Catégorie : Politique

  • COOPÉRATION – Une délégation économique russe attendue à Madagascar en début 2026

    COOPÉRATION – Une délégation économique russe attendue à Madagascar en début 2026

    Antananarivo, 11 Novembre, 17h45 – Des “voan-dalana” provenant de la Russie et ramenés par la délégation parlementaire dirigée par Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale. Un communiqué de l’Assemblée nationale annonce “la venue d’une délégation économique russe à Madagascar au début de l’année prochaine”. La visite a été convenue au cours d’une rencontre avec les opérateurs économiques russes et l’objectif est de “voir de près les projets commerciaux et les projets de développement sur lesquels les deux pays peuvent collaborer ensemble”, rapporte encore l’Assemblée nationale.

    Lors d’une audience avec la présidente de la Douma d’Etat de la Fédération de Russie, Viktoria Abramchenko, quelques axes de coopération ont été évoqués comme prometteurs, comme le souligne l’ambassade de la Fédération de Russie à Madagascar. Cela inclut “le secteur énergétique, la prospection géologique et l’extraction des ressources minérales, le tourisme et la pêche, ainsi que la coopération humanitaire, notamment dans les domaines de l’éducation et de la science”, indique le communiqué de l’ambassade.

    En visite en Russie dans le cadre du 13ème Forum international du sport, la délégation parlementaire malgache a rencontré un certain nombre de dignitaires russes avec lesquels il était principalement question de coopération bilatérale. Outre la Douma, la délégation s’est aussi rendue au Conseil de l’Assemblée des peuples de Russie où elle a été accueillie par sa présidente Svetlana Sminorva. Elle a aussi été reçue en audience par le vice-ministre russe de l’Energie, Roman Marshavin.

  • MISSION DE MEDIATION – Le camp Rajoelina rapporte des “pressions” et des “intimidations” aux missionnaires de l’Union africaine

    MISSION DE MEDIATION – Le camp Rajoelina rapporte des “pressions” et des “intimidations” aux missionnaires de l’Union africaine

    Antananarivo, 11 Novembre, 12h35 – “Aucun processus de dialogue fraternel ne peut s’engager sans un climat serein et apaisé”. Les partisans du “président évincé” Andry Rajoelina ont exprimé leur volonté de dialoguer mais aussi leurs préoccupations par rapport aux conditions dans lesquelles ce dialogue risque de se dérouler lors de la rencontre qu’ils ont eue en fin de semaine avec les missionnaires de l’Union africaine à Ivandry.

    Dans le communiqué rapportant la réunion, le camp Rajoelina parle de “pressions, intimidations, perquisitions et arrestations arbitraires, vols et braquages déguisés en opérations sécuritaires ainsi que de menaces incessantes diligentées à l’encontre des partisans du président Rajoelina”. Il appelle à ce que “ces pratiques cessent” et à ce que “au-delà des divergences politiques, l’intérêt supérieur de la Nation doive primer”. Il dit alors avoir réaffirmé son “attachement au dialogue inclusif” et sa “volonté constante de rechercher une solution pacifique tournée vers les besoins de la population”.

    En mission à Madagascar du 6 au 12 novembre, les émissaires de l’Union africaine viennent principalement “évaluer la situation politique de la Grande île puis examiner les conditions d’un éventuel appui au processus de refondation qui y est engagé”. La mission, dirigée par l’ancien président burundais Domitien Ndayizeye, membre du Conseil des sages, et par Mohamed Idriss Farah, envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine, a rencontré les divers acteurs politiques et sociaux du pays durant son séjour.

  • PROCEDURE JUDICIAIRE – L’avocate de Naina Andriantsitohaina confirme la perquisition chez son client dans le cadre du dossier SMGD-Cnaps

    PROCEDURE JUDICIAIRE – L’avocate de Naina Andriantsitohaina confirme la perquisition chez son client dans le cadre du dossier SMGD-Cnaps

    Antananarivo, 11 Novembre, 6h15 – “Mais que se passe-t-il pour que l’on vienne perquisitionner chez lui un dimanche, un jour de repos?” Maître Nicole Andrianarivoson, avocate de Naina Andriantsitohaina, dénonce les procédures menées à l’encontre de son client. “Est-ce un homme dangereux pour qu’on vienne perquisitionner chez lui un dimanche”, s’interroge-t-elle en conférence de presse à Antanimena.

     

    Outre la perquisition qui a été effectuée chez l’ancien ministre de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire dans le cadre de l’affaire SMGD-Cnaps, elle pointe du doigt ce qu’elle qualifie de “garde à vue” de son épouse qui pourtant “allaite encore son enfant”. A l’entendre, en l’absence de Naina Andriantsitohaina, c’est son épouse qui a été “emmenée par les enquêteurs” pour être “interrogée”. “Et pourtant, ceux-ci n’ont pas voulu lui remettre la convocation qu’elle avait demandée”, poursuit l’avocate.

     

    Maître Nicole Andrianarivoson assure que son client n’est pas en fuite. “Il a juste pris du repos et a décidé de se déconnecter un peu”, souligne-t-elle, insistant que Naina Andriantsitohaina a beaucoup fait pour le pays. “Il fait certes l’objet d’une interdiction de sortie de territoire (IST) mais il n’est pas assigné à résidence et dispose de la liberté de circulation dans tout Madagascar”, ajoute-t-elle encore, laissant entendre que l’ancien maire n’est pas parti à l’étranger.

     

    L’avocate rappelle d’ailleurs que l’ancien ministre a déjà fait part de sa volonté à porter tous les documents et toutes les preuves au moment opportun. “Quand il était maire, il s’est assuré que la SMGD paie devait à la Cnaps, mais cela ne relève plus de sa responsabilité quand il a été appelé à d’autres fonctions”, insiste-t-elle, soulevant que la Société municipale de gestion digitale a remboursé ses dettes jusqu’en mars 2024.

  • ANTETEZAMBARO – Rinah Rakotomanga arrêtée à Toamasina ce lundi, selon le ministère de la Justice

    ANTETEZAMBARO – Rinah Rakotomanga arrêtée à Toamasina ce lundi, selon le ministère de la Justice

    Le ministère de la Justice annonce l’arrestation de Rinah Rakotomanga et de son époux à Antetezambaro, Toamasina ce lundi soir. Ils sont soupçonnés de blanchiment d’argent, de conflit d’intérêts et de trafic d’influence, précise le ministère qui parle également d’autres affaires judiciaires en cours. La semaine dernière, cette ancienne directrice de communication de la présidence de la République avait été limogée de son poste de conseillère à l’ambassade de Madagascar en Chine. Elle fait également l’objet d’une interdiction de sortie de territoire (IST).

  • DIPLOMATIE – Une mission d’information et de contact de l’OIF attendue à Madagascar

    DIPLOMATIE – Une mission d’information et de contact de l’OIF attendue à Madagascar

    Antananarivo, 10 Novembre, 18h05 – Une troisième mission à Madagascar pour Micheline Calmy-Rey. L’envoyée spéciale de la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie est attendue pour une mission d’information et de contact sur la Grande île dans les prochains jours. Une rencontre entre le président de la Refondation de la République de Madagascar, le Colonel Michaël Randrianirina, et le représentant de l’OIF pour l’océan Indien, Trian Laurentiu Hristea, a eu lieu samedi pour préparer cette mission concertée avec les autorités malgaches.

    La mission fait suite à la déclaration de la secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, qui avait déjà fait part de la disponibilité de son organisation “à accompagner les parties prenantes malgaches dans leurs efforts visant au renforcement de la cohésion sociale, ainsi qu’à la résolution pacifique et durable de la situation en cours et à la consolidation de la démocratie à Madagascar”. Dans un communiqué publié en octobre, la SG de l’OIF a appelé les acteurs malgaches à “privilégier un dialogue inclusif, consensuel et durable, afin de répondre aux attentes des populations face aux défis de la vie quotidienne”.

  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – Fanirisoa Ernaivo annonce un audit et des enquêtes approfondies auprès du PAC d’Antananarivo

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – Fanirisoa Ernaivo annonce un audit et des enquêtes approfondies auprès du PAC d’Antananarivo

    Antananarivo, 9 Novembre, 20h15 – “Je vous le dis : cessez les pratiques anciennes. Au risque de subir pire que ce que les deux magistrates suspendues subissent”. La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, prévient le personnel du Pôle anti-corruption d’Antananarivo. Si les agents, magistrats ou personnel administratif, perpétuent ce qu’elle qualifie de “mauvaises pratiques”, les sanctions vont tomber.

     

    Selon Fanirisoa Ernaivo, “des investigations et des audits seront menés très vite au niveau du PAC d’Antananarivo pour déterminer les implications des uns et des autres”. Lors d’une émission spéciale diffusée sur la chaîne de télévision publique TVM, samedi, elle évoque surtout les éventuelles responsabilités des deux magistrates qui avaient été récemment suspendues de leurs fonctions par le Comité de suivi et d’évaluation des PAC.

     

    A en croire la ministre, la suspension des deux procureures du PAC décidée par le CSE avait surtout été dictée par “l’urgence de leur interdire l’accès au PAC” après que “des dossiers ont été refusés” et que “des preuves ont disparu”. Elle ajoute que les mesures disciplinaires et éventuellement pénales interviendraient si les soupçons étaient confirmés par les audits, inspections et enquêtes à venir. “La prise de mesures se fera graduellement”, précise-t-elle.

     

    Dans son intervention, Fanirisoa Ernaivo reconnaît avoir douté elle-même de l’utilité des PAC. “Mais ce ne sont pas deux personnes qui n’ont pas fait leur travail qui doivent aboutir à la dissolution de cet organe de lutte contre la corruption”, confie-t-elle.

  • “DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE” – Siteny Randrianasoloniaiko discute de « coopération stratégique et énergétique » avec la Russie

    “DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE” – Siteny Randrianasoloniaiko discute de « coopération stratégique et énergétique » avec la Russie

    Antananarivo, 9 Novembre, 15h30 – “En tant que président de l’Assemblée nationale, je réaffirme que Madagascar est pleinement disposé à établir avec la Russie des relations diplomatiques et techniques approfondies, fondées sur le respect mutuel, la coopération et l’intérêt commun”. En voyage en Russie pour le 13ème Forum international du sport, Siteny Randrianasoloniaiko, président de la Chambre basse rapporte une réunion de travail avec le vice-ministre russe de l’Energie, Roman Marshavin, avec lequel il a discuté des “moyens de renforcer la coopération stratégique entre Madagascar et la Russie dans le domaine de l’énergie et de l’électricité”.

    A en croire le communiqué de l’Assemblée nationale, la partie russe a mis en avant son expertise et ses “expériences dans la mise en œuvre de projets énergétiques intégrés visant à répondre aux besoins du pays en matière d’énergie”. Le communiqué rapporte les dispositions de Moscou à accompagner Madagascar à travers des investissements dans les infrastructures énergétiques, la formation de techniciens et la mise en œuvre de projets de production et de distribution d’électricité.

    De son côté, Siteny Randrianasoloniaiko a réaffirmé l’intérêt de Madagascar pour l’ouverture d’un dialogue structuré avec la Russie, fondé sur le respect mutuel et la recherche d’avantages réciproques. Il a souligné la volonté malgache d’approfondir une coopération technique et diplomatique plus large dans le secteur de l’énergie. “Cette rencontre représente un signe de renouveau et de renforcement des liens stratégiques entre les deux pays, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’électricité et du développement durable”, souligne-t-il sur sa page Facebook.

    Pour ce voyage en Russie dans le cadre du 13ème Forum international du sport, la délégation parlementaire malgache conduite par le président de l’Assemblée nationale, comprend Charlot Mamihaja, troisième questeur et député pro-Siteny élu à Mananjary sous les couleurs de la plateforme Firaisankina, et deux députés élus sous les couleurs de l’Irmar, Tianarivelo Razafimahefa, député élu à Ambatolampy et Bismark Mong Mann, élu à Ihosy.

    Le programme du déplacement partagé par l’Assemblée nationale avait prévu une rencontre avec des parlementaires russes afin de renforcer les relations entre les deux parlements et de promouvoir l’amitié entre Madagascar et la Russie. Une rencontre avec les membres de la diaspora malgache ainsi que les étudiants résidant en Russie était aussi inscrite dans l’agenda de la délégation.

     

    Photo : Assemblée nationale

  • Diplomatie – Camille Vital, ambassadeur  de Madagascar à Maurice, limogé

    Diplomatie – Camille Vital, ambassadeur de Madagascar à Maurice, limogé

    Un Conseil des ministres réalisé en visio-conférence samedi démet Camille Vital, ambassadeur de Madagascar à l’île Maurice, de ses fonctions. Le communiqué en ce sens est publié ce dimanche matin sur la page Facebook de la présidence de la Refondation.

    Samedi, la presse mauricienne a rapporté l’existence d’une lettre, émanant de l’ambassade de Madagascar à Maurice et demandant aux autorités mauriciennes l’évacuation sanitaire à La Réunion de l’homme d’affaires Maminiaina Ravatomanga, en maille avec la justice mauricienne.

  • DIPLOMATIE – Les “médiateurs” africains en mission de reconnaissance de la situation sur le terrain de Madagascar

    DIPLOMATIE – Les “médiateurs” africains en mission de reconnaissance de la situation sur le terrain de Madagascar

    Antananarivo, 8 Novembre, 19h30 – Une semaine de mission pour apprécier la situation sur le terrain. Les émissaires de l’Union africaine sont à Madagascar du 6 au 12 novembre pour évaluer la situation politique de la Grande île puis examiner les conditions d’un éventuel appui au processus de refondation qui y est engagé.

     

    Sous la conduite de l’ancien président burundais Domitien Ndayizeye, membre du Conseil des sages, et de Mohamed Idriss Farah, envoyé spécial de la Commission de l’Union africaine, la mission a démarré ses rencontres avec les principaux responsables de l’Exécutif malgache. Ils ont été reçus par le président de la Refondation de la République, le Premier ministre et la ministre des Affaires étrangères. La mission devrait se poursuivre avec des échanges avec les autres acteurs politiques et sociaux du pays.

     

    Lors de l’audience à Mahazoarivo, le Premier ministre a qualifié d’“injuste” les sanctions de l’Union africaine qui avait suspendu Madagascar de ses instances et de ses activités. Il a dénoncé des sanctions “qui touchent avant tout la population en limitant l’accès à l’aide au développement et en restreignant encore davantage la dignité à laquelle les Malgaches aspirent légitimement”.

     

    « Le peuple malgache s’est levé pour réclamer un peu de dignité, ses droits fondamentaux et une gouvernance responsable. Sa voix doit être entendue », a-t-il notamment souligné. La ministre des Affaires étrangères, Christine Razanamahasoa va jusqu’à parler d’une précipitation de l’Union africaine dans sa prise de décision, en marge de la rencontre des émissaires africains avec le président de la République et la Haut conseil de la Refondation.

     

    Selon les communiqués des autorités malgaches, les représentants de l’UA, de leur côté, ont souligné que leur démarche vise à promouvoir un dialogue inclusif, conformément à leur mandat et aux principes de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Dans ses précédents communiqués, l’Union africaine a insisté sur l’importance d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel avec la constitution d’un gouvernement civil et de l’organisation d’élections dans les meilleurs délais.

  • REFONDATION – Des jeunes issu de la “Gen Z Madagascar” se sentent “mis à l’écart”

    REFONDATION – Des jeunes issu de la “Gen Z Madagascar” se sentent “mis à l’écart”

    Antananarivo, 7 Novembre, 20h00 – Des frustrations partagées. Des jeunes ayant pris part au mouvement de rue en septembre et en octobre, regroupés au sein de la “Gen Z Madagascar”, tirent la sonnette d’alarme sur la direction que prend le pays.

    “Le chemin emprunté ne semble pas se diriger vers le vrai changement”, déplore Andriamanantena, lisant une déclaration de la “Gen Z Madagascar”, vendredi à Ampandrana. “Nous ressentons le manque de considération de notre souhait de dialogue franc autour de la nomination du Premier ministre et celle des membres du gouvernement”, poursuit-il.

    Jenny Narindra Randriamalala enfonce le clou, indiquant que “personne n’a écouté [les points de vue de la « Gen Z »]. C’est la politique qui domine. Nous sommes mis à l’écart”, tonne-t-elle. Le mouvement profite de l’occasion pour réitérer sa position. Il réclame, entre autres, de nouvelles discussions pour la formation du gouvernement, la dissolution de l’Assemblée nationale, de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) et de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

    La « Gen Z Madagascar » persiste pour la tenue d’une conférence nationale. Un rendez-vous “qui verra la participation des jeunes, pour la mise sur pied des structures transitoires pour une co-gestion militaro-civile et un vrai changement voulu par la population malgache et non un pseudo-changement”, précise le communiqué du mouvement.

    Jenny Narindra Randriamalala regrette que “la voix des jeunes n’a pas été écoutée”. Les membres du mouvement assurent pourtant qu’ils ont une “feuille de route si les dirigeants sont prêts à [les] écouter”. Dans cette feuille de route, le mouvement propose la mise en place d’un “directoire de transition militaro-civil, un arrangement d’urgence nationale destiné à restaurer la stabilité, garantir les besoins essentiels et préparer un retour à l’ordre constitutionnel sous supervision civile”.

    La « Gen Z Madagascar » réitère son appel “à tous les Malgaches sans exception (…) pour être prêts à unir nos forces pour des vrais changements”. Mais Herizo Andriamanantena se tourne vers les forces vives pour retourner la question d’une éventualité d’un nouveau mouvement de rue pour mieux se faire entendre. “Ce n’est pas à nous de répondre la question mais à nous tous : est-ce que nous sentons des changements ? Nous sommes là pour tirer la sonnette d’alarme (…) Faudrait-il redescendre dans la rue ou pas ? Nous restons aux côtés de la population”.