Catégorie : Politique

  • DEPLACEMENT – Le président Michaël Randrianirina choisit Toliara pour sa première sortie hors Antananarivo

    DEPLACEMENT – Le président Michaël Randrianirina choisit Toliara pour sa première sortie hors Antananarivo

    Antananarivo, 28 Novembre, 10h55 – Un peu plus d’un mois après son investiture à la présidence de la Refondation de la République de Madagascar, le Colonel Michaël Randrianirina, fait une première sortie hors de la capitale. C’est dans la partie Sud de Madagascar, à Toliara, qu’il a choisi de se rendre.

    Le Chef d’Etat est arrivé dans l’après-midi de jeudi, dans la principale ville de l’Atsimo Andrefana, accompagné du colonel Ranoelson Manantenasoa Marcellin Zafitasondry, Haut Conseiller de la présidence et de trois ministres, le Général Ely Zafitombo, ministre des Forces armée, Jaco Chan Kit Waye, ministre de la Pêche et de l’économie bleue et Alain Désiré Rasambany, ministre de la Jeunesse et des sports.

    Juste après son arrivée, la délégation dirigée par le président de la Réfondation, a rencontré les jeunes de la région, les entrepreneurs, les enseignants chercheurs, les parents, ainsi que de nombreuses associations dans les locaux du Palais de la Région Atsimo Andrefana.

  • LUTTE ANTI-CORRUPTION – Rado Rajohnson nommé officiellement directeur général de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites

    LUTTE ANTI-CORRUPTION – Rado Rajohnson nommé officiellement directeur général de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites

    Antananarivo, 27 Novembre, 14h45 – L’Agence de recouvrement des avoirs illicites (Arai) a enfin son directeur général. Le Conseil des ministres de ce mercredi a officiellement attribué cette fonction à Rado Rajohnson, qui assurait l’intérim depuis mai 2024.

    Après le décès de son ancien directeur général, Aimée Rasoloharimanana, en mai 2024, l’Arai est dirigée par un directeur général par intérim. Une procédure de recrutement avait été lancée. Entre-temps, trois candidats avaient été présélectionnés et attendaient la décision officielle pour la nomination.

    Après 30 mois passés à la tête du bureau d’Ambohijanaka, c’est donc l’ancien directeur du gel, de la saisie et de la confiscation qui a décroché le poste. Le nouveau DG de l’Arai avait déjà occupé le poste de vice-président du Pôle anti-corruption en 2022. C’est donc une personnalité bien ancrée dans la lutte contre la corruption depuis plusieurs années.

    Durant son mandat en tant que directeur général par intérim, Rado Rajohnson avait pris l’initiative de signer un mémorandum d’entente avec le directeur général du Bianco en mars 2025, visant à optimiser la coordination entre les deux entités, notamment en matière d’échange d’informations et de gestion des biens saisis. Il avait également réaffirmé la détermination de l’Arai à récupérer les biens acquis illégalement pour les réintégrer dans les caisses de l’État, avec le message que “le crime ne paie plus”, et avait plaidé publiquement pour une loi plus musclée contre la corruption.

  • CONSEIL DES MINISTRES – Les autorités suspendent la révision de la liste électorale (Rale)

    CONSEIL DES MINISTRES – Les autorités suspendent la révision de la liste électorale (Rale)

    Antananarivo, 26 novembre, 12h45 – Un calendrier aménagé. Le Conseil des ministres approuve la communication verbale qui « suspend la révision annuelle de la liste électorale (Rale), rapporte le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif de mercredi.

    Selon loi, “les listes électorales des Fokontany et le Registre électoral national sont révisés annuellement par les soins des responsables de la Commission électorale nationale indépendante [Ceni]”. La loi relative au régime général des élections et des référendums précise que l’opération devrait se tenir du “1er décembre au 15 mai de l’année suivante”.

    Aucun autre détail n’a été fourni pour expliquer l’initiative. Le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo avait évoqué le processus électoral lors de la présentation de la politique de mise en œuvre de la politique générale de l’Etat devant l’Assemblée nationale le 18 novembre.

    Dans sa présentation, le chef du gouvernement évoque un calendrier de deux ans pour aboutir à l’élection d’un nouveau président de la République. Il prévoit s’attaquer au processus électoral “entre le sixième et le 12e mois selon les idées de la conférence nationale”. Ce délai est censé permettre aux autorités de “corriger les structures légales relatives aux élections, aux partis politiques en vue des élections selon les normes démocratiques”, incluant la Ceni dans le projet afin de “garantir le processus électoral”.

  • DIPLOMATIE – La nomination de plusieurs ambassadeurs abrogée par le Conseil des ministres

    DIPLOMATIE – La nomination de plusieurs ambassadeurs abrogée par le Conseil des ministres

    Antananarivo, 27 novembre, 10h35 – Une vague d’abrogations touche les ambassades malgaches. Le Conseil des ministres de mercredi a mis fin au mandat de quatre ambassadeurs de Madagascar à l’étranger.

    Jean-Louis Robinson, ambassadeur en Chine depuis 2019, Oliva Djacoba Tehindrazanarivelo, ambassadeur en Suisse et représentant permanent auprès des institutions spécialisées des Nations Unies à Genève et à Vienne depuis 2023 font partie des chefs de mission diplomatiques concernées par la décision.

    Il en est de même pour Yvette Sylla, ambassadeur et déléguée permanente auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO), à Paris depuis 2024, et de Johary Rajobson, ambassadeur en poste au Maroc depuis octobre 2023.

    Plusieurs décisions avaient été prises ces derniers temps concernant les représentations diplomatiques malgaches à l’étranger. Camille Vital, ambassadeur à Maurice, avait été limogé le 9 novembre. L’abrogation des nominations de Ramihakoalisoa Mamonjisoa « Mishou » Randimbiarisoa, premier conseiller à Paris, et Hajanirina « Rinah » Rakotomanga, conseillère de l’ambassade malgache en Chine, avait également été rendue public au même moment.

    Avec ces abrogations, Madagascar ne dispose plus d’ambassadeurs en poste qu’aux États-Unis. Il s’agit de Lantosoa Rakotomalala, nommée en 2024.

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  • CONSEIL DES MINISTRES – L’utilisation de la langue malgache pour les correspondances administratives demandée

    CONSEIL DES MINISTRES – L’utilisation de la langue malgache pour les correspondances administratives demandée

    Antananarivo, 27 novembre, 7h49 – Un chantier ouvert. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République signale “des efforts à fournir pour traduire en malgache les correspondances administratives pour les usagers publics”, rapporte le compte-rendu du Conseil des ministres du 26 novembre.

    L’instruction du Colonel Michaël Randrianirina s’apparente au respect d’une logique partagée quelques jours plus tôt. Il avait évoqué une piste de réformes à engager pour redonner une place importante à la langue malgache, à commencer par la transmission des connaissances, lors de son intervention télévisée le 16 novembre. “Le niveau d’éducation des Malgaches ne sera pas faible quand l’enseignement se fera en malgache”, avait-il annoncé.

    L’observation de l’officier supérieur ne s’est pas arrêté sur l’utilisation de la langue pour la transmission de la connaissance. Il avait déploré l’inscription dans le programme scolaire l’histoire des pays étrangers et celle du monde au détriment de l’enseignement de l’histoire de Madagascar et de ses régions.

     

    Depuis quelques années, ce sont les comptes-rendus des Conseils des ministres qui sont publiés en malgache. La version française n’est disponible que sur le site web de la présidence, et éventuellement dans les envois par courrier électronique. Le régime de la Refondation a perpétué cette formule et demande donc à l’étendre à d’autres secteurs de l’administration.

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  • INSTITUTION – Le Colonel Patrick Rakotomamonjy nommé directeur du Bureau des doléances auprès de la présidence de la Refondation

    INSTITUTION – Le Colonel Patrick Rakotomamonjy nommé directeur du Bureau des doléances auprès de la présidence de la Refondation

    Antananarivo, 27 Novembre, 6h47 – Un poste discret mais stratégique pour le Colonel Patrick Rakotomamonjy. Le médecin-colonel vient d’être nommé directeur du Bureau des doléances auprès de la présidence de la Refondation de la République par le Conseil des ministres de mercredi. Il remplace à ce poste Richardson Rakotomanana, envoyé par l’Ordre des journalistes à la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme (CNIDH).

    ⭕️Le Colonel Patrick Rakotomamonjy, ancien directeur technique adjoint au Centre hospitalier de Soavinandriana (Cenhosoa), avait été soupçonné d’avoir placé du cocktail molotov dans l’enceinte de la Villa Pradon Antanimena. Ayant pris la fuite à l’étranger, il avait ensuite été condamné à 20 ans de travaux forcés. De son exil, le médecin-colonel avait diffusé plusieurs vidéos accusant Maminiaina Ravatomanga. Revenu au pays en octobre, il se voit confier un poste au plus près du chef de l’Etat et de ses hauts conseillers.

    ⭕️Dans son nouveau poste, le Colonel Patrick Rakotomamonjy sera notamment chargé de “recueillir les plaintes et doléances liées à la mission de l’Administration publique adressées” à la présidence. Mais le décret qui institue le Bureau lui confie aussi la mission de “mener des investigations préliminaires sur les cas rapportés notamment sur la gestion douteuse, l’inefficacité, la corruption ou l’abus commis par tout responsable auprès de l’Administration publique”.

    ⭕️Une fois les investigations préliminaires terminées, le Bureau de doléances est prévu “transmettre aux autorités compétentes du secteur concerné par la plainte, le traitement des dossiers dénoncés”, ou encore “saisir les autorités habilitées à enclencher la procédure de poursuite à l’encontre des faits dénoncés”.

  • BUDGET – L’Assemblée nationale adopte le projet de loi de finances 2026 avec des amendements

    BUDGET – L’Assemblée nationale adopte le projet de loi de finances 2026 avec des amendements

    Antananarivo, 26 novembre, 11h30 – Un texte retouché. Les députés ont voté le projet de loi de finances 2026, en apportant quelques amendements, lors de la séance plénière à l’Assemblée nationale, mardi.

    Dans la version adoptée par les députés, la taxe sur les produits pétroliers qui frappe le gasoil repasse à 228 ariary/litre alors que le projet initial avait prévu de l’augmenter à 285 ariary, soit une hausse de 25%. Les députés ont aussi supprimé le projet de relaxation du pétrole lampant à 20%, fixant la TVA sur ce produit à 0%.

    Dans la foulée de la suppression des projets de retaxation, les députés ont décidé de maintenir l’exonération de la TVA sur le riz de luxe importé ainsi que sur la provende et les intrants destinés à l’alimentation animale.

    De l’autre côté, les députés ont rejeté la proposition de suppression de la taxation pour le blé. Ils instaurent une nouvelle mesure instaurant un droit de 50 000 Ar pour les séjours de moins de 15 jours pour les visas. Par ailleurs, si les travaux de commission ont proposé un abaissement des droits d’accises sur les bières de 700 ariary/litre, la séance plénière a repris la proposition de 850 ariary/litre prévu.

    Le projet de la loi de finances “répond aux aspirations” de la population, soutient Herinjatovo Ramiarison, ministre de l’Economie et des finances. Il parle des mesures sociales comme l’eau et l’électricité ainsi que celles liées à l’inflation. Le grand argentier explique également l’esprit du projet de loi de finances sur les initiatives concernant l’importation du riz et sur le gaz oil et sur le pétrole lampant. Herinjatovo Ramiarison justifie au passage le maintien des droits d’accises sur les bières et sur le blé par la “nécessité de trouver de recettes”.

    Le projet de loi de finances 2026 prévoit un taux de croissance de 4,8% “portée essentiellement apr les efforts de la refondation de Madagascar” alors que celui de 2025 est de 4,6%. Des perspectives économiques “globalement positives (…) bien que l’environnement national et international reste soumis à des contraintes structurelles”. Le projet de loi de finances évoque, entre autres l’“insuffisance de l’offre énergétique, les conditions météorologiques défavorables”, mais également des “incertitudes persistantes”, pour ne citer que le renouvellement de l’Agoa.

    Dans ce projet de loi envoyé au Sénat pour une première lecture, le gouvernement met en avant une “refondation nationale” articulée autour de “six axes prioritaires”. Il s’agit de l’accès à l’énergie et à l’eau potable, la santé, l’éducation et la formation adaptée, tout comme la création d’emplois et l’appui à l’entrepreneuriat.

  • DIPLOMATIE – “On peut travailler avec les Américains, les Français, les Russes, les Africains surtout”, selon le Colonel Michaël Randrianirina

    DIPLOMATIE – “On peut travailler avec les Américains, les Français, les Russes, les Africains surtout”, selon le Colonel Michaël Randrianirina

    Antananarivo, 26 novembre, 10h00 – Madagascar en dit plus sur sa position diplomatique. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, parle d’“ouverture à tout le monde (…) pour nous [Madagascar] de cette situation”.

    “On a déjà (…) dit haut et fort qu’on est ouvert à tout le monde (…) On peut travailler avec les Américains, les Français, les Russes, les Africains surtout car je suis Africain”, affirme-t-il dans une interview accordée à la télévision russe RT, diffusée le 20 novembre et partagée par l’ambassade de la Russie sur sa page Facebook.

    Pour le président de la Refondation de la République, “dès que le partenariat est gagnant-gagnant et peut profiter au peuple malgache, nous, on est toujours prêts”. “On est ouvert avec tout le monde. On discute avec tout le monde”, affirme-t-il.

    Pour l’instant, le président de la Refondation de la République affirme que Madagascar n’a pas encore fixé d’une manière concrète le cap de cette “ouverture”. “On est dans la phase où on étudie où est-ce qu’on peut avancer plus rapidement. Où est-ce que le peuple malgache peut bénéficier le maximum (…), où est-ce que le pays peut avancer dans la prospérité rapidement”, expose-t-il. “On essaie d’étudier tout ça, on n’a pas encore décidé avec qui on pourra travailler rapidement”, reprend-il.

    Interrogé sur sa “position panafricaniste” et les relations de Madagascar avec la France, l’officier supérieur indique qu’“on n’est pas ici pour choisir de ne pas travailler avec un autre pays”. “Je pense que la France ne devrait pas avoir de souci là-dessus. On est ouvert avec tout le monde”, enchaîne-t-il.

    Le Colonel Michaël Randrianirina ne veut pas donner au passage de l’importance à l’épisode de l’exfiltration du président évincé Andry Rajoelina et de l’éventuelle participation de la France dans l’opération. “Je n’ai pas eu la certitude que c’est la France qui a exfiltré”, nuance-t-il, avant proposer un autre “point de vue” sur l’exfiltration. Pour lui, ce départ “a facilité la mise en place d’une résolution qu’on souhaite durable”. Il parle de “la mise en place des autorités militaires capables de diriger le pays dans un dialogue national constructif et inclusif et dans la refondation qu’on souhaite mettre en place”.

  • RÉSEAUX SOCIAUX – Dylan Siva reçu par le ministre de la Communication alors que son dossier n’a pas été transmis au parquet

    RÉSEAUX SOCIAUX – Dylan Siva reçu par le ministre de la Communication alors que son dossier n’a pas été transmis au parquet

    Antananarivo, 26 Novembre, 7h55 – Une influence qui s’étend. L’influenceur franco-vietnamien Dylan Siva se fait entendre en haut lieu. Il rapporte avoir été reçu par le ministre de la Communication et de la culture, Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony, mardi. Dans sa publication rapportant l’audience, il confie avoir reçu du soutien dans la cause qu’il entend défendre. Fort des paroles qu’il dit avoir entendues durant cette audience, il confirme sa volonté de rester à Madagascar pour continuer son combat.

    Faisant l’objet d’une plainte pour diffamation, l’influenceur franco-vietnamien a déjà vu son dossier stoppé par l’administration avant même sa transmission au parquet. S’exprimant sur le sujet sur les chaînes audiovisuelles publiques, lundi, le ministre Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony a indiqué que “par respect pour la liberté d’expression, la comparution devant le parquet n’a pas eu lieu”. Dans sa déclaration, il indique que le dossier devait être transmis au parquet, mais que cela n’avait pas été fait. “Vous ne verrez pas le pouvoir actuel réduire ou supprimer la liberté d’expression”, assure-t-il.

    Pour le porte-parole du gouvernement, les déclarations de Dylan Siva relèvent donc de la liberté d’expression. Il rappelle que l’influenceur avait été convoqué suite à une “plainte déposée par un opérateur économique mais que le soir même, il a été libéré”. “L’esprit que nous adoptons sur consigne du président de la Refondation, c’est qu’il faut mettre fin à toutes ces arrestations”, souligne-t-il dans sa déclaration. Le ministre estime que les discussions autour de cette affaire constituent plutôt une “diversion perpétrée par des personnes malveillantes” et “détournées à des fins politiques”. Il demande alors à la population de “ne pas se laisser distraire” par ces polémiques.

    Vendredi, Dylan Siva avait été convoqué par la gendarmerie après qu’une plainte a été déposée à son encontre suite à une vidéo dans laquelle il citait un homme d’affaires dans le cadre d’une affaire foncière. Dans la vidéo diffusée le 3 novembre, l’influenceur avait pris fait et cause pour la partie adverse concernée par le dossier, et avait porté des accusations contre l’homme d’affaires et sa communauté.

    Plus d’une semaine après la vidéo et juste avant son audition devant les gendarmes, il avait posté une nouvelle vidéo dans laquelle il se disait en danger alors que certains de ses amis influenceurs ont pris leurs distances. Il avait également apporté des précisions en insistant que sa première vidéo ne concernait pas l’ensemble de la communauté mais juste quelques membres. Et cette fois-là, il n’a plus cité de nom.

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  • PARLEMENT – Trois anciennes ministres retrouvent leur siège de député à l’Assemblée nationale

    PARLEMENT – Trois anciennes ministres retrouvent leur siège de député à l’Assemblée nationale

    Antananarivo, 25 Novembre, 16h05 – La Haute cour constitutionnelle (HCC) tranche enfin sur les demandes de réintégration d’Aurélie Razafinjato, de Marie Michelle Sahondrarimalala et de Volamiranty Donna Mara à l’Assemblée nationale. Ces trois anciennes ministres du temps d’Andry Rajoelina retrouvent leur siège à Tsimbazaza.

    Aurélie Razafinjato, ancienne ministre de la Population et des solidarités, avait été élue dans le district de Vohibato sous les couleurs de la plateforme Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina. Après avoir été nommée ministre, elle a cédé son siège à son suppléant Michael Reyder. Une fois le gouvernement dissout, et le nouveau Premier ministre nommé, elle a pris l’initiative de demander elle-même sa réintégration.

    Marie Michelle Sahondrarimalala, ancienne ministre de l’Education nationale et élue de Fianarantsoa I, a, elle aussi, demandé elle-même à réintégrer son mandat à Tsimbazaza quelques jours après la nomination du Premier ministre de la Refondation. La levée de la suspension de son mandat est aussi prononcée ce mardi, et elle retrouve son siège qui avait été temporairement confié à son suppléant Victor Razafindrakoto.

    La réintégration de Volamiranty Donna Mara, ancienne ministre de la Communication et de la culture, par contre, demandée par le président de l’Assemblée nationale dès le 16 octobre, juste au lendemain de l’élection du nouveau président de la Chambre basse et à la veille de la prestation de serment du président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina. Un peu moins de six semaines plus tard, la HCC répond enfin à la requête, et la députée peut réintégrer Tsimbazaza.