Catégorie : Politique
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PARLEMENT – Christine Razanamahasoa met en garde les députés par rapport à leurs interventions en dehors du Palais
Antananarivo, 1er Février, 20h10 – « Les déclarations faites en dehors de l’exercice des fonctions parlementaires, que ce soit dans le cadre d’une réunion publique ou dans les médias, ne sont pas couvertes par l’immunité parlementaire ». Le rappel a été fait ce lundi par Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale dans une lettre adressée aux députés. « La liberté d’expression que nous avons et l’irresponsabilité que cela induit sont limitées à l’exercice de nos fonctions de députés », indique-t-elle. Elle parle, entre autres, des avis émis dans le cadre des réunions et des débats au Palais de l’Assemblée nationale, des votes, des rapports ou encore des propositions de lois.
Dans sa lettre, la présidente de l’Assemblée nationale dit avoir constaté « une hausse des plaintes et des remontrances faites à l’encontre des députés ». A l’entendre, ces doléances proviennent « des différentes institutions, de ministères, de responsables étatiques, d’hommes politiques et même de simples citoyens ». La semaine dernière, des députés de la majorité ont notamment interpellé le bureau permanent sur les activités de certains de leurs pairs. Christine Razanamahasoa qualifie ces activités « de paroles et d’actes inadéquats venant de certains députés ». Dans sa lettre, elle va même jusqu’à répéter ce qu’elle qualifie « d’injure, de diffamation et de calomnie et d’accusations sans preuve et sans fondement faites à l’endroit des autorités ». Elle confie ainsi avoir dû écrire la lettre dans « le souci de préserver la perception que les gens ont de l’Assemblée nationale ».
Selon l’article 73 de la Constitution, « aucun député ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions ». Le même article prévoit que « aucun député ne peut, pendant les sessions, être poursuivi et arrêté en matière criminelle ou correctionnelle, qu’avec l’autorisation de l’Assemblée, sauf en cas de flagrant délit ». « Hors session, aucun député ne peut être arrêté qu’avec l’autorisation du bureau de l’Assemblée, sauf en cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnation définitive », indique encore la Loi fondamentale. -

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – Un petit pas sur l’IPC, des grands pas encore à franchir pour le pays
Madagascar est un pays où la perception de la corruption reste importante. Dans l’IPC 2020 qui classe les pays en fonction de leurs performances de 2019, le score du pays s’est légèrement amélioré, tout comme son rang dans le classement annuel de l’indice de perception de la corruption. En 2020, la Grande île se classe 149ème sur 180 pays alors qu’en 2019, elle se trouvait à la 158ème place. Sa note a aussi connu une amélioration. Elle est passée de 24/100 en 2019 à 25/100 en 2019. C’est encourageant mais peut mieux faire, analysent les responsables de Transparency International Initaitive Madagascar.
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PARLEMENT – Les assistants parlementaires, des travailleurs de l’ombre ou pas
Les assistants parlementaires ne font souvent parler d’eux que lorsqu’ils font l’objet de polémique. Ils font pourtant partie intégrante du rouage d’une institution parlementaire. Véritables hommes et femmes de l’ombre, ces individus effectuent de nombreuses taches qui permettent aux parlementaires de faire leur travail correctement. Qui sont-ils ? Comment les choisit-on ? Quelles sont leurs tâches ? Eléments de réponse avec Calvin Randriamahafanjary, secrétaire général de l’Assemblée nationale -

PARLEMENT – Le Sénat envisage une possible réduction du nombre des collaborateurs parlementaires
Le président du Sénat, Herimanana Razafimahefa, reconnaît que si les sénateurs ont augmenté le nombre de leurs collaborateurs parlementaires, c’est en raison du nombre réduit des sénateurs alors que la tâche qui les attend est immense.
Il n’exclut pourtant pas la possibilité de revoir l’effectif envisagé à la baisse si le budget l’exige.
Sauf que le budget déjà prévu et adopté par l’ancienne législature leur permette d’avoir un grand nombre de collaborateurs.
Le montant du budget alloué au Sénat de 18 membres est quasiment le même que celui qui avait été prévu au Sénat de 63 membres.https://www.youtube.com/watch?v=b_dCrGAMtRU
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ENERGIE – Le président de la République exige de la Jirama une amélioration des services avant de toucher au tarif
Antananarivo, 24 Janvier, 13h10 – L’Exécutif reste sur sa position : la Jirama doit revenir sur sa décision d’appliquer un nouveau système de tarification. A Toamasina ce dimanche, le président de la République a publiquement interpellé le directeur général de la compagnie lors de son discours à l’occasion de l’inauguration d’une centrale hybride à Betainomby Toamasina. « Il est inacceptable que le service soit nul alors que le facture augmente de 100% », lance Andry Rajoelina, s’adressant directement à Vonjy Andriamanga. « Puisque vous êtes là, Monsieur le directeur général », a-t-il lancé quelques minutes plus tôt.
Que la facture baisse pour une certaine catégorie d’abonnés ne constitue pas un argument pour le chef de l’Etat. « Nous soutenons peut-être que pour tel pour cent d’abonnés, le prix est en baisse. Mais la classe moyenne qui est déjà en difficulté, elle subit une hausse », poursuit Andry Rajoelina. Il prend l’exemple de ses collaborateurs qui paient habituellement 200 000 ariary par mois « et qui se plaignent aujourd’hui de devoir verser 600 000 ariary ». Il évoque également « des gens qui payaient 10 000 ariary et qui aujourd’hui paient 60 000 ariary ».
« Nous venons de sortir de la crise de la Covid-19, les revenus des gens diminuent », rappelle Andry Rajoelina pour justifier sa réticence par rapport à la nouvelle tarification. A cela s’ajoute ce qu’il qualifie de piètre qualité de service de la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité. « Améliorez d’abord la qualité des services avant de réfléchir à une hausse de tarif », ajoute-t-il, rappelant que « la Jirama assure une mission de service public et doit satisfaire les usagers aussi bien en matière de service qu’en matière de prix ».
Avec le tarif Optima, la Jirama a effectivement augmenté le prix de l’électricité pour la catégorie d’abonnés qui consomment plus de 300 kWh par mois et qui utilisent en simultané de nombreux appareils fonctionnant à l’électricité. Pour ces ménages gros consommateurs d’énergie, basculés en tarif super-confort, le prix du kWh est passé de 370 Ariary à 390 Ariary pour la première tranche. La deuxième tranche, au-delà de 300kWh est à 764 Ariary le kWh.
Les ménages qui, habituellement consomment entre 150 et 300 kWh, pouvaient également avoir vu leur facture augmenter si leur consommation de Janvier a excédé les 300 kWh. Pour cette catégorie d’abonnés basculée en tarif confort, le prix du kWh n’a pas changé pour la tranche jusqu’à 300 kWh : 370 Ariary. Pour la tranche supérieure, le prix a augmenté jusqu’à 764 Ariary alors que depuis quelques années, le système de tranche a été supprimé pour la catégorie tarif 16 de l’ancien système de tarification.
La Jirama avait également reconnu qu’il a pu y avoir hausse de la facture pour les ménages qui ont été basculés dans une catégorie tarifaire qui ne correspond pas à leur mode de consommation de 2021. Ainsi, des ménages qui consomment plus de 150 kWh par mois auraient pu être basculés dans la catégorie tarif économique, et payer 764 Ariary/kWh la tranche supérieure à 130 kWh. Ce qui leur revenait plus cher que s’ils étaient basculés en tarif confort où le prix de l’électricité est à 370 Ariary/kWh jusqu’à 300 kWh. La compagnie s’est proposée de rectifier la catégorie tarifaire et ainsi la facture pour ces abonnés.
Par contre, les abonnés sous tarif 14 basculés en tarif social, et les abonnés du tarif 16 mais consommant peu d’énergie électrique, moins de 150 kWh, ont vu leur facture baisser. Selon le DG de la Jirama « 80% des abonnés de la compagnie ont vu leur facture baisser en Janvier ». Face à la hausse sur les autres, le Conseil des ministres de mercredi avait enjoint la Jirama à revoir sa copie.Photo : Capture d’écran d’une video en direct de la page Andry Rajoelina



