Catégorie : Politique

  • JUSTICE – Maminiaina Ravatomanga transféré à la prison de haute sécurité de Melrose à Maurice

    JUSTICE – Maminiaina Ravatomanga transféré à la prison de haute sécurité de Melrose à Maurice

    Antananarivo, 2 Décembre, 18h00 – Maminiaina Ravatomanga ne s’est plus opposé à son transfert dans un établissement de haute sécurité pour sa détention. Le président directeur général du groupe Sodiat a ainsi été conduit à la prison de Melrose, ce mardi. Son transfert s’est fait “sous forte escorte policière, accompagné d’agents de la Financial Crimes Commission (FCC)”, écrit le quotidien mauricien Défimédia.

    La décision de le placer dans cette prison a été prise lundi par le tribunal de Port-Louis. Selon la police, citée par ce média mauricien en ligne, l’établissement en question “dispose des services nécessaires pour la prise en charge des détenus malades”, alors que l’homme d’affaires malgache s’est principalement trouvé en clinique depuis qu’il fait l’objet de poursuites à Maurice. Placé en état d’arrestation depuis le 24 octobre, il n’a été placé en cellule de détention policière que depuis le 28 novembre

    Avant ce transfert, Maminiaina Ravatomanga a subi plusieurs examens médicaux. Il a été conduit à l’hôpital Brown-Séquard pour un premier contrôle, puis à l’hôpital Victoria, où il a passé d’autres examens, avant d’être placé en observation dans l’attente des résultats.

    L’homme d’affaires malgache fait l’objet d’une procédure pour blanchiment de capitaux à l’île Maurice, enquête menée par la Financial Crimes Commission (FCC). Le 24 octobre 2025, il a été placé en état d’arrestation pour détournement de fonds et blanchiment d’argent par la justice mauricienne.

  • JUSTICE – Madagascar plaide pour la pénalisation de la “capture d’Etat” devant la Cour pénale internationale

    JUSTICE – Madagascar plaide pour la pénalisation de la “capture d’Etat” devant la Cour pénale internationale

    Antananarivo, 2 Décembre, 6h45 – Et si les velléités de certains intérêts privés à exercer des influences déterminantes sur les processus décisionnels de l’Etat pour les orienter en leur faveur, au détriment de l’intérêt général, devenaient un crime international ? Des entreprises, des groupes d’intérêt, des élites, des individus risqueraient alors d’être poursuivis, puis condamnés pour “capture d’Etat” par la Cour pénale internationale. Madagascar souhaite que les faits de ce type deviennent des infractions internationales reconnues par la Cour pénale internationale (CPI).

    La proposition a été portée par Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, durant son discours lors de la 24ème Assemblée des Etats parties (AEP24) de la Cour pénale internationale qui s’est ouverte lundi. Pour soutenir sa proposition, la garde des sceaux prend le cas de Madagascar qui, selon elle, “sort à peine d’une période très longue et douloureuse de capture d’Etat, qui a duré 16 années de 2009 à 2025”. Elle évoque “des conséquences pires que le génocide et toute forme de crime contre l’humanité”, indiquant que “durant cette période, des institutions ont été déviées, la souveraineté confisquée et les ressources publiques capturées au profit d’un politique économique”.

    Pour la ministre de la Justice, ce que Madagascar a subi ces 16 dernières années “n’est pas un simple abus de pouvoir, c’est une privatisation totale de l’Etat, un système tentaculaire de prédation et d’injustice”. Elle rapporte “une économie et une administration paralysées pour servir les intérêts de quelques individus”. “Les services publics se sont effondrés et Madagascar est actuellement le cinquième pays le plus pauvre du monde”, poursuit-elle encore. Pour Fanirisoa Ernaivo, il s’agit ainsi de s’attaquer juridiquement au système quand celui-ci est capturé parce que les infractions comme les abus de pouvoir, les détournements ou encore les corruptions ont été légalisés par les lois et les règlements.

    En proposant que la capture d’Etat devienne un crime international, Madagascar entend s’assurer une collaboration internationale pour que “justice soit faite dans notre pays et dans tous les pays du monde qui subissent la même chose”. Mais l’idée est aussi que “tout autre pays et n’importe quel autre pays qui en serait victime ne pourra plus subir la même chose que ce que notre pays a subi”, souligne-t-elle dans sa déclaration.

    Pour mettre en oeuvre la proposition, Madagascar se dit prêt à collaborer et à “soutenir pleinement les efforts techniques, politiques et législatifs de la Cour pénale internationale”. La Grande île affirme même pouvoir “proposer des magistrats, des techniciens et également des lois et des propositions”. Fanirisoa Ernaivo a d’ailleurs officiellement annoncé le soutien du nouveau pouvoir à Aimé Gilbert Raveloson, magistrat financier malgache qui est candidat pour siéger au sein du Comité de budget et de finance de la CPI.

  • JUSTICE – L’Etat malgache envisage d’ouvrir une procédure judiciaire à l’encontre d’Andry Rajoelina, selon Fanirisoa Ernaivo

    JUSTICE – L’Etat malgache envisage d’ouvrir une procédure judiciaire à l’encontre d’Andry Rajoelina, selon Fanirisoa Ernaivo

    Antananarivo, 1er Décembre, 17h45 – Le gouvernement actuel veut que les anciens dirigeants répondent des éventuels actes illégaux qu’ils ont commis durant leur mandat. “Pour toutes les personnes qui ont commis des infractions dans ce pays, il y aura des procédures qui seront ouvertes contre elles, y compris contre Andry Rajoelina”, déclare Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, lors d’un entretien accordé à Radio France internationale (RFI) Afrique, ce lundi.

    Dans son interview, la Garde des Sceaux ne précise pas sur quelles bases ou sur quels faits précis ces procédures judiciaires à l’encontre du président évincé seront ouvertes. Mais, à l’en croire, cela devrait intervenir prochainement, d’ici la fin de l’année. “Quand la procédure sera ouverte, vous aurez la communication là-dessus. Plus les avocats de la défense en savent moins longtemps à l’avance, moins ils peuvent se défendre et préparer leurs alibis”, explique-t-elle.

    Fanirisoa Ernaivo souligne qu’avant de délivrer un mandat d’arrêt international, il existe des étapes à respecter. Selon elle, une fois les procédures engagées, la justice malgache adressera d’abord une convocation à la personne convoquée. Après cette convocation viendra le mandat d’arrêt, et si la personne concernée n’est pas à Madagascar, un mandat d’arrêt international pourra ensuite être émis.

    La ministre de la Justice indique également qu’“en tant qu’ancien président, il faut qu’il y ait une procédure ouverte et nous sommes en train d’examiner les différentes possibilités”. Il en va de même pour d’anciens membres du gouvernement, poursuit-elle.

    Le 20 novembre dernier, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a recommandé aux autorités malgaches de “s’abstenir de toute arrestation arbitraire et politiquement motivée”. Dans un communiqué publié à l’issue de sa 1313ᵉ réunion, il invite également les dirigeants à libérer tous les prisonniers politiques.

  • DÉVELOPPEMENT – “Nous, les chrétiens, sommes responsables de l’appauvrissement de Madagascar”, selon le Cardinal Désiré Tsarahazana

    DÉVELOPPEMENT – “Nous, les chrétiens, sommes responsables de l’appauvrissement de Madagascar”, selon le Cardinal Désiré Tsarahazana

    “Qui est responsable de la pauvreté qui nous frappe ici à Madagascar ?” C’est la question qu’a posée le cardinal Désiré Tsarahazana, dimanche 30 Novembre, lors de son homélie à la cathédrale Saint Joseph Toamasina. Il n’a pas hésité à répondre avec franchise et fermeté. “Nous, les chrétiens, en sommes responsables”, lance-t-il devant les fidèles réunis pour la célébration du premier dimanche de l’Avent.

     

    D’après le prince de l’Eglise, la majorité des sphères de décision et d’influence du pays se revendiquent chrétiens, pourtant le pays s’enfonce dans la pauvreté. “95, 98 % de tous les services et institutions sont dirigés ou occupés par des personnes qui se disent chrétiennes. Les responsables de l’État, les entrepreneurs, les acteurs sociaux et économiques, jusqu’aux leaders d’opinion, tous se réclament du christianisme. C’est la réalité”, regrette t-il.

     

    Le cardinal déplore une foi trop souvent limitée à des apparences ou à des pratiques superficielles, loin d’une véritable transformation personnelle et collective. Pour le prélat, la vraie foi doit se traduire par un changement de vie, un engagement sincère et cohérent, “Quand nous prions,nous ne faisons que du cinéma. La vraie foi, c’est le changement de vie”, martèle-t-il. L’archevêque de Toamasina appelle ainsi les fidèles à une profonde remise en question et à une conversion authentique, afin que leur engagement chrétien contribue réellement au développement du pays.

     

    Ce n’est pas la première fois que le cardinal Tsarahazana s’interroge sur l’authenticité de la foi des chrétiens à Madagascar. Au mois d’avril dernier, alors qu’il s’est rendu à Rome pour les obsèques du Pape François, le prélat de l’Église catholique à Madagascar avait déjà évoqué ce sujet. Il avait déclaré que malgré le fait que la plupart des dirigeants du pays soient des chrétiens de diverses confessions, Madagascar continue de s’enfoncer dans la corruption et l’injustice sociale. “Pourquoi notre pays s’enfonce-t-il, s’enfonce-t-il, s’enfonce-t-il ? Il doit y avoir un problème avec notre foi », avait déclaré le Cardinal Désiré Tsarahazana dans un reportage de l’Aide à l’Église en détresse du lundi 28 avril.

  • AFFAIRES FONCIÈRES – Les magistrats invités à enquêter sur terrain en cas de doute dans un dossier de prescription acquisitive

    AFFAIRES FONCIÈRES – Les magistrats invités à enquêter sur terrain en cas de doute dans un dossier de prescription acquisitive

    Antananarivo, 30 Novembre, 18h30 – Une reprise conditionnée. La ministre de la Justice Fanirisoa Eranivo annonce la reprise de la prescription acquisitive mais en insistant sur les mesures d’accompagnement. “Comme nous sommes en période de refondation, changeons notre façon de travailler. Nous allons reprendre les procédures de prescription acquisitive, mais cela doit s’accompagner de mesures”, indique-t-elle dans son discours à l’occasion de l’ouverture des nouveaux bureaux dédiés aux affaires foncières au palais de justice d’Anosy.

     

    Parmi les mesures d’accompagnement, la ministre de la Justice parle de l’obligation faite aux magistrats en charge des dossiers de procéder à des vérifications sur terrain, notamment de l’effectivité de la mise en valeur, s’ils ont des doutes sur la légalité des documents dans un dossier dont ils sont saisis. Fanirisoa Ernaivo parle d’un devoir pour les juges “même si la commission de constatation de mise en valeur a déjà tranché sur le sujet”. “Je vous demande de juger selon l’équité, selon la justice et conformément à la loi”, poursuit-elle dans son discours.

     

    La prescription acquisitive, procédure légale d’acquisition de propriété sur un terrain après une occupation paisible et continue pendant plus de 20 ans, a été suspendue en Conseil des ministres l’année dernière. L’Exécutif de l’époque avait pris cette décision car le mécanisme avait été “détourné pour des usages frauduleux”, avait indiqué le communiqué du Conseil des ministres du 18 décembre 2024.

  • DIPLOMATIE – Le Conseil de Paix et de sécurité de l’Union africaine appelle la Communauté internationale à continuer de soutenir Madagascar

    DIPLOMATIE – Le Conseil de Paix et de sécurité de l’Union africaine appelle la Communauté internationale à continuer de soutenir Madagascar

    Antananarivo, 30 Novembre, 10h15 – Un motif de réjouissance pour la diplomatie malgache. Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine “abandonne le principe de l’isolement politique de Madagascar au niveau continental et international”, rapporte le chargé d’affaires par intérim de la mission de représentation permanente de Madagascar auprès de l’Union africaine dans une lettre adressée à la ministre des Affaires étrangères ayant fuité sur les réseaux sociaux. “Au contraire, il fait un appel aux Etats membres de l’UA, aux partenaires internationaux et au reste de la Communauté internationale à continuer à fournir le soutien nécessaire à Madagascar, notamment par la mobilisation de ressources financières”, poursuit-il dans sa lettre.

    Dans son communiqué à l’issue de sa 131ème réunion du 20 novembre, le CPS/UA “encourage” notamment “tous les États membres et partenaires internationaux à soutenir la mise en œuvre des décisions du Conseil et à répondre aux défis humanitaires liés aux catastrophes naturelles”. Après avoir entendu les rapports de la dernière mission du Panel des sages et de l’envoyé spécial du président de la Commission de l’UA, il appelle également “la Commission de l’UA, en collaboration avec la SADC, la Commission de l’océan Indien, les partenaires et la communauté internationale” à apporter un soutien financier et “un appui technique à la Commission électorale nationale et à l’élaboration d’une nouvelle Constitution, afin de faciliter le processus de transition”.

     

    Le CPS/UA plaide également pour que Madagascar soit inclus “parmi les pays éligibles au soutien du Fonds africain pour des transitions inclusives (AFSIT)”. Il souligne néanmoins que ce soutien doit être “conditionné par la mise en œuvre de la feuille de route de transition”. Et bien qu’il “n’exige plus le retour rapide et total à l’ordre constitutionnel”, comme le souligne la lettre du chargé d’affaires de Madagascar, le Conseil n’en exhorte pas moins les autorités malgaches “à élaborer de toute urgence une feuille de route de transition consensuelle, claire et véritablement inclusive, assortie d’étapes de référence et d’échéances précises, visant une conclusion rapide du processus de transition”.

    Dans la même foulée, le CPS/UA “encourage les autorités malgaches à prendre en compte les demandes, griefs et aspirations légitimes de la jeunesse et à investir dans des mesures de confiance pour favoriser l’organisation d’un dialogue national constructif, transparent et inclusif dans un environnement propice, en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel et à la gouvernance démocratique”. Dans ce cadre, il invite d’ailleurs les autorités à adopter “des approches inclusives et participatives de type gouvernement-entièrement impliqué / société-entièrement impliquée”, et à associer à ces démarches “toutes les parties prenantes malgaches essentielles, y compris les femmes et les jeunes”.

    Par ailleurs, malgré ce qui peut être considéré comme un assouplissement de sa position, “le CPS maintient la suspension de la participation de Madagascar aux réunions des organes officiels de l’UA”, souligne le chargé d’affaires de la mission de représentation permanente de Madagascar à Addis Abeba. Celui-ci voit dans cette posture une manière de “mettre la pression sur les autorités malgaches pour qu’elles élaborent d’urgence la feuille de route de la transition”.

     

    Photo : CPS Union Africaine

  • COOPÉRATION – Emmanuel Macron confirme l’appui français aux processus de transition à Madagascar, selon l’Elysée

    COOPÉRATION – Emmanuel Macron confirme l’appui français aux processus de transition à Madagascar, selon l’Elysée

    Antananarivo, 29 Novembre, 20h02 – Un soutien qui se veut formel. L’Elysée annonce ce samedi un entretien téléphonique entre le président français Emmanuel Macron et le président de la Refondation de la République de Madagascar, le Colonel Michaël Randrianirina. L’occasion pour le chef d’Etat français de confirmer à son homologue malgache le souhait de son pays à “accompagner et soutenir la transition en cours, conformément aux aspirations exprimées par le peuple malgache, en particulier la jeunesse”, rapporte la presse française.
    ⭕️Le soutien se fera d’abord dans le cadre de coopération bilatérale. “Les deux présidents ont rappelé l’importance de la relation bilatérale”, indique la presse française, rapportant le communiqué de l’Elysée sur le sujet. Et cela devrait se traduire par le déploiement “de nouveaux financements” pour “lutter contre l’insécurité alimentaire dans le sud du pays, mettre à disposition des médecins à Antananarivo et soutenir des projets d’aménagement urbain de la capitale”. Une aide budgétaire affectée à la sécurité alimentaire de la Grande île a également été annoncée par Emmanuel Macron.
    ⭕️Mais l’appui français devrait aussi se faire en collaboration avec les autres partenaires internationaux. Ce soutien devrait surtout concerner les différents processus liés “à la concertation nationale, à la série de réformes annoncée, en particulier pour lutter contre la corruption, et à l’organisation d’élections dans des délais raisonnables”. A en croire la presse française, Emmanuel Macron a “encouragé le président de la Refondation à associer des représentants de la jeunesse et de la société civile à ces différents processus”.
    ⭕️Ce n’est pas la première fois que le président français évoque ce soutien que la France entend octroyer au régime de transition, mais c’est la première fois qu’il évoque le sujet avec le président de la Refondation. Le 20 novembre, Emmanuel Macron indique avoir déjà abordé le sujet de Madagascar avec le Premier ministre mauricien Navin Ramgoolam lors de sa visite officielle à Maurice. Cette fois-ci, il s’adresse directement au chef d’Etat malgache même si les discussions ont eu lieu au téléphone.

  • REFONDATION – Les deux premiers collaborateurs de Hanitra Razafimanantsoa au sein du ministère d’Etat officiellement nommés 

    REFONDATION – Les deux premiers collaborateurs de Hanitra Razafimanantsoa au sein du ministère d’Etat officiellement nommés 

    Antananarivo, 29 Novembre, 10h30 – Hanitra Razafimanantsoa commence à former son équipe au sein du ministère d’État auprès de la Présidence, chargé de la Refondation. Le Conseil des ministres de mercredi a nommé les deux premiers proches collaborateurs de l’ancienne députée élue dans le premier arrondissement de la Capitale dans son département ministériel.

     

    Il s’agit de Hajanarivo Laza Fanantenana Charles Herinjakatahina, nommé secrétaire général. Cet administrateur civil a déjà été chef de district d’Ambohimahasoa et chef de la région Amoron’i Mania par intérim. Ce spécialiste du droit politique est docteur en droit public et en science politique de l’Université de Fianarantsoa. L’autre collaborateur de Hanitra Razafimanantsoa est Tahiry Santatsoa Landry Rajaobelina, nommé directeur de l’administration et des finances. Il est doctorant en économie politique des ressources naturelles à l’Université d’Antananarivo.

     

    Le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, avait indiqué il y a deux semaines que la concertation nationale attendait encore la formation de l’équipe de Hanitra Razafimanantsoa, qui en est la principale organisatrice avec le FFKM. Avec ces premières nominations, le ministère d’État auprès de la Présidence chargé de la Refondation commence donc à se structurer, ce qui va dans le sens du lancement du dialogue national.

     

    Selon le calendrier établi par le gouvernement pour les deux années de transition, la concertation nationale devrait se tenir durant les six premiers mois. Les résolutions prises par les parties prenantes lors de cette assise serviront de feuille de route pour la Refondation de la nouvelle Constitution de la République de Madagascar.

  • SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – La Justice reporte le procès de l’affaire Ambohimalaza pour pouvoir recueillir plus de témoignages

    SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – La Justice reporte le procès de l’affaire Ambohimalaza pour pouvoir recueillir plus de témoignages

    Antananarivo, 29 Novembre, 6h20 – Il faudra encore attendre avant de connaître la vérité sur l’affaire Ambohimalaza. Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, annonce que le procès devrait encore attendre que des enquêtes supplémentaires soient menées. “Même si l’affaire devait être jugée avec les quatre prévenues qui sont déjà détenues, nous avons dit non. Poursuivez d’abord les enquêtes, écoutez tous les témoins qui sont encore en vie car ils ont beaucoup de choses à raconter”, indique-t-elle vendredi en marge de la cérémonie d’inauguration des nouveaux locaux du tribunal foncier.

    ⭕A en croire la ministre, des personnes présentes à la fête et qui sont “encore en vie n’ont pas encore été entendues alors que ce sont des témoins vivants de ce qui s’est passé”. Elle souligne que parmi ces témoins potentiels, “certains sont encore malades, poursuivent des soins, et sont encore en vie. Ils peuvent raconter ce qui s’est passé”

    ⭕Outre ceux qui étaient à la fête, la ministre indique que d’autres individus, comme des “Sugar daddy”, seront également entendus. “Il n’y en a pas qu’un, ils sont assez nombreux”, poursuit-elle en parlant de ces témoins qui n’ont pas encore été entendus durant les enquêtes. A en croire la ministre, “des caméras de surveillance ont permis de voir des gens circuler pendant les fêtes”. Mais les images de “caméra de surveillance n’ont pas été visionnées”, ajoute-t-elle encore.

    ⭕Dans sa déclaration, Fanirisoa Ernaivo parle aussi d’empoisonnement. Elle rapporte la découverte de “faits étranges” sur les patients envoyés à Maurice pour être soignés. Autant d’éléments sur lesquels la Justice entend encore faire des investigations.

     

    Photo : Ministère de la Justice

  • DIPLOMATIE – Le Syncormae plaide pour la reconnaissance et la valorisation de l’expertise des diplomates de carrière pour assurer les missions de représentation à l’étranger

    DIPLOMATIE – Le Syncormae plaide pour la reconnaissance et la valorisation de l’expertise des diplomates de carrière pour assurer les missions de représentation à l’étranger

    Antananarivo, 28 Novembre, 12h30 – Et si la représentation de Madagascar à l’étranger était enfin assurée par les diplomates de carrière ? Le sujet n’est pas encore dans le débat public, mais le syndicat de ces professionnels, le Syndicat des corps du ministère des Affaires étrangères, estime qu’il est désormais temps que leurs compétences et leur expertise soient reconnues et valorisées. “La Refondation de la diplomatie malgache doit s’accompagner de la reconnaissance et de la valorisation de l’expertise des diplomates de carrière”, indique-t-il dans un communiqué publié jeudi.

    Dans leur communiqué, les diplomates de carrière syndiqués rappellent qu’ils ont justement été “recrutés par voie de concours administratif et formés spécialement” pour exercer “leurs missions au sein du département central du ministère des Affaires étrangères ainsi que dans ses représentations extérieures”. Autant de “background” qu’ils estiment nécessaires pour “répondre aux attentes des usagers” et pour “restaurer la confiance des partenaires internationaux”.

    Dans la foulée, ils affirment leur “soutien indéfectible à la ministre en charge des Affaires étrangères dans les missions qui lui ont été confiées”, ainsi que leur volonté à “rompre avec les pratiques antérieures en matière de gouvernance, lesquelles ont remis en question l’efficacité et la crédibilité de la diplomatie malgache”. Ils réitèrent par ailleurs leur “engagement à œuvrer aux côtés des grands corps de l’Etat pour la réalisation des objectifs du programme de mise en œuvre de la Refondation de la politique générale de l’Etat”.

    La déclaration du Syncormae intervient au lendemain du Conseil des ministres au cours duquel quatre des cinq derniers ambassadeurs de Madagascar à l’étranger ont été démis de leurs fonctions. Après cette quadruple abrogation qui concerne Jean Louis Robinson en poste en Chine, Yvette Sylla en poste auprès de l’Unesco, Oliva Djacoba Tehindrazanarivelo en poste en Suisse et auprès des organes des Nations unies, et Johary Rajobson en poste au Maroc, Lantosoa Rakotomalala, ambassadeur de Madagascar aux Etats-Unis, est le seul représentant de la Grande île encore en exercice.