Catégorie : Politique

  • Lalatiana Rakotondrazafy indique que Andry Rajoelina est « Français par filiation » et « n’a pas renoncé à sa nationalité malgache »

    Lalatiana Rakotondrazafy indique que Andry Rajoelina est « Français par filiation » et « n’a pas renoncé à sa nationalité malgache »

    Antananarivo, 16 Juin, 21h30 – La binationalité du président de la République  reconnue et « assumée ». Lalatiana Rakotondrazafy, porte-parole du gouvernement, indique ce vendredi que « Andry Rajoelina est de nationalité française par filiation » étant la « quatrième génération d’une famille française ». Elle ajoute aussi que « ses parents sont malgaches ». La ministre de la Communication et de la culture a tenu à apporter ces précisions ce vendredi lors de son émission hebdomadaire « Tsy ho tompon-trano mihono » alors que les débats sur la nationalité du chef de l’Etat font rage sur les réseaux sociaux et dans les médias.

    Les discussions ont commencé quand un certificat de naturalisation en date de 2014 au nom d’Andry Rajoelina a été publié sur les réseaux sociaux. Cette publication a ensuite été suivie de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une copie d’un décret de naturalisation mentionnant les noms des membres de la famille présidentielle extraite du journal officiel de la République française. Se basant sur ces documents, et invoquant les dispositions constitutionnelles qui prévoient que tout candidat à la présidentielle doit être de nationalité malgache, la magistrate en exil, Fanirisoa Ernaivo a soulevé la question de l’éligibilité du chef de l’État qui, s’il avait été naturalisé français, devrait, selon elle, avoir perdu sa nationalité malgache.

    A en croire la ministre, cependant, « Andry Rajoelina n’a pas demandé à perdre sa nationalité malgache au profit d’une nationalité étrangère ». « Aucun décret présidentiel n’a constaté cette renonciation », martèle-t-elle. Elle ajoute également que « s’il a pu se présenter à la présidentielle de 2018, c’est bien parce qu’il a la nationalité malgache ». « La Haute cour constitutionnelle n’aurait pas validé sa candidature s’il n’avait pas la nationalité malgache », poursuit-elle encore, insistant sur le fait que « la Constitution ne mentionne pas que le candidat doit être seulement de nationalité malgache ».

    Dans la foulée de ses explications, Lalatiana Rakotondrazafy souligne que les discussions actuelles sont une « manoeuvre politique orchestrée par ceux qui ne souhaitent pas qu’il y ait des élections ou qui n’ont plus d’autres arguments pour contrecarrer la popularité du président de la République ».

    Selon l’article 42 du code de la nationalité actuellement en vigueur, « perd la nationalité malgache, le Malgache majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère ». L’article 43, de son côté, dispose que cette perte de nationalité doit être « autorisée par décret » si elle intervient dans un délai de « quinze ans à partir, soit de l’incorporation du concerné dans l’armée active, soit de l’inscription sur les tableaux de recensement encas de dispense du service actif ». Selon le même article, ceux qui acquièrent une nationalité étrangère ne sont « pas astreints à solliciter l’autorisation gouvernementale pour perdre la nationalité » s’ils sont « exemptés de service militaire », s’ils sont « titulaires d’une réforme définitive » ou s’ils ont passé l’âge où ils « sont totalement dégagés des obligations du service militaire, conformément à la loi sur le recrutement de l’armée ».

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  • Andry Rajoelina évoque la nécessité d’une coopération internationale renforcée dans la lutte contre les inégalités au travail

    Andry Rajoelina évoque la nécessité d’une coopération internationale renforcée dans la lutte contre les inégalités au travail

    Antananarivo, 15 Juin, 21h00 – Solidarité contre les injustices sociales. « La lutte contre les inégalités au travail doit être menée avec une coopération internationale renforcée », déclare le président de la République Andry Rajoelina ce jeudi dans son discours lors de la deuxième journée de la 111ème Conférence internationale du Travail qui se déroule à Genève, en Suisse. Dans son allocution, il évoque la nécessité d’une solidarité « des leaders » dans cette lutte contre les inégalités au travail

     

    ⭕Le Chef d’Etat souligne que « il est de notre devoir d’être solidaire pour que la justice sociale devienne une réalité et que le travail décent soit un droit accessible aux générations actuelles et futures. Ensemble nous pouvons créer un monde meilleur où chaque individu a la possibilité de travailler dans la dignité et contribuer à son propre bien-être, à sa famille, à sa communauté et à son pays ». Andry Rajoelina lance ainsi un appel sur « la nécessité d’une mobilisation à l’échelle internationale pour soutenir les efforts de relance d’une croissance durable. »

     

    ⭕Pour le Chef de l’Etat, sa présence dans cette conférence internationale « confirme et affirme l’engagement de Madagascar à veiller à une justice sociale au service de l’emploi décent pour tous ». Il estime que la Grande île est sur la bonne voie et connaît des avancées considérables dans la mise en place du travail décent, en procédant à la transcription de « toutes les conventions de l’OIT, ratifiées dans les textes nationaux », poursuit-il. « Cela fait plus de quatre ans que nous nous y travaillons sans relâche à travers des mesures significatives », souligne le président de la République devant les participants.

     

    ⭕Le Président Andry Rajoelina participe à cette conférence dans le cadre de son déplacement officiel en Europe au cours duquel il a rencontré le Président français Emmanuel Macron. Il est à la tête d’une délégation dont font partie Noro Andriamamonjiarison, représentante du groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et Francine Randrianarisoa, présidente de la confédération des syndicats des travailleurs malgaches (Fisemare).

     

    Photo : Presidence de la République

  • PARLEMENT – La rencontre entre les députés et les membres du gouvernement après la fête nationale

    PARLEMENT – La rencontre entre les députés et les membres du gouvernement après la fête nationale

    Antananarivo, 15 Juin, 8h25 – Des nouvelles dates en perspective pour la rencontre entre les députés et les membres du gouvernement à l’Assemblée nationale. Selon le service de communication de cette institution à Tsimbazaza, les députés de la majorité ont demandé à repousser à une date ultérieure aux festivités de l’anniversaire de l’indépendance les débats censés suivre la présentation des rapports d’activités de l’exécutif. « La prochaine réunion des membres du bureau permanent, prévue mardi, décidera des nouvelles dates pour cette rencontre », poursuit notre interlocuteur à l’Assemblée nationale. Ce serait donc la troisième date fixée pour ce rendez-vous entre l’exécutif et les parlementaires.

     

    La fin de semaine dernière, le vote de la majorité a épargné pour la deuxième fois le Premier ministre et son gouvernement des questions des députés. La dernière fois que ces deux parties se sont rencontrés date de la première session ordinaire de l’année 2022, soit, il y a un an. Lors de la deuxième session de l’année dernière, la séance de questions-réponses a été annulé en pour des raisons d’apaisement après la motion de censure avortée contre le gouvernement.

  • DIPLOMATIE – Madagascar et la Russie ambitionnent d’élargir leur coopération dans divers domaines

    DIPLOMATIE – Madagascar et la Russie ambitionnent d’élargir leur coopération dans divers domaines

    Antananarivo, 14 Juin, 8h20 – Madagascar et la Russie accordent leurs violons. Dans un communiqué conjoint en date du 12 juin, le ministère malgache des Affaires étrangères et l’ambassade de la Fédération de Russie, affirment la volonté des deux pays d’intensifier leur coopération dans divers domaines.

     

    “Les deux parties sont convaincues de l’importance de continuer les partages et de travailler ensemble afin d’approfondir les relations à travers une coopération élargie et ouverte à d’autres domaines d’intérêts communs”, peut on lire dans le communiqué qui commémore le 50ème anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays. Plusieurs axes de développement de nouveaux partenariats sont envisagés. De nouveaux partenariats visant à “mieux faire face aux défis économiques accentués par les crises mondiales au niveau sanitaire, environnemental et politique”, selon le communiqué conjoint.

     

    Les relations diplomatiques entre Madagascar et la Russie à l’époque l’URSS ont débuté le 29 septembre 1972. D’après le communiqué conjoint, la coopération touche aujourd’hui de nombreux domaines tels que l’agriculture, la santé, la sécurité ou encore l’éducation. “Le gouvernement malagasy apprécie le soutien continu de la Russie dans le processus d’émergence et de développement de Madagascar”, précise la missive.

     

    A travers le communiqué, Madagascar réaffirme sa position de non aligné et réitère sa volonté de coopérer avec tous les pays malgré le conflit qui fait rage entre la Russie et l’Ukraine. Cette position a été maintes fois soulevée par les responsables étatiques malgaches depuis l’éclatement du conflit l’an dernier.

     

    Les relations entre Madagascar et la Russie semblent intact malgré le vote de Madagascar en faveur d’une résolution de l’ONU exigeant le retrait des troupes russes d’Ukraine au mois de février. A l’époque le ministère avait évoqué l’intérêt national notamment celui de la population malgache pour expliquer sa prise de position.

    Photo : Ministère des Affaires étrangères

  • ELECTION – La Ceni propose une deuxième rencontre avec les acteurs politiques le 22 Juin

    ELECTION – La Ceni propose une deuxième rencontre avec les acteurs politiques le 22 Juin

    Antananarivo, 14 Juin, 7h35 – Un deuxième round. A en croire Soava Andriamarotafika, rapporteur général de la commission électorale nationale indépendante (Ceni), l’organe de gestion des élections prévoit une rencontre avec les acteurs politiques le 22 juin prochain. Mais « c’est encore une proposition de date », souligne le membre du bureau permanent de la Ceni joint au téléphone mardi après-midi. « Il pourrait y avoir encore du changement », poursuit-il. « C’est la raison pour laquelle le président n’a pas encore mentionné de date lors de la rencontre avec la presse ce mardi », ajoute-t-il.

     

    Selon Dama Andrianarisedo, président de la Ceni, cette rencontre va avoir lieu mais la date sera annoncée prochainement. En mars, la Ceni avait déjà organisé une rencontre avec les différentes parties prenantes, dont les partis politiques, les organisations de la société civile, les hommes d’Églises , les partenaires de Madagascar et des représentants diplomatiques pour l’amélioration du processus électoral. Une résolution était prévue à la fin de cette rencontre.

  • BUDGET – Le montant du financement des élections  toujours attendu

    BUDGET – Le montant du financement des élections toujours attendu

    Antananarivo, 13 Juin, 13h10 – En attente. A quelques mois de la date proposée par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) pour la tenue de l’élection présidentielle, le montant du budget pour financer le scrutin n’est toujours pas fixé. Dama Andrianarisedo, président de cette commission électorale, a indiqué devant la presse ce mardi que « le gouvernement et la Ceni sont toujours en train de discuter ».
    ⭕« Il y a déjà des débats et des rencontres entre le gouvernement et la Ceni », concernant ce financement de l’élection, déclare le numéro de l’organe de gestion des élections. « Je peux vous dire maintenant que nous sommes en train de trouver une solution pour le financement », poursuit-il. Il est « convaincu que le gouvernement tiendra parole ».
    ⭕Justin Tokely, ministre de l’intérieur avait évoqué, jeudi dernier à Tsimbazaza que « le gouvernement et ses partenaires financeront conjointement » cette élection. Il a évoqué une part de l’Etat et une aide financière des partenaires. Le communiqué de la présidence de la République après la rencontre entre le Président Andry Rajoelina et son homologue français Emmanuel Macron avait évoqué l’éventualité d’un basket fund dans leur discussion. La France serait prête à verser une contribution dans cette caisse commune des partenaires de Madagascar pour assurer le financement de la présidentielle comme en 2018.
    ⭕Isabelle Delattre-Burger, ambassadrice de l’Union européenne à Madagascar avait annoncé les besoins d’un budget d’un montant de 143 milliards d’ariary. Dans la loi de finances initiale que les autorités ne souhaitent pas rectifier, ce budget s’élève à 40 milliards d’ariary. Le gouvernement avait évoqué des procédures de mouvement de crédit enclenchées par voie réglementaire pour satisfaire des besoins spécifiques.
  • ELECTION – Plus de 10.600.000 électeurs inscrits dans la base de données de la Ceni jusqu’au lundi 5 Juin

    ELECTION – Plus de 10.600.000 électeurs inscrits dans la base de données de la Ceni jusqu’au lundi 5 Juin

    Antananarivo, 10 Juin, 10h39 – Une dernière chance pour les électeurs. La liste électorale est encore disponible pour les vérifications d’usage durant les 20 prochains jours. Les électeurs qui se sont inscrits ont encore le temps de vérifier auprès des fokontany si leur nom figure bien dans la liste électorale mais n’en a pas été omis, ou si leur inscription ne comporte aucune erreur. Si l’on en croit une publication de la Commission électorale nationale indépendante, « les citoyens qui ne figurent pas dans la liste électorale ont encore 20 jours après le renvoi de la liste auprès des fokontany pour s’inscrire ». Après leur clôture au niveau des districts ce samedi 10 juin, les listes seront à nouveau envoyées auprès des fokontany pour les vérifications d’usage, souligne la Ceni.

     

    ⭕Jusqu’au 5 juin, la Ceni évoque l’inscription de 10 678 852 électeurs dans sa base de données. Selon son communiqué, elle a relevé dans cette liste 57 012 anomalies à traiter ainsi que 29 144 suspicions de doublon. Ces doublons, selon les explications de la Ceni, se manifestent par la présence de cartes d’identité nationale ayant le même numéro et les mêmes noms et prénoms.

     

    Photo : CENI

     

  • L’aide de la France à l’organisation de la présidentielle et Madagascar Airlines au coeur des échanges de Rajoelina avec Macron

    L’aide de la France à l’organisation de la présidentielle et Madagascar Airlines au coeur des échanges de Rajoelina avec Macron

    Antananarivo, 10 Juin, 8h20 – Une rencontre pour « raffermir et améliorer les relations entre Madagascar et la France », selon la présidence de la République. Reçu par le président français Emmanuel Macron à l’Elysée, le président de la République Andry Rajoelina se « réjouit » des promesses de soutien et d’appui qu’il a reçues après le rendez-vous. « Je félicite particulièrement la volonté de l’Etat français de soutenir et d’accompagner la mise en oeuvre du Plan émergence Madagascar et l’organisation d’élections libres, transparentes et acceptées par tous dans quelques mois » écrit-il sur sa page Facebook.

    A en croire le communiqué de la présidence de la République, la France devrait « contribuer à l’alimentation du basket fund destiné à financer l’organisation des prochaines élections avec les autres partenaires de Madagascar ». « La France soutien les efforts de l’Etat malgache dans l’organisation d’élections libres, transparentes et démocratiques qui se tiendront cette année », rapporte le compte-rendu de la rencontre entre les deux chefs d’Etat publié par les services d’Ambohitsorohitra.

    Outre les appuis à l’organisation des prochains scrutins, la présidentielle notamment, la France aurait également annoncé son « soutien à Madagascar Airlines et aux efforts de redressement du transport aérien », poursuit le communiqué de la présidence. Ce volet fait partie des points relatifs au PEM à la mise en œuvre duquel la France aurait exprimé son appui, souligne encore la présidence. A ce volet s’ajoutent « la lutte contre la malnutrition dans le Sud, l’utilisation de l’énergie renouvelable, et la politique nationale d’utilisation des zones maritimes de Madagascar ». La présidence de la République ne précise pas si la question des îles éparses ainsi que la suite des travaux de la commission mixte sur le sujet ont été évoquées.

  • DÉPLACEMENT PRÉSIDENTIEL – Rencontre entre Rajoelina et Macron ce vendredi

    DÉPLACEMENT PRÉSIDENTIEL – Rencontre entre Rajoelina et Macron ce vendredi

    Antananarivo, 9 Juin, 10h42 – Rendez-vous à l’Elysée. Le président de la de République Andry Rajoelina devrait rencontrer ce vendredi son homologue français Emmanuel Macron, si l’on en croit la présidence de la République. Dans un communiqué publié ce vendredi, la direction de la communication de la présidence, le chef de l’Etat est « en déplacement officiel en Europe », et sa rencontre avec le Président français entre dans le cadre de ce voyage.

    ⭕Selon la présidence de la République,  »cette rencontre entre les deux chefs d’État vise à pérenniser les relations entre la France et Madagascar ». Il sera notamment question des « enjeux économiques et diplomatiques afin de renforcer la coopération entre les deux nations », poursuit-elle. L’heure de la rencontre n’est pas précisée par Ambohitsorohitra. L’agenda du Président français, pour sa part, « n’est pas disponible » sur le site de l’Elysée.

    ⭕Après sa rencontre avec Emmanuel Macron, Andry Rajoelina devrait rallier Genève. Le chef d’État sera dans cette ville suisse pour assister à la 111ème session de la Conférence internationale du travail qui se déroulera les 14 et 15 juin. Il s’agira pour Madagascar, selon le communiqué de la présidence,  »de mettre en avant les avancées législatives significatives en matière de droit des travailleurs ».

    Photo d’illustration Archives Présidence

  • PRÉSIDENTIELLE – Un financement conjoint Gouvernement – partenaires pour la prochaine élection, selon Justin Tokely

    PRÉSIDENTIELLE – Un financement conjoint Gouvernement – partenaires pour la prochaine élection, selon Justin Tokely

    Antananarivo, 9 Juin, 6h30 – Le Gouvernement ne financera pas seul les élections. Madagascar compte sur l’appui financier et matériel de ses partenaires pour organiser le futur scrutin présidentiel. « Le Gouvernement et ses partenaires financeront conjointement les élections », confie Justin Tokely, ministre de l’Interieur et de la décentralisation, en marge de la rencontre avortée entre le Gouvernement et les députés a l’Assemblée nationale, jeudi. « Il y a les contributions de l’État, mais il y a aussi nos demandes et nous demandons des aides financières auprès de nos partenaires », souligne l’ancien gouverneur de la région Sava. « Nous avons toujours besoin de l’aide de nos partenaires », poursuit-il encore.

     

    Le ministre n’a cependant pas révélé le montant des aides que les autorités entendent solliciter auprès des partenaires de la Grande île. Certains bailleurs de fonds, à l’instar de l’Union européenne, ont déjà manifesté leur intention d’octroyer des fonds à Madagascar pour l’organisation des élections. Aucun montant n’a non plus été avancé, le Gouvernement n’ayant pas encore clairement indiqué ses besoins. Les appuis, du moins ceux de l’Europe, devraient néanmoins être moins importants que ce qui avait été octroyé en 2018, avait juste soulevé l’ambassadrice de l’Union européenne à Madagascar, Isabelle Delattre Burger.

     

    Pour ce qui est des ressources internes, le Gouvernement n’a pas non plus indiqué jusqu’ici quel serait le montant définitif alloué à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) pour organiser les élections. Celle-ci avait sollicité un budget de 140 milliards d’ariary alors que la loi de finances de 2023 ne lui a accordé que 40 milliards d’ariary. Le Gouvernement ne prévoyant pas de loi de finances rectificative, le Premier ministre a juste indiqué la possibilité d’effectuer des « mouvements de crédit en cas de besoins spécifiques ».