Catégorie : Politique
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PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT – Le Plan émergence de Madagascar (PEM) mis en œuvre à partir de Juin, selon les autorités
Antananarivo, 15 Février, 19h00 – Les activités et les projets prévus dans le Plan émergence de Madagascar (PEM) ne devraient commencer à s’appliquer qu’en Juin. En attendant, les autorités continueront à mettre en œuvre le Plan multisectoriel d’urgence (PMDU), élaboré en vue de gérer la crise sanitaire de la Covid-19. Cette décision a été prise ce lundi au cours d’une réunion sur le PMDU, dirigée par le Premier ministre. La réunion qui s’est tenue dans les locaux du ministère des Affaires étrangères, a vu la participation des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, ses représentants du secteur privé et des membres des organisations de la société civile.
⭕Les autorités ont donc encore quelques mois pour finaliser le PEM. Selon Richard Randriamandrato, ministre de l’Economie et des finances, il n’est pas exclu que le document subisse de nouvelles mises à jours avec la publication des résultats définitifs du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) qui énoncent de nouvelles bases statistiques pour les projets. Le document, indique-t-il en marge de l’atelier de dissémination des résultats du RGPH, se trouve déjà entre les mains du chef de l’Etat qui en décidera la date de présentation officielle.
????Le PEM devait être publiquement présenté en Janvier, et le Conseil des ministres a même déjà fixé la date du 19 Janvier pour cela. Mais le calendrier a subi un changement, officiellement pour cause de lancement de la campagne de reboisement 2020-2021. Aucune nouvelle date n’a pourtant ensuite été déterminée pour le report.
Photo : Bureau du Premier ministre -

MANIFESTATIONS – Des députés de l’opposition annoncent un rapport d’activités à Ambohijatovo ce samedi
Antananarivo, 15 Février, 18h00 – Les députés du parti Tiako i Madagascar élus dans la capitale prévoient de faire un rapport de la dernière session parlementaire ce samedi. Ils ont ainsi adressé au préfet d’Antananarivo une lettre l’informant de ce rapport « à destination des habitants d’Antananarivo ce samedi 20 Février ». Ils envisagent de l’organiser à « Ambohijatovo, au stade de la Démocratie », selon les termes qu’ils utilisent.
Le préfet indique avoir bien reçu la lettre ce lundi après-midi, vers 14h. Il indique que l’autorisation ou non de cet événement sera discutée au cours d’une réunion de la préfecture. La semaine dernière, le préfet a déjà assuré ne plus vouloir autoriser le mouvement Miara-manonja à organiser des sorties, celles-ci ayant tendance à devenir des manifestations politiques avec des propos frisant l’incitation à l’insurrection, souligne-t-il.
Les députés, de leur côté, misent sur le caractère constitutionnel de leur démarche dans leur lettre. Le rapport fait partie des attributions constitutionnelles et légales des parlementaires précisent les députés signataires de la lettre. En 2018, les députés de l’opposition de l’époque avaient déjà utilisé cet argument pour organiser une réunion publique devant l’Hôtel de ville d’AntananarivoPhoto d’illustration -

GREVE – Le syndicat des infirmiers et sage-femmes annonce 72 heures de trêve syndicale et en appelle au chef de l’Etat pour trouver une solution à leurs revendications
Antananarivo, 15 Février, 14h45 – Un ultimatum adressé aux autorités. Le syndicat des infirmiers et des sage-femmes de Madagascar (SISFM) donne 72 heures au chef de l’Etat pour discuter avec les paramédicaux et proposer des solutions à leurs revendications. En attendant l’expiration de ce délai, les paramédicaux syndiqués annoncent une trêve syndicale de 72 heures. « Les paramédicaux n’iront pas sur les lieux de travail pour la grève mais resteront chez eux », annonce Hajatiana Jules Ranaivoparany, président régional du SISFM dans la Haute Matsiatra, au cours d’une rencontre avec la presse ce lundi.
Un comité de négociation a été mis en place à l’issue du Conseil national extraordinaire du syndicat qui s’est tenu en fin de semaine, et la trêve a été décidée par ce comité, indique le président régional du SISFM dans la Haute Matsiatra. Celui-ci ajoute que « si aucune solution n’est trouvée à l’issue des72 heures, la grève reprendra et sera même renforcée ».
Vendredi, les paramédicaux grévistes ont réussi à entrer dans l’enceinte des Centres hospitaliers universitaires Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU/JRA) et Joseph Raseta Befelatanana (CHU/JRB). Les grévistes ont indiqué avoir réussi à enrôler des paramédicaux de ces hôpitaux même si les chefs d’établissements, dans des déclarations vidéo publiées par le ministère de la Santé, ont assuré que les soins s’y sont poursuivis normalement. Le directeur d’établissement par intérim de l’HJRA a même dit que si les grévistes ont réussi à entrer dans l’enceinte de l’hôpital, c’est parce qu’ils ont profité de deux événements qui s’y sont déroulés.
Un responsable au sein de l’HJRA a néanmoins admis quelques problèmes dans deux ou trois services vendredi à cause de la grève des paramédicaux. Du côté des grévistes, les leaders syndicaux assurent que les soins ne sont pas interrompus dans certains services, parce que « l’objectif n’est pas de tuer les malades », soutient Jerisoa Ralibera, président du SISFM. -

MANIFESTATION – Des formations politiques soutenant Andry Rajoelina en « reboisement » à Talata Volonondry
Antananarivo, 14 Février, 7h00 – Les partisans d’Andry Rajoelina étaient de sortie samedi. Une semaine après « l’excursion » organisée par les partis et mouvement de l’opposition à Imerinkasinina, le parti présidentiel TGV et des associations et groupements soutenant le président de la République se sont donnés rendez-vous à Ambohimahavelona Talata Volonondry pour un « reboisement ». Députés, sénateurs, ministres, maires, gouverneurs, hauts employés de l’Etat ont été aperçus sur les lieux, avec une pièce orange dans la tenue.
L’événement entre « dans le cadre des efforts menés pour reverdir Madagascar », indique un communiqué du Sénat qui rapporte la présence sur place de Herimanana Razafimahefa, président du Sénat. Mais la sortie constituait aussi, pour le mouvement, une façon de montrer les forces du parti présidentiel, si l’on en croit le sénateur Richard Ramanambitana. « Cela montre que la plateforme TGV et toutes les associations qui la soutiennent sont particulièrement fortes », soutient-il dans une déclaration rapportée par la chaîne de télévision Viva. « Nous avons montré la solidarité qui anime le TGV », ajoute Hery Rasoamaromaka, gouverneur de la région d’Analamanga, sur la même station.
L’idée était aussi de montrer que le parti présidentiel travaille et œuvre pour le développement, poursuivent les participants à la sortie. « Quand nous descendons dans les campagnes, nous travaillons. Laissons aux autres les excursions », lance, de son côté, Richard Ramandehamanana, gouverneur de la région Alaotra Mangoro.Photo : Sénat de Madagascar
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MOUVEMENTS DE REVENDICATIONS – Le préfet d’Antananarivo accuse l’opposition d’être derrière les différentes manifestations de ces derniers jours
La semaine s’est terminée par une double manifestation ce vendredi : celle des paramédicaux à l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona, celle des étudiants en médecine à l’Université d’Antananarivo. Pour le préfet, c’est l’opposition qui est derrière ces mouvements et manipule les manifestants. Ce vendredi, les étudiants en médecine parlent d’une infiltration de leur mouvement. Mais l’opposition rejette cette accusation et estime que le préfet fait porter aux opposants les défaillances de l’Etat.




