Catégorie : Politique
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MANIFESTATIONS – Les douze personnes interpellées samedi placées en détention préventive
Antananarivo, 23 Février, 12h05 – La prison pour les 12 individis arrêtés lundi lors de la « manifestation avortée » des députés de l’opposition. Déférés au parquet lundi, ils ont été immédiatement envoyés à Antanimora, indique une source auprès de la gendarmerie.
Ils sont, entre autres, inculpés de participation à une manifestation interdite, de provocation de trouble; d’atteinte à la sureté de l’Etat et d’usurpation de fonction pour l’officier de la gendarmerie à la retraite. La date de leur procès est prévu au 6 Avril, indique une autre source.
Lors d’une conférence de presse, lundi, les responsables des forces de l’ordre ont assuré que « ce n’est pas parce qu’ils portaient du rouge que ces individus ont été arrêtés ». -
MANIFESTATIONS – Fidèle Razara Pierre évoque « une stratégie » derrière l’absence des députés dans le Centre-ville, samedi
Antananarivo, 22 Février, 9h00 – Les députés de l’opposition disent avoir voulu que « les choses se fassent de façon pacifique », samedi. C’est, en tout cas, les motifs qu’ils avancent pour expliquer qu’ils n’aient pas été aperçus sur le terrain dans le Centre-ville, alors que certains de leurs partisans sont venus sur place. « Notre absence sur place est une question de stratégie », soulève Fidèle Razara Pierre, député élu à Ambatondrazaka, joint au téléphone dimanche. L’idée était « qu’il n’y ait ni troubles ni casse », poursuit-il, restant discret sur la suite du mouvement.
Hanitra Razafimanantsoa, député élue dans le premier arrondissement de la capitale, insiste elle aussi sur le fait qu’il n’y ait eu « aucune perte en vie humaine, même s’il y a eu des blessures et des arrestations ». Elle met également en avant ce qu’elle qualifie de « dictature et de violation des droits fondamentaux, comme la liberté d’aller et venir dans notre pays, la liberté d’opinion et d’expression, la liberté de manifestation, la liberté d’information et d’être informé ainsi que la liberté de s’habiller et de porter la couleur qui nous convient ».
Dénonçant ce qu’elle indique être un « usage de la force et une instrumentalisation des forces de l’ordre comme forces de répression », Hanitra Razafimanantsoa soulève, sur son compte Facebook, que « ce qui s’est passé samedi est une honte pour les dirigeants ». « C’est comme si le pays était en guerre », ajoute-t-elle.
Samedi, les députés de l’opposition élus à Antananarivo avaient indiqué vouloir effectuer « un rapport de leurs activités parlementaires » à Ambohijatovo, ou à défaut sur la Place du Treize Mai. Les autorités centrales ne leur ont pas donné l’autorisation de manifester dans le Centre-ville, leur octroyant plutôt le terrain vague de Soamandrakizay.
Devant l’insistance de l’opposition à convier leurs partisans dans le Centre-ville, la circulation menant vers Ambohijatovo et Analakely a été coupée et des éléments des forces de l’ordre ont été déployés sur le périmètre afin d’empêcher toute manifestation. Des sympathisants du mouvement « Miara-manonja » lancé par les députés se sont attroupés sur certains points aux environs d’Analakely samedi. Une douzaine d’individus ont, par ailleurs, été interpellés pour manifestation sans autorisation et atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, entre autres.Photo d’illustration -

ARRESTATION – La député Hanitra Razafimanantsoa dénonce une «machination politique» derrière l’interpellation de sa fille
Antananarivo, 22 Février, 6h15 – La fille de Maître Hanitra Razafimanantsoa, député élue à Antananarivo Renivohitra, devrait être déférée devant le parquet ce lundi. Elle a été interpellée samedi par des gendarmes et est soupçonnée d’avoir eu de la drogue sur elle. « Les 48h, durée légale de la garde à vue, expirent ce lundi. Ma fille passera devant le parquet demain », écrit l’une des leaders de l’opposition sur sa page Facebook. « Dieu seul détient la vérité », ajoute-t-elle, dénonçant « un piège », « un chantage » et « une prise d’otage ».
« Je connais très bien ma fille. Elle ne prend pas de la drogue », soutient la parlementaire. « Elle ne détient ni ne vend de chanvre indien », ajoute-t-elle. « C’est une avocate comme sa mère, son travail lui suffit », indique-t-elle encore. Pour la député, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un « dossier monté de toutes pièces ». «Vous la faites chanter en lui demandant de faire venir sa mère puis les choses s’arrangeront», poursuit-elle. « C’est moi la femme politique, pas ma fille. Elle n’a rien à voir avec ce que je fais et mes convictions », s’indigne-t-elle. Elle assure « avoir mal » pour sa fille et dénonce « un sale jeu ». « Ce n’est plus de la politique », déplore-t-elle.
Interrogé sur cette arrestation dimanche soir, un responsable auprès de la gendarmerie a mis en avant « le secret de l’enquête ». « Une femme a effectivement été arrêtée et de la drogue a été trouvée sur elle », se contente de souligner notre interlocuteur. Il ne confirme pas qu’il s’agit de la fille de la parlementaire. « Ce n’est pas confirmé que ce soit la fille de Maître Hanitra », indique-t-il. Il précise que la jeune femme arrêtée a « donné un autre nom que Razafimanantsoa » et « n’avait pas sa carte d’identité avec elle au moment de son arrestation ». -

ANALAKELY ET SES ENVIRONS – 12 individus interpellés samedi pour participation à une manifestation non autorisée, atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, provocation d’attroupements, rémunération de manifestants et troubles à l’ordre public
Antananarivo, 21 Février, 10h35 – Enquêtes ouvertes contre des individus soupçonnés d’avoir incité à une manifestation non autorisée samedi. Selon une source auprès de la gendarmerie, 12 individus ont été interpellés en Centre-ville. Ceux-ci sont soupçonnés de participation à une manifestation non autorisée, d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, de provocation d’attroupements, de motivation et de rémunération de manifestants et de troubles à l’ordre public.
« Les enquêtes sont en cours et aucun de ceux qui ont été interpellés n’a encore été relâché », indique notre source ce dimanche matin. Ils seront déférés au parquet dès la fin des enquêtes, poursuit-elle. Selon le général Richard Ravalomanana, secrétaire d’Etat en charge de la Gendarmerie, l’un des individus interpellés est un officier de la gendarmerie à la retraite depuis 2018.
Les députés de l’opposition avaient annoncé vouloir effectuer un rapport des activités parlementaires à Ambohijatovo, puis sur la Place du 13 Mai, samedi. Les autorités centrales qui ont donné l’autorisation pour une manifestation à Soamandrakizay ont décidé de quadriller le Centre-ville samedi en déployant un important dispositif autour d’Analakely et ses environs. Si les leaders de l’opposition n’ont pas été aperçus sur place, des sympathisants du mouvement de l’opposition Miara-manonja sont quand même venus sur place, certains ayant essuyé l’ire des marchands de rue et des contre-manifestants. -

MANIFESTATIONS – L’opposition privée d’Ambohijatovo et d’Analakely
Le rassemblement politique annoncé par l’opposition n’a pas eu lieu ce samedi. Les forces de l’ordre ont mis le paquet pour quadriller le terrain, d’Antsahabe à Antanimena, en passant par Antanimbarinandriana, bloquant toute possibilité aux opposants de se regrouper et d’entrer à Ambohijatovo et à Analakely. La journée a plutôt été calme même si les marchands et les boutiques du centre-ville ont, entre autres, fait les frais des événements
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MANIFESTATIONS – Antananarivo sous haute tension
Les députés de l’opposition n’envisagent pas de reculer quant à leur intention d’effectuer un rapport d’activité à la population au centre-ville samedi. De son côté, l’Etat propose un autre endroit aux opposants pour se réunir mais se prépare aussi à toute éventualité et se dit ferme contre toute velléité de trouble.
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VAOVAO – MINUTE FLASH 19 FEBROARY 2021
– TOETRANDRO : Hahatratra telo ka hatramin’ny efatra metatra ny onja any amin’ny fari-dranomasina Atsimo noho ny fandalovan’ilay rivo-doza Guambe– HETSIKY NY MPANOHITRA : Eny Soamandrakizay no nanomezan’ny prefektiora alalana ireo solombavambahoaka hanao tatitra– BAOLINA KITRA :Tsy namaly ny fanendrikendrehana nataon’ilay mpanao gazety Romain Molina azy i Nicolas Dupuis -

MANIFESTATION – Les députés de l’opposition invités à faire leur rapport d’activité sur le terrain vague de Soamandrakizay
Antananarivo, 19 Février, 18h10 – Les députés de l’opposition seront finalement autorisés à faire effectuer leurs rapports d’activités samedi. Mais ce ne sera pas dans le Centre-ville. L’organe mixte de conception leur octroie plutôt le terrain vague de Soamandrakizay, là où le Pape François a officié lors de sa visite à Madagascar. « Ce terrain se situe dans le cinquième arrondissement et peut être utilisé à cet effet », souligne le préfet d’Antananarivo, le général Angelo Ravelonarivo à la presse ce vendredi.
Dans sa déclaration, le préfet ajoute que « l’utilisation du terrain d’Ambohijatovo a été refusée car la demande déposée par l’opposition est incomplète ». Il évoque également des « risques de trouble à l’ordre public ». Pour parer à toute éventualité, le général Angelo Ravelonarivo annonce la publication d’arrêtés préfectoraux relatifs à la coupure de la circulation sur les rues d’Analakely et d’Ambohijavo samedi.
Echaudé par les événements de Toamasina qui ont coûté la vie à un étudiant, l’OMC précise avoir pris « des dispositions pour éviter un bain de sang », selon les termes du préfet. C’est ainsi, indique-t-il, que « tous les agents des forces de l’ordre qui seront en première ligne au cas où il y aurait des échauffourées n’auront pas d’arme à feu sur eux ». Les forces de l’ordre resteront donc dans un dispositif de maintien de l’ordre public. Le préfet prévient néanmoins que celles-ci pourraient recourir à un dispositif de rétablissement de l’ordre public si des casses ou des vandalismes survenaient.
Sur les ondes des stations de radio et des chaînes de télévision du mouvement Miara-manonja, les députés de l’opposition ont déjà répliqué : ils maintiennent leur volonté de réunir leurs partisans dans le Centre-ville et non à Soamandrakizay pour leur faire leurs rapports d’activité. La Place du 13 Mai a plusieurs fois été évoquée vendredi « si la place d’Ambohijatovo n’est pas autorisée ». Le préfet, lui, dit espérer « que ce qui sera fait à Soamandrakizay soit réellement des rapports d’activités ».
