Catégorie : Politique

  • BUDGET – Pas de rectification de la Loi des finances pour cette année 2023

    BUDGET – Pas de rectification de la Loi des finances pour cette année 2023

    Antananarivo, 8 Juin, 16h50 – « Nous ne sommes pas obligés d’adopter une loi de finances rectificatives ». Le Premier ministre Christian Ntsay confirme à la presse la décision prise mercredi par le Conseil des ministres. Selon le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif, « il a été décidé qu’il n’y aura pas de loi [de finances rectificatives] » pour l’année 2023. « Le gouvernement reconnaît que le budget de 2023 peut être géré, et que tous les besoins supplémentaires peuvent être coordonnés dans le cadre du budget initial de 2023 », explique le Premier ministre en marge de la séance avortée de débats à l’Assemblée nationale.

    ⭕Selon le communiqué du Conseil des ministres, « l’Etat dispose des moyens suffisants pour répondre aux besoins des ministères ou des institutions en cas de besoins de budgets supplémentaires ». Les dispositions d’affectation de budget peuvent être prises par décret en Conseil de gouvernement, rappelle le compte-rendu. Il souligne par ailleurs que chaque ministère peut organiser à sa guise ses dépenses, la loi permettant les mouvements de crédits au sein même du ministère ou entre deux ministères.

    ⭕Le communiqué du Conseil des ministres indique, par ailleurs, que pour ce qui est des recettes, notamment des aides budgétaires comme celles attendues de la Banque mondiale, « celles-ci sont déjà inscrites dans la loi de finances initiales ». Pour les dépenses, le gouvernement fait part d’un engagement de 48% au 2 juin. « Ce qui laisse encore 52% du budget pouvant être utilisés jusqu’à la fin de l’année », indique-t-il. Pareil pour le budget consacré aux Projets d’investissement publics (PIP) dont « seulement 10% sont pour le moment utilisés, et dont 90% peuvent donc encore être utilisés jusqu’à la fin de l’année », poursuit-il encore.

    ⭕Mais la première raison avancée par le Conseil des ministres est le facteur temps. Le communiqué publié mercredi souligne que « le peu de temps restant pour cet exercice ne permettrait pas à l’Etat de procéder à un ajustement du cadrage macroéconomique ou du financement puisque celui-ci nécessitera la suspension momentanée des dépenses publiques qui pourrait retarder les projets qui restent à réaliser ».

  • PARLEMENT – La séance de débat suivant le rapport d’activités du gouvernement à l’Assemblée nationale de nouveau reportée

    PARLEMENT – La séance de débat suivant le rapport d’activités du gouvernement à l’Assemblée nationale de nouveau reportée

    Antananarivo, 8 Juin, 14h18 – Ambiance tendue ce jeudi matin à l’Assemblée nationale. 35 députés sur les 59 présents dans la la salle de séance à Tsimbazaza ont voté le report du débat censé suivre le rapport d’exécution du programme du gouvernement après presque 40 minutes d’échange entre les députés.

    ⭕Alors que les députés ont fixé dans leur ordre du jour la tenue de ce rendez-vous attendu entre les membres du gouvernement et les députés ce jeudi et vendredi, la cette rencontre est encore reportée. La date du report est encore à définir, indique Brunelle Razafitsiandraofa, vice-président de Fianarantsoa, ayant dirigé la séance.

    ⭕Le député élu à Ikongo a pourtant insisté pour que le programme avance, mais de nombreux députés ayant pris la parole ont demandé à passer au vote pour l’annulation de la rencontre. Ces élus notamment argué de l’insuffisance du nombre de membres du bureau permanent présents au perchoir.

    ⭕A l’ouverture de la séance, seul le vice-président élu pour le compte de la province de Fianarantsoa est assis sur la table réservée au président de séance. Dix minutes plus tard, Jocelyne Maxime Rahelianta, vice-présidente pour le compte d’Antsiranana rejoint son pair sur le perchoir. Honoré Tsabotokay, élu à Vohipeno a cependant demandé à ce que la réunion ne commence qu’avec trois responsables à la tribune.

    ⭕D’autres députés ont demandé l’annulation de la rencontre. Certains sont même allés plus mois, en demandant « l’annulation de la rencontre et une réunion à huis clos pour dissoudre le bureau permanent », ainsi que s’est exprimé Clarisse Raharijaona, député élue à Farafangana.

    ⭕Une partie des députés, mise en minorité dans la salle, ont de leur côté voulu poursuivre cette rencontre.  » Cela ne pose pas du tout un problème s’il n’y a que deux membres du bureau permanent présents », soutient Eléonore Johasy, élue à Vangaindrano.  » Nous avons déjà organisé des réunions avec un ou deux dirigeants », poursuit-elle.

    ⭕Brunelle Razafitsiandraofa a expliqué  » qu’aucune ligne dans le règlement intérieur ne mentionne la présence de trois membres du bureau permanent pour diriger une réunion ». 35 minutes après l’ouverture de la séance, Jean Michel Henri premier questeur complète le nombre demandé par les députés sur le perchoir. Mais, la demande d’annulation persiste. Cette fois-ci avec un autre argument : le retard du début de la rencontre.

    ⭕C’est la deuxième fois que les débats attendus entre les députés et les membres du gouvernement sont reportés. Selon l’article 101 de la Constitution, ceux-ci sont prévus après la présentation du rapport d’activités du gouvernement. La dernière rencontre officielle avec des échanges entre les membres du gouvernement et les députés remonte en juin 2022, vers la fin de la première session. La seule séance de questions-réponses prévuelors de la deuxième session ordinaire de 2022 a été définitivement annulé après la motion de censure avortée à l’encontre du membre du gouvernement.

  • ADMINISTRATION – Le Conseil des ministres enclenche le processus de création de la région d’Ambatosoa

    ADMINISTRATION – Le Conseil des ministres enclenche le processus de création de la région d’Ambatosoa

    Antananarivo, 8 Juin, 11h37 – L’Exécutif passe à l’acte. Le conseil des ministres de ce mercredi officialise les démarches en vue de la création de la 24ème région de Madagascar. Celle-ci regroupe les districts de Maroantsetra et de Mananara Avaratra, et portera le nom d’Ambatosoa. “En vue de la création de cette nouvelle région, le conseil a adopté le projet de loi modifiant la loi 2014-020 du 27 septembre 2014”, indique le rapport de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif. La nouvelle région aura comme chef-lieu la ville de Maroantsetra. Ainsi, un nouveau bureau du gouverneur sera construit d’ici peu.

    ⭕Tout semble aller très vite pour la création de cette nouvelle région. Lors de sa tournée dans cette localité le week-end dernier, Andry Rajoelina avait accédé à la demande formulée par un sénateur pour la création de cette nouvelle région. Il a annoncé durant son discours que les démarches administratives seront entamées dès que possible. L’objectif, selon le locataire d’Iavoloha, est que les deux districts ne dépendent plus d’Analanjirofo. Maintenant, la balle est dans le camp des parlementaires pour entériner définitivement cette décision de l’Exécutif.

    ⭕En 2004, lors de la naissance des régions, des élus des districts issus des districts de l’Est du pays avaient déjà demandé à ce qu’il y ait deux régions dans cette zone Nord de la province de Toamasina, notamment Analanjirofo et Ambatosoa. Près de 20 ans plus tard, la scission d’Analanjirofo en deux régions distinctes devrait bientôt être une réalité.

  • Une rencontre Andry Rajoelina – Emmanuel Macron prévue durant le séjour du chef d’Etat malgache en France, selon la présidence 

    Une rencontre Andry Rajoelina – Emmanuel Macron prévue durant le séjour du chef d’Etat malgache en France, selon la présidence 

    Antananarivo, 7 Juin, 6h25 – Une quatrième rencontre entre Andry Rajoelina et Emmanuel Macron. Sauf changement, le président de la République devrait rencontrer son homologue français en France dans les prochains jours. Andry Rajoelina a annoncé lui-même cette entrevue dans une interview accordée au magazine français L’Express, publié il y a deux jours.

     

    Pour l’instant, l’éventuelle rencontre entre les deux chefs d’Etat n’est pas encore affichée dans l’agenda officiel du président français sur le site web de l’Elysée. L’information sur cette rencontre avait été annoncée la première fois il y a une semaine par le site web d’information Africa Intelligence. La date du 7 au 9 juin avait été annoncée pour le déplacement présidentiel en France, et une source auprès de la présidence confirmé cette date. Il s’agit du « seul déplacement présidentiel à l’étranger prévu pour ce mois de juin », confie notre source.

     

    D’après les propos du président Andry Rajoelina rapportés par le magazine français L’Express, le cas des îles éparses sera de nouveau sur le tapis lors de cette rencontre. Selon Andry Rajoelina, le cas des îles éparses “n’empoisonne pas les relations [entre les deux pays], mais c’est un sujet d’une grande importance” qu’ils doivent résoudre. Le président annonce aussi la poursuite des négociations de la commission mixte franco-malgache sur le cas des îles éparses. “Les ministres malgache et français des Affaires étrangères doivent se réunir prochainement pour avancer sur ce sujet”, annonce-t-il.

     

    La dernière réunion de la commission mixte sur les îles éparses remonte à 2019. La première réunion s’est tenue à Madagascar. Depuis, les deux pays ont évoqué tour à tour différentes raisons qui ont empêché jusqu’ici la tenue de la deuxième rencontre prévue se tenir en France, notamment la pandémie de Covid-19 ou encore les élections françaises. La dernière date qui avait été annoncée remonte au mois de décembre 2022. Mais celle-ci avait été annulée à la demande de la partie malgache, avait indiqué l’ambassadeur de France au début de l’année.

     

    D’autres sujets comme le cas des deux ressortissants français condamnés à Madagascar dans l’affaire Apollo 21 devrait aussi s’inviter à la table des deux présidents. Andry Rajoelina indique dans son interview que deux demandes de rapatriement de ces deux français ont été reçues par Madagascar. “L’une a été rejetée et l’autre est en train d’être étudiée par la justice malgache”, souligne le Président. “Cette décision aura aussi une dimension politique, parce que les faits qui leur sont reprochés sont très graves. La situation de ces deux Français fait actuellement l’objet de discussions avec les autorités françaises”, explique-t-il, toujours dans L’Express.

     

  • JUSTICE – Le nouveau directeur général de l’administration pénitentiaire met en avant l’application rigoureuse des disciplines au niveau de son département

    JUSTICE – Le nouveau directeur général de l’administration pénitentiaire met en avant l’application rigoureuse des disciplines au niveau de son département

    Antananarivo, 6 Juin, 16h15 – Le nouveau directeur général de l’administration pénitentiaire, Arsène Ralisaona, annonce les couleurs. L’inspecteur en chef d’administration pénitentiaire a insisté sur l’application rigoureuse des règles et des disciplines liées à leur profession lors de sa prise de fonction ce mardi. « Des sanctions vont être appliquées contre ceux qui vont à l’encontre des règles », martèle-t-il. Il invite ainsi les agents de l’administration dont il a la charge à changer de comportement. « L’effectivité de cette lutte contre la corruption demande un changement de comportement. Nous allons appliquer rigoureusement les règles et les disciplines relatives à ce métier », poursuit-il.
    ⭕Nommé en Conseil des ministres le 5 avril dernier, Arsène Ralisaona prend officiellement le commandement de l’administration pénitentiaire dans tout le pays. La cérémonie de passation de commandement avec Désiré Randrianandrasana qui avait assuré l’intérim de ce poste après le décès de Rafaly Iramanjafinimalo, en juillet 2022, a eu lieu ce mardi à Ivato.
    ⭕Parmi les missions qui attendent cet inspecteur en chef d’administration pénitentiaire figurent la lutte contre la corruption en milieu carcéral, l’action pour l’adoption du statut particulier des agents de l’administration pénitentiaire et l’autosuffisance alimentaire dans les prisons. La digitalisation des registres des prisonniers, qui sera mise en place après l’informatisation des greffes constitue également un défi à relever pour le nouveau DGAP.
    ⭕Après ses études à l’École nationale de l’administration de Madagascar (ENAP) en 2003, Arsène Ralisaona a travaillé comme conseiller technique à la direction générale de l’administration pénitentiaire. Il a déjà occupé plusieurs postes comme directeur de l’administration pénitentiaire ou encore de directeur régional de l’administration pénitentiaire dans le Vakinankaratra.
  • PRISON – Une deuxième visite surprise de la ministre de la justice à la maison centrale d’Antanimora

    PRISON – Une deuxième visite surprise de la ministre de la justice à la maison centrale d’Antanimora

    Antananarivo, 4 Juin, 21h30 – La ministre de la justice, Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa a effectué une deuxième visite surprise à la maison centrale d’Antanimora, samedi soir. Une visite inopinée qui avait pour objectif de  »confronter la liste des prisonniers inscrits et ceux présents dans la maison centrale cette nuit-là », indique un communiqué du ministère. Comme pour la première visite, des failles ont été constatées au cours de cette deuxième descente. « Des prisonniers, dont les noms ne figuraient pas dans le cahier, ont été visibles sur place », rapporte le ministère.

     

    La Garde des sceaux a ainsi appelé la direction de l’établissement à suivre la nouvelle méthode établie dans l’enregistrement des noms des détenus. Cela devrait permettre de distinguer les détenus qui n’ont pas encore été jugés de ceux qui ont été jugés, souligne le ministère.

     

    Outre le problème de la liste des détenus, la ministre a également mis l’accent sur la question de l’égalité de traitement des prisonniers et de leurs droits, lors de cette visite. « Tous les prisonniers doivent bénéficier d’un traitement égal que ce soit au niveau de lieux de détention, ou dans l’exercice d’un travail hors de la prison. Pour ce dernier cas, seuls ceux qui satisfont aux exigences de la loi doivent recevoir l’autorisation de sortie », indique le ministère.

     

    Deux personnes ont été enregistrées comme ayant reçu une autorisation de sortie lors de cette visite. Le membre du gouvernement a rappelé qu’il est conforme à la loi de donner une autorisation spéciale, s’il y a une raison importante de quitter la prison pour un temps déterminé.

  • Andry Rajoelina promet de créer une nouvelle région pour Maroantsetra et Mananara

    Andry Rajoelina promet de créer une nouvelle région pour Maroantsetra et Mananara

    Antananarivo, 3 Juin, 21h15 – La région d’Ambatosoa bientôt « indépendante » d’Analanjirofo ? Le président de la République Andry Rajoelina annonce ce samedi que les démarches administratives pour la création d’une nouvelle région réunissant Maroantsetra et Mananara Avaratra seront entamées dès que possible. « L’objectif est que vous ne dépendiez plus d’Analanjirofo », lance-t-il devant les habitants de Maroantsetra, ravis de cette promesse. « Aujourd’hui, quand vous devez faire des papiers ou des déclarations, ou quand vous devez payer des ristournes, vous devez passer par Fénérive Est alors que la route qui y mène est en mauvais état », explique-t-il.

     

    « Lorsque vous serez indépendant, les routes de votre région seront réhabilitées », poursuit-il, rappelant que chaque région devrait être dotée d’engins destinés à la réhabilitation et la construction de ses infrastructures. Pour l’heure, en étant rattachés à Analanjirofo, les deux districts de la zone d’Ambatosoa dépendent encore administrativement de cette région. « Or, le trajet est long », souligne encore le chef de l’Etat. Il confie que ses collaborateurs ont dû faire 22 heures de route, le trajet en bateau venant de Sainte Marie inclus, pour rejoindre Maroantsetra. Il souley également que faute de route, les engins destinés à Analanjirofo ne parviennent pas jusqu’à Maroantsetra ou Mananara Avaratra.

     

    Mais au-delà des raisons pratiques et administratives, Andry Rajoelina indique vouloir répondre à la demande de création d’une nouvelle région pour les districts du Nord de la province de Toamasina parce que « je vous aime et que vous m’aimez ». « Vous m’avez donné 88% à l’élection », rappelle-t-il. A l’entendre, Mananara Avaratra lui a aussi donné 91% des voix lors de la dernière présidentielle. « Et comme je vous aime, je vais lancer les procédures des maintenant pour que vous ayez votre indépendance », conclut-il.

  • Des podiums, des feux d’artifice, un concert de louange et un « cross de cohésion », entre autres, pour célébrer le 63ème anniversaire de l’Indépendance 

    Des podiums, des feux d’artifice, un concert de louange et un « cross de cohésion », entre autres, pour célébrer le 63ème anniversaire de l’Indépendance 

    Antananarivo, 1er Juin, 18h15 – La fête sera au rendez-vous pour ce mois de juin. Des traditionnels feux d’artifices aux podiums, en passant par les kermesses ainsi que les louanges et les cultes, les festivités habituelles sont maintenues, pour la célébration du 63ème anniversaire du retour de l’indépendance. Le coup d’envoi sera donné ce vendredi au parvis à Analakely.

     

    A en croire le Général Rollando Joasitera, président du comité technique national d’organisation (CNTO), des manifestations festives seront organisées aussi bien dans la Capitale que dans les régions. Pour Antananarivo, un podium sera organisé dans chaque arrondissement. Et les kermesses des forces de défense et de sécurité débuteront le 16 juin à Betongolo.

     

    Le comité a mis en place un programme assorti de diverses animations et manifestations avant la date du 26 Juin, le jour de la célébration de la fête nationale. Dans son agenda figure un culte pour la Nation, un concert ayant comme thème “Le grand récit de Madagasikara”, ainsi que programmes d’éducation civique. Un tournoi sportif inter-arrondissement et un cross de cohésion, qui verra la participation du président de la République et des membres du gouvernement, sont également prévus.

     

    L’ouverture officielle de la célébration, ce vendredi, débutera par la traditionnelle cérémonie de levée des couleurs en présence du Président Andry Rajoelina, chef suprême des Armées. Elle sera suivie du vernissage des expositions de l’histoire du pays et des  »Foloalindahy » sur les lieux. Le ministère de la défense nationale appelle également tous les citoyens à pavoiser le drapeau national aux fenêtres ou aux balcons.

  • ASSEMBLÉE NATIONALE – Une présentation de rapport d’activités non suivie de débats à Tsimbazaza 

    ASSEMBLÉE NATIONALE – Une présentation de rapport d’activités non suivie de débats à Tsimbazaza 

    Antananarivo, 25 Mai, 6h20 – Une décision de la majorité. La majorité des députés présents à Tsimbazaza mercredi décident de ne pas faire suivre le rapport d’activité du Premier ministre Christian Ntsay de débat mardi. La décision a été prise à la suite d’un vote à main levée des membres de la Chambre basse présents dans la salle des séances plénières à Tsimbazaza. Le Chef du gouvernement a ainsi été autorisé à quitter la salle sans répondre à aucune question.

     

    Les débats précédant la décision de ne pas tenir des débats après le rapport ont été animés. S’appuyant sur les dispositions de l’article 101 de la Constitution, certains parlementaires, à l’instar du député TIM, Maître Hanitra Razafimanantsoa, ont réclamé la tenue du débat après la présentation du rapport d’activités du Premier ministre. « Nous devons respecter la Constitution, n’épargnez pas le gouvernement », lance-t-elle à l’endroit du président de séance, le député Honoré Rasolonjatovo. Celle-ci accuse notamment le vice-président de l’Assemblée nationale de museler les députés en annonçant bien avant le début des rapports un programme où le débat n’est pas à l’ordre du jour.

     

    « La Constitution indique que les rapports sont suivis de débat, déjà qu’il n’y a pas eu de face à face après la motion de censure alors qu’on a beaucoup de questions », ajoute la député élue à Antananarivo. Ses propos ont été appuyés par la députée Eléonore Johasy qui a même lu l’article de la Loi fondamentale qui s’y rapporte pour convaincre ses homologues.

     

    De leur côté d’autres députés soutenant le gouvernement ont refusé la tenue des débats en arguant, entre autres, que la session est encore longue ou qu’il fallait encore analyser les documents du rapport effectué par le chef du gouvernement. « C’est un rapport qui a été fait. Nous recevons les documents et cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de débats. Il y en aura en temps voulu », réplique le député Dominique Razakandrainy élu à Sakaraha. Des propos repris par le député Fanomezantsoa Andrianjanahary qui propose que les débats aient lieu lors de la séance de questions-réponses entre le gouvernement et les députés.

     

    Suite aux échanges, le président de séance a appelé au vote, prétextant que l’Assemblée nationale est le palais de la démocratie. Après le vote, la majorité des députés présents ont décidé d’épargner la partie débats aux membres du gouvernement. Juste après la présentation du Premier ministre, les ministres de la Défense nationale, de la Sécurité publique et le Secrétaire d’Etat en charge de la gendarmerie ont aussi présenté leurs rapports d’activités. S’en tenant au vote précédent, la Chambre basse s’est limitée à écouter les ministres lire leurs rapports sans poser aucune question.

     

    Selon l’article 101 de la Loi fondamentale, « en début de chaque première session ordinaire, le Gouvernement présente à l’Assemblée nationale un rapport d’exécution de son programme. La présentation sera suivie d’un débat portant sur les résultats des actions du Gouvernement et l’évaluation des politiques publiques ». Comme lors de la dernière session de 2022 où il n’y a pas eu les séances de questions-réponses prévues par l’article 102 de la Constitution après la tentative de motion de censure avortée, Tsimbazaza passe outre les dispositions constitutionnelles.

  • JUSTICE – Arrêt temporaire de l’octroi des autorisations de corvées extérieures des prisonniers dans tout Madagascar

    JUSTICE – Arrêt temporaire de l’octroi des autorisations de corvées extérieures des prisonniers dans tout Madagascar

    Antananarivo, 25 Mai, 7h15 – La ministre de la Justice annonce de nouvelles dispositions sur la gestion des prisons à Madagascar. « A compter de ce jour, nous allons arrêter l’octroi des autorisations des corvées extérieures et des mises à disposition des prisonniers. Les partenariats avec les organisations à but non lucratif, qui emploient certains prisonniers à l’extérieur des murs de la prison, vont également cesser », précise Landy Mbolatiana Randriamanantensoa, ministre de la Justice, ce mardi.

     

    La garde des sceaux reconnaît toutefois que les corvées extérieures et la mise à disposition sont inscrites dans les textes de loi en vue de la réinsertion sociale des détenus. « Mais, de nouvelles conditions doivent être élaborées pour mieux encadrer l’octroi de ces autorisations. D’où cette décision d’arrêter l’octroi des autorisations des corvées extérieures et des mises à disposition », explique la ministre.

     

    Cette décision concerne dans un premier temps la maison d’arrêt d’Antanimora pour une période de six mois. Le ministère de la Justice compte mettre en place une nouvelle organisation au niveau de chaque prison malgache. A Antanimora par exemple,la ministre de la Justice ordonné au chef d’établissement de faire un recensement de toute la population carcérale qui s’y trouve. Elle exige ainsi des chiffres sur les nombres de prévenus, des condamnés, ceux qui ont interjeté en appel ou ont saisi la cour de cassation. Ces données feront l’objet d’une comparaison entre les chiffres au niveau des cabinets d’instruction et du tribunal d’Anosy.

     

    Cette décision ministérielle a été prise à la suite d’une visite surprise à la maison centrale d’Antanimora le 22 avril dernier. Le ministère de la Justice avait évoqué des anomalies au sein de l’établissement. Une différence entre le nombre des détenus inscrits dans les registres et celui des détenus effectivement présents a, entre autres été notée. A cela s’ajoutent la surpopulation carcérale et le nombre plus important de prévenus que de condamnés au sein de l’établissement.