Catégorie : Politique

  • MANIFESTATIONS – Les députés de l’opposition donnent rendez-vous à leurs partisans au Magro Tanjombato

    MANIFESTATIONS – Les députés de l’opposition donnent rendez-vous à leurs partisans au Magro Tanjombato

    Antananarivo, 5 Mars, 21h07 – La préfecture de police d’Antananarivo autorise les députés de l’opposition à effectuer le rapport public de leurs activités parlementaires, samedi. Mais au lieu du terrain vague de Soamandrakizay, l’autorisation a été octroyée pour la grande cour du Magro Tanjombato, lieu choisi en deuxième option par les députés. Ceux-ci invitent donc leurs partisans à venir nombreux sur place et « à ne pas craindre à porter du rouge », ainsi qu’a tenu à rassurer Hanitra Razafimanantsoa, député élue dans le premier arrondissement de la capitale.
    ????Dans sa lettre d’autorisation de la manifestation, le préfet souligne la nécessité de respecter les mesures sanitaires et d’hygiène afin d’éviter la propagation du coronavirus. Il enjoint ainsi les organisateurs à procéder à une désinfection des locaux avant et après la réunion, le port de masques de protection, le lavage des mains au savon ou au gel hydroalcoolique, ainsi que la distanciation physique d’un mètre entre les participants à la réunion. Le préfet rappelle également qu’il revient aux organisateurs d’assurer la sécurité de l’événement et de s’entendre avec les forces de l’ordre le cas échéant.
    Photo d’illustration
  • ETAT-CIVIL – Une quinzaine de députés réfléchissent sur la proposition de loi relative au nouveau code de la nationalité à Nosy Be

    ETAT-CIVIL – Une quinzaine de députés réfléchissent sur la proposition de loi relative au nouveau code de la nationalité à Nosy Be

    Antananarivo, 5 Mars, 18h15 – Les démarches en vue de réviser le Code de la nationalité se poursuivent au niveau du Parlement. Après l’adoption d’une proposition de loi au Sénat en 2020, c’est l’Assemblée nationale qui se penche à nouveau sur le texte. Cette semaine, une quinzaine de députés étaient à Nosy Be pour réfléchir sur le sujet. « L’objectif de l’atelier est de rénover le code de la nationalité malgache, en prenant en compte la situation des apatrides à Madagascar et en supprimant les discriminations de genre qui subsistent dans la loi actuellement en vigueur », indique le communiqué publié à l’issue de l’atelier, jeudi.
    ⭕Du 1er au 4 Mars, les quinze parlementaires ont débattu du contenu du texte afin d’élaborer une nouvelle avant-proposition de loi à soumettre à l’Assemblée nationale. L’idée est de faire en sorte que le texte puisse être examiné puis adopté lors de la première session ordinaire de cette année, indique encore le communiqué. L’atelier a été conjointement organisé par l’Assemblée nationale et l’association Focus Development en partenariat avec le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR).
    Photo : Focus Development association
  • VAOVAO – MINUTE FLASH 03 MARTSA 2021

    VAOVAO – MINUTE FLASH 03 MARTSA 2021

    – ANDRIM-PANJAKANA : Efa miandry izay handimby azy eo anivon’ny Fitsarana Avo momba ny lalàm-panorenana i Jean Eric Rakotoarisoa – TONTOLO IAINANA : Ben’ny ala anankiray namita iraka tany Lambokely Menabe Antimena no nisy nandratra tamin’ny lefona – VONTOVORONA : Nanao tsipaipaika ny mpianatry ny Polytekinika hanonerana ny fahasimbana nisy tamin’ny tranon’ireo mpivarotra taorian’ny hetsika nataony

  • HCC – Jean Eric Rakotoarisoa en attente de son successeur à la Haute cour constitutionnelle

    HCC – Jean Eric Rakotoarisoa en attente de son successeur à la Haute cour constitutionnelle

    Antananarivo, 3 Mars, 9h40 – Jean Eric Rakotoarisoa, président de la Haute cour constitutionnelle, se prépare à quitter Ambohidahy. Joint au téléphone mardi soir, il rappelle que « si l’on se base sur la date de la prestation de serment, mon mandat se termine le 12 Mars ». Il indique ainsi « attendre la date officielle », et avoue déjà « se préparer à effectuer la passation avec son successeur ».
    ⭕️Avec cette déclaration, Jean Eric Rakotoarisoa choisit de s’en tenir à l’interprétation stricte de la Constitution qui veut que les membres de la HCC aient un mandat de sept ans. Il passe donc outre les dispositions de l’article 2 du règlement intérieur de l’institution qui indique que « leur mandat est de sept ans pour compter de la date de prise de fonction officielle des hauts conseillers dernièrement désignés ». A l’époque de la révision de ce règlement intérieur, les hauts conseillers avaient indiqué vouloir « éviter le remplacement partiel des membres de la Cour ».
    ⭕️Or, si l’on se base sur la date de prestation de serment de chacun des membres pour démarrer le compte à rebours du mandat, le remplacement devrait toujours se faire de façon partielle. Dans la liste actuelle des membres de la HCC, deux ont prêté serment en Mars 2014. Il s’agit de deux des trois hauts conseillers nommés par le président de la République. Quatre autres hauts conseillers, ceux désignés et élus par l’Assemblée nationale et le Conseil supérieur de la magistrature, ont prêté serment en Octobre 2014. Les membres désignés par le Sénat, pour leur part, sont officiellement entrés en fonction en Juin 2016. Une dernière membre, nommée par le président de la République en remplacement d’un haut conseiller décédé, a prêté serment en Février 2018.
    ⭕️Le conseil communal de Bongatsara a récemment adressé à la HCC une demande d’avis en ce sens, mais celle-ci n’y a pas encore apporté de réponse. « La logique veut que les nominations se fassent comme cela s’est fait il y a sept ans : de façon partielle au fur et à mesure que les mandats se terminent », glisse un juriste. « Si tous les autres membres doivent être nommés en même temps que le successeur du président de la HCC, la Constitution qui prévoit sept ans de mandat ne serait pas respectée parce que certains hauts conseillers n’auraient donc fait que cinq ans de mandat », confie un juriste. « Et puis, nous devrions convoquer une session extraordinaire budgétivore du Parlement pour que l’Assemblée nationale et le Sénat puissent procéder à la désignation des membres relevant de leur quota », poursuit-il. Il craint néanmoins que cela puisse amener la HCC à changer de président en milieu de mandat si le successeur de Jean Eric Rakotoarisoa à la présidence de l’institution est choisi parmi les anciens membres déjà en place.
  • MANIFESTATIONS – Patrouille renforcée à Toliara après les pillages de samedi

    MANIFESTATIONS – Patrouille renforcée à Toliara après les pillages de samedi

    Antananarivo, 28 Février, 12h38 – Le calme est revenu à Toliara ce dimanche après les pillages et les émeutes qui y ont eu lieu samedi. « L’ordre public est rétabli », confie le préfet au téléphone ce dimanche matin. Il indique néanmoins que « les dispositifs de maintien de l’ordre sont encore maintenus en ville » à titre de prévention. « Les patrouilles d’éléments des forces de l’ordre ont été renforcées », ajoute, par ailleurs, une source auprès de la gendarmerie locale.
    ⭕Du côté du campus universitaire de Maninday, le calme est également revenu. Après être sortis de l’enceinte de l’Université, samedi matin, les étudiants ont rencontré dans l’après-midi le ministre de la Jeunesse et des sports, Tinoka Roberto Raharoarilala. Celui-ci leur a promis le paiement des bourses d’études dès la semaine prochaine. Il a été accompagné, sur place, du ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, Ernest Tsikel’Iankina, ainsi que du député élu à Toliara I, Thierry Siteny Randrianasoloniaiko
    ⭕Les étudiants de l’Université de Toliara sont dans la rue samedi matin pour réclamer, entre autres, le paiement de quatre mois de bourses d’études. Mais leurs manifestations ont viré à l’émeute et au pillage. Des individus en ont profité pour piller et mettre à sac des magasins en ville pendant que les forces de l’ordre les repoussaient vers Maninday.
    Photo fournie
  • MANIFESTATIONS – Dispositifs allégés dans le Centre-ville ce samedi, la Place du 13 Mai coupée à la circulation des véhicules et des hommes

    MANIFESTATIONS – Dispositifs allégés dans le Centre-ville ce samedi, la Place du 13 Mai coupée à la circulation des véhicules et des hommes

    Antananarivo, 27 Février, 19h30 – Les forces de l’ordre ont encore été déployées dans le Centre-ville ce samedi mais avec un dispositif plus allégé que celui de la semaine dernière. La Place du 13 Mai a néanmoins été coupée à la circulation des hommes et des véhicules.
    ⭕Suite à la demande de la plateforme de l’opposition d’organiser une manifestation à Ambohijatovo ce samedi, les autorités ont décidé d’envoyer sur place les éléments des forces de l’ordre. « Nous n’avons pas entendu que la manifestation serait annulée », confie le Général Richard Ravalomanana, secrétaire d’Etat en charge de la Gendarmerie (SEG). Il indique néanmoins que « le dispositif a été changé ». Ainsi, « les marchands peuvent continuer à vendre et les gens peuvent continuer à vivre normalement », poursuit-il.
    ⭕Egalement descendu sur place, le contrôleur général de police Rodellys Fanomezantsoa Randrianarison, ministre de la Sécurité publique, a tenu à « remercier la population d’accepter l’organisation mise en place ». Il a rassuré que « le dispositif sera encore plus allégé dès que les choses sont plus calmes ».
  • MANIFESTATIONS – Les députés de l’opposition annoncent un rapport d’activités sur le terrain de Soamandrakizay le samedi 6 Mars

    MANIFESTATIONS – Les députés de l’opposition annoncent un rapport d’activités sur le terrain de Soamandrakizay le samedi 6 Mars

    Antananarivo, 26 Février, 13h05 – Les députés élus à Antananarivo décident d’effectuer leur rapport d’activités sur le terrain vague de Soamandrakizay. L’annonce en a été faite ce vendredi par le député élu à Ambatondrazaka, Fidèle Razara Pierre, sur les ondes des chaînes audio-visuelles du mouvement « Miara-manonja ». Une lettre informant le préfet de la tenue du rapport et lui demandant l’occupation du terrain a été envoyée à la préfecture jeudi.
    ⭕️Selon le Général Angelo Ravelonarivo, préfet d’Antananarivo, la réponse à la demande des députés de l’opposition sera donnée la semaine prochaine. Il a par contre indiqué que la demande de la plateforme de l’opposition, Rodoben’ny mpanohitra ho an’ny Demokrasia eto Madagasikara (RMDM), également envoyée à ses services jeudi, d’organiser une manifestation à Ambohijatovo aura une réponse négative. « La demande a été déposée moins de 48 heures avant la date annoncée », avance-t-il.
    ⭕️Le 20 Janvier, les autorités centrales avaient dit avoir réquisitionné le terrain de Soamandrakizay pour le mettre à disposition des députés de l’opposition afin que ceux-ci puissent effectuer leur rapport d’activités, un droit qui leur est reconnu par la Constitution, avait expliqué le préfet. Celui-ci a néanmoins indiqué qu’occuper les places situées en Centre-ville pour faire ce rapport n’est pas un droit acquis pour les élus.
  • PROGRAMME FEC – Marc Gérard du FMI se veut «raisonnablement optimiste» sur le respect de ses engagements par Madagascar malgré les dérapages budgétaires de 2020

    PROGRAMME FEC – Marc Gérard du FMI se veut «raisonnablement optimiste» sur le respect de ses engagements par Madagascar malgré les dérapages budgétaires de 2020

    Antananarivo, 26 Février, 6h35 – Marc Gérard, représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) à Madagascar espère que les dérapages budgétaires de l’année 2020 ont surtout été dus « au contexte difficile » que Madagascar a dû traverser. Parmi ces dérapages figurent la hausse importante des subventions accordées à la Jirama et la faiblesse des dépenses sociales.
    ⭕Marc Gérard estime que la Grande île devrait pouvoir respecter les engagements qu’elle a pris dans le cadre des accords liés au programme de Facilité élargie de crédit (FEC) quand ce programme sera effectivement en cours. Celui-ci attend encore l’aval du Conseil d’administration du Fonds qui est prévu se réunir vers fin-Mars, début-Avril.
    ⭕« Certains problèmes complexes prennent du temps à être corrigés mais à ce stade, nous sommes raisonnablement optimistes », avance le représentant du FMI, interrogé sur les possibilités que les autorités malgaches respectent leurs engagements de réformes surtout que celles-ci peuvent parfois être impopulaires. « Nous avons évoqué les dérapages budgétaires et nous nous sommes mis d’accord sur un programme qui vise à les corriger », soulève-t-il.
    ⭕Lors d’une conférence de presse en ligne, jeudi, le représentant résident du FMI a rappelé que les subventions accordées à la Jirama en 2020 ont été de 845 milliards d’ariary, alors qu’il n’en était prévu que 150 milliards d’ariary en début d’année dans la loi de finances initiale. « C’est trois fois plus que les dépenses sociales engagées en 2020 », regrette-t-il. Or, l’un des engagements pris par l’Etat dans le cadre de ses accords avec le FMI consiste à « éviter que les transferts accordés à la compagnie nationale d’eau et d’électricité ne dépassent pas les budgets sociaux ».
    ⭕La baisse des dépenses sociales en 2020 fait également partie des dérapages budgétaires notés par le FMI. « Un budget est voté avec la loi de finances initiale, puis il est réduit avec l’adoption d’une loi de finances rectificative, mais à la fin de l’année, même ce budget déjà réduit n’est pas exécuté à 100% », déplore Marc Gérard. Il ajoute même que « les dépenses sociales exécutées ne sont pas seulement sont inférieures à ce qui est prévu alors que les besoins sont énormes ». « Elles sont également bien en-deçà des normes », rappelle-t-il. Il évoque, entre autres, des dépenses sociales d’environ 1% du Produit intérieur brut (PIB).
    ⭕Le prix des carburants pourrait également constituer un sujet d’inquiétude surtout si le cours international du pétrole augmente. Les autorités ont toujours semblé rejeter le principe d’une hausse des prix même si celle-ci ne concerne que la frange la plus riche de la population. Mais si le FMI estime qu’il n’y a « rien de plus inéquitable que des subventions au prix des carburants parce que cela reviendrait à subventionner les plus riches », il n’est pas contre « la mise en place d’un mécanisme pour s’assurer qu’en cas de hausse, les tarifs des taxi-be n’augmentent pas ».
  • MANIFESTATIONS – Marc Ravalomanana demande la libération des manifestants « pro-Miara-manonja » arrêtés et placés en détention préventive

    MANIFESTATIONS – Marc Ravalomanana demande la libération des manifestants « pro-Miara-manonja » arrêtés et placés en détention préventive

    Antananarivo, 26 Février, 5h10 – « Je vous le dis à vous, libérez ces innocents », a déclaré l’ancien président Marc Ravalomanana, jeudi, au cours d’une intervention télévisée. Il fait allusion aux douze manifestants qui avaient été arrêtés samedi dernier lors de la manifestation avortée des députés de l’opposition. « Considérez le cas de ces gens qui sont en prison parce qu’ils étaient vêtus de rouge et portaient un badge », poursuit-il dans son allocution.
    ⭕Pour l’ancien chef de l’Etat qui se dit leader de l’opposition à Madagascar, ces gens n’ont fait que poser des questions sur certains sujets. « Ils voulaient avoir des réponses à toutes les questions que l’on se pose sur les 73,5 kilos d’or saisis en Afrique du Sud », entre autres, soulève Marc Ravalomanana. « Ils voulaient savoir tout cela et sont venus entendre les rapports des députés mais ils ont été emprisonnés sans le vouloir », regrette-t-il.
    ⭕Mais au-delà de la libération des 12 manifestants « pro-Miara-manonja », l’ancien président de la République estime que les relâcher servirait aussi l’intérêt des dirigeants. « Ailleurs, dans d’autres pays, si des manifestants sont arrêtés, on les libère le soir-même. On ne les garde pas en prison pendant plusieurs mois », souligne-t-il. « Cela risque de faire gagner en intensité le mouvement, et les manifestants ne vont plus s’arrêter jusqu’à ce que leurs camarades soient libérés », ajoute-t-il, avant de conclure : « cela vous sera difficile de lutter contre le peuple ».
    ⭕A en croire Marc Ravalomanana, le mouvement de l’opposition devrait se poursuivre et « ne devrait plus s’arrêter ». « Parce que vous avez sorti ces armes, ce qui devait n’être qu’un rapport des parlementaires va devenir une lutte contre la dictature », soutient-il, rappelant la déclaration faite mardi par des hommes politiques d’opposition.
    Photo : Capture d’écran de l’allocution de Marc Ravalomanana – Page Facebook de Marc Ravalomanana – Ofisialy
  • MANIFESTATIONS – La société civile appelle les acteurs politiques au dialogue avec toutes les forces vives du pays

    MANIFESTATIONS – La société civile appelle les acteurs politiques au dialogue avec toutes les forces vives du pays

    Antananarivo, 24 Février, 8h40 – La société civile en appelle à la prise de conscience des acteurs politiques. Alors que les foyers de tension tendent à se multiplier dans le pays, la société civile interpelle les hommes politiques. Dans une déclaration à la presse mardi, la plateforme d’organisations de la société civile Rohy invite l’opposition et les autorités à dialoguer et à discuter.
    ⭕« Nous invitons les partis d’opposition à prendre davantage de responsabilité à travers la proposition d’idées concrètes et l’acceptation du dialogue avec les autorités », indique la plateforme dans un communiqué publié mardi. Elle convie également les autorités « à dialogue avec l’opposition » mais aussi « à avancer vers le redressement effectif du pays en collaborant avec les autres acteurs nationaux, tels que le secteur privé et la société civile ».
    ⭕« Le pays se trouve en difficulté », constate Rohy, et semble ne plus savoir où aller. Elle dénonce « un pouvoir qui écoute à peine et qui semble verser vers la dictature », tandis que « l’opposition se contente de verbiage sans rien proposer de concret ».
    Photo : Rohy