Catégorie : Politique

  • CONSEIL DES MINISTRES – Le préfet de police d’Antananarivo et d’autres représentants de l’Etat remplacés 

    CONSEIL DES MINISTRES – Le préfet de police d’Antananarivo et d’autres représentants de l’Etat remplacés 

    Antananarivo, 20 novembre, 8h20 – Vague de changements et/ou de nominations au sein des postes de représentation de l’Etat dans les régions et districts d’un peu partout à Madagascar. Le général Angelo Christian Ravelonarivo, préfet de police d’Antananarivo, quitte le poste qu’il a occupé depuis 2017. L’administrateur civil, qui avait géré plusieurs périodes politiques chaudes comme en 2018, 2023 et 2025, cède sa place à Setraniaina Abraham Solomanjaka Rajafetra, auparavant secrétaire général du ministère de l’Intérieur, ou encore secrétaire général du ministère de l’Environnement et du développement durable.

     

    Le remplacement du général Angelo Christian Ravelonarivo lors du Conseil des ministres du mercredi à Iavoloha fait partie des décisions concernant les représentants de l’Etat. Les préfets d’Antsiranana, de Fianarantsoa et de Toliara en font partie.

     

    Le Conseil des ministres procède également à 24 autres nominations au niveau des districts, à l’instar du cas des chefs de districts six arrondissements à Antananarivo-Renivohitra. Il en est de même pour Antananarivo Avaradrano et Atsimondrano, tout comme à Antsiranana, Fianarantsoa, Tolagnaro, Ambatondrazaka, Mahajanga II, entre autres.

  • ELECTIONS – Le Conseil d’Etat opte pour une nouvelle instruction de la requête du TIM sur les municipales de 2024 à Antananarivo 

    ELECTIONS – Le Conseil d’Etat opte pour une nouvelle instruction de la requête du TIM sur les municipales de 2024 à Antananarivo 

    Antananarivo, 19 novembre, 22h30 – Une conclusion remise à plus tard. Le conseil d’Etat “demande la remise à instruction du dossier” concernant la requête du parti Tiako i Madagasikara (TIM) pour casser une décision du Tribunal administratif en janvier contre la formation politique de l’ancien président Marc Ravalomanana, présent dans la salle avec son candidat qui n’est autre que son fils. . Le TIM avait réclamé, en vain, l’annulation des voix obtenues par la candidate devenue maire Harilalala Ramanantsoa, et sa disqualification lors des municipales de 2024 à Antananarivo.

     

    La juge qui préside la séance explique la décision par la “complexité” dudit dossier après plus de deux heures d’audience, mercredi à Anosy. Le Commissariat général du Conseil d’Etat, le Parquet, “ne s’y oppose pas” non plus.

     

    Le bâtonnier Hubert Raharison, avocat du candidat Tojo Ravalomanana et du TIM “ne discute pas” d’une décision de justice. “Mais cela devrait permettre aux juges de voir le fond du dossier et de se rendre à l’évidence sur les fraudes”, poursuit-il. De son côté, la défense de Harilala Ramanantsoa “ne souhaite pas s’exprimer” à l’issue de l’audience.

     

    Le TIM avait déposé une requête en annulation des voix obtenues par de Harilala Ramanantsoa ainsi que la disqualification de la candidate proclamée vainqueur des municipales de 2024 auprès du tribunal administratif. Le tribunal administratif avait jugé irrecevable la requête pour “défaut de qualité pour agir” du requérant, à savoir le TIM. D’où la décision de revenir à la charge et d’introduire une requête en cassation le 6 novembre, par le biais de l’un de ses avocats.

     

    Le bâtonnier Hubert Raharison conteste la légalité de la décision du tribunal administratif, jugeant irrecevable la requête contre Harilala Ramanantsoa. Lors sa plaidoirie, il revient également sur les éléments le conduisant à porter l’affaire devant le tribunal administratif en début d’année. Il pointe du doigt, entre autres, les ordonnances délivrées peu avant l’élection, tout comme l’usage de la puissance publique en faveur d’une candidate, citant le discours des autorités en sa faveur tout comme les distributions de dons auprès des électeurs.

     

    L’avocat de Harilala Ramanantsoa axe sa défense sur le dépôt de la requête “hors délai”. “Il n’y a pas lieu à statuer sur le fond (…) Pour nous, il y a forclos sur l’action”, assène-t-il. Cela n’empêche pas de contester les arguments avancés par la partie demanderesse sur la qualité de requérant, sur le “défaut de notification”, considéré comme un “motif sans fondement”.

     

    L’audience s’est déroulée dans une ambiance chaude entre les partisans des deux parties devant le bâtiment de la Cour suprême. “Je laisse entre les mains des autorités le sort de la Commune urbaine d’Antananarivo et celui du maire”, lance Harilala Ramanantsoa. “J’espère que la justice fera son travail comme il se doit (…) et que les autorités [politiques] se lèvent pour la vérité et pour que l’affaire ne soit pas politisée mais traitée selon la justice”, plaide-t-elle.

     

    La partie défenderesse avait évoqué deux options, à savoir une “décision judiciaire” ou une “décision politique” dans la conclusion de sa plaidoirie, avant de retirer sa déclaration. Des propos “qui frisent l’outrage aux magistrats” et “vexant”, selon les juges.

  • TRANSITION – L’État n’attendra pas les aides extérieures pour l’organisation de la concertation nationale

    TRANSITION – L’État n’attendra pas les aides extérieures pour l’organisation de la concertation nationale

    Antananarivo, 19 Novembre, 19h25 – Le colonel Michaël Randrianirina persiste et signe. La concertation nationale “doit absolument se tenir”, souligne le président de la Refondation de la République de Madagascar, en marge de l’ouverture officielle de la concertation nationale chrétienne, organisée ce mercredi à Mandrimena. Il indique que l’État “n’attendra pas des aides extérieures pour la réaliser”.

     

    L’actuel pensionnaire d’Iavoloha affirme que le Conseil oecuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) “travaille déjà” à la mise en œuvre de cette concertation nationale. “La seule chose qui reste à attendre, c’est la mise en place du ministère d’État chargé de la Refondation. C’est tout ce qui manque”, poursuit-il.

     

    Selon lui, l’équipe dirigeante est en train de confier officiellement le mandat au FFKM. “Et dès qu’il aura reçu ce mandat, il nous présentera le plan destiné à conduire cette concertation”, ajoute-t-il à la presse.

     

    Le colonel Michaël Randrianirina n’a pas encore annoncé de date pour le lancement de cette concertation. Toutefois, dans le calendrier présenté par le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo, lors de la présentation du programme de mise en œuvre de la politique générale de l’État pour la Refondation exposé devant les députés mardi, cette concertation nationale est prévue durant les six premiers mois de la transition.

  • JUSTICE – Le PAC ordonne le gel des comptes de Mamy Ravatomanga et la saisie de ses biens immobiliers

    JUSTICE – Le PAC ordonne le gel des comptes de Mamy Ravatomanga et la saisie de ses biens immobiliers

    Antananarivo, 19 Novembre, 17h35 – La justice malgache resserre l’étau sur le président directeur général (PDG) du groupe Sodiat Maminiaina Ravatomanga. La Chambre de saisie et de confiscation des avoirs du Pôle anti-corruption (PAC) d’Antananarivo a ordonné le gel des comptes et la saisie des biens immobiliers de l’homme d’affaires, soupçonné de blanchiment de capitaux, confirme une source auprès cette juridiction spécialisée dans la lutte anti-corruption.

    Ces mesures conservatoires visent tous les comptes bancaires ouverts au nom de Maminiaina Ravatomanga auprès des banques, des institutions financières et même des établissements de monnaie électronique du pays. Selon la décision du PAC, une exception est faite pour les remboursements de prêts, jusqu’à ce que la justice en décide autrement. Par ailleurs, la saisie de tous les immeubles lui appartenant a également été ordonnée.

    Le patron du groupe Sodiat se trouve actuellement à Maurice où il fait l’objet d’enquêtes pour blanchiment d’argent. Dimanche, le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République a évoqué la mise en place d’un task force au niveau du ministère de la Justice afin de récolter toutes les preuves pour charger cet opérateur économique proche des anciens dirigeants. Il rapporte également la venue d’une délégation de la justice mauricienne pour collaborer avec la justice malgache pour la poursuite de Mamy Ravatomanga. Il avait également indiqué que les autorités malgaches s’emploient à l’extradition de l’homme d’affaires et au rapatriement de ses avoirs à l’étranger.

  • INSTITUTION – La HCC confirme que les quatre Hauts conseillers de la Refondation ont rang de chef d’Etat

    INSTITUTION – La HCC confirme que les quatre Hauts conseillers de la Refondation ont rang de chef d’Etat

    Antananarivo, 18 Novembre, 22h55 – Les fonctions des quatre “colonels”, proches collaborateurs du président de la Refondation de la République consacrées par la Haute cour constitutionnelle (HCC). Dans une décision publiée ce mardi, la HCC reconnaît que “le Colonel Lucien Rabearimanana, le Médecin Colonel Manantenasoa Marcellin Zafitasondry Ranoelson, le Colonel Solofoniaina Thierry Rampanarivo, et le Lieutenant-Colonel Gervais Andriamiarisoa, ont le titre de Haut conseiller de la Refondation”.

    ⭕En tant que tels, ils ont pour mission principale “d’assister le président de la Refondation dans l’exercice de ses fonctions”. Et bien qu’ils n’assument pas tous les pouvoirs constitutionnels du chef de l’Etat, ils n’en sont pas moins placés sur un pied protocolaire très élevé avec un statut comparable à celui d’un chef d’Etat. “Ces Hauts conseillers bénéficient de ce fait des avantages et privilèges de chef d’Etat avec l’ordre de préséance qui s’y rapportent”, souligne la HCC dans sa décision.

    ⭕Dans sa décision, la HCC souligne également que l’autorité militaire à qui elle a confié le pouvoir après la constatation de la vacance de la présidence et qui est incarnée par le Colonel Michaël Randrianirina “est une structure ayant pour mission de diriger le pays pendant une période limitée”. Elle ajoute même que cette structure est “composée de cinq officiers supérieurs dont le Colonel Michaël Randrianirina en est le Président et les quatre autres ayant titre de Haut conseiller”.

    ⭕Dans la foulée de sa décision, la HCC prévoit qu’“un décret portant organisation et fonctionnement de la présidence de la Refondation de la République de Madagascar sera pris par le président de la Refondation de la République de Madagascar”. Le 31 octobre, le Conseil des ministres avait déjà adopté un décret portant organisation et fonctionnement de la présidence de la Refondation de la République de Madagascar.

    ⭕La décision de la HCC intervient suite à une saisine du président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, qui l’a invitée à “fournir plus de précision sur l’exercice de ses attributions en tant qu’il est chargé d’assurer les fonctions de Chef d’Etat”.

  • TRANSITION – La conférence nationale attendue d’ici six mois, le processus électoral devrait démarrer juste après

    TRANSITION – La conférence nationale attendue d’ici six mois, le processus électoral devrait démarrer juste après

    Antananarivo, 18 novembre, 13h00 – Le gouvernement dévoile le calendrier de la transition menant vers l’élection présidentielle. “La conférence nationale aura lieu entre le premier et le sixième mois [de la transition]”, annonce le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo lors de la présentation de la politique de mise en oeuvre de la politique Générale de l’Etat, à l’Assemblée nationale, mardi à Tsimbazaza. “Le rendez-vous constitue l’“âme de la refondation” qui devrait permettre de collecter les avis et idées, et pourquoi pas les appréhensions, de la part des diverses entités”, poursuit-il.

    Le gouvernement projette ensuite de s’attaquer au processus électoral “entre le sixième et le 12e mois selon les idées issues de la conférence nationale”, avance Herintsalama Rajaonarivelo. Ce laps de temps devrait permettre à l’Exécutif de “corriger les structures légales relatives aux élections, aux partis politiques en vue des consultations populaires selon les normes démocratiques”. Le chef du gouvernement évoque “refondation de la CENI [Commission électorale nationale indépendante]”, afin de “garantir le processus électoral”.

    Une fois les textes électoraux adoptés, l’Exécutif pense organiser le référendum constitutionnel “d’ici 12 à 15 mois”. Puis, “il y aura la présidentielle, entre 15 et 18 mois, après la refonte des textes électoraux et le référendum “afin de permettre à la population de s’exprimer”. Puis, il aura, “entre 18 et 24 mois la passation selon les normes démocratiques (…) qui va permettre au gouvernement d’achever dans les dispositions les étapes de la refondation pour aboutir à un apaisement politique pérenne”.

    Dimanche, le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina avait annoncé que la conférence nationale commencera par des concertations régionales. Il avait indiqué au cours de la “causerie avec la population” diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques qu’il ne restait plus que la mise en place effective des différents services du ministère d’Etat auprès de la présidence en charge de la Refondation pour démarrer les travaux.

  • POLITIQUE GÉNÉRALE DE L’ETAT – Des mécanismes d’indemnisation ou de soin des victimes des événements de septembre et d’octobre 2025 annoncés

    POLITIQUE GÉNÉRALE DE L’ETAT – Des mécanismes d’indemnisation ou de soin des victimes des événements de septembre et d’octobre 2025 annoncés

    Les personnes blessées et décédées durant les manifestations de septembre et d’octobre 2025 bénéficieront de soutien et d’appui spécifique. La politique générale de l’Etat prévoit  la “prise en charge des victimes lors des événements, à travers des mécanismes d’indemnisation ou de soins”. Selon le gouvernement, le documentprévoit également de “lancer des enquêtes et de mettre en oeuvre les mesures appropriées relatives aux cas de violence aggravée et de mort d’homme pendant les événements”.

  • ASSEMBLEE NATIONALE – Six ministres convoqués à Tsimbazaza la veille de présentation du programme de mise en oeuvre de la PGE

    ASSEMBLEE NATIONALE – Six ministres convoqués à Tsimbazaza la veille de présentation du programme de mise en oeuvre de la PGE

    Antananarivo, 17 Novembre, 9h35 – Des ministres en éclaireurs. Six membres du gouvernement Herintsalama Rajaonarivelo sont attendus à l’Assemblée nationale dès ce lundi après-midi alors que le gouvernement n’est prévu présenter son programme de mise en œuvre de la Politique générale de l’Etat (PGE) que mardi.

    Selon l’ordre du jour partagé sur le site web de la Chambre basse, une rencontre avec les ministres des Travaux publics, de la Santé publique, de l’Education nationale, de l’Energie et des hydrocarbures, de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène ainsi que de l’Intérieur et de la décentralisation est prévue à partir de 14h30 ce lundi. La rencontre devrait se faire en commission plénière, précise le document.

    Les six ministres devraient donc répondre aux questions des députés et leur soumettre les solutions envisagées dans les secteurs qui les concernent avant que le Premier ministre ne présente son programme. “Il ne s’agira pas d’une réunion de formalité mais d’une réunion au cours de laquelle nous demanderons des réponses et des solutions claires”, martèle le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko sur sa page Facebook.

    Bien qu’il s’agisse d’une “commission plénière” selon l’agenda inscrit à Tsimbazaza, le président de l’Assemblée nationale prévoit une “diffusion en direct sur la chaîne de télévision publique”. Evoquant la transparence et le droit du public à l’information, il souligne que son objectif est de “permettre à chacun de voir et d’observer les responsabilités de chaque ministre ainsi que leur feuille de route”

    Le Premier ministre, pour sa part, est attendu à partir de 10h à Tsimbazaza mardi pour la présentation du programme de mise en œuvre de la PGE. Comme prévu par la Constitution, ce programme devrait être présenté au Parlement “dans les 30 jours de sa nomination”. Si la PGE est déterminée par le président et arrêtée en Conseil des ministres, le Premier ministre est chargé de la conduire et d’en assurer la mise en œuvre sous le contrôle du chef de l’Etat.

  • Le Colonel Michaël Randrianirina affirme s’être préparé à des actes de déstabilisation depuis qu’il a pris le pouvoir

    Le Colonel Michaël Randrianirina affirme s’être préparé à des actes de déstabilisation depuis qu’il a pris le pouvoir

    Antananarivo, 16 Novembre, 23h40 – “La lutte n’est pas finie”. Le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, reconnaît que des velléités de semer les troubles dans le pays existent depuis que lui et son équipe sont arrivés au pouvoir. “Même si on a réussi à déloger [les anciens dirigeants], c’est là que le vrai combat commence”, confie-t-il, ajoutant que “nous nous trouvons face à des gens qui ont beaucoup d’argent.

    ⭕Le colonel Michaël Randrianirina parle alors de nombreux faits pouvant être assimilés à des actes de déstabilisation durant la causerie spéciale qu’il a eue avec des journalistes et des jeunes sur les chaînes audiovisuelles publiques dimanche soir. Il donne l’exemple de récents incendies survenus dans la capitale, les kidnappings, dont celui qui s’est récemment passé à Antsirabe, qui reviennent, ou encore certains mouvements syndicaux ou estudiantins. A l’entendre “une forte somme d’argent circule actuellement dans tout le pays” pour financer ces actes.

    ⭕Le chef de l’Etat dit cependant “croire en la sagesse des Malgaches qui “ne se laisseront pas facilement acheter par l’argent en si peu de temps pour aller à nouveau renverser le pouvoir. “Concentrons-nous sur la refondation”, souligne-t-il, ajoutant que “certains politiques commencent même déjà à préparer les prochaines échéances électorales.

  • JUSTICE – Le ministère de la Justice annonce la levée de tout privilège et de toute immunité dont bénéficiait Maminiaina Ravatomanga

    JUSTICE – Le ministère de la Justice annonce la levée de tout privilège et de toute immunité dont bénéficiait Maminiaina Ravatomanga

    Antananarivo, 16 Novembre, 17h40 – “Maminiaina Ravatomanga est dès à présent soumis à la juridiction des tribunaux de droit commun, conformément aux dispositions du droit international et aux cadres juridiques en vigueur”. Le ministère de la Justice fait le point sur le statut de l’homme d’affaires Maminiaina Ravatomanga, président directeur général (PDG) du groupe Sodiat, mais aussi consul honoraire de la Côte d’Ivoire et de la Serbie à Madagascar.

    Dans un communiqué publié ce dimanche, le ministère de la Justice souligne que “Maminiaina Ravatomanga ne détient plus la qualité de représentant diplomatique ou consulaire” de la Serbie ou de la Côte d’Ivoire sur le territoire de la République de Madagascar. Le ministère fait notamment référence à un communiqué du ministère des Affaires étrangère qui rapporte avoir notifié Maminiaina Ravatomanga, en qualité de consul honoraire auprès des Etats de Serbie et de la République de Côte d’Ivoire que “le statut lui ayant permis d’exercer cette fonction ainsi que de bénéficier des prérogatives et avantages, est désormais entièrement révoqué”.

    Après le retrait de l’exequatur qui lui a conféré la qualité de consul honoraire des deux Etats, l’homme d’affaires voit levé tout privilège ou immunité dont il aurait pu bénéficier. Ce qui le soumet aux juridictions de droit commun en matière de poursuite pénale. Bien que l’immunité des consuls honoraires soit plus restrictive que celle des ambassadeurs ou des consuls de carrière, beaucoup, à l’instar du média mauricien L’Express de Maurice, se sont demandé si “l’immunité diplomatique jouera en sa faveur”.