Catégorie : Politique

  • TRAVAIL – Plus de 65 000 agents contractuels à intégrer parmi les fonctionnaires 

    TRAVAIL – Plus de 65 000 agents contractuels à intégrer parmi les fonctionnaires 

    Antananarivo, 31 Décembre, 7h45 – Le gouvernement officialise la reprise de l’intégration des agents de l’État en tant que fonctionnaires titulaires. La ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique (MTEFP), Soatiana Bety Léonne Florent, annonce lors d’une conférence de presse tenue mardi que 65 279 agents viendront renforcer les effectifs de la fonction publique.

     

    Cette intégration concerne les Employés fonctionnaires assimilés (EFA) ainsi que les Employés de longue durée (ELD). Selon un communiqué conjoint du ministère en charge de la Fonction publique et du ministère de l’Économie et des finances, cette décision est le fruit d’une collaboration étroite entre les deux départements ministériels. L’annonce a été faite à l’issue d’une conférence de presse organisée au site des 67 Ha.

     

    La réintégration des agents de l’État en tant que fonctionnaires avait été suspendue depuis février 2020. D’après le MTEFP, des critères spécifiques seront appliqués, notamment en fonction des compétences et des diplômes des agents concernés.

     

    Par ailleurs, la loi de finances initiale (LFI) prévoit déjà 13 000 postes budgétaires pour l’année 2026. Contrairement à ce recrutement prévu dans la LFI, la présente mesure porte sur la régularisation d’agents disposant d’au moins six ans d’ancienneté au sein de l’administration publique.

     

    Photo : MTEFP

  • SUSPICION DE BLANCHIMENT – La demande de liberté conditionnelle de Maminiaina Ravatomanga rejetée par la justice mauricienne

    SUSPICION DE BLANCHIMENT – La demande de liberté conditionnelle de Maminiaina Ravatomanga rejetée par la justice mauricienne

    La demande de liberté sous caution déposée par Maminiaina Ravatomanga a été rejetée ce mardi par la magistrate de la Bail and Remand Court à Port-Louis, rapporte la presse mauricienne.

    Lors de l’examen de cette demande la semaine dernière, la Financial Crimes Commission (FCC) s’est opposée à toute remise en liberté de l’homme d’affaires. L’organisme mauricien de lutte contre la corruption a avancé trois arguments principaux : un risque de fuite, une possible pression sur des témoins et un risque d’entrave au bon déroulement de l’enquête.

    Maminiaina Ravatomanga fait actuellement face à trois accusations provisoires devant le tribunal mauricien, deux chefs d’accusation pour blanchiment d’argent et un pour entente délictueuse.

  • JUSTICE – Le ministère de la Justice rappelle la compétence des juridictions de droit commun pour poursuivre le général Richard Ravalomanana

    JUSTICE – Le ministère de la Justice rappelle la compétence des juridictions de droit commun pour poursuivre le général Richard Ravalomanana

    Antananarivo, 29 Décembre, 7h37 – Ni immunité ni privilège de juridiction pour l’ancien président du Sénat, le général Richard Ravalomanana. Soupçonné de « complicité d’homicide volontaire, de complicité de blessures volontaires, d’usurpation de fonctions et d’atteinte à la sûreté de l’Etat », autant d’actes que les autorités l’accusent d’avoir commis du temps où il était chef d’institution mais “en dehors de l’exercice des fonctions”, le général à la retraite ne passera pas devant la Haute Cour de justice. Annoncé démissionnaire d’office du Sénat la semaine dernière par la Haute Cour constitutionnelle, sa poursuite n’est pas non plus passée par une quelconque autorisation du Bureau permanent de la Chambre haute.

    “Les infractions susmentionnées ont été commises en dehors de l’exercice de ses fonctions”, rappelle le ministère de la Justice dans un communiqué publié dimanche. “En conséquence, les personnes concernées relèvent de la juridiction de droit commun, conformément aux principes constitutionnels et aux lois en vigueur”, poursuit-il.

    Samedi, le procureur général près la Cour d’appel, Didier Alban Razafindralambo Andriamahazonoro a déjà soulevé l’article 134 de la Constitution qui indique que “les présidents des Assemblées parlementaires, le Premier ministre, les autres membres du Gouvernement et le président de la Haute Cour constitutionnelle sont justiciables des juridictions de droit commun pour les infractions commises hors de l’exercice de leurs fonctions”. Il avait également souligné que “l’initiative des poursuites émane du procureur général près la Cour de cassation” qui transmet ensuite le dossier à la juridiction compétente.

    Le ministère de la Justice ne donne pas de détails sur les actes dont on soupçonne l’ancien président du Sénat. Mais à en croire le procureur général, ce serait notamment parce que celui-ci avait donné des ordres [aux forces de l’ordre] et avait même dirigé des actions violentes pour réprimer la population lors d’une revendication pacifique” alors qu’il n’avait aucun commandement. “Il avait joué des rôles qui ne relevaient pas de ses attributions”, avait souligné le PGCA.

  • ADMINISTRATION – Des PDS prochainement nommés dans quelques communes, selon le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation

    ADMINISTRATION – Des PDS prochainement nommés dans quelques communes, selon le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation

    Antananarivo, 28 Décembre, 18h45 – Les communes sans maire auront leur dirigeant d’ici peu. A en croire Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, le gouvernement procèdera prochainement à l’installation de présidents de la délégation spéciale

    Il rapporte que la justice a déjà rendu ses décisions sur le cas des ces communes dont le maire est démissionnaire ou ne peut plus exercer ses fonctions pour des raisons de santé. Il rapporte deux cas sur le district d’Antananarivo Avaradrano.

    Concernant les communes rencontrant des problèmes, il souligne que “l’État respecte la loi”. Un PDS ne peut être installé que si le tribunal rend sa décision et autorise le ministère à procéder à l’installation. “S’il y a des troubles au sein d’une commune, ou en cas de décès d’un maire, nous devons attendre le verdict du tribunal”, conclut-il.

  • JUSTICE – Le général Richard Ravalomanana pourrait aussi être poursuivi pour complicité d’homicide et de blessures volontaires, selon le procureur général

    JUSTICE – Le général Richard Ravalomanana pourrait aussi être poursuivi pour complicité d’homicide et de blessures volontaires, selon le procureur général

    Antananarivo, 27 Décembre, 19h35 – Les rôles que le général Richard Ravalomanana avait pu jouer durant les manifestations de septembre-octobre passés au crible. Le procureur général de la Cour d’appel, Didier Alban Razafindralambo Andriamahazonoro, indique que l’ancien président du Sénat fait l’objet d’“enquêtes pour avoir joué des rôles qui ne relevaient pas de ses attributions”.

    En plus de cette “suspicion d’usurpation de fonctions”, il pourrait alors être poursuivi pour “atteinte à la sûreté de l’Etat, incitation à la haine mais aussi complicité d’homicides et de blessures volontaires parce qu’il y a eu des morts et des blessés durant les manifestations”, souligne le procureur général au cours d’une rencontre avec la presse ce samedi. A en croire le magistrat, il existe beaucoup de preuves montrant et mettant en évidence que le général Richard Ravalomanana avait “donné des ordres [aux forces de l’ordre] et avait même dirigé des actions violentes pour réprimer la population lors d’une revendication pacifique”.

    Didier Alban Razafindralambo Andriamahazonoro reconnaît qu’à l’époque Richard Ravalomanana avait encore été président du Sénat, mais comme “les infractions pour lesquelles il est poursuivi ne sont pas liées à ses fonctions de chef d’institution, la procédure relève du droit commun et non de la Haute cour de justice”, souligne-t-il. C’est donc “le procureur général de la Cour de cassation qui a ordonné l’ouverture de l’enquête”, précise-t-il alors.

    Quand l’ordre de poursuite est arrivé au niveau du parquet, celui-ci a saisi les Forces d’intervention de la gendarmerie nationale (FIGN) qui ont ensuite procédé à l’interpellation et mené les enquêtes. L’ancien président du Sénat avait déjà été convoqué le 24 décembre dernier, mais avait d’abord refusé d’obtempérer. Un mandat d’amener a ensuite été délivré à son encontre ce samedi, permettant son arrestation.

  • JUSTICE – Mandat d’amener contre l’ancien président du Sénat, le général Richard Ravalomanana

    JUSTICE – Mandat d’amener contre l’ancien président du Sénat, le général Richard Ravalomanana

    Antananarivo, 27 Décembre, 14h02 – Le général Richard Ravalomanana a été interpellé en exécution d’un mandat d’amener. Selon une source judiciaire, ce mandat a été délivré après que l’ancien président du Sénat a refusé de répondre à une convocation de la gendarmerie, transmise dans le cadre d’une enquête ouverte sur soit-transmis du procureur de la République.

    Notre interlocuteur indique que cette mesure visait à contraindre l’officier général a la retraite à comparaître devant l’autorité judiciaire, conformément à la procédure. Le mandat a été exécuté par la gendarmerie, qui a procédé à son interpellation.

    Après cette arrestation, les officiers de police judiciaire devraient pouvoir poursuivre l’enquête sur l’officier général à la retraite qui, selon les éléments de la convocation, est soupçonné d’atteinte à la sûreté de l’Etat. “La suite dépendra des auditions et des éléments recueillis”, précise la même source.

    S’agissant de ce type d’infraction, notre interlocuteur rappelle que la procédure prévoit des régimes spécifiques de garde à vue, pouvant durer jusqu’à deux semaines, susceptibles d’être prolongés dans les conditions prévues par la loi. “Mais les décisions dépendront de l’évolution de l’enquête”, insiste-t-il.

    Mercredi, alors que la Haute cour constitutionnelle (HCC) venait de prononcer la “démission d’office” du général Richard Ravalomanana, des gendarmes sont venus le chercher chez lui pour l’inviter à répondre à une convocation signée par le commandant de la gendarmerie, le général Nonos Mbina Mamelison.

  • PARLEMENT – Lalatiana Rakotondrazafy et Richard Ravalomanana déclarés démissionnaires d’office du Sénat

    PARLEMENT – Lalatiana Rakotondrazafy et Richard Ravalomanana déclarés démissionnaires d’office du Sénat

    Antananarivo, 24 Décembre, 18h30 – Fin de mandat anticipée pour deux sénateurs nommés sur le tard. La Haute Cour constitutionnelle (HCC) constate la démission d’office de deux membres du Sénat, Richard Ravalomanana et Lalatiana Henriette Rakotondrazafy, à la suite de leur absence totale aux séances de la deuxième session ordinaire 2025. Les décisions de la Cour ont été prises suite à des saisines effectuées par le président du Sénat par intérim, Jean André Ndremanjary les 22 et 24 décembre. 

    Dans ses deux arrêts, la HCC s’appuie sur les dispositions de l’article 80 de la Constitution, de l’article 8 du règlement intérieur du Sénat ainsi que de l’article 21 de la loi organique sur le fonctionnement du Sénat qui imposent une obligation d’assiduité aux travaux parlementaires. Dans ses considérants, la HCC, dans sa nouvelle composition, rappelle que “lorsqu’un membre du Sénat manque au cours de son mandat à la totalité des séances de l’une des deux sessions ordinaires, sans excuse valable admise par le Sénat, il est déclaré démissionnaire d’office”. 

    La HCC affirme avoir bien relevé une “présence ponctuelle du Sénateur ‘Richard Ravalomanana’ dans une salle de commission du Sénat”, mais elle note que cette présence s’est faite “pour une durée très brève et sans participation aux travaux parlementaires”. Celle-ci “ne saurait donc être assimilée à une présence effective aux séances, au sens des textes précités”, poursuit la Cour d’Ambohidahy. Si l’on en croit les décisions de la HCC, les deux sénateurs auraient également transmis des excuses au bureau du Sénat, mais celles-ci n’ont pas été validées faute de pièces justificatives, ajoute la HCC. 

    Richard Ravalomanana et Lalatiana Rakotondrazafy ont tous les deux été nommés au Sénat sur le quota du président de la République. Richard Ravalomanana, ancien secrétaure d’Etat à la Gendarmerie, avait été désigné sénateur par Andry Rajoelina en septembre 2023 pour remplacer Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa, nommée ministre. Un mois  plus tard, il a été porté à la présidence de la Chambre haute lorsque Herimanana Razafimahefa a été destitué. Les sénateurs l’ont ensuite destitué de son poste de président en octobre 2025 durant les manifestations du mouvement de la Gen Z.

    Lalatiana Rakotondrazafy, ancienne ministre et candidate malheureuse aux législatives de 2024, avait été désignée sénatrice en février 2025. Elle avait occupé un siège laissé vacant depuis près d’un an par Richard Ramanambitana désigné président de la délégation spéciale d’Antananarivo en mars 2024 puis décédé en septembre 2024. 

  • INSTITUTIONS – Les trois hauts conseillers constitutionnels annoncés démissionnaires confirment ne pas avoir démissionné

    INSTITUTIONS – Les trois hauts conseillers constitutionnels annoncés démissionnaires confirment ne pas avoir démissionné

    « Nous ne pouvons pas nous taire face à une démission qu’on nous impute alors que nous n’avons pas démissionné ». Rondro Lucette Rahelimanantsoa Razanadrainiarison, haut conseiller constitutionnel, confirme la déclaration selon laquelle ni elle ni les deux autres hauts conseillers constitutionnels annoncés démissionnaires lundi et remplacés auraient démissionné. Entourée de ses deux collègues, elle indique également qu’ils n’ont pas encore été notifiés du décret qui constate leur démission et qui nomme leurs remplaçants.

  • CONSEIL DES MINISTRES – Clémence Raharinirina nommée chef de région d’Analamanga par intérim, Alban “Babà” Rakotoarisoa désigné DG de l’ACM

    CONSEIL DES MINISTRES – Clémence Raharinirina nommée chef de région d’Analamanga par intérim, Alban “Babà” Rakotoarisoa désigné DG de l’ACM

    Antananarivo, 23 Décembre, 7h27 – Les “militants” casés. Après Lucie “Lily” Vololoniaina Rafaralahy nommée ministre du Tourisme et de l’artisanat, Clémence Raharinirina et Faniry Alban “Babà” Rakotoarisoa se voient également nommés à des hauts emplois de l’Etat. Les deux conseillers municipaux sont respectivement désignés chef de région d’Analamanga par intérim et directeur général de l’Aviation civile de Madagascar (ACM) par le Conseil des ministres lundi

    Clémence Rahanirina et Alban Rakotoarisoa avaient été, avec Lily Rafaralahy, à l’initiative du mouvement du 25 septembre 2025 et avaient lancé le mouvement “Tsy manaiky lembenana”. Ce sont eux qui, le 18 septembre, avaient manifesté devant les portes du Sénat et avaient donné rendez-vous à la population d’Antananarivo le 25 septembre pour contester le délestage et les coupures d’eau. Arrêtés à la suite de cette manifestation, ils avaient été placés sous contrôle judiciaires avant d’être relaxés alors que le mouvement avait pris de l’ampleur en novembre.

    Ancienne journaliste de télévision, Clémence Raharinirina est entrée en politique après s’être fait connaître en tant que présidente de l’association des taxi d’Antananarivo Renivohitra (FTAR). Elle avait été élue conseillère municipale sur la liste Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina (IRK) en 2019. Mais bien qu’elle ait été tête de liste de la plateforme, elle s’est très vite désolidarisée de la majorité avant d’en être écartée en 2021. En 2024, elle est à nouveau élue conseillère municipale mais cette fois sur la liste Firaisankina.
    ⭕️Alban Rakotoarisoa, président du parti politique Antoko Politika Madio (APM), a également été élu sous les couleurs de la plateforme Firaisankina en 2024. En 2019, il avait été candidat à la mairie de la Capitale avec le soutien de la plateforme Komba qui avait réussi à placer trois conseillers municipaux à l’époque. Soutenant la candidature de Brunelle Razafitsiandraofa à la présidentielle de 2023, il avait également participé au mouvement Hetsika Fotsy. Salarié auprès de la représentation à Madagascar de la compagnie aérienne Air France en 2023, il en a été licencié après avoir évoqué le nom de la compagnie au cours d’une émission télévisée dans laquelle il s’est exprimé en tant qu’homme politique.

  • INSTITUTION – Trois nouveaux hauts conseillers constitutionnels arrivent à Ambohidahy avec la démission des trois hauts conseillers désignés par Rajoelina

    INSTITUTION – Trois nouveaux hauts conseillers constitutionnels arrivent à Ambohidahy avec la démission des trois hauts conseillers désignés par Rajoelina

    Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, nomme trois hauts conseillers constitutionnels sur son quota. Si l’on en croit le décret de nomination publiée ce lundi par la présidence, la triple nomination intervient dans la foulée de la démission des trois hauts conseillers qui avaient été désignés par Andry Rajoelina sur son quota en 2021. Andriamalaza Tianjanahary, Norovola Haritiana Rasolonjatovo et Haingotiana Andriamampandry remplacent respectivement Vololontiana Christiane Rakotobe Andriamarojaona, Ranaivo Fidèle Mbalo et Rondro Lucette Rahelimanantsoa Razanadrainiarison.