Catégorie : Politique
-

ADMINISTRATION DU TERRITOIRE – Le Conseil de gouvernement adopte un texte complétant le décret relatif au gouverneur
Antananarivo, 30 Juillet, 8h30 – Le décret que semble redouter la société civile passe en Conseil de gouvernement. Un « décret complétant certaines dispositions du décret n°2019-1866relatif au gouverneur » est inscrit parmi les texte réglementaires adoptés par le Conseil de gouvernement de mercredi matin. Le texte, soumis par le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, n’est cependant pas inscrit dans le compte-rendu du Conseil des ministres de la même journée.
Il y a dix jours, un collectif d’organisations de la société civile s’est inquiété de l’existence d’un projet de décret visant à « renforcer les pouvoirs de ces autorités désignées vis-à-vis des services territoriaux déconcentrés », les directions régionales des différents ministères en l’occurrence. Dans un communiqué publié le 19 Juillet, ils ont demandé aux autorités de « se rétracter et de ne pas présenter le projet de décret en Conseil des ministres ».
Le projet avait été évoqué lors du Conseil des gouverneurs qui s’est tenu à Iavoloha le 9 Juillet dernier. Selon des gouverneurs ayant participé à la réunion, le texte consiste à « permettre aux gouverneurs des régions d’avoir la possibilité de surveiller et de coordonner les activités des STD sur les projets de développement de l’Etat, et de leur permettre d’avoir le contrôle sur le fonctionnement de ces services ».Photo d’illustration : Présidence de la République -

VAOVAO – MINUTE FLASH 26 JOLAY 2021
– VALANARETINA – Iray no maty noho ny covid- 19 ny 25 jolay teo, Tsy nisy tranga vaovao voamarina.– « FIKASANA FAMONOANA NY FILOHA » – Milaza ho « tsy namatsy vola » ny tetikadin’ireo ahiahiana ho niketrika tetika hamonoana ny filoham-pirena ny Madagascar Oil sy ny mpampiasa vola be indrindra ao aminy.– LALAO OLAIMPIKA – Nilaza ho afa-po tamin’ny vokatra azony i Eric sy Tojo Andriantsitohaina mirahalahy teo amin’ny taranja fibatana fonjam-by. -

« PROJET D’ATTENTAT » – Madagascar Oil et son actionnaire majoritaire assurent n’avoir versé « aucune somme d’argent » au principal suspect dans l’affaire relative à la suspicion de tentative d’assassinat du président de la République
Antananarivo, 26 Juillet, 15h10 – La compagnie pétrolière Madagascar Oil et son actionnaire majoritaire Benchmark Group s’expriment. Ils assurent « n’avoir jamais versé de l’argent » au principal suspect dans l’affaire relative à la suspicion de tentative d’assassinat du président de la République, martèle Russell Kelly, directeur général de Madagascar Oil dans une déclaration ce lundi.
Si la compagnie minière implantée à Madagascar et sa maison mère reconnaissent dans une déclaration que le président directeur général (PDG) du groupe a effectivement « reçu un e-mail demandant une contribution à hauteur de 10 millions d’euros pour financer des opérations dont la presse se fait écho aujourd’hui aussi bien à Madagascar que dans le monde », ils assurent « de manière catégorique » que « à aucun moment, Benchmark Group n’a donné satisfaction à de telles demandes ».
La compagnie dit d’ailleurs « condamner toute démarche allant dans le sens d’une remise en cause des autorités élues légalement dans un pays ». Selon Willy Ranjatoelina, président du collège des conseillers de Madagascar Oil, « Madagascar Oil et Bennchmark Group ont comme éthique de ne pas s’impliquer dans les débats politiques ». « Nous sommes des hommes d’affaires, des compagnies privées et nous n’avons pas à interférer dans tout ce qui est débat politique », martèle-t-il. « Nous condamnons de manière très formelle toute tentative d’associer notre nom à tout ce que vous savez autour de cette affaire au cours des derniers jours et des dernières semaines », ajoute-t-il.
La semaine dernière, le parquet général de la Cour d’appel a indiqué avoir procédé à l’arrestation de plusieurs personnes pour avoir échafaudé des plans en vue d’éliminer et de neutraliser plusieurs hautes personnalités de Madagascar dont le président de la République. Le conseiller du président de la République en matière diplomatique, Patrick Rajoelina, a indiqué qu’une compagnie pétrolière était impliquée dans l’affaire. -

« PROJET D’ATTENTAT » – Le Premier ministre préfère attendre les conclusions de l’enquête et confie à la justice le soin de donner des informations sur l’instruction du dossier relatif à la suspicion de tentative d’assassinat du président de la République
Antananarivo, 26 Juillet, 8h17 – Le Premier ministre ne doute pas une seconde de la réalité du projet d’attentat révélé au grand jour la semaine dernière par le parquet général de la Cour d’appel d’Antananarivo. « Ce n’est ni du cinéma ni un film », martèle-t-il dimanche sur les chaînes audio-visuelles publiques. Il n’a néanmoins pas souhaité s’étendre sur les détails du dossier. « Le gouvernement fait confiance aux enquêteurs et à la Justice », répond-il à la question du journaliste sur l’hypothèse que pourrait avoir le gouvernement sur cette affaire.
« Délivrer les informations sur l’instruction du dossier ne relève pas des fonctions du Premier ministre », souligne-t-il. Il préfère « laisser à la Justice le soin d’apporter les preuves et de faire connaître au public ce que celui-ci a besoin de savoir ». Il a néanmoins ajouté que « le peuple attend de savoir qu’est-ce qui s’est réellement passé », ajoute-t-il. Dans son intervention, le chef du gouvernement assure de la confiance du gouvernement en la Justice pour faire la lumière sur cette affaire.
Des informations relayées par la presse malgache ont fait état de l’audition du responsable d’une compagnie pétrolière basée à Madagascar ainsi que d’officiers supérieurs malgaches. Interrogé sur ces cas, le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’attendre les résultats des enquêtes. Il a juste indiqué que « pareil projet funeste nécessite des ressources autant humaines que financières » et que ces personnes pourraient avoir été « considérées par les initiateurs du projet comme pouvant répondre à leurs besoins ». -

OPPOSITION – La plateforme RMDM réclame la démission du président de la République à l’issue de son colloque en fin de semaine
Antananarivo, 26 Juillet, 7h15 – L’opposition hausse le ton. Les partis d’opposition réunis au sein de la plateforme Rodoben’ny mpanohitra eto Madagasikara (RMDM) réclament la démission du président de la République Andry Rajoelina à l’issue de leur colloque qui s’est tenu au Bypass vendredi et samedi dernier. La résolution finale de la réunion des opposants justifie la demande par ce qu’elle qualifie de violation répétée de la Constitution.
Outre l’appel à la démission du président, le RMDM demande aussi l’élaboration d’une nouvelle Constitution qui « conduira à la cinquième République et à une nouvelle élection présidentielle », souligne-t-il dans sa résolution. Pour les participants à la réunion du ByPass, la Constitution actuelle n’est pas adaptée à Madagascar car celle-ci avantage plus les tenants du pouvoir actuel que le peuple. « Le pays a besoin d’une Constitution qui va le mener vers le développement au lieu de servir le pouvoir », déclare la résolution.
Dans l’optique de la plateforme, la nouvelle Constitution doit, entres autres, permettre à l’Assemblée nationale d’avoir un vrai pouvoir de contrôle sur les actions du gouvernement. Les membres de la HCC ne doivent pas non plus être élus par l’Assemblée nationale et le Sénat, ni nommés par le président de la République dans cette nouvelle Constitution, plaide-t-elle. C’est une tâche qui doit être confié aux magistrats, soutient-elle. Des magistrats qui doivent aussi bénéficier de plus de liberté et d’indépendance, notent encore les opposants dans leur résolution.
L’ancien président Marc Ravalomananaqui s’est érigé en chef de file de l’aile RMDM de l’opposition indique qu’il va personnellement veiller à la diffusion à grande échelle des points soulever dans cette résolution issue du colloque. L’ancien chef de l’Etat a affirmé avoir déjà discuté avec les ambassadeurs et les représentants des organismes internationaux avant le colloque.Photo : Marc Ravalomanana Ofisialy




