président sud-africain, Cyril Ramaphosa au sommet de Paris pour un nouveau pacte financier mondial.

     

  • FÊTE NATIONALE – Des éléments de l’armée française de la Réunion vont participer au défilé militaire du 26 juin

    FÊTE NATIONALE – Des éléments de l’armée française de la Réunion vont participer au défilé militaire du 26 juin

    Antananarivo, 24 Juin, 7h20 – Il n’y aura pas de pays invité cette année, mais des troupes françaises venant de l’île de la Réunion vont participer au défilé militaire du 26 juin.  »Cette année, des frères d’armes français, de l’Ile de la Réunion vont prendre part au défilé du 26 juin au stade Barea Mahamasina », annonce le général William Andriamasimanana, membre du comité technique national d’organisation de la fête nationale.

     

    À en croire l’officier général, des troupes malgaches viendront également célébrer la fête nationale française le 14 juillet à Paris.  »Inviter des frères d’armes à participer au défilé pour la fête nationale n’est pas du tout nouveau. D’autant plus que nous, nous travaillons souvent avec les forces françaises de la Réunion », poursuit-il.

     

    Le général William Andriamasimanana confie que ces troupes françaises de l’île de la Réunion sont à Madagascar pour former des troupes malgaches.  »Nous avons fait en sorte que leur séjour coïncide avec la fête nationale », enchaîne-t-il.

     

    En 2010, Madagascar avait déjà envoyé des troupes pour la parade du 14 juillet à Paris. Avec douze autres troupes, issues des anciennes colonies françaises de l’Afrique sub-saharienne, la Grande ile avait participé au défilé du 14 juillet en qualité de  » frères d’armes »

     

    Au total, quelque 3 700 éléments défileront cette année, au stade Barea Mahamasina, pour la célébration du 63ème anniversaire du retour de l’indépendance du pays. Le spectacle va mobiliser 235 véhicules motorisés.

  • ENTRAIDE JUDICIAIRE – Philippe Marc François, condamné dans l’« Affaire Apollo 21 », transféré 

    ENTRAIDE JUDICIAIRE – Philippe Marc François, condamné dans l’« Affaire Apollo 21 », transféré 

    Antananarivo, 23 juin, 19h 30 – Du nouveau dans l’affaire « Apollo 21 ». Le Français Philippe Marc François, est transféré. Il a quitté Madagascar vendredi à bord d’un avion privé pour rejoindre la France.

    Une source judiciaire confirme l’existence d’une procédure juridique engagée pour demander le rapatriement du ressortissant français, condamné à Madagascar.

    Philippe Marc François, qui avait nié les chefs d’inculpation contre lui, a été condamné à 10 ans de travaux forcés lors d’un procès-marathon de 10 jours devant une Cour criminelle ordinaire en décembre 2021. L’ancien officier de l’armée française, devenu dirigeant d’entreprise, a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs en vue d’attenter à la vie du chef de l’Etat et de renverser le gouvernement. La Cour de cassation avait ensuite rejeté le pourvoi en cassation demandé par ses avocats en août 2022.

    Selon une source autorisée, Paul Rafanoharana, considéré comme la tête pensante du projet, condamné à 20 ans de travaux forcés, « n’est pas concerné » par la procédure. L’information a été confirmée par sa défense, constituée lors du procès de 2021.

     

    Le 21 Juillet 2021, la justice malgache avait dévoilé l’existence d’un « plan d’élimination et de neutralisation plusieurs personnalités malagasy dont le chef de l’Etat ». Berthine Razafiarivony, Procureure générale de la Cour d’appel d’Antananarivo, avait indiqué l’existence de « preuves matérielles » conduisant plus tard à l’arrestation d’un ancien Premier ministre, d’un collaborateur du chef de l’Etat, de plusieurs éléments de forces armées dont des hauts gradés dans l’affaire.

     

    Précision : Philippe François a fait l’objet d’un transfèrement et non d’une extradition. Il devrait donc purger sa peine en France plutôt qu’à Madagascar.

  • ADMINISTRATION – Le Sénat donne son feu vert à la mise en place de la région Ambatosoa

    ADMINISTRATION – Le Sénat donne son feu vert à la mise en place de la région Ambatosoa

    Antananarivo, 23 Juin, 16h06 – Comme une lettre a la poste. Le projet de création de la 24 ème région du pays passe facilement au niveau du Sénat. Les Sénateurs ont adopté jeudi en séance plénière le texte instaurant la région d’Ambatosoa, située dans le Nord du province de Toamasina.

    ⭕Les choses s’accélèrent ainsi pour la mise en place de cette nouvelle circonscription. La région Ambatosoa regroupe les districts de Maroantsetra et Mananara Avaratra. La demande de sa mise en place a été formulée par le Sénateur Éric Besoa lors de la visite de Andry Rajoelina à Maroantsetra le 3 juin dernier.

    ⭕Devant ses pairs à Anosikely, Erick Besoa a de nouveau mis en avant les différents avantages pour la population locale dans la mise en place de cette nouvelle région. « Le retour de la région Ambatosoa faciliterait toutes les démarches administratives de la population locale au niveau des différents dossiers administratifs », déclare-t-il. « La région pourrait se développer rapidement grâce aux différentes ristournes issues des produits halieutiques, des produits d’exploitation et des produits miniers. Il en est de même pour la visite du parc Masoala », rajoute-t-il.

    Photo : Sénat de Madagascar