Catégorie : Politique

  • REFONDATION – Le gouvernement ne compte pas faire une proposition de constitution selon Hanitra Razafimanantsoa

    REFONDATION – Le gouvernement ne compte pas faire une proposition de constitution selon Hanitra Razafimanantsoa

    “Toutes les décisions majeures seront prises durant la concertation nationale”. Hanitra Razafimanantsoa, ministre d’État en charge de la Refondation, se veut précise lors d’une rencontre avec la presse, vendredi à Ambohitsirohitra, concernant les attentes liées à cette concertation nationale. “Nous ne prévoyons aucune proposition, notamment sur la Constitution”, indique-t-elle.

    À l’entendre, “il appartiendra aux participants à la concertation nationale de formuler des propositions” sur la forme et la nature de la prochaine République malgache. La nouvelle Constitution sera ainsi discutée et élaborée par les Malgaches, depuis la base jusqu’au niveau national, dans le cadre de cette concertation.

    Le comité de pilotage travaillera ensuite avec des experts pour la compilation des propositions. L’ensemble des propositions recueillies sera rassemblé dans un “document de référence”, qui sera ensuite remis à ces experts, chargés de les traduire en un projet de texte constitutionnel.

    La ministre Hanitra Razafimanantsoa précise que cette nouvelle Constitution respectera les “standards internationaux”. Dans le cas où un seul projet de Constitution serait retenu, celui-ci sera soumis à référendum. En revanche, s’il y a plusieurs projets, il sera soumis à un référendum à options que la ministre qualifie d’élection constitutionnelle.

  • PRÉSENTATION DE VŒUX – Appel du Colonel Michaël Randrianirina aux Forces armées à soutenir le régime de la Refondation 

    PRÉSENTATION DE VŒUX – Appel du Colonel Michaël Randrianirina aux Forces armées à soutenir le régime de la Refondation 

    Antananarivo, 11 Janvier, 20h30 – Au temps des vœux, le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, souhaite que les dirigeants de la Refondation soient “une fierté aussi bien pour les Forces armées que pour le pays”. Pour cela, il appelle au “soutien des Forces armées” qui sont venues présenter leurs vœux au chef d’Etat et aux quatre officiers supérieurs hauts conseillers de la Refondation samedi. Il les a également rassurées que les dirigeants actuels “ne porteront pas atteinte à l’image ni à l’honneur des forces armées”.

     

    Dans son discours, le Colonel Michaël Randrianirina estime que la présence des Forces armées à Iavoloha pour la cérémonie de présentation de vœux constitue un “signe encourageant” en ce sens dans la mesure où elle traduit “une volonté d’avancer ensemble”. Le ministre des Forces armées, le général Ely Razafitombo qui s’est exprimé au nom des Forces armées a assuré les dirigeants de la Refondation de la détermination des Forces armées à réaliser dans la droiture la mission qui leur a été confiée, notamment celle d’assurer la sécurité et l’ordre public.

  • DIALOGUE – Un comité de pilotage à mettre en place pour mettre en oeuvre la concertation nationale

    DIALOGUE – Un comité de pilotage à mettre en place pour mettre en oeuvre la concertation nationale

    Le gouvernement met en place une nouvelle plateforme en vue de la mise en œuvre de la concertation nationale. Lors d’une rencontre avec la presse, vendredi, dans son bureau à Ambohitsorohitra, Hanitra Razafimanantsoa, ministre d’État chargée de la Refondation, a évoqué la création d’un comité de pilotage.

     

    Ce comité sera composé de représentants de la Présidence, du ministère d’État en charge de la Refondation, du ministère de l’Économie et des finances, du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes (FFKM), ainsi que d’autres entités, “en fonction des besoins”. Il aura pour mission, selon la ministre Hanitra Razafimanantsoa, “d’élaborer les plans et les stratégies relatifs à cette concertation nationale”.

     

    L’ancienne députée a également précisé que seules les entités ou les individus ne prenant pas part à la concertation nationale pourront composer ce comité de pilotage. “Il y a ceux qui dirigent et ceux qui participent”, conclut-elle.

  • DÉPLACEMENT PRESIDENTIEL – Le Colonel Michaël Randrianirina attendu à Abu Dhabi pour la semaine du développement durable

    DÉPLACEMENT PRESIDENTIEL – Le Colonel Michaël Randrianirina attendu à Abu Dhabi pour la semaine du développement durable

    Un deuxième déplacement en Émirats arabes unis pour le Colonel Michael Randrianirina. Le chef d’Etat malgache “sera présent à la semaine du développement durable” à Abu Dhabi, communique la présidence de la Refondation ce samedi. Ce sommet organisé principalement par Masdar avec ses 20 ans de leadership mondial dans les énergies renouvelables et la transition énergétique se tiendra du 11 au 15 janvier.

     

    D’après le communiqué de la présidence de la Refondation, le Président Michaël Randrianirina prendra part à ce Forum de référence qui réunira d’autres Chefs d’Etat, des ministres et des responsables gouvernementaux aux côtés de dirigeants d’entreprises, d’investisseurs et d’innovateurs afin de relever les défis les plus critiques en matière de durabilité et d’établir une feuille de route pour le progrès mondial.

     

    Le Chef d’Etat est à la tête d’une délégation composée de membres du Gouvernement et de hauts responsables techniques, rapporte le communiqué. Cette rencontre offre à la délégation malgache “l’opportunité d’œuvrer, aux côtés de hauts dignitaires d’autres nations, à l’établissement d’une nouvelle référence mondiale en matière de coopération et d’impact mesurable, principalement dans le domaine de l’énergie, mais également dans les secteurs de la finance, de l’alimentation, de l’eau et de la protection de la nature”.

     

    Le pensionnaire d’Iavoloha pourrait également entamer des rencontres bilatérales dans le dessein d’identifier de nouveaux partenaires et investisseurs stratégiques pour le développement durable de Madagascar.

    C’est la deuxième sortie officielle que le Colonel Michaël Randrianirina effectue en tant que chef d’Etat. Le premier voyage s’est fait en toute discrétion à Dubaï en décembre, suscitant la polémique auprès du public. Le chef d’Etat avait indiqué avoir quitté le pays en catimini pour des raisons de sécurité.

  • REFONDATION – La concertation nationale démarrera avec les ressources propres internes de l’Etat, selon Hanitra Razafimanantsoa

    REFONDATION – La concertation nationale démarrera avec les ressources propres internes de l’Etat, selon Hanitra Razafimanantsoa

    Précisions sur le financement de la concertation nationale. Hanitra Razafimanantsoa, ministre d’État auprès de la Présidence chargée de la Refondation, indique que c’est l’Etat qui prendra en charge les premières factures à payer sur l’organisation de la concertation nationale. Lors d’une conférence de presse organisée vendredi, elle martèle que “la concertation nationale est une affaire des Malgaches”. Il revient donc à l’Etat de se positionner en premier pour financer ce processus.

    La ministre en charge de la Refondation appelle ainsi tous les Malgaches à contribuer à sa concrétisation. “Unissons-nous d’abord entre Malgaches pour nous entraider, que ce soit financièrement ou matériellement”, appelle, l’ancienne députée élue dans le premier arrondissement de la capitale.

    L’État n’exclut toutefois pas le soutien des partenaires techniques et financiers. Hanitra Razafimanantsoa indique que “de nombreux partenaires de la communauté internationale ont déjà manifesté leur volonté de soutenir notre processus de refondation, et ce, jusqu’au processus électoral”. Elle cite notamment le système des Nations unies, à l’instar du PNUD, ainsi que l’Union africaine et la SADC.

    Jusqu’à présent, le budget total alloué à la préparation et à la réalisation de la concertation nationale n’a pas encore été arrêté. La ministre précise avoir élaboré un devis susceptible d’être revu à la hausse ou à la baisse. Ce budget sera fixé en collaboration avec la Présidence de la République et le comité de pilotage, dans un souci de maîtrise des dépenses.

  • NÉCROLOGIE – Décès de l’ancien vice-président de la Ceni Houssene Abdallah

    NÉCROLOGIE – Décès de l’ancien vice-président de la Ceni Houssene Abdallah

    Antananarivo, 7 Janvier, 7h40 – Un grand commis de l’Etat s’en va. L’ancien vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Houssene Abdallah, est décédé mardi. Un de ses proches, l’ancien ministre de la Jeunesse et des sports, Marson Moustapha a rendu un hommage appuyé à ce “serviteur de la Nation malgache” mardi dans la soirée.

     

    ⚫Magistrat de premier grade, Houssene Abdallah avait déjà été ministre de la Justice puis ministre de la Pêche et des ressources halieutiques. Il avait également siégé à Tsimbazaza après son élection dans la circonscription du district de Soalala. Il avait ensuite été envoyé par ses pairs députés sur leur quota au sein de la Ceni où il avait été élu vice-président.

     

    ⚫Son décès intervient quelques mois après sa destitution de la Commission électorale nationale indépendante. Selon la requête transmise par la Ceni à la Haute Cour constitutionnelle, Houssene Abdallah avait fait part, depuis mai 2024, de son indisponibilité pour des raisons médicales nécessitant un traitement hors du territoire national. Son poste avait ensuite été déclaré vacant, et l’Assemblée nationale avait procédé à la désignation de son remplaçant, l’administrateur civil Thierry Rakotonarivo, devenu ensuite président de l’organe de gestion des élections.

  • FONCTION PUBLIQUE – Les primes exceptionnelles des agents publics payées sur des “reliquats de trésorerie” de 2025, selon la présidence de la Refondation 

    FONCTION PUBLIQUE – Les primes exceptionnelles des agents publics payées sur des “reliquats de trésorerie” de 2025, selon la présidence de la Refondation 

    Antananarivo, 6 Janvier, 6h45 – L’Etat n’ a pas tout dépensé en 2025 et a décidé de faire profiter les agents publics des crédits qui restaient dans ses caisses. Apportant des précisions sur les primes exceptionnelles de 310 000 ariary octroyées aux fonctionnaires, le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina a indiqué que “c’est le reliquat de trésorerie qui a été distribué aux fonctionnaires”, rapporte la présidence dans un communiqué. Le sujet a été abordé lors de la cérémonie hebdomadaire de levée de couleurs au Palais d’État d’Iavoloha lundi.

     

    A en croire le Premier ministre, il a donc pu y avoir ces fonds restants donnés aux fonctionnaires dans les caisses de l’Etat parce que “des efforts ont été faits” dans la collecte des impôts, des taxes et des autres droits de douane. Lors de son émission spéciale diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques dimanche, Herintsalama Rajaonarivelo a indiqué que “comparées à l’année 2024, les performances de 2025 ont enregistré une hausse de 5 % des recettes douanières, soit 200 milliards d’ariary”. “Dans le secteur des impôts, l’augmentation a été de 5,8 %, générant 295 milliards d’ariary”, a-t-il encore poursuivi. “Ce sont ces efforts réalisés qui ont permis de payer la prime de 310 000 ariary”, a-t-il alors conclu.

     

    Les membres de la Haute Cour constitutionnelle qui avaient cru pouvoir avoir du reliquat sur leur budget 2025 avaient également espéré s’octroyer des primes exceptionnelles allant jusqu’à 100 millions d’ariary pour le président et d’un montant de 25 millions d’ariary pour les trois nouveaux membres. Mais leur projet n’a pas abouti, les crédits qui restaient dans leur caisse ne suffisant pas pour couvrir l’enveloppe de 615 millions d’ariary qu’ils comptaient se partager. “Les services financiers de la HCC ont dû se rendre compte que l’institution n’avait plus ces fonds dans ses caisses et celle-ci n’a pas transmis au ministère la demande d’engagement”, confie une source auprès du ministère de l’Economie et des finances.

     

    Un document faisant état de primes exceptionnelles pour les membres du staff de la présidence de la Refondation avait également circulé sur les réseaux sociaux en début d’année, mais les responsables de la présidence ont évoqué un faux document. La directrice de cabinet, Onitiana Realy, avait soulevé que “le document n’est pas passé sous [ses] yeux”, et que son époux, Briand Andrianirina qui était mentionné comme conseiller spécial dans le document en question n’a pas fait l’objet d’une nomination quelconque à la présidence.

     

    Photo : Présidence de la Refondation de la République

  • JUSTICE – L’ancien chargé de mission à la présidence de la République Moussa Soalihy placé sous contrôle judiciaire

    JUSTICE – L’ancien chargé de mission à la présidence de la République Moussa Soalihy placé sous contrôle judiciaire

    Antananarivo, 5 Janvier, 20h45 – Moussa Soalihy, ancien chargé de mission à la présidence de la République, peut rentrer chez lui. Il devra néanmoins pointer périodiquement auprès du ministère public en attendant son procès. Selon des sources judiciaires, ce proche du président évincé Andry Rajoelina a été libéré mais est placé sous contrôle judiciaire après avoir comparu devant le parquet ce lundi. Il est, entre autres, inculpé de déstabilisation et d’incitation à la haine, poursuit notre source.

     

    Moussa Soalihy avait été arrêté le 22 décembre 2025. Son domicile avait également été perquisitionné. Outre ses fonctions auprès de la présidence de la République sous le régime Rajoelina, il s’est surtout fait connaître sur les réseaux sociaux pour ses prises de position et ses commentaires relatifs à la vie politique du pays. Après le départ d’Andry Rajoelina, il fait partie des partisans du chef d’Etat évincé à avoir continué à s’exprimer.

     

    Photo : Page Facebook Soalihy Moussa

  • JUSTICE – L’Irmar évoque “de nombreuses irrégularités dans le dossier Marie Michelle Sahondrarimalala”

    JUSTICE – L’Irmar évoque “de nombreuses irrégularités dans le dossier Marie Michelle Sahondrarimalala”

    Antananarivo, 5 Janvier, 16h55 – La plateforme Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) dénonce le traitement du cas de la députée Marie Michelle Sahondrarimalala, actuellement sous enquête au niveau de la police. Philobert Milavonjy, chef de l’opposition à l’Assemblée nationale, évoque de nombreuses irrégularités au cours d’une rencontre avec la presse ce lundi.

    Le septième vice-président de la Chambre basse estime que certaines dispositions légales relatives aux différents statuts de l’élue qui, en plus d’être un député en exercice, est aussi ancienne ministre et magistrate de premier grade, “ne sont pas respectées”. Lors d’un point de presse à Tsimbazaza, l’élu d’Ambovombe souligne que l’intéressée devait bénéficier de divers immunités ou privilèges de juridiction.

    “S’agissant d’une ancienne ministre, c’est la Haute Cour de justice (HCJ) qui devrait être saisie, à condition qu’il existe des documents de poursuite clairs émanant du Procureur général près la Cour suprême (PGCS) », précise-t-il alors. Il affirme cependant ne pas encore savoir si la convocation de l’élue de Fianarantsoa par la police concerne des faits liés à ses fonctions ministérielles ou à d’autres affaires.

    Le septième vice-président, indique également ne pas avoir été au courant de la réunion du Bureau permanent qui avait levé l’inviolabilité parlementaire de Marie Michelle Sahondrarimalala. “Je fais partie de ceux qui n’ont rien entendu, rien appris et qui n’ont pas assisté à la réunion ayant conduit à la décision de lever cette immunité”, insiste Philobert Milavonjy, répondant aux déclarations de Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale, sur la levée de l’immunité parlementaire.

    Enfin, il rappelle qu’en sa qualité de magistrate de premier grade, l’ancienne ministre devrait bénéficier d’un traitement spécifique en termes de poursuite. “Seul le Procureur général près la Cour suprême peut désigner un magistrat de même rang pour engager des poursuites à son encontre”, soulève-t-il, déplorant que ce soit la police économique qui s’en charge”.

    Le président de l’Assemblée nationale Siteny Randrianasoloniaiko, de son côté, insiste sur le fait que “toutes les décisions prises sont totalement transparentes et conformes à la Constitution”. Il assure que “la levée de l’immunité de la députée Marie Michelle Sahondrarimalala a scrupuleusement respecté les lois en vigueur à Madagascar”. Il affirme également avoir reçu “des documents très clairs émanant de la justice”.

    Le président de l’Assemblée nationale précise par ailleurs qu’il “ne s’agit nullement d’une persécution politique”. Il martèle que “personne n’est au-dessus de la loi, qu’il s’agisse d’un député, du président de l’Assemblée, d’un sénateur ou d’un ministre, tout le monde est soumis à la loi”. Il ajoute que malgré la levée de son immunité parlementaire, l’ancienne ministre de l’Éducation nationale “conserve pleinement le droit de se défendre devant la justice” et demeure innocente jusqu’à décision définitive de la Justice.

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  • ASSEMBLÉE NATIONALE – Siteny Randrianasoloniaiko annonce la “levée de l’immunité parlementaire de Marie Michelle Sahondrarimalala” par le Bureau permanent

    ASSEMBLÉE NATIONALE – Siteny Randrianasoloniaiko annonce la “levée de l’immunité parlementaire de Marie Michelle Sahondrarimalala” par le Bureau permanent

    Antananarivo, 5 Janvier, 6h37 – Le Bureau permanent de l’Assemblée nationale donne à la Justice l’autorisation à mener des enquêtes contre la députée élue à Fianarantsoa I, Marie Michelle Sahondrarimalala. Le président de l’Assemblée nationale Siteny Randrianasoloniaiko annonce dans un communiqué diffusé dimanche “la levée de l’immunité parlementaire de la députée pour permettre à la Justice de faire son travail selon la loi”.

    A entendre le président de l’institution, cette décision fait suite à une requête des autorités judiciaires “d’effectuer une mission d’enquête et d’instruction concernant cette élue, dans le cadre de plusieurs affaires de violation de la loi”. Siteny Randrianasoloniaiko ne précise pas la date de la transmission de la demande formulée par les autorités judiciaires mais indique que c’est le Bureau permanent, qui a examiné la demande et qui a, “après analyse de ses fondements juridiques”, décidé de lever l’inviolabilité parlementaire de l’élue de Fianarantsoa I.

    Selon la Constitution et la loi organique sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale, “aucun député ne peut, pendant les sessions, être poursuivi et arrêté en matière criminelle ou correctionnelle, qu’avec l’autorisation de l’Assemblée, sauf en cas de flagrant délit”. En dehors des sessions, l’autorisation peut être donnée par le Bureau permanent et elle ne concerne que les arrestations. “Les mesures d’enquête préliminaire peuvent être engagées, à tout moment, même sans levée préalable d’immunité, l’autorisation du Bureau n’étant requise que pour l’arrestation”, précise la loi organique sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale.

    Par ailleurs, étant ancienne membre du gouvernement, la députée pourrait, selon la nature des faits qui lui sont reprochés et la période à laquelle ils auraient été commis, relever soit des juridictions de droit commun, soit, le cas échéant, de la Haute Cour de justice, ainsi que le prévoit la Constitution. Dans son communiqué, le président de l’Assemblée nationale ne précise pas la nature des faits pour lesquels les enquêtes sont menées. Il souligne juste que la décision du Bureau permanent “ne constitue en aucun cas un jugement anticipé” et que “la présomption d’innocence demeure de mise jusqu’au prononcé d’une décision définitive”.

    Selon la Constitution, “les membres du gouvernement sont pénalement responsables, devant la Haute Cour de justice, des actes accomplis liés à l’exercice de leurs fonctions des actes qualifiés de crimes ou délits au moment où ils ont été commis”. Ils sont “justiciables des juridictions de droit commun pour les infractions commises hors de l’exercice de leurs fonctions”.

    Marie Michelle Sahondrarimalala fait déjà l’objet d’une interdiction de sortie du territoire, prise le 29 octobre dernier par le ministère de l’Intérieur. Le document mentionne que cette mesure fait suite à une correspondance du directeur général du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), sans en préciser les motifs.

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