Deux ans après avoir suspendu les appels d’offres sur les 44 blocs pétroliers dans le bassin de Morondava, les autorités malgaches continuent de chercher comment faire gagner le plus à Madagascar dans le cadre d’éventuelles explorations et/exploitations des ressources stratégiques malgaches. Une campagne de promotion est en cours de préparation, mais l’Etat entend être exigeant sur les critères et les conditions d’attribution. Le point avec le ministre des Mines et des ressources stratégiques, Fidiniavo Ravokatra, et la directrice générale par intérim de l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis), en marge du lancement des journées portes ouvertes à l’occasion du 45ème anniversaire de l’Office.
Catégorie : Politique
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RESSOURCES STRATEGIQUES – La campagne de promotion des blocs pétroliers de Madagascar en attente
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GOUVERNANCE – Condamné pour outrage à la Justice, l’ancien président sud-africain Jacob Zuma se constitue prisonnier
Antananarivo, 8 Juillet, 12h30 – In extremis. L’ancien président sud-africain Jacob Zuma a décidé de se constituer prisonnier 30 minutes avant l’expiration de l’ultimatum qui lui était émis suite à sa condamnation à 15 mois de prison ferme par la Cour constitutionnelle de l’Afrique du Sud.
Jacob Zuma a laissé planer le doute jusqu’à la fin. Finalement, une demi-heure avant la fin de l’ultimatum, un convoi a quitté son domicile pour se rendre auprès des autorités. C’est sa fondation qui a confirmé l’information par un tweet en indiquant que « le président Zuma a décidé de se conformer à l’ordre d’incarcération » et « se dirigeait vers un établissement correctionnel ». Une information confirmée par la police locale.
L’ancien président sud-africain a été condamné pour outrage à la justice le 29 Juin dernier lorsqu’il avait refusé de comparaitre devant une commission anti-corruption. Un ultimatum lui a été alors imposé pour se rendre sinon la police aurait été autorisée à l’arrêter. Jacob Zuma avait contesté la condamnation. Sa fondation avait dénoncé le jugement le considérant inconstitutionnel.
Jacob Zuma fait face depuis 2018 à une série d’enquêtes sur la corruption généralisée au cours de ses neuf années de mandat présidentiel mais l’ancien Chef d’Etat fait tout pour éviter d’avoir à s’expliquer devant la Cour en usant d’arguties judiciaires. Il a démissionné de la présidence de la République en 2018 à cause de suspicion de corruption.Photo : Page Facebook Jacob Gedleyihlekisa Zuma -

TERRITOIRE – Madagascar dit regretter la démarche française de faire des îles Glorieuses une réserve naturelle française
Antananarivo, 2 Juillet, 14h35 – Madagascar proteste à nouveau. Dans un communiqué publié ce vendredi, le ministère des Affaires étrangères fait part des « regrets » de l’Etat malgache par rapport à ce qu’il qualifie de « démarche arbitraire du gouvernement français » de faire des îles Glorieuses une réserve naturelle française. Cette démarche, indique le ministère, « va à l’encontre de l’engagement des deux parties à s’abstenir de tout acte unilatéral pendant la durée des négociations pour le règlement pacifique du différend relatif aux îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India ».
Dans son communiqué, le MAE souligne que « le projet de décret de création de la réserve naturelle nationale avait déjà fait l’objet d’une opposition du gouvernement malgache ». « La position Madagascar sur cette création demeure inchangée », poursuit le MAE qui dénonce une volonté de l’Etat français « d’ignorer l’appel à la retenue lancé par le gouvernement malgache » et « d’aller à l’encontre du communiqué conjoint issu de la Commission mixte du 18 Novembre 2019 dans lequel les deux parties sont convenues de poursuivre leur dialogue dans un esprit positif, constructif et de bonne foi ».
Dans son communiqué, le MAE s’en tient à la protestation et aux regrets. Aucun détail n’est annoncé sur la suite des négociations menées avec le gouvernement français pour la « rétrocession » des îles éparses. Le communiqué semble juste insister sur le fait que Grande île s’oppose à la démarche de l’Etat français et non à la préservation de l’archipel des Glorieuses.
Dans son communiqué, le MAE rappelle en premier lieu que « Madagascar s’attache à la préservation de l’environnement et à la sauvegarde de l’exceptionnelle richesse de notre biodiversité à l’échelle mondiale et sur l’ensemble du territoire malgache ». Il parle d’une « cause nationale et d’une priorité de l’Etat malgache ». -

INSTITUTION – La Haute cour constitutionnelle corrige sa décision sur la proposition de loi modifiant le statut de l’opposition et n’y mentionne plus la possibilité pour l’opposition extra-parlementaire de choisir un ou plusieurs chefs pour la diriger en dehors de toute procédure extra-parlementaire
Antananarivo, 30 Juin, 6h50 – La décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC) relative à la proposition de loi modifiant le statut de l’opposition est de nouveau en ligne depuis mardi après en avoir été retirée lundi. Comme indiqué par un haut conseiller, le texte a fait l’objet de correction.
Mais plus qu’une « correction d’ordre syntaxique et de formulation », c’est une phrase entière qui a été retirée de la décision. Celle qui indiquait, dans le considérant n°4 que « l’opposition extra-parlementaire peut choisir un ou plusieurs chefs pour la diriger en dehors de toute procédure parlementaire » a été extirpée du texte initial et ne figure plus dans le nouveau texte officiel.
La décision en elle-même, celle qui indique que la loi déférée est conforme à la Constitution sous réserve des considérants 4, 5 et 6, n’a pas changé. La HCC maintient que « le chef de l’opposition officielle dirige uniquement l’opposition parlementaire et non l’opposition extra-parlementaire ».
En ouvrant la possibilité pour l’opposition extra-parlementaire de choisir librement un ou des chefs de l’opposition en dehors de toute procédure parlementaire dans sa décision initiale, la HCC consacrait juridiquement l’existence d’une opposition en dehors du Parlement. La phrase ayant été retirée du texte initial, l’opposition extra-parlementaire peut, certes, continuer à exister, mais aucun droit ne lui est officiellement reconnu.
Si le texte est promulgué par le chef de l’Etat, le chef de l’opposition officielle devrait ainsi être un député choisi parmi et par les élus qui siègent au sein de l’Assemblée nationale et non une personnalité qui aura été choisie par les groupes politiques d’opposition. Il devrait devenir vice-président de l’Assemblée nationale et devrait bénéficier de tous les droits et avantages prévus par la loi.
Dans l’ancien texte adopté en 2011, le chef de l’opposition pouvait ne pas être un député. Il revenait aux groupements politiques d’opposition de le choisir en dehors de toute procédure parlementaire. Mais une fois choisi, le chef de l’opposition officielle pouvait acquérir de par son statut un siège de député, et avoir rang de vice-président. -

INSTITUTION – La Haute cour constitutionnelle retire de son site web sa décision sur la proposition de loi modifiant le statut de l’opposition pour y apporter des corrections d’ordre « syntaxique », selon un de ses membres
Antananarivo, 28 Juin, 17h50 – La Haute cour constitutionnelle apporte une correction à une de ses décisions. Elle retire ainsi de son site web la décision relative à la proposition de loi modifiant le statut de l’opposition qu’elle a déjà publiée vendredi. « Il s’agit d’une correction d’ordre syntaxique et de formulation », rassure pourtant un haut conseiller auprès de la Cour d’Ambohidahy, joint au téléphone. « Cela ne changera rien au fond du texte », ajoute-t-il encore. Celui-ci indique que « la décision sera de nouveau affichée sur le site dès que les corrections auront été portées ». Notre source précise cependant qu’aucune date n’est requise pour cette re-publication.
Dans la décision publiée vendredi, la HCC a déclaré la proposition de loi modifiant le statut de l’opposition conforme à la Constitution, mais en tenant compte de quelques réserves. Celles-ci concernent notamment la nécessité d’extirper du texte l’expression « extra-parlementaire », dans la mesure où selon l’un des considérants de la HCC, le chef de l’opposition officielle ne devrait diriger que l’opposition parlementaire, l’opposition extra-parlementaire pouvant choisir elle-même son chef.
Deux autres réserves portent sur la tenue du débat entre le chef de l’opposition officielle et le chef du gouvernement qui doit se tenir en période de session ordinaire et sur la nécessité d’introduire dans le texte sur l’opposition le droit de l’opposition de diriger une commission. -

ASSEMBLEE NATIONALE – La Haute cour constitutionnelle limite le rôle du chef de l’opposition officielle au sein de l’Assemblée nationale
Antananarivo, 28 Juin, 7h40 – La Haute cour constitutionnelle (HCC) donne son feu vert pour que le chef de l’opposition officielle soit un député élu. Elle précise néanmoins que ce futur chef de l’opposition devrait voir son rôle limité à l’Assemblée nationale. Dans une décision rendue vendredi, la Haute cour constitutionnelle (HCC) a déclaré non-conforme à la Constitution les dispositions de la proposition de loi sur le statut de l’opposition selon lesquelles le chef de l’opposition officielle dirige aussi bien l’opposition parlementaire que l’opposition extra-parlementaire. « L’opposition extra-parlementaire peut choisir un ou plusieurs chefs pour la diriger en dehors de toute procédure parlementaire », souligne la HCC dans un de ses considérants.
La HCC préconise ainsi que l’expression « opposition extra-parlementaire » soit extirpée de la proposition de loi. Elle rappelle également que le débat démocratique entre le chef de l’opposition officielle et du chef du gouvernement doit avoir lieu durant les sessions ordinaires du Parlement et non en dehors de l’espace parlementaire et des sessions ordinaires ainsi qu’il est proposé dans le texte soumis à son contrôle. Et comme ledit texte ne prévoit pas que l’opposition doit présider une commission au sein de l’Assemblée nationale, la HCC invite le Parlement à ajouter cette disposition.
En tant que chef de l’opposition choisi parmi les députés issus de l’opposition et par ceux-ci, le chef de l’opposition parlementaire jouit néanmoins de tous les droits et avantages du chef de l’opposition officielle prévus par la Constitution, contrairement aux chefs de l’opposition extra-parlementaire. Celui que l’opposition choisira pour être son chef au sein de l’Assemblée nationale devrait ainsi devenir vice-président de l’Assemblée nationale et bénéficier des « avantages matériels et protocolaires se rapportant à sa fonction ». Il devrait ainsi avoir droit à « une sécurité rapprochée, un véhicule de service et un passeport diplomatique ».
Dans la version initiale de la loi sur l’opposition, le chef de l’opposition officielle devait être choisi par les groupes politiques d’opposition. A défaut d’accord entre les groupes d’opposition, il devait être issu du « groupe politique d’opposition ayant le plus grand nombre de suffrages exprimés lors des élections législatives ». Cette loi avait prévu que si le chef choisi n’était pas un parlementaire, il devait bénéficier d’office d’un siège de député et devait siéger de droit à l’Assemblée nationale ». Sur la base de cette loi, des partis d’opposition avaient désigné Marc Ravalomanana chef de l’opposition.
Avec le nouveau texte en attente de promulgation, l’ancien président de la République ne devrait donc pas entrer à Tsimbazaza. Il devrait ainsi rester chef de l’opposition extra-parlementaire et ne devrait bénéficier d’aucun droit ni avantage dévolu au chef de l’opposition officielle. Si son parti adhère à la nouvelle loi, ces droits et avantages devraient plutôt revenir à un des députés de son parti qui est le groupe politique d’opposition majoritaire à l’Assemblée nationale. -

DIPLOMATIE – Une ancienne de l’école de guerre à la tête de l’ambassade américaine de Madagascar et des Comores
Antananarivo, 27 Juin, 15h52 – Le successeur de Michael Pelletier connu. Le président américain Joe Biden a nommé Claire A. Pierangelo comme ambassadeur plenipotentiaire des États-Unis pour la République de Madagascar et les Comores vendredi.
Cette diplomate américaine était, avant cette nomination, consul des Etats-unis au Nigeria. Elle y a été en service depuis Août 2019, soit un an et demi.
Diplomate aguerrie avec 36 ans de carrière, Claire A. Pierangelo est aussi une experte en stratégie militaire. Elle a, entre autres, suivi une formation à l’école nationale de guerre des USA où elle a étudié la sécurité nationale. Elle y a aussi été vice-directeur dans le volet diplomatie pendant deux ans.
Selon les experts américains, cette nomination a pour but de renforcer la présence des États-Unis dans le canal de Mozambique.
Claire A. Pierangelo va donc succéder à Michael Pelletier qui a été nommé ambassadeur des Etats-Unis auprès de la République de Madagascar et de l’Union des Comores en Janvier 2019. Michael Pelletier a occupé ce poste pendant un peu plus d’un an. Ce diplomate aux 34 annés de carrière vient récemment de partir à la retraite.Photo : Ambassade des États Unis au Nigeria -

FANDRIAM-PAHALEMANA – Ny Tafika malagasy sy ny endriny vaovao
Endrika vaovao sy rafitra vaovao no hasehon’ny Tafika malagasy mandritra ny matso lehibe izay hanamarihana ihany koa ny faha-61 taona nahaterahany. « Tafika manakaiky vahoaka » no heverina ho tanjona amin’izany fanovana izany. Fanazavana.

