Catégorie : Politique

  • ILES EPARSES – Le député Paul Bert Rossy Rahasimanana réagit au décret faisant des îles Glorieuses réserves naturelles françaises.

    ILES EPARSES – Le député Paul Bert Rossy Rahasimanana réagit au décret faisant des îles Glorieuses réserves naturelles françaises.

    Antananarivo 15 juin, 9 heures. Quatre jours après la publication du décret établissant les Iles Glorieuses la 170è réserve naturelle française, le député Paul Bert Rossy Rahasimanana s’oppose à cette décision du gouvernement français.
    ⭕️C’est dans son compte facebook que le député du 4ème arrondissement affiche sa réaction le lundi 14 juin. « M’opposant catégoriquement à la déclaration du président français faisant des Iles Glorieuses réserves naturelles françaises », indique Paul Bert Rossy Rahasimanana dans sa publication. Le député appelle à un rassemblement populaire exemplaire afin de contester cette décision et pour réclamer la restitution des Iles Eparses. Le député artiste invite également tous ceux qui ont une aptitude dans la rédaction des doléances selon les procédures idoines et dans le calme à s’y mettre, une fois la manifestation publique autorisée. La publication se termine par le slogan « Alefa Madagascar », avec la photo du député dans son bureau et une capture d’écran des Iles Glorieuses.
    ⭕️Le 10 juin, à Paris, paraît au Journal officiel de la République française le décret faisant de l’atoll des îles Glorieuses (intégré à l’archipel des îles Éparses), la 170e « réserve naturelle française ».
    Le président malgache réclame solennellement à son homologue français de « trouver une solution pour la gestion ou la restitution des îles Éparses, à Madagascar ». Si aucun accord n’a abouti jusqu’à présent, les deux personnalités semblent s’entendre sur la nécessité de rouvrir le dialogue sur cet épineux dossier. Une commission mixte paritaire, mise en place dans les années 1990 mais enterrée depuis, est relancée. Et c’est au tour du député Paul Bert Rossy Rahasimanana de revenir sur cette affaire actuellement, du côté des Malgaches.
  • DIPLOMATIE – Les Etats-Unis annoncent 40 millions de dollars supplémentaires pour venir en aide au Sud de Madagascar

    DIPLOMATIE – Les Etats-Unis annoncent 40 millions de dollars supplémentaires pour venir en aide au Sud de Madagascar

    Antananarivo, 15 Juin, 6h15 – Le Sud de Madagascar a toujours autant besoin d’aides. En attendant que les projets de développement à long terme annoncés par le gouvernement se concrétisent, les Etat-Unis rappellent que les aides d’urgence restent, pour l’instant, nécessaires.
    ⭕« Plus de 1,1 million de gens font aujourd’hui face à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire et ce nombre devrait encore augmenter », a averti Michael Pelletier, ambassadeur des Etats-Unis à Madagascar, alors qu’il effectuait sa visite d’adieux auprès du président de la République, lundi.
    ⭕C’est au cours de cette visite que le diplomate américain annonce 40 millions de dollars supplémentaires pour le Sud. Cette assistance servira à fournir une aide alimentaire d’urgence à plus de 729.000 personnes. Elle permettra aussi de prévenir et de traiter la malnutrition auprès de 63.400 jeunes enfants, de 19.800 femmes enceintes et de jeunes mères, d’améliorer l’hygiène et de reconstruire des puits afin d’assurer l’accès à l’eau potable.
    ⭕Cette aide est d’autant plus urgente que l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) prévient que « cette année pourrait être la pire pour la sécheresse et l’insécurité alimentaire dans le Sud ». « Au moins 14.000 personnes sont déjà au bord de la famine, les prochaines récoltes sont compromises et l’accès à la nourriture s’aggraverait d’ici 2022. », ajoute encore Michael Pelletier.
    ⭕Le diplomate américain salue, certes, les efforts pour le développement à long terme du Grand Sud, il n’en exhorte pas moins la communauté internationale et le gouvernement à « redoubler d’efforts pour prévenir une aggravation de la famine ». L’an dernier, les USA ont déjà contribué à hauteur de 133,5 millions de dollars pour secourir le grand Sud. 74,5 millions de dollars ont servi à soutenir des activités dans le domaine de la santé tandis que 48,5 millions ont été utilisés pour la sécurité alimentaire.
    Photo : Ambassade des Etats-Unis à Madagascar
  • LUTTE ANTI-COVID – Urgence sanitaire reconduite mais mesures assouplies

    LUTTE ANTI-COVID – Urgence sanitaire reconduite mais mesures assouplies

    Antananarivo, 13 Juin, 20h 35 – Les autorités décident de maintenir l’urgence sanitaire tout en prenant des mesures moins drastiques. Andry Rajoelina, président de la République, annonce que l’ « urgence sanitaire est reconduite pour période de 15 jours sur l’étendue du territoire de la République » lors d’un discours à la Nation, diffusé sur les stations publiques, ce dimanche soir.
    Pour le, chef de l’Etat « nous sommes en train de gagner » la bataille contre le coronavirus, expliquant les mesures plus souples pour cette nouvelle période d’urgence sanitaire :
    ⭕Autorisation des réunions de 200 personnes au lieu de 100 en fonction de l’étendue du lieu et avec le respect des gestes barrières ;
    ⭕Couvre-feu du 23h à 4h du matin ;
    ⭕Possibilité d’enterrement en dehors de la capitale s’il s’agit d’un cas de décès non lié à la covid-19. Mais maintien de l’interdiction de transport des décès liés à la covid-19 d’une région à l’autre et de l’obligation d’inhumation 24 heures après la mort d’un individu ;
    ⭕Maintien de la fermeture des frontières. Mais possibilité pour les membres des familles, dont un des membres est décédé, de rentrer au pays.
    ⭕Ouverture des salles de spectacles.
  • COLLOQUE REGIONAL – Le président de la République dit vouloir offrir des usines d’ensachage d’eau à cinq districts du Sud via la Fondation Rajoelina

    COLLOQUE REGIONAL – Le président de la République dit vouloir offrir des usines d’ensachage d’eau à cinq districts du Sud via la Fondation Rajoelina

    Antananarivo, 13 Juin, 18h45 – Le président de la République, Andry Rajoelina, veut laisser un présent durable pour le Sud du pays, une région pour laquelle il dit avoir une affection particulière. A travers la Fondation Rajoelina, lui et sa famille entendent offrir des usines d’ensachage d’eau qui permettront de produire des sachets d’un demi-litre d’eau potable par jour pour 60.000 habitants de cinq districts du Sud, dans l’Androy et l’Anosy. « Même quand je ne serai plus Président, ces usines resteront », a-t-il annoncé dans son discours de clôture du colloque régional pour l’émergence du Sud de Madagascar.
    ⭕Avec ces unités de production d’eau potable purifiée qui seront gérées par des associations de femmes, le chef de l’Etat veut apporter une solution à ce qu’il qualifie de « principal problème du Sud de Madagascar : le manque d’eau ». A l’entendre, l’eau proviendra de forages et sera purifiée et traitée par des machines avant d’être mise en sachet. Afin de protéger l’environnement et éviter que le plastique n’envahisse la région, les bénéficiaires doivent ramener le sachet vide pour bénéficier d’un nouvel autre sachet d’eau, explique-t-il. Voahary Rakotovelomanantsoa, ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, a indiqué au cours du colloque qu’un accord avait été conclu avec le ministère en charge de l’Environnement pour gérer les sachets vides.
    ⭕La production et la distribution d’eau en sachet devrait venir en parallèle aux travaux de construction de pipelines dans les régions d’Androy et d’Anosy. Outre les projets financés par la Banque mondiale, Andry Rajoelina a annoncé la construction prochaine du pipeline qui partira du fleuve d’Efaho, Tolagnaro, vers Ambovombe sur fonds propre de l’Etat malgache.
  • COLLOQUE REGIONAL – Le président de la République dit vouloir offrir des usines d’ensachage d’eau à cinq districts du Sud via la Fondation Rajoelina

    COLLOQUE REGIONAL – Le président de la République dit vouloir offrir des usines d’ensachage d’eau à cinq districts du Sud via la Fondation Rajoelina

    Antananarivo, 13 Juin, 18h45 – Le président de la République, Andry Rajoelina, veut laisser un présent durable pour le Sud du pays, une région pour laquelle il dit avoir une affection particulière. A travers la Fondation Rajoelina, lui et sa famille entendent offrir des usines d’ensachage d’eau qui permettront de produire des sachets d’un demi-litre d’eau potable par jour pour 60.000 habitants de cinq districts du Sud, dans l’Androy et l’Anosy. « Même quand je ne serai plus Président, ces usines resteront », a-t-il annoncé dans son discours de clôture du colloque régional pour l’émergence du Sud de Madagascar.
    ⭕Avec ces unités de production d’eau potable purifiée qui seront gérées par des associations de femmes, le chef de l’Etat veut apporter une solution à ce qu’il qualifie de « principal problème du Sud de Madagascar : le manque d’eau ». A l’entendre, l’eau proviendra de forages et sera purifiée et traitée par des machines avant d’être mise en sachet. Afin de protéger l’environnement et éviter que le plastique n’envahisse la région, les bénéficiaires doivent ramener le sachet vide pour bénéficier d’un nouvel autre sachet d’eau, explique-t-il. Voahary Rakotovelomanantsoa, ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, a indiqué au cours du colloque qu’un accord avait été conclu avec le ministère en charge de l’Environnement pour gérer les sachets vides.
    ⭕La production et la distribution d’eau en sachet devrait venir en parallèle aux travaux de construction de pipelines dans les régions d’Androy et d’Anosy. Outre les projets financés par la Banque mondiale, Andry Rajoelina a annoncé la construction prochaine du pipeline qui partira du fleuve d’Efaho, Tolagnaro, vers Ambovombe sur fonds propre de l’Etat malgache.
  • EPIDEMIE – L’arrivée de la deuxième cargaison de vaccins en question

    EPIDEMIE – L’arrivée de la deuxième cargaison de vaccins en question

    Quand la deuxième allocation des vaccins pour Madagascar dans le cadre de l’initiative Covax arrivera-t-elle à Madagascar ? La question reste encore sans réponses. Pour l’heure, les autorités préfèrent se concentrer sur la manière d’écouler les 250.000 premières doses arrivées le 8 Mai et dont près de 70.000 doses ont été administrées à dix jours de la fin de la première phase de la campagne.

     

  • AGRICULTURE – Le prix du paddy atteint déjà les 1.350 ariary dans l’Alaotra

    AGRICULTURE – Le prix du paddy atteint déjà les 1.350 ariary dans l’Alaotra

    Antananarivo, 9 Juin, 7h20 – Le prix du riz local pourrait encore atteindre des sommets cette saison. Un peu plus d’un mois à peine après le début de la moisson, le prix du paddy atteint déjà les 1.350 ariary le kilo. « Dans certaines localités de la région, le kilo de paddy à 1 400 ariary est même évoqué », rapporte une source auprès de la Chambre du commerce et de l’industrie (CCI) d’Ambatondrazaka jointe au téléphone. « Mais je ne peux pas encore confirmer si ce prix est vraiment effectif », poursuit-elle.
    ⭕Notre source craint que ce prix continue d’augmenter pour aller jusqu’à 1.600, voire 1.700 ariary dans les prochains mois. Il peut même encore être plus élevé en période de soudure, poursuit-elle, en raison d’une baisse de la production. Avec du paddy à 1.700 ariary auprès des producteurs, le prix du riz local pourrait aller jusqu’à 3.000 ariary, voire plus, lorsqu’il sera proposé sur les étals des détaillants.
    ⭕Jointe au téléphone, une autre source auprès de la direction régionale de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche de la région d’Alaotra Mangoro estime que la production a baissé jusqu’à 30% par rapport à celle de l’année 2020. Elle indique que la partie Est de cette région considérée comme grenier à riz de Madagascar a été fortement touchée par la sécheresse, cette année. Dans la partie Ouest, la pluie a pourtant entraîné des inondations, ajoute-t-elle.
    ⭕En 2020, le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche avait estimé la production dans la région à 540 000 tonnes de paddy. Le prix maximum du paddy avait été de 1.700 ariary lors de la dernière saison rizicole, juste avant la période de la grande récolte.
    Photo d’illustration
  • CIRCULATION – Un comité mis en place pour étudier la réouverture des frontières aux passagers internationaux

    CIRCULATION – Un comité mis en place pour étudier la réouverture des frontières aux passagers internationaux

    Antananarivo, 6 Juin, 16h55 – Le ministère en charge des Transports indique qu’un comité de reflexion a été mis en place pour « examiner la possibilité de réouverture des frontières dans les meilleures conditions ». Ce comité sera ensuite chargé d’avancer des propositions au gouvernement, indique un communiqué du ministère des Transports, du tourisme et de la météorologie (MTTM) publié ce dimanche.
    ⭕Le ministère souligne que pour l’heure, aucune date de réouverture des frontières n’est à ce jour fixé. Il rappelle néanmoins que des « réunions préparatoires à la réouverture des frontières » ont eu lieu depuis janvier avec les opérateurs touristiques et les autorités sanitaires.
    ⭕Les frontières de la grande île ont été fermées aux passagers internationaux depuis le mois de mars 2020, au moment où les premiers cas de Covid-19 ont été détéctés sur la grande île. Plus d’un an plus tard, l’entrée et la sortie du territoire malgache demeurent interdites, sauf pour quelques personnes dont notamment les diplomates, les missionnaires de l’Etat malgache, les experts des industries stratégiques travaillant avec l’État malgache ainsi que les sportifs représentant la Grande île à des compétitions internationales.
  • SERVICE PUBLIC – Médiateur de la République, défenseur du citoyen

    SERVICE PUBLIC – Médiateur de la République, défenseur du citoyen

    La nomination de Maître Lala Harijaona Ratsirahonana en tant que médiateur de la République pour succéder à Monique Andreas Esoavelomandroso met sous les feux des projecteurs cette fonction méconnue. Mais quel est vraiment le rôle du médiateur ? A quoi sert une médiature ? Les réponses dans la vidéo.

  • PARLEMENT – L’Assemblée nationale appelle à ce que les dénigrements et les diffamations à l’encontre des députés à cause de la proposition de loi sur la nationalité cessent

    PARLEMENT – L’Assemblée nationale appelle à ce que les dénigrements et les diffamations à l’encontre des députés à cause de la proposition de loi sur la nationalité cessent

    Antananarivo, 2 Juin, 20h30 – L’Assemblée nationale réagit enfin aux polémiques sur la proposition de loi modifiant certaines dispositions du Code de la nationalité. Elle appelle le public à « cesser les dénigrements et les diffamations faits à l’encontre des députés » à cause de cette proposition de loi. « Aucune disposition de cette proposition de loi ne donne la part belle à la vente de la terre des ancêtres ni à la braderie de la nationalité », souligne un communiqué de l’institution sur sa page Facebook.
    ⭕Discrète sur la question depuis plusieurs semaines, et n’ayant pas rendu public le contenu du texte, l’Assemblée nationale donne enfin quelques explications sur la proposition de loi. Elle indique ainsi que les principaux points du texte consistent à harmoniser la loi malgache avec les conventions internationales auxquelles Madagascar a adhéré, à abroger les dispositions discriminatoires liées au genre, et à la modernisation des dispositions relatives à l’octroi de la nationalité, notamment par rapport à la question de l’apatridie.
    ⭕Depuis que le texte a été introduit à l’ordre du jour de la Chambre basse, les polémiques ont fusé sur les réseaux sociaux et les députés ayant signé la proposition de loi ont fait l’objet de nombreuses critiques, frisant parfois les appels à la haine. Sous la pression, les élus et les techniciens de l’administration censés examiner la proposition de loi en commission ont fini par décider de reporter leurs travaux. Selon le communiqué de l’Assemblée nationale, le texte sera à nouveau porté à l’ordre du jour lors de la session parlementaire d’Octobre.
    Photo : Assemblée nationale