L’océan Indien célèbrera la journée régionale de l’économie bleue ce samedi, et la Commission de l’océan Indien fait de la promotion de ce secteur un de ses objectifs à court et à long terme. Parce que l’économie, estiment les autorités de l’Indianocéanie, peut être un des piliers de la relance post-Covid de la sous-région. Mais qu’est-ce que l’économie bleue dans le contexte des îles de l’océan indien ? Le concept a été expliqué lors d’un Webinaire organisé ce vendredi par la COI par Raaj Mohabir, chargé de mission auprès de la Commission. C’est lui qui a supervisé l’élaboration du plan d’action régional sur l’économie bleu de la COI.
Catégorie : Politique
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14 JUILLET – La France dit aussi vouloir reprendre au plus vite les discussions autour des iles éparses, son ambassadeur à Madagascar
Antananarivo, 14 Juillet, 21h15 – Liva Djakoba Tehindrazanarivelo, ministre des Affaires étrangères, et Christophe Bouchard, ambassadeur de France à Madagascar, ont unanimement reconnu ce mercredi que la consolidation et l’apaisement des relations entre Madagscar et la France passe par la poursuite, ou plutôt la reprise des discussions sur les îles éparses. mercredi à la résidence de France. Tous deux ont ainsi fait part de la volonté des deux pays de renouer le dialogue autour de ce thème qui a plus ou moins causé une tension entre les deux pays ces derniers mois.
« La France partage la volonté de reprendre au plus vite les discussions autour des iles du canal de Mozambique », a déclaré Christophe Bouchard dans son discours à l’occasion de la célébration de la fête nationale française ce mercredi à Ivandry. Une reprise qui doit se faire le plus rapidement possible, a renchéri Liva Djakoba Tehindrazanarivelo dans son allocution. Ce sujet constitue « un blocage pour une relation apaisée entre les deux pays », a-t-il poursuivi. La résolution du différend est d’autant plus importante que la réclamation de ces îles font partie du « parachèvement du processus indépendance de la grande île » en vue de sa « liberté totale « , insiste-t-il. Mais surtout, ajoute Christophe Bouchard, les « deux chefs d’Etat s’y sont engagés » et cela se fera.
La commission mixte mise en place pour discuter du sujet s’est réunie une première fois en Novembre. Un deuxième round des discussions devait avoir lieu, mais la crise sanitaire mondiale n’a pas permis la reprise des discussions. Entre temps, la France a poursuivi puis parachevé le processus de création des îles Glorieuses en réserve naturelle nationale. Une décision contre laquelle Madagascar s’est clairement insurgé.
Au-delà des questions liées à la souveraineté sur lesquelles Madagascar entend aborder le sujet, la France, elle estime surtout que « la commission mixte doit trouver des solutions dans l’intérêt des deux pays de lancer des coopérations bénéfique dans la biodiversité la pêche durable ou la sécurité maritime dans cette zone ». -

ADMINISTRATION – Les employés de la Paositra Malagasy mettent officiellement fin à leur grève après un consensus trouvé avec le ministre
Antananarivo, 14 Juillet, 19h30 – Comme un symbole, les employés de la Paositra Malagasy (Paoma) ont tenu à retirer officiellement la banderole qui indiquait qu’ils étaient en grève pour mettre fin à celle-ci ce mercredi. En effet, un consensus a été trouvé entre le ministère et les employés à la suite de négociations qui ont duré plus de neuf heures mardi, a indiqué un des leaders du mouvement ce jour. Le ministre des Postes, des télécommunications et du développement numérique, Andriamanohisoa Ramaherijaona, et les grévistes dont les leaders syndicaux et les représentants de la direction de la « Paositra Malagasy » ont signé ce mercredi un document regroupant ce qui a été convenu entre les deux parties.
La majorité des revendications ont été discutées et des solutions ont été avancées, déclare Richard Ranarison, directeur général de la Paositra Malagasy, à l’issue de la signature. Il a entre autre été convenu entres les parties que les employés de la poste refusent catégoriquement la privatisation de la poste. La création d’une filiale pourrait cependant être acceptée. Le ministre a promis de présenter ce point au niveau du conseil des ministres. D’un autre côté le ministre a aussi promis de faire tout son possible afin que tous les employés au régime ECD soient être embauchés comme fonctionnaire. D’autres points, comme l’inscription du patrimoine de la poste à son nom propre ont été évoqués, ainsi que la dotation de nouveaux bâtiments à la poste malgache.
Suite à cet accord, la poste va de nouveau tourner à 100 % indique toujours le DG. Les employés de la Paoma ont entamé une grève au début du mois de juillet accusant le ministre de vouloir changer le statut de la société et de vouloir privatiser certains services de la poste. La démission de Andriamanohisoa Ramaherijaona que les grévistes ont accusé d’ingérence dans la gestion de la Paositra Malagasy a même été exigée. Ils se sont aussi opposés au licenciement de certains ECD ce qui a mis le feu aux poudres.Photo : Ministère des Postes, des télécommunications et du développement numérique -

DIPLOMATIE – Andry Rajoelina s’envole pour la Côte d’Ivoire afin d’assister au Sommet des chefs d’Etat africains en vue reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement
Antananarivo, 14 Juillet, 11h25 – La présidence de la République annonce la participation du Président Andry Rajoelina au Sommet des chefs d’Etat africain en vue de la 20ème reconstitution du fonds de l’Association internationale de développement (IDA-20) qui se tiendra jeudi à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Le président de la République a quitté Antananarivo ce jeudi en milieu de matinée. Son vol était prévu décoller à 10h00.
La réunion qui se tient en Côte d’Ivoire devrait permettre d’identifier les priorités clés pour le financement en Afrique. Les chefs d’Etat devraient également plaider pour une politique et pour des contributions plus importantes en vue de la reconstitution des ressources de l’IDA-20.
Plateforme de lutte contre la pauvreté mise en place par la Banque mondiale, l’IDA a été créée en 1960 et intervient dans 74 pays dans le monde, majoritairement en Afrique. Elle octroie « des dons, des prêts à taux zéro ou faible ainsi que des conseils stratégiques pour stimuler la croissance économique, renforcer la résilience et améliorer la vie des plus pauvres ».
Selon la Banque mondiale, l’IDA a fourni environ 422 milliards d’ariary de dollars d’investissements dans 114 pays depuis sa création. La présidence de la République indique de son côté que Madagascar reçoit en moyenne 200 à 300 millions de dollars par an, sauf cette année où le financement de l’IDA aurait triplé pour atteindre le milliard de dollars en 2021. -

ADMINISTRATION – Les 21 gouverneurs rendent compte de leurs activités des six premiers mois de 2021 au président de la République
Antananarivo, 10 Juillet, 8h15 – Les gouverneurs se présentent plus que jamais comme des représentants du chef de l’Etat au niveau régional. La rencontre qui s’est tenue vendredi avec le chef de l’Etat à Iavoloha a été pour ces « premiers responsables de la réalisation des ‘velirano’ au niveau régional », ainsi que les qualifient les services de la communication de la présidence, l’occasion « de présenter le rapport d’activités des six premiers mois de l’année de 2021 ». A défaut d’avoir été élus, c’est à celui qui les a nommés et dont ils réalisent les promesses que les chefs des organes exécutifs régionaux sont redevables.
Outre la présentation de leur rapport d’activités, les gouverneurs ont aussi reçu les instructions pour « accélérer la mise en œuvre des projets de développement afin de relever les défis à court et à long terme », indique le communiqué de la présidence. La réalisation de ces projets, relevant des ‘velirano’ présidentiels « incombe aux gouverneurs », leur a déclaré le président de la République Andry Rajoelina, cité par le communiqué de la présidence de la République. Et afin de bien remplir leurs tâches, les gouverneurs ont été invités et encouragés à collaborer aussi bien avec les élus des collectivités territoriales décentralisées et avec les fonctionnaires au niveau des directions régionales des ministères.
Bien que les chefs des exécutifs régionaux soient encore des personnalités désignées, et représentent le numéro Un de l’Exécutif central, Tianarivelo Razafimahefa, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation assure que « la décentralisation effective de Madagascar est désormais en marche ». Il a notamment mis en avant les réflexions menées avec le président de la République sur « les moyens techniques, logistiques, et financiers afin de mettre en œuvre dans les meilleurs délais les projets de développement au niveau de chaque région ». Il a également soulevé l’adoption de la Lettre de politique de décentralisation émergente qui « vise à apporter une réforme d’envergure, structurante, et ambitieuse en matière de décentralisation tout en participant à la concrétisation du Velirano n°12 du Président Andry Rajoelina qui consiste à l’autonomisation et la responsabilisation des Collectivités territoriales décentralisées ».Photo : Présidence de la République -

RECONCILIATION NATIONALE – La mise en place d’un espace de dialogue national privilégiée par le Comité du Fampihavanana Malagasy (CFM).
Antananarivo, 9 Juillet, 16h00 – Du pain sur la planche. Le Conseil du fampihavanana malagasy (CFM – Conseil pour la réconciliation malgache) croule sous les dossiers et les demandes. 1.300 dossiers et requêtes en tous genres ont été reçus par le Conseil depuis le début de son mandat. Cependant selon Alphonse Maka, président du CFM, la mise en place d’un dialogue social est privilégiée actuellement. La situation politique qui prévaut dans le pays risque d’accroitre le ressentiment et la haine entre les différents acteurs politiques du pays et peut diviser la population estime l’institution.
Pour y remédier, le CFM met en avant la mise en place d’un espace de concertation entre les acteurs politique et appelle à l’apaisement. Il rappelle les actions qu’il a déjà entreprises depuis le début d’une nouvelle crise apparue tôt cette année. Le CFM annonce avoir déjà approché toutes les entités politiques du pays dans le but d’instaurer ce climat d’apaisement.
Le CFM a entamé depuis jeudi et ce pendant 15 jours sa deuxième session ordinaire. Prévue au mois de juin, elle a été repoussée en raison de la situation sanitaire du pays. Au programme de cette session, figurent l’étude de nombreux dossiers en instance, notamment les demandes d’amnistie en faveur de prisonniers politiques depuis les années 2000 et la réparation des préjudices subis par les victimes des crises politiques successives. Certains dossiers ont déjà été transférés à la Commission spéciale indépendante pour l’amnistie pour ceux qui en formulent une demande et au ministère des finances pour les demandes de réparations, informe le CFM.Photo : Conseil pour le fampihavanana malagasy (CFM) -

ADMINISTRATION – Un deuxième Conseil des gouverneurs dirigé par le président de la République prévu ce vendredi
Antananarivo, 9 Juillet, 7h10 – Les 21 gouverneurs que compte la Grande île rencontreront le président de la République ce vendredi. Il s’agit du deuxième Conseil des gouverneurs présidé par Andry Rajoelina depuis le premier Conseil qui s’est tenu à Antsohihy en Octobre 2020. A l’époque, le chef de l’Etat avait parlé d’un Conseil des gouverneurs tous les 45 jours, mais « cela n’a pas pu se faire en raison de la situation sanitaire du pays et les diverses restrictions qui allaient avec », justifie Hery Rasoamaroamaka, gouverneur d’Analamanga, joint au téléphone. A l’entendre, des discussions informelles et par viso-conférence ont toujours eu lieu entre le président de la République et les gouverneurs.
Le programme de la rencontre de ce vendredi n’a pas encore été révélé. Les gouverneurs ont néanmoins eu une réunion au ministère de l’Intérieur et de la décentralisation jeudi pour préparer la rencontre. Le gouverneur d’Analamanga indique que les discussions ont notamment porté autour du budget alloué aux gouvernorats qu’il juge insuffisant pour mener à bien les projets de développement. Ceux-ci sont dotés de 2 milliards d’ariary de subvention par an pour mettre en œuvre les projets de développement que leur a confiés le chef de l’Etat. La réunion au ministère de l’Intérieur et de la décentralisation a également été l’occasion pour les gouverneurs de partager leurs expériences en matière d’administration, et en matière de gestion des relations avec les élus locaux, confie encore Hery Rasoamaromaka.
Nommés par décret présidentiel pris en Conseil des ministres, les gouverneurs sont les chefs de l’exécutif des régions. Chefs de région mais portant le titre de gouverneurs, ils sont censés être élus. Les régions, en tant que collectivités décentralisées, avaient été créées depuis 2004 mais en 15 ans, aucun gouvernement n’a organisé les scrutins pour permettre l’élection des chefs de l’exécutif de ces collectivités. Ceux-ci ont toujours été désignés par décret, et représentent plus l’Etat et l’Exécutif à l’échelle de leur collectivité que les populations et les circonscriptions qu’ils dirigent.



