Catégorie : Politique

  • MANIFESTATION – L’opposition fustige les autorités à Imerinkasinina

    MANIFESTATION – L’opposition fustige les autorités à Imerinkasinina

    Antananarivo, 6 Février, 16h10 – Les initiateurs de l’émission, devenu un mouvement, « Miara-manonja », regroupant les membres de l’opposition ne sont pas tendres envers le régime au cours de ce qu’ils appellent « excursion », à Imerinkasinina ce samedi. Ils promettent de revenir à la charge.
    ⭕Des parlementaires issus du Tiako i Madagasikara (TIM), d’anciens sénateurs, dont Mamitiana Fabergé, issus du Hery vaovao ho an’i Madagasikara (HVM) et Olivier Rakotovazaha, sont succédé pour des tirs croisés contre le gouvernement devant leurs partisans, adoptant la couleur de ralliement qu’est le rouge. Au cours d’une série de discours, ils dénoncent ce qu’ils considèrent comme état des défaillances du régime dans la gestion des affaires nationales.
    ⭕Le député Fidèle Razara Pierre lance quelques revendications : le retour de la diffusion des émissions de la station MBS sur les chaînes câblées, bloquées la veille par une ordonnance judiciaire. Il en est de même du départ des éléments des forces de l’ordre devant la résidence de l’ancien chef de l’Etat, Marc Ravalomanana, à Faravohitra.
    ⭕Les initiateurs de la manifestation concèdent la tenue des discours politiques à Imerinkasinina dans une ambiance bon enfant. Mais ils rejettent la faute aux autorités qui les ont « forcés » de par leur « mauvaise foi » et « anti-jeu » à changer de fusil d’épaule « au lieu de s’en tenir à un simple piquenique et rien d’autre», selon pasteur Adehame Tsarahame.
    ⭕« Miara-manonja » annonce la poursuite du mouvement. L’ancien président Marc Ravalomanana, intervenu par téléphone, promet à l’assistance une autre « opportunité pour discuter ». En attendant, l’ancien chef de l’Etat demande à l’assistance de « suivre les consignes » compte tenu de la « stratégie adoptée ».

  • GOUVERNEMENT – Le Premier ministre dans l’Atsimondrano pour visiter le chantier de la station conteneurisée de la localité

    GOUVERNEMENT – Le Premier ministre dans l’Atsimondrano pour visiter le chantier de la station conteneurisée de la localité

    Antananarivo, 6 Février, 14h35 – Le Premier ministre Christian Ntsay entend démentir les rumeurs. En descente de travail dans l’Atsimondrano pour visiter le chantier de la station conteneurisée de la localité, il martèle que « les autorités, sous la houlette du président de la République, travaillent ». Il indique même que « contrairement à ce qui se raconte, comme quoi le Premier ministre est introuvable, le Premier ministre est bien là, il est dans l’Atsimondrano ». « Nous travaillons à trouver des solutions pour toute la population », ajoute-t-il. Dans sa déclaration à l’issue de la visite, le chef du gouvernement invite « ceux qui propagent des rumeurs à faire attention ». « La propagation de rumeurs est régie par la loi », poursuit-il, entouré de la ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, de députés, de maires et de responsables de la Jirama.
    ⭕Vendredi, les services de la communication du Bureau du Premier ministre ont déjà publié un communiqué indiquant que « le Premier ministre n’a pas du tout démissionné et continue d’assurer pleinement ses fonctions ». « Aucun intérim n’est prévu à la tête du gouvernement parce que le Premier ministre travaille normalement », a également annoncé de son côté la porte-parole du gouvernement, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, dans son émission hebdomadaire sur la radio nationale.
    ⭕Les médias proches du pouvoirs, eux, ont reconnu que « le Premier ministre était certes à La Réunion pour effectuer un contrôle de santé de routine périodique », dans leur émission commune « Tambatra ». Mais « le gouvernement est bien présent et travaille, et l’absence d’un membre du gouvernement ne signifie pas que l’administration ne fonctionne pas », ont-ils soutenu. Une autre source officielle proche du gouvernement a également confirmé le contrôle de santé de routine du Prermier ministre, « déjà prévu de longue date », mais a démenti toute démission et tout intérim évoqués sur les réseaux sociaux et dans les médias de l’opposition.
    Photo : Capture d’écran de la video de la visite de chantier du Prmeier ministre – Bureau du Premier ministre
  • GOUVERNEMENT – Le Premier ministre à La Réunion pour effectuer un contrôle de santé, selon les médias proches du pouvoir

    GOUVERNEMENT – Le Premier ministre à La Réunion pour effectuer un contrôle de santé, selon les médias proches du pouvoir

    Christian Ntsay n’est pas à Madagascar. Selon les médias proches du pouvoir regroupés dans l’émission Tambatra, confirmés par une source officielle, le Premier ministre est parti à La Réunion pour « effectuer un contrôle de santé de routine ». « C’était déjà dans son agenda et prévu de longue date », indique notre source. D’autres sources indiquent que le chef du gouvernement a pris l’avion ce vendredi matin accompagné de quatre autres personnes.

    ⭕« Le Premier ministre n’a pas du tout démissionné », martèle de son côté son Bureau dans son communiqué. « Il continue d’assurer pleinement ses fonctions », ajoute l’avis publié sur la page Facebook de Mahazoarivo. La porte-parole du gouvernement, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatingarivo, de son côté, martèle qu’aucun intérim n’est prévu à la tête du gouvernement.
    ⭕Ni Mahazoarivo ni Tompon-trano mihono, l’émission hebdomadaire de la ministre de la Communication et de la culture, n’ont pourtant annoncé l’absence du chef du gouvernement du territoire malgache. Contacté en milieu d’après-midi, un responsable auprès de la direction de la communication du Bureau du Premier ministre a même démenti cette absence et a assuré que « le chef du gouvernement est bien à Madagascar », sans plus de détails. Ce vendredi, l’émission Miara-manonja, diffusée par des médias d’opposition, a évoqué le sujet, sur les ondes.
    ⭕En Septembre 2020, le Premier ministre Christian Ntsay avait déjà effectué un voyage à La Réunion, mais aucune communication officielle n’a été faite sur le sujet. Mahazoarivo, à l’époque, avait également démenti tout déplacement du chef du gouvernement. Celui-ci a attendu son retour au pays pour évoquer le sujet auprès de ses collaborateurs au cours d’une cérémonie de levée de couleurs. Il avait également parlé d’un « contrôle de santé »
  • VAOVAO MINUTE FLASH 05 FEBROARY

    VAOVAO MINUTE FLASH 05 FEBROARY

    RAHARAHAM-PITSARANA – Niampy zandary iray ireo voasambotra noho ilay raharaha fanondranana an-tsokosoko volamena 73,5 kilao
    RAHARAHA BESAKAY – Olona 19 nampidirina am-ponja vonjimaika taorian’ny famonoana zandary tany Amparibolana Mandaivatsy
    GOVERNEMANTA – Manao fanaraha-maso fahasalamana any La Réunion ny praiministra
  • JUSTICE – Une société sise à Dubaï se dit propriétaire des 73,5 kilos d’or et fait valoir ses droits devant la Justice sud-africaine

    JUSTICE – Une société sise à Dubaï se dit propriétaire des 73,5 kilos d’or et fait valoir ses droits devant la Justice sud-africaine

    Antananarivo, 5 Février, 20h45 – Rebondissement dans l’affaire des 73,5 kilos d’or saisis en Afrique Sud. Le ministère des Affaires étrangères (MAE) rapporte l’entrée en scène d’un autre acteur dans l’affaire. Il fait état des revendications d’une société sise à Dubaï qui affirme être le propriétaire des 73,5 kilos d’or saisis en Afrique du sud. La même entreprise soutient également que les trois individus arrêtés avec la cargaison sont ses employés, ajoute le communiqué. Celle-ci a donc fait valoir ses droits auprès de la justice sud-africaine en soutenant que la détention des trois hommes et la saisie de la marchandise qu’ils avaient en peur possession sont des actes illégaux, rapporte encore le MAE. Le renvoi du procès au 19 Février qui devait se tenir le 1er Février était dû à l’arrivée de ce nouveau dossier, indique-t-il d’ailleurs.
    ⭕Pour faire face à ce nouveau protagoniste dans l’affaire, l’Etat malgache dit avoir « pris toutes les mesures pour défendre ses revendications ». Il a ainsi recruté un avocat sur place afin de défendre ses intérêts et afin de suivre toutes les procédures judiciaires liées à cette affaire. Les autorités de la Grande île ont toujours affirmé que les 73,5 kilos d’or constituent un patrimoine national et doivent être rapatriés à Madagascar. Elles ont déjà prévu qu’une fois revenu au pays, l’or sera déposé à la Banque centrale.
    ⭕Les démarches malgaches relatives aux demandes de rapatriement des biens saisis et d’extradition des suspects se poursuivent d’ailleurs, indique le MAE. Une rencontre avec le bureau du procureur en Afrique du Sud a eu lieu le 29 Janvier dans ce sens, à la demande de l’ambassade de Madagascar en Afrique du Sud. En plus de l’ambassadeur et de l’avocat de l’Etat malgache, une délégation en provenance de Madagascar a également participé à la rencontre.
  • EPIDEMIE – Madagascar vise un hiver avec peu de Covid-19 et reste discrète sur les mesures prises pour détecter d’éventuels variants du coronavirus

    EPIDEMIE – Madagascar vise un hiver avec peu de Covid-19 et reste discrète sur les mesures prises pour détecter d’éventuels variants du coronavirus

    Les autorités prennent-elles des mesures pour détecter la présence d’éventuels variants du coronavirus à Madagascar ? Le ministère de la Santé publique ne souhaite pas encore s’exprimer sur le sujet. Le message à faire passer, indique le professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao, est de rassurer la population sur les mesures prises pour faire baisser le nombre des cas recensés en Janvier et de leur dire que Madagascar élabore déjà une stratégie pour l’hiver prochain.

  • SERVICE PUBLIC – Les factures des abonnés de la Jirama victimes de hausse sur le tarif Optima recalculées sur la base des anciens tarifs

    SERVICE PUBLIC – Les factures des abonnés de la Jirama victimes de hausse sur le tarif Optima recalculées sur la base des anciens tarifs

    Antananarivo, 4 Février, 20h30 – La correction des factures de Janvier des abonnés de la Jirama ne concerne que les celles qui ont enregistré une hausse. Selon un responsable de la Jirama, le compte est effectué sur la base des anciens tarifs. Au cas où le client aurait déjà réglé sa facture, le trop-perçu sera déduit de la facture de Février. Une lettre en ce sens leur sera envoyée. Et si la facture n’a pas encore été payée, une facture rectificative sera envoyée en Février.
    ⭕Pour les autres abonnés qui ont connu une baisse de leur facture avec le tarif Optima, rien ne devrait changee. Ils devront rester sur le tarif Optima, ainsi que prévu, indique notre source. La compagnie de distribution d’eau et d’électricité est encore actuellement en train de réfléchir sur la manière de réviser le nouveau système tarifaire qu’elle a lancée en Janvier. L’objectif serait de réduire la hausse sur les factures des gros consommateurs.
    ⭕Lors de la présentation officielle du nouveau système, Vonjy Andriamanga, directeur général de la compagnie, a indiqué que 80% des factures ont connu une baisse avec le tarif Optima. Plus tard, il a reconnu que certaines hausses étaient dues à une erreur d’appréciation de la proposition tarifaire que la Jirama avait faite à certains consommateurs. Mais depuis que le Conseil des ministres a exigé une révision des factures, la Jirama se penche sur la révision du système.
    Photo d’illustration
  • SANTE PUBLIQUE – Le syndicat des paramédicaux prévoient une nouvelle grève de 48 heures à partir de lundi

    SANTE PUBLIQUE – Le syndicat des paramédicaux prévoient une nouvelle grève de 48 heures à partir de lundi

    Antananarivo, 4 Février, 14h35 – Nouveau rendez-vous pris pour le syndicat des paramédicaux de Madagascar. Suite à une réunion qui s’est tenue mercredi, le syndicat a décidé d’entrer à nouveau en grève. La cessation de travail est prévue durer 48 heures, indique Jerisoa Ralibera, président du Syndicat. Le mouvement devrait avoir lieu lundi et mardi et les motifs restent les mêmes que ce que le syndicat a toujours avancé.
    ⭕️ Jerisoa Ralibera martèle qu’aucune des revendications du syndicat n’a eu de réponse positive de la part du ministère de la Santé publique malgré les différents échanges entre les deux parties. Indiquant recevoir au contraire des intimidations et autres pressions, il précise ne plus souhaiter négocier avec le ministère.
    ⭕️ Le syndicat revendique, entre autres, les indemnités de réquisition durant la première vague de la pandémie. Il réclame aussi le recrutement de 10.000 paramédicaux bénévoles qui ont pris part à la riposte sanitaire.
    ⭕️ Interrogé par la presse sur ce sujet en marge d’une cérémonie de remise de dons effectué par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao, ministre de la Santé publique, a préféré botter en touche. « Ne parlons que de Covid aujourd’hui », avait-il soutenu.
    ⭕️ Samedi, le syndicat des paramédicaux a prévu d’organiser une réunion, mais celle-ci n’a pas pu avoir lieu. L’enceinte du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU/JRA) a été quadrillé par les forces de l’ordre. Le leader du mouvement, de son côté, avait fait l’objet d’un interrogatoire à la brigade de la gendarmerie de Sabotsy Namehana pour une raison sans lien avec ladite réunion.
    Photo d’archives
  • GOUVERNANCE – Madagascar reste une mauvaise élève en matière de corruption en Afrique

    GOUVERNANCE – Madagascar reste une mauvaise élève en matière de corruption en Afrique

    Madagascar a beau avoir amélioré sa note et son classement sur l’indice de perception de la corruption de 2020 (IPC 2020), elle reste une mauvaise élève en matière de corruption en Afrique. Parce que ses notes n’ont cessé de baisser ces dix dernières années, et les rares améliorations qu’elle a enregistrées n’ont guère dépassé un point. Elle est à sept points de moins que la moyenne continentale et se trouve à moins de la moitié des points des Seychelles, en pôle position en Afrique en matière de bonne perception de la corruption. Les explications et les recommandations de Transparency International/Initiative Madagascar portées par son président, Dominique Rakotomalala.

  • PARLEMENT – Christine Razanamahasoa met en garde les députés par rapport à leurs interventions en dehors du Palais

    PARLEMENT – Christine Razanamahasoa met en garde les députés par rapport à leurs interventions en dehors du Palais

    Antananarivo, 1er Février, 20h10 – « Les déclarations faites en dehors de l’exercice des fonctions parlementaires, que ce soit dans le cadre d’une réunion publique ou dans les médias, ne sont pas couvertes par l’immunité parlementaire ». Le rappel a été fait ce lundi par Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale dans une lettre adressée aux députés. « La liberté d’expression que nous avons et l’irresponsabilité que cela induit sont limitées à l’exercice de nos fonctions de députés », indique-t-elle. Elle parle, entre autres, des avis émis dans le cadre des réunions et des débats au Palais de l’Assemblée nationale, des votes, des rapports ou encore des propositions de lois.
    ⭕Dans sa lettre, la présidente de l’Assemblée nationale dit avoir constaté « une hausse des plaintes et des remontrances faites à l’encontre des députés ». A l’entendre, ces doléances proviennent « des différentes institutions, de ministères, de responsables étatiques, d’hommes politiques et même de simples citoyens ». La semaine dernière, des députés de la majorité ont notamment interpellé le bureau permanent sur les activités de certains de leurs pairs. Christine Razanamahasoa qualifie ces activités « de paroles et d’actes inadéquats venant de certains députés ». Dans sa lettre, elle va même jusqu’à répéter ce qu’elle qualifie « d’injure, de diffamation et de calomnie et d’accusations sans preuve et sans fondement faites à l’endroit des autorités ». Elle confie ainsi avoir dû écrire la lettre dans « le souci de préserver la perception que les gens ont de l’Assemblée nationale ».
    ?Selon l’article 73 de la Constitution, « aucun député ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions ». Le même article prévoit que « aucun député ne peut, pendant les sessions, être poursuivi et arrêté en matière criminelle ou correctionnelle, qu’avec l’autorisation de l’Assemblée, sauf en cas de flagrant délit ». « Hors session, aucun député ne peut être arrêté qu’avec l’autorisation du bureau de l’Assemblée, sauf en cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnation définitive », indique encore la Loi fondamentale.