Catégorie : Politique
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PARLEMENT – Le nombre des collaborateurs des sénateurs revu à la baisse
Antananarivo, 12 Février, 9h05 – Six assistants parlementaires permanents au lieu de dix. Plus trois conseillers permanents. Chaque sénateur devrait ainsi avoir neuf proches collaborateurs permanents au lieu de 13 comme cela a été prévu dans le projet de règlement intérieur initial que le Sénat avait soumis à la Haute cour constitutionnelle (HCC).
Dans une décision publiéé jeudi, la HCC a constaté « une réduction des effectifs » qu’elle dit être « le fruit d’une concertation avec le pouvoir exécutif et reflétant les limites imposées par le budget de l’Etat ». Elle a ainsi indiqué que «l’arrêté modifiant et complétant le règlement intérieur du Sénat est déclaré conforme à la Constitution». Les effecuifs, poursuit-elle, ont été déterminés « dans le respect de la Constitution et des capacités financières de l’Etat ».
Le nouveau règlement intérieur n’a pas seulement revu à la baisse le nombre des collaborateurs directs des sénateurs. Le nombre des assistants et conseillers du président et des membres du bureau permanent a également diminué.
Ainsi, le cabinet du président du Sénat devrait désormais ne comprendre que 34 personnes, hors conseillers techniques bénévoles, au lieu des 41 initialement prévus. Il sera composé de :
un directeur de cabinet,
deux attachés de cabinet au lieu de quatre,
cinq conseillers spéciaux permanents au lieu de six,
12 conseillers techniques permanents au lieu de 14,
des conseillers techniques bénévoles,
deux attachés de presse,
un aide de camp,
huit assistants permanents aux lieu de 10,
deux jurisconsultes,
un secrétaire particulier.
Les membres du bureau permanent auront chacun, selon le nouveau règlement intérieur, un cabinet composé de six assistants parlementaires permanents et trois conseillers techniques permanents. -

COMMEMORATION – 46 ans après la mort du Colonel Richard Ratsimandrava
11 février 1975 – 11 février 2021. Comme chaque année, les forces armées commémorent la mort du Colonel Ratsimandrava. Une mort qui a laissé une empreinte dans l’histoire du pays. La fin d’une vie qui a aussi marqué l’histoire de Madagascar.
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TRAFIC – Madagascar porte plainte contre la société sis à Dubaï qui revendique la propriété des 73,5 kilos d’or saisis en Afrique du Sud
Antananarivo, 10 Février, 21h47 – L’Etat malgache contre-attaque. Il dit avoir porté plainte contre la société sise à Dubaï qui revendique la propriété des 73,5 kilos d’or saisis en Afrique du Sud. Cette entreprise, dénomée Parpia Gold and Jewels, a « illégalement fait sortir de l’or de Madagascar », explique le compte-rendu du Conseil des ministres pour défendre la position de l’Etat malgache.
La société Parpia Gold and Jewels est une entreprise qui opère dns le secteur de l’or aussi bien en Afrique qu’en Asie et en Europe. Elle se dit spécialisée dans le traitement de l’or et d’autres métaux précieux. Ses activités consistent, entre autres, à l’achat et à la vente de lingots d’or, de perles et de pierres précieuses ainsi qu’au commerce de ferrailles.
La demande de la société Parpia Gold ans Jewels relative à la propriété de l’or a été examinée mardi par la justice sud-africaine. Selon le ministère malgache des Affaires étrangères, cette revendication est l’une des raisons qui ont poussé la justice sud-africaine à repousser au 19 Février l’audience des trois prévenus arrêtés en Afrique du Sud avec la cargaison d’or.Photo d’illustration : Parpia Gold and Jewels -

CONJONCTURE POLITIQUE – Les forces de défense et de sécurité veulent rassurer sur leur solidarité dans un contexte de tension politique
Antananarivo, 10 février, 15h55 – Les forces de défense et de sécurité reconnaissent que le pays traverse une « période difficile ». Elles tiennent ainsi à montrer qu’elles sont solidaires entre elles et que leurs ministres respectifs sont tous encore en fonction malgré les rumeurs.
« Il est faux de dire que les forces de défense et de sécurité sont en pleine cacophonie », soulève le général Njatoarisoa Andrianjanaka, commandant de la Gendarmerie nationale. « Nous sommes solidaires et travaillons bien ensemble ainsi que vous le voyez maintenant », déclare-t-il. Il était, pour l’occasion, entouré du Chef d’état-major de l’Armée, le général Jean Claude Rabenaivoarivelo, et du directeur général de la police national (DGPN), le contrôleur général Dany Marius Rakotozanany.
Le commandant de la gendarmerie nationale assure également que chaque force suit bien les consignes transmises par leurs hiérarchies respectives. « Les ministres en charge de chacune des forces sont bien encore en fonction. Aucun n’a démissionné et aucun décret n’a abrogé leur nomination », indique-t-il. « Il est faux de dire que les commandements n’acceptent les ordres qui viennent de ces autorités », poursuit-il.
Face à une conjoncture politique « tendue » et « difficile », le commandant de la Gendarmerie nationale qui assure la coordination de l’Etat-major mixte opérationnel à l’échelle nationale (Emmo/Nat) précise que l’Emmo/Nat prévoit une réunion hebdomadaire au cours de laquelle les trois forces qui le composent s’échangeront des informations et se transmettront les consignes sur les différentes conduites à tenir.
Au cours d’un point de presse qui a précédé la première réunion de ce mercredi, le général Njatoarisoa Andrianjanaka, a invité la population à éviter de tombee dans le pièges des troubles politiques. « Cela n’a jamais rien apporté de bon pour le pays », indique-t-il. Il a également averti ceux qui seraient tentés de semer des troubles. « Nous les considérerons comme des malfaiteurs, des ennemis de la Nation et nous ne resterons pas les bras croisés », ajoute-t-il. Il précise néanmoins que les forces de défense et de sécurité ne se mêlent pas des querelles politiques. « Mais en cas d’émeutes et de troubles, nous prendrons nos responsabilités », conclut-il. -

TENSION – Trois manifestants arrêtés à Antsiranana lundi pour « agressivité contre les forces de l’ordre », selon les autorités locales
Antsiranana, 9 Février, 6h08 – Une manifestation d’étudiants s’est à nouveau soldée par des arrestations, lundi. Selon un responsable local, « trois manifestants dont des meneurs du mouvement, ont été interpellés lundi pour agressivité ». « Ils ont jeté des pierres contre les éléments de forces de l’ordre », raconte-t-il.
A l’entendre, « des étudiants ont manifesté sur le campus de l’Université d’Atsinanana », lundi, revendiquant « la libération de cinq de leurs camarades placés en détention préventive, mais aussi le paiement des bourses d’études et le retour à la normale de l’approvisionnement en eau sur le campus ». « Les cours ont néanmoins pu se poursuivre », indique notre source qui parle juste de « quelques étudiants » mobilisés.
Les forces de l’ordre ne semblent pas avoir riposté au jet de pierre. Le calme est revenu sur le campus depuis lundi soir, poursuit encore notre source. « Mais des éléments des forces de l’ordre continuent de patrouiller sur le campus afin de prévenir d’éventuels mouvements », conclut-elle.
Fin Janvier, cinq manifestants avaient déjà été placés en détention préventive à la suite d’une manifestation sur le campus de l’Université d’Antsiranana. Ils ont été soupçonnés de violence, de voie de fait, de destruction et de dégradation de biens publics, selon les forces de l’ordre. -

VAOVAO MINUTE FLASH 08 FEBROARY
FIHETSIKETSEHANA – Kabary politika no nameno ilay fitsangantsanganan’ny mpanohitra
FAHATSIAROVANA – « Ny asa no hamaliantsika ireo mpanao ratsy », hoy ny Filoha Rajoelina nandritra ny fanamarihana ny 7 Febroary
TOETRANDRO – Ho betsaka ny rotsakorana amin’ity herinandro ity
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MANIFESTATION – Interdits d’entrée à l’HJRA, les paramédicaux grévistes annoncent une grève générale
Antananarivo, 8 Février, 15h17 – Le syndicat des paramédicaux semble vouloir durcir le ton. Son président, Jerisoa Ralibera, annonce une grève générale au lieu de la grève de 48 heures initialement prévue. A l’entendre, le mouvement devrait se poursuivre jusqu’à ce que les revendications soient satisfaites. « Nous avons traversés toutes les étapes avant d’en arriver là », indique le meneur du mouvement, « mais nous n’avons pas été écoutés », poursuit-il.
Ce lundi, les paramédicaux grévistes qui se sont donné rendez-vous devant l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) pour « discuter de la façon dont ils pensent organiser le service minimum durant leur mouvement », n’ont pas pu entrer dans la cour de l’établissement. Des éléments des forces de l’ordre présents sur place les ont empêchés d’entrer. Aucun heurt ni confrontation n’a cependant été signalé pour cette première matinée de grève.Tous les paramédicaux n’ont pas non plus suivi le mouvement. A l’HJRA, le professeur Olivat Alson Rakoto, directeur de l’établissement, indique que dans le centre hospitalier qu’elle dirige, « tous les paramédicaux de l’hôpital travaillent normalement et aucun ne s’est mis en grève », rapporte-t-elle. D’ailleurs, « pourquoi venir ici, ici on travaille », regrette-t-elle.
Dans une déclaration ce lundi, Jerisoa Ralibera lance à nouveau un appel à tous ses confrères. Il a parlé d’un mouvement suivi dans les provinces, mais souhaite un mouvement plus large. L’allocation des indemnités de réquisition lors de la première vague de Covid-19 reste la principale revendication des grévistes. Mais ceux-ci réclament également « le recrutement de 10.000 paramédicaux qui ont participé à la riposte sanitaire ».
Interrogé par la presse, jeudi, le ministre de la Santé publique, le professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao n’a pas souhaité évoquer le sujet. Au sein du gouvernement, les responsables encouragent le dialogue entre les grévistes et le ministère. A l’issue d’une réunion avec l’Organe mixte de conception (OMC) le 26 Janvier, le Premier ministre Christian Ntsay a également invité les paramédicaux à faire des demandes raisonnables. -

COMMEMORATION – « Le sang des martyrs du 7 Février n’aura pas été versé vainement », martèle Andry Rajoelina
12 ans après les événements du 7 Février 2009, le président Andry Rajoelina et ses partisans se souviennent et rendent hommage à ceux qui ont perdu la vie devant le palais d’Ambohitsorohitra à l’époque. Ils promettent de faire honneur au sang qui a été versé ce jour-là, et de continuer ainsi à lutter pour le développement de Madagascar.
⭕« Nous ne pouvons oublier, nous ne pouvons effacer de l’histoire cet épisode », déclare Andry Rajoelina au cours d’une cérémonie devant le palais présidentiel où des dizaines de personnes ont perdu la vie le 7 Février 2009, alors que des manifestants pro-Rajoelina avaient projeté d’installer un nouveau Premier ministre. « Beaucoup d’entre nous portons encore des séquelles, les plaies ne sont pas encore refermées, notre cœur continue de saigner mais c’est ce qui nous maintient encore debout aujourd’hui », ajoute-t-il.
⭕Le chef de l’Etat promet alors de continuer à être présent pour le développement de Madagascar. Il prend l’exemple d’une jeune femme qui a témoigné avoir perdu son père le 7 Février mais qui serait sur le point de devenir administrateur civil grâce à son appui. « Le sang que les martyrs ont versé ne sera pas vain », souligne-t-il dans son discours. « Certains veulent détruire, mais nous bâtirons. Certains veulent nous en empêcher, mais nous avancerons », martèle-t-il. « Nous répondrons au mal par le bien, nous répondrons au mal par le travail », assure-t-il.
⭕Tout de blanc vêtu, avec comme seule touche de couleur sa pochette orange, symbole du mouvement qu’il a dirigé en 2009, Andry Rajoelina était entouré des deux présidents du Parlement au cours de la cérémonie de commémoration. Proches des victimes, partisans du chef de l’Etat, mais aussi élus et responsables de l’administration ont également été présents pour l’occasion.


