Catégorie : Politique

  • GOUVERNANCE – Le ministère de la Justice rappelle l’obligation du respect des procédures légales en matière de perquisition

    GOUVERNANCE – Le ministère de la Justice rappelle l’obligation du respect des procédures légales en matière de perquisition

    Antananarivo, 16 Décembre, 22h45 – Le ministère de la Justice met les points sur les i. Il “rappelle que toute perquisition doit être effectuée conformément aux procédures légales”. Dans un communiqué publié ce mardi soir, il insiste sur la nécessaire obtention d’un mandat régulier pour pouvoir mener une perquisition. “L’usage de faux mandats ou la réalisation d’une perquisition sans autorisation judiciaire constitue une infraction passible de sanctions pénales”, insiste-il.

    ⭕️Le ministère insiste sur le caractère obligatoire de ces règles, quel que soit le statut ou la fonction des personnes impliquées dans une opération de perquisition. “Toute violation de la loi sera sanctionnée conformément aux textes en vigueur”, souligne-t-il alors.

    ⭕️La décision rendue ce mardi par le tribunal de première instance d’Antananarivo dans le cadre d’une perquisition jugée illégale à Ambohibao illustre ces principes rappelés par le ministère. Dans ce dossier, deux agents communaux ont été relaxés au bénéfice du doute, tandis que d’autres prévenus, incluant des militaires, des policiers et des civils, ont été condamnés à une peine d’un an de prison ferme assortie d’une amende de deux millions d’ariary, à payer conjointement.

  • GOUVERNANCE – Les actions du gouvernement focalisées sur quatre axes stratégiques durant son premier mois, selon le Premier ministre

    GOUVERNANCE – Les actions du gouvernement focalisées sur quatre axes stratégiques durant son premier mois, selon le Premier ministre

    Antananarivo, 16 Décembre, 6h35 – Renforcement et instauration de la paix économique. Rétablissement de la confiance des partenaires internationaux et des bailleurs de fonds. Renforcement de l’État de droit. Renforcement de la sécurité. Le gouvernement a travaillé sur quatre axes stratégiques durant son premier mois, indique le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo qui a fait son bilan de premier mois devant les députés lundi, lors de la séance de questions-réponses à Tsimbazaza. Selon lui, ce premier mois a été choisi comme une phase d’établissement de bases solides et durables, a-t-il indiqué lors de la séance de face-à-face à l’Assemblée nationale

     

    Devant les députés, le chef de gouvernement souligne que ces 30 premiers jours n’ont “pas été un temps de discours ou de simples déclarations”. Il évoque plutôt, “un temps d’actions, d’actions concrètes et responsables, dédiées notamment au rétablissement progressif de l’ordre, mais surtout de la confiance du peuple et des partenaires, ainsi qu’au redressement de la dignité et de la valeur de l’État malgache ».

     

    Dans sa déclaration, le Premier ministre relève que le gouvernement a placé en priorité, “le renforcement et l’instauration de la paix économique, considérée comme le socle de la stabilité sociale et de la confiance de l’ensemble des acteurs”. Il rapporte des dialogues engagés avec les acteurs des “secteurs qui fondent l’économie”, citant notamment la filière litchi et la filière vanille, qui ont traversé de profondes crises durant une longue période. S’y ajoutent également les secteurs des transports, du tourisme et de l’agroalimentaire. L’objectif, selon Herintsalama Rajaonarivelo est de rétablir la confiance perdue entre l’État et les acteurs économiques.

     

    Parmi les axes stratégiques figurent également les actions diplomatiques après la crise qui avait conduit à un changement à la tête du pays, entraînant une rupture de confiance avec la communauté internationale. Le Premier ministre parle alors de missions visant à rétablir la confiance des partenaires internationaux et des bailleurs de fonds. “Des résultats concrets sont déjà visibles”, expose-t-il. Il parle, entre autres, de la reprise progressive de la coopération avec l’Union européenne et de l’évolution positive des discussions avec la Banque mondiale. “C’est la première fois depuis de nombreuses années que les partenaires internationaux sont unanimes à déclarer que Madagascar est de retour sur une voie sérieuse, responsable et prévisible”, confie le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo aux députés.

     

    Les deux derniers axes stratégiques concernent, d’une part, le renforcement de l’État de droit, qui constitue le cœur de l’action de la refondation. Le système judiciaire ainsi que les institutions de lutte contre la corruption sont, selon le chef du gouvernement, laissés libres et totalement indépendants, la refondation n’acceptant plus l’impunité. D’autre part, des efforts coordonnés ont été entrepris par le gouvernement afin de garantir la sécurité à la base, ajoute-t-il. Des mesures ont été mises en œuvre pour réduire les tensions sociales et politiques dans plusieurs régions du pays. L’objectif est, selon le chef du gouvernement, “de mettre en place un environnement pacifique et stable où les citoyens peuvent vivre sereinement et travailler dans l’ordre et le respect de la loi”.

  • DIPLOMATIE – Fin de la mission de haut niveau des Nations Unies après une semaine de consultations

    DIPLOMATIE – Fin de la mission de haut niveau des Nations Unies après une semaine de consultations

    Antananarivo, 14 Décembre, 12h45 – La mission de haut niveau des Nations Unies, conduite par Parfait Onanga-Anyanga, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU auprès de l’Union africaine, boucle une semaine de visite à Madagascar. Arrivée à Madagascar le 7 décembre, la mission est prévue s’achever ce 14 décembre, indiquent des sources officielles.

     

    Durant son séjour, la délégation onusienne a rencontré le président de la Refondation de la République au palais d’Iavoloha, ainsi que plusieurs responsables gouvernementaux et parlementaires, dont la ministre des Affaires étrangères, Christine Razanamahasoa, et des membres de l’Assemblée nationale.

     

    Selon un communiqué de la présidence de la Refondation de la République, la mission des Nations unies visait à échanger avec les autorités malgaches sur l’évolution du processus de refondation en cours et à évaluer les modalités de l’accompagnement des Nations Unies, notamment dans les domaines institutionnel et électoral.

     

    La délégation a également effectué une visite au Parlement, où elle s’est entretenue avec le vice-président de l’Assemblée nationale et des députés. Les discussions ont porté sur la situation politique nationale, les efforts engagés par les autorités pour faire face aux urgences sociales et économiques, ainsi que sur les prochaines étapes du calendrier politique.

     

    La mission comprenait des hauts responsables des Nations Unies, dont des représentants du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et du Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix. A en croire les autorités, les Nations Unies ont réaffirmé leur disponibilité à accompagner Madagascar dans sa dynamique de stabilité et de consolidation institutionnelle.

  • DIPLOMATIE – Christine Razanamahasoa multiplie les rencontres diplomatiques en marge du Conseil des ministres ACP à Bruxelles

    DIPLOMATIE – Christine Razanamahasoa multiplie les rencontres diplomatiques en marge du Conseil des ministres ACP à Bruxelles

    Antananarivo, 14 Décembre, 7h00 – Des échanges de haut niveau à Bruxelles. La ministre des Affaires étrangères, Christine Razanamahasoa, effectue plusieurs rencontres avec des responsables de l’Union européenne, en marge du 120ᵉ Conseil des ministres de l’Organisation Afrique Caraïbes Pacifique (ACP) qui se tient du 12 au 14 décembre à Bruxelles en Belgique.

     

    La cheffe de la diplomatie malgache s’est notamment entretenue avec le vice-président du Parlement européen chargé de l’Afrique, Younous Omarjee, ainsi qu’avec le directeur général des Partenariats internationaux de la Commission européenne (DG INTPA), Koen Doens. Elle a également rencontré Olof Skoog, secrétaire général adjoint aux Affaires politiques du Service européen pour l’action extérieure (SEAE).

     

    Selon les informations transmises par le ministère, les échanges ont porté sur l’état du partenariat entre Madagascar et l’Union européenne et sur les perspectives de coopération dans le contexte politique et économique actuel du pays. Madagascar a présenté des éléments officiels sur la situation nationale, tandis que l’Union européenne a réaffirmé son intention de poursuivre son accompagnement, rapportent les communiqués du ministère

     

    Les discussions avec la Commission européenne ont notamment abordé les projets énergétiques en cours, dont les barrages hydroélectriques de Volobe, de Sahofika et d’Antetezambato, l’électrification rurale, la lutte contre la corruption, ainsi que la sécurisation des investissements et l’implication du secteur privé. Les deux parties ont par ailleurs convenu d’organiser prochainement le premier Dialogue de partenariat Madagascar–Union européenne, prévu dans le cadre du nouvel Accord de Samoa.

     

    Madagascar et l’Union européenne entretiennent un partenariat de coopération depuis 1958, l’UE figurant parmi les principaux partenaires de développement du pays.

  • SERVICE PUBLIC – La Pr Ravaka Andrianaivotseheno prend les fonctions de médiateur de la République

    SERVICE PUBLIC – La Pr Ravaka Andrianaivotseheno prend les fonctions de médiateur de la République

    Antananarivo, 13 Décembre, 9h55 – La professeure Ravaka Andrianaivotseheno devient la nouvelle Médiatrice de la République. La passation de service s’est tenue vendredi au siège de la Médiature de la République à Isoraka, avec celui qui a assuré l’intérim, Donna Ratiarison.

    Après le décès de Lala Ratsirahonana en juin, Donna Ratiarison avait assuré les fonctions de Médiateur de la République. Lors de son intervention, il a exprimé sa volonté d’aider la professeure Ravaka Andrianaivotseheno dans l’exercice de ses nouvelles fonctions.

    Professeure de droit à l’Université d’Antananarivo, la nouvelle Médiatrice de la République est bien placée pour “défendre les droits fondamentaux des citoyens”, indique le secrétaire général adjoint de la Présidence de la Refondation, présent à la cérémonie. Selon lui, c’est la défaillance dans cette mission qui a conduit la population malgache à descendre dans la rue.

    La Médiature de la République demeure une institution encore peu connue des citoyens. La professeure Ravaka Andrianaivotseheno a pour mission principale la protection des droits des citoyens face aux dysfonctionnements de l’administration publique. Elle a également pour mission de promouvoir la bonne gouvernance et la démocratie.

    La Médiature est un organe de recours gratuit pour les usagers du service public ayant épuisé les démarches préalables auprès de l’administration mise en cause. Elle intervient en cas de litiges avec l’administration, de problèmes de pension ou encore de dysfonctionnements judiciaires.

  • ASSEMBLÉE NATIONALE – Le député Faralahy Célestin Razafindramasy présidera la commission d’enquête sur la gestion de la Jirama

    ASSEMBLÉE NATIONALE – Le député Faralahy Célestin Razafindramasy présidera la commission d’enquête sur la gestion de la Jirama

    Antananarivo, 12 Décembre, 15h45 – Les députés ont choisi l’équipe qui dirigera la commission d’enquête sur la gestion de la Jirama. Lors d’un vote secret qui s’est tenu à Tsimbazaza, jeudi, le député Faralahy Célestin Razafindramasy, élu dans le district de Benenitra, a été désigné président de cette commission.

    Cette commission d’enquête est composée de 15 membres. Sa mission est d’examiner l’ensemble des problèmes existants et de proposer des solutions appropriées. Elle doit permettre de “dégager un nouveau plan de redressement visant à remettre l’entreprise publique Jirama sur les rails et à répondre aux attentes de la population”, indique un communiqué de l’Assemblée nationale.

    Selon Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale, en marge de l’ouverture officielle de la concertation nationale mercredi, la population malgache a le droit de connaître les contrats qui lient cette compagnie d’eau et d’électricité appartenant à l’État. Cette commission permettra également, selon lui, d’identifier tous les problèmes de la Jirama afin de proposer les solutions adéquates.

  • ASSEMBLEE NATIONALE – Fanirisoa Ernaivo souhaite une enquête parlementaire orientée vers les “gros poissons” et la gouvernance dans le dossier Jirama

    ASSEMBLEE NATIONALE – Fanirisoa Ernaivo souhaite une enquête parlementaire orientée vers les “gros poissons” et la gouvernance dans le dossier Jirama

    Antananarivo, 12 décembre, 8h50 – Travailler main dans la main. Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, sollicite une collaboration avec les députés sur la direction que devrait prendre l’enquête parlementaire sur la compagnie d’eau et d’électricité (Jirama). “Nous souhaitons une enquête parlementaire, à votre niveau, orientée vers la mauvaise gouvernance et non sur les vols de carburants, les détournements effectués par les employés”, formule la Garde des sceaux lors de l’élection du président de la commission d’enquête, jeudi à Tsimbazaza.

    “Nous souhaitons que vous conduisiez l’investigation, comme celle de la nôtre [ministère de la Justice], selon votre point de vue”, lance Fanirisoa Ernaivo, partageant avec les députés la ligne fixée par son département pour que l’“enquête ne serve pas filet pour attraper les petits poissons”. “Nous nous efforçons d’attraper les gros poissons, les requins qui détruisent le pays”, fait-elle part. “Nous, au sein de la justice, recevrons bien vos résultats”, promet-elle.

    La Garde des sceaux assure que son ministère “dispose des sources de dossiers pour démarrer [l’enquête] à part d’autres existantes”. Pour elle, “la mauvaise gouvernance reste le vrai problème conduisant à la perte de la Jirama”. “Cela ne concerne pas uniquement les dirigeants, à commencer par le directeur général, mais va bien de lui. Il existe pas mal de contrats léonins qu’on doit réviser, des contrats reconduits depuis plusieurs années alors qu’il existe un conflit d’intérêts”, dénonce-t-elle avant d’assurer la disposition de son département à “donner un coup de main” aux députés dans leur enquête parlementaire.

    Le député Célestin Razafindramasy, élu président de la commission d’enquête parlementaire sur la Jirama, s’engage à trouver les problèmes et à “proposer des solutions”. Le parlementaire élu à Benenitra s’attend “à ce qu’il y ait des obstacles, possiblement des sollicitations d’arrangement, ou encore des pressions”. “Mais nous allons prendre notre responsabilité” car “le problème de la Jirama est quelque chose d’important pour nous”, conclut-il.

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  • MANAKARA – Le Colonel Michaël Randrianirina en déplacement au Toby Lehibe d’Ankaramalaza

    MANAKARA – Le Colonel Michaël Randrianirina en déplacement au Toby Lehibe d’Ankaramalaza

    Antananarivo, 11 Décembre, 21h00 – Un voyage qui se veut de “recueillement” et de “reconnaissance”. Le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, s’est rendu ce jeudi au Toby Lehibe d’Ankaramalaza, là où il a reçu son onction de “mpiandry”, berger du mouvement du Réveil, en août 2023. “Il est revenu ici pour remercier Dieu et pour demander la force pour diriger Madagascar”, rapporte le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, qui l’accompagne sur place.

     

    Le culte auquel il a participé a aussi été l’occasion pour le Colonel Michaël Randrianirina de solliciter les “mpiandry”, les pasteurs et l’Eglise de “prier pour lui pour que ces prières l’aident à accomplir les responsabilités sacrées que lui a données la population”, raconte encore le président de l’Assemblée nationale. “Les responsabilités qui m’ont été confiées sont très dures”, aurait notamment soulevé le Colonel Michaël Randrianirina. Pour lui, “ce mandat ne peut être mené par la seule force de l’homme”, d’où son appel à un soutien spirituel.

     

    Photo : Siteny Randrianasolonaiko / page Facebook

  • DIPLOMATIE – Hitoshi Tojima, le nouvel ambassadeur du Japon, arrive à Antananarivo

    DIPLOMATIE – Hitoshi Tojima, le nouvel ambassadeur du Japon, arrive à Antananarivo

    Antananarivo, 11 Décembre, 12h45 – Le pays du Soleil levant a son nouveau représentant diplomatique résident à Madagascar. “C’est avec un profond honneur et une grande émotion que je foule pour la première fois le sol de Madagascar en tant que nouvel Ambassadeur du Japon auprès de votre magnifique pays”, écrit Hitoshi Tojima sur Facebook pour annoncer son arrivée dans la Grande Île.

    Le diplomate japonais indique vouloir œuvrer et s’engager “avec humilité et détermination, afin de renforcer encore davantage les liens d’amitié et de coopération qui unissent le Japon à Madagascar”. A l’en croire, le soutien à la population, la sécurité de leur ressortissant ainsi que la promotion d’un développement durable, inclusif et respectueux de l’environnement constitueront le cœur de son action.

    Concernant la situation politique à Madagascar, il rapporte que “le Japon souhaite soutenir de manière concrète et continue les efforts déployés tant par le gouvernement de transition que par l’ensemble du peuple malgache pour accompagner la réalisation de cette noble aspiration. Il indique également son souhait de travailler main dans la main avec le peuple malgache, afin d’explorer de nouvelles voies de collaboration et de contribuer ensemble à la construction d’un avenir prospère et harmonieux.

    Hitoshi Tojima succède à Abe Koji qui vient de quitter Madagascar, il y a quelques jours après avoir effectué un mandat de quatre ans. Pour l’ancien ambassadeur, il a beaucoup travaillé avec le gouvernement dans cadre de coopération menée principalement par l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) qui s’articule autour de plusieurs axes stratégiques visant le développement économique et social de la Grande Île.

    Il y a la coopération dans le développement des infrastructures économiques, comme l’extension et la modernisation du port de Toamasina, le projet Tatom (projet de développement de l’axe économique Antananarivo-Toamasina), le projet de gestion des déchets solides pour la commune urbaine d’Antananarivo (Gesda), l’agriculture, le développement rural et sécurité alimentaire comme le Papriz, le secteur social et le développement humain ou encore la coopération économique et investissement.

  • SCRUTIN – La Ceni officialise l’annulation des sénatoriales du 11 décembre

    SCRUTIN – La Ceni officialise l’annulation des sénatoriales du 11 décembre

    Antananarivo, 10 décembre, 19h30 – Le sort du Sénat en pointillés. Pour la forme, Thierry Rakotonarivo, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), confirme la suppression de fait de la tenue de l’élection des membres de la Chambre haute, prévue le 11 décembre, dans une vidéo postée sur la page Facebook de la Ceni ce mercredi.

    A entendre le nouveau président de la commission électorale, l’abandon des sénatoriales est dû “aux événements qui se sont déroulés au pays”. Il en est de même des choix des autorités et l’attente de la décision de la population sur l’avenir du Sénat durant la concertation nationale alors que l’idée de la mise en place d’une Constitution pour la Ve République fait son chemin.

    La conjugaison de tous ces facteurs provoquera un vide institutionnel au niveau du Sénat. Le mandat des sénateurs prendra fin le 19 janvier 2026. L’annulation du scrutin débouchera sur l’absence de sénateurs pour siéger durant la prochaine session parlementaire au mois de mai 2026.

    A entendre Thierry Rakotonarivo, la présidence de la refondation de la République devrait saisir la Haute Cour constitutionnelle (HCC) pour lui demander son avis sur la situation du Sénat. La juridiction constitutionnelle devrait faire part de son avis sur la question selon la Constitution.

    Pour Thierry Rakotonarivo, l’absence du Sénat ne portera pas préjudice au fonctionnement du Parlement. Il évoque la jurisprudence de 2019 et l’absence de la chambre haute à l’époque. Selon la jurisprudence, les membres du bureau permanent restent en place pour “vaquer les affaires courantes”, soutient l’administrateur civil.

    Selon la Constitution, et en cas d’absence de la Chambre haute, l’Assemblée nationale aura les pleins pouvoirs en matière d’initiative de loi. “Il n’y aura pas d’obstacle pour l’examen et l’adoption des propositions ou des projets de loi même en cas d’absence du Sénat”, remémore-t-il.