Catégorie : Politique

  • PÔLE ANTI-CORRUPTION – Trois responsables de Madagascar Airlines dont le DG par intérim placés en détention préventive

    PÔLE ANTI-CORRUPTION – Trois responsables de Madagascar Airlines dont le DG par intérim placés en détention préventive

    Antananarivo, 15 Novembre, 11h15 – Ils sont quatre autres individus à avoir été placés en détention préventive avec Rinah Rakotomanga. Outre le compagnon de l’ancienne présidente du Conseil d’administration de Madagascar Airlines, trois responsables de la compagnie aérienne ont également fait l’objet d’un mandat de dépôt. Parmi eux figure l’actuel directeur général adjoint qui assume l’intérim de la direction générale depuis quelques semaines.

    Selon un communiqué du parquet de second degré du Pôle anti-corruption (PAC) ce samedi, l’affaire concerne un marché public passé par Madagascar Airlines auprès d’une société de bâtiment et travaux publics (BTP) dirigé par le compagnon de Rinah Rakotomanga. Le dossier concerne “la réhabilitation du bâtiment d’Air Madagascar, pour un montant de 498,8 millions ariary”, précise le communiqué. “De nombreuses irrégularités ont été constatées dans les conditions d’attribution du marché”, indique-t-il encore.

    L’affaire remonte à 2023 et, selon le PAC, le Bianco a lancé une enquête sur la base d’une dénonciation reçue par le Bianco en décembre 2024. Les infractions indiquées dans l’affaire sont notamment “favoritisme, conflit d’intérêts, faux et usage de faux, détournement de deniers publics, complicité de détournement et abus de fonction”. Six suspects ont été présentés devant le PAC et après une première comparution devant le juge d’instruction, cinq ont été placés en détention préventive et un autre a été mis en liberté provisoire sous contrôle judiciaire.

  • L’Ouverture de haut niveau de la Chine offre de nouvelles opportunités au développement de l’Afrique

    L’Ouverture de haut niveau de la Chine offre de nouvelles opportunités au développement de l’Afrique

    Par S.E.M. JI Ping, Ambassadeur de la République populaire de Chine en République de Madagascar

    À la fin du mois dernier, le Parti communiste chinois a tenu à Beijing la quatrième session plénière du XXe Comité central, un événement majeur dans la vie politique du pays. La réunion a dressé le bilan des réalisations de la Chine au cours des cinq dernières années dans divers domaines et a proposé des orientations pour l’élaboration du 15ᵉ plan quinquennal (2026–2030) de développement économique et social national, qui sera soumis à l’examen de l’Assemblée populaire nationale.

    En tant que mode important de gouvernance du pays par le Parti communiste chinois, les plans quinquennaux constituent une conception stratégique de haut niveau qui articule les tâches de développement à court terme et les objectifs stratégiques à long terme. Grâce à leur élaboration et mise en œuvre successives, ils assurent la continuité du développement et fournissent une orientation claire pour toutes les sphères d’activité, y compris l’ouverture sur l’extérieur. Depuis le début des années 1950 jusqu’à présent, la Chine a élaboré et appliqué successivement 14 plans quinquennaux (anciennement appelés « plans »). Entre 1952 et 2024, le taux de croissance annuel moyen de son produit intérieur brut (PIB) a atteint 7,9 %, accompagné de progrès globaux dans l’économie, la politique, la culture, la société et l’écologie. Après plus de 70 ans de lutte ininterrompue, la Chine est passée d’un pays extrêmement pauvre et arriéré à un pays doté d’un revenu par habitant dépassant 13 000 dollars américains, d’une part de près de 30 % de la valeur ajoutée manufacturière mondiale et d’une puissance globale parmi les premières au monde.

    Dans le même temps, l’ouverture de la Chine envers l’Afrique a également injecté une dynamique puissante dans le processus d’industrialisation, l’amélioration des conditions de vie et la reprise économique du continent. La Chine a mis en œuvre une exonération tarifaire de 100 % sur tous les produits tarifaires pour les 53 pays africains avec lesquels elle a établi des relations diplomatiques, devenant ainsi la première grande économie à prendre cet engagement envers l’Afrique. Depuis la mise en application de cette politique, de janvier à juillet de cette année, les importations chinoises en provenance des pays africains les moins avancés ont atteint 39,66 milliards de dollars américains, soit une augmentation de 10,2 % par rapport à la même période de l’année précédente. La Chine a également mis en place une « voie verte » pour l’importation de produits agricoles africains en Chine, ce qui a permis d’élargir continuellement l’échelle des échanges commerciaux de produits agricoles sino-africains.

    Au cours des cinq dernières années, la Chine est devenue la plus grande économie en développement investissant en Afrique. À la fin de 2023, le stock d’investissements directs chinois en Afrique avait dépassé 40 milliards de dollars américains. Depuis le sommet de Pékin du Forum sur la Coopération Sino-Africaine jusqu’à fin mars 2025, les entreprises chinoises ont effectué de nouveaux investissements d’un montant de 13,38 milliards de yuans en Afrique. Le Forum économique et commercial sino-africain de 2025 a attiré la participation de 53 pays africains et près de 4 700 entreprises sino-africaines, avec la signature de 176 projets d’un montant total de 11,39 milliards de dollars américains, illustrant pleinement la dynamique vigoureuse de la coopération d’investissement sino-africaine.

    En outre, les entreprises chinoises continuent d’aider l’Afrique à surmonter ses contraintes infrastructurelles. Cumulativement, elles ont participé à la construction et à la rénovation de plus de 10 000 km de chemins de fer, près de 100 000 km de routes, près de 1 000 ponts, près de 100 ports, 66 000 km de lignes de transport et de transformation d’électricité, ainsi que 150 000 km de réseaux de communication backbone.

    Au cours des cinq prochaines années, l’ouverture de haut niveau de la Chine offrira des opportunités historiques accrues au développement des pays africains, y compris Madagascar. D’une part, le grand marché chinois deviendra une plateforme mondiale de commercialisation pour les produits africains. En particulier, la combinaison de la politique d’exonération tarifaire de 100 % et de la « voie verte » (canal prioritaire pour les exportations agricoles) renforcera considérablement la compétitivité des produits agricoles et industriels spéciaux africains. Depuis que la viande de mouton malgache a obtenu l’autorisation d’exportation vers la Chine en septembre de l’année dernière, plus de 600 tonnes de ce produit ont déjà été expédiées vers la Chine jusqu’en novembre 2025. Actuellement, nous sommes en train de négocier avec la partie malgache la signature d’un protocole d’exportation pour les arachides, les haricots verts et les côtes de mouton. À l’avenir, davantage de produits agricoles spécifiques de Madagascar feront leur apparition sur le marché chinois.

    D’autre part, l’intégration profonde de la chaîne d’approvisionnement complète de la Chine avec les atouts en ressources et en population de l’Afrique permettra de créer une nouvelle marque « Fabriqué en Chine-Afrique », et d’aider l’Afrique à s’intégrer dans les segments moyens et supérieurs de la chaîne de valeur mondiale.

    L’ouverture de la Chine n’est pas un acte de se contenter de sa propre tranquillité, mais de promouvoir un développement partagé ; ce n’est pas une stratégie à court terme, mais un engagement durable. Comme l’a souligné le président Xi Jinping : « La porte de l’ouverture de la Chine ne se refermera jamais ; elle ne fera que s’ouvrir de plus en plus largement. » La Chine est prête à travailler main dans la main avec les pays africains pour réformer la gouvernance économique mondiale, promouvoir un ordre international plus juste et plus équitable, et faire entendre la voix commune des pays en développement dans les domaines du commerce, de l’investissement et de la facilitation économique — afin d’écrire ensemble un nouveau chapitre du développement partagé.

     

     

  • GRÈVE – Le leader du Syndicat des employés de la Jirama (SMJ) rentre chez lui mais les enquêtes se poursuivent

    GRÈVE – Le leader du Syndicat des employés de la Jirama (SMJ) rentre chez lui mais les enquêtes se poursuivent

    GRÈVE – Le leader du Syndicat des employés de la Jirama (SMJ) rentre chez lui mais les enquêtes se poursuivent

    Antananarivo, 14 Novembre, 17h50 – Arrêté mercredi dernier vers 19h, le président du Syndicat des employés de la Jirama (SMJ), Anmora Ratovomanarivo, a pu rentrer chez lui ce vendredi matin. Une libération qui ne signifie pas pour autant que les poursuites ont été abandonnées. “Il devrait comparaître au tribunal ce lundi pour les suites des enquêtes”, confie une source auprès du parquet du tribunal d’Antananarivo. En attendant, le leader syndical a présenté ses excuses à la population, “à la demande de la Justice”, selon une source proche du dossier.

    Avant de rentrer, Anmora Ratovomanarivo a fait un crochet à Mahamasina. Entouré de ses pairs, le syndicaliste s’est excusé publiquement devant la presse pour les désagréments causés, en particulier les coupures d’électricité qui ont impacté les citoyens. Il indique, dans la foulée, que la nature de la lutte et des revendications du syndicat va désormais « changer de visage ». Farouchement opposé au dialogue jusqu’ici, il se dit désormais prêt à se « remettre autour d’une table » pour dialoguer. 

    L’annonce du retour au dialogue par la figure la plus radicale du mouvement syndicaliste de la Jirama intervient après son arrestation suite à plusieurs actions jugées illégales comme les coupures d’électricité évoquées dans les motifs de son arrestation. Le syndicat avait même brandi la menace d’un black-out si ses réclamations, le licenciement du directeur général de la société d’Etat et l’annulation des nouveaux statuts, n’étaient pas satisfaites. A son intransigeance, le ministère de l’Energie et des hydrocarbures et la direction générale de la Jirama ont répliqué par des plaintes, aboutissant à trois arrestations et un licenciement. 

     

  • JUSTICE – Le porte-parole du gouvernement nie toute “vengeance politique” derrière les enquêtes visant les anciens dirigeants

    JUSTICE – Le porte-parole du gouvernement nie toute “vengeance politique” derrière les enquêtes visant les anciens dirigeants

    Antananarivo, 14 Novembre, 7h30 – Des précisions. Le gouvernement écarte toute “vengeance politique” dans les enquêtes menées sur d’anciens responsables du régime Andry Rajoelina. Selon son porte-parole Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony, ces interpellations et ces auditions s’inscrivent dans une démarche de lutte contre l’impunité.

    A en croire le ministre de la Communication et de la culture, les enquêtes devraient permettre d’établir la vérité. Et si “aucune infraction n’est prouvée, les intéressés retrouveront leur situation normale”, souligne-t-il. Il rappelle, par ailleurs, que les enquêtées “ne sont pas condamnées et bénéficient de la présomption d’innocence, la justice étant seule habilitée à statuer”.

    Le porte-parole rappelle également les instructions du Premier ministre au ministère de la Justice. Celui-ci avait mis en avant les appels de la population à “mettre fin aux privilèges et impunités des personnalités politiques et publiques”. Il avait alors invité le ministère de la Justice à appliquer la loi de manière égale à tous “sans distinction de rang ni de statut”.

    Dans le cadre de l’affaire de prêt contracté en 2021 par la Société municipale de gestion digitale (SMGD) auprès de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps), plusieurs responsables proches de l’ancien régime ainsi que les actuels administrateurs de la Cnaps ont été auditionnés jeudi par le pôle anti-corruption. L’épouse de l’ancien maire de la Capitale, Naina Andriantsitohaina, a également été gardée au Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) pendant plus de 72 heures.

  • PARTENARIAT – Un potentiel économique énorme à libérer pour Madagascar, selon l’ambassadeur allemand Oliver Knoerich

    PARTENARIAT – Un potentiel économique énorme à libérer pour Madagascar, selon l’ambassadeur allemand Oliver Knoerich

    Antananarivo, 13 Novembre, 22h10 – Etat de droit, climat des affaires ou encore sécurité des investissements. Autant de défis fondamentaux que Madagascar aura à relever pour libérer son potentiel économique. Et l’Allemagne rassure de son soutien pour la Grande île, pour l’accompagner sur ce chemin de développement, confir l’ambassadeur Oliver Knoerich, lors de la célébration de la Journée de l’Unité Allemande à la Villa Berlin ce jeudi.

    Si le potentiel pour une coopération économique et des échanges commerciaux de Madagascar est jugé “énorme”, il ne pourra être libéré qu’à condition que le pays s’attaque avec détermination à ces défis liés à son climat d’affaires et à sa gouvernance. Ce sont des éléments très pratiques qui pourraient faire en sorte qu’il y ait plus d’investissements à Madagascar, estime l’ambassadeur Oliver Knoerich.

    Le diplomate allemand insiste d’ailleurs sur le rôle déterminant du secteur privé, en considérant que “les entreprises privées sont le moteur du développement du pays”. Ce sont des acteurs qui contribuent au renforcement de la coopération économique et commerciale entre Madagascar et ses partenaires, explique-t-il. Sur ce point, l’ambassadeur fait noter que les pays de l’Union européenne sont déjà les principaux partenaires commerciaux de Madagascar.

    L’Allemagne indique par ailleurs miser sur un partenariat gagnant-gagnant avec Madagascar. Et ce, pour permettre au secteur privé d’investir davantage, de générer des emplois et d’augmenter les échanges commerciaux avec d’autres pays.

    Les autorités malgaches ont pour leur part salué le partenariat solide qui s’est tissé entre les deux pays depuis plusieurs années. Une “amitié” qui témoigne non seulement de la profondeur mais également de la constance d’une relation privilégiée qui n’a cessé de se renforcer, souligne la ministre des Affaires étrangères, Christine Razanamahasoa.

    Elle affirme se réjouir de l’élargissement de cette coopération bilatérale à des secteurs stratégiques. La cheffe de la diplomatie malgache cite entre autres la préservation de la gestion durable des ressources naturelles, la lutte contre l’insécurité alimentaire, le développement rural, l’accès à l’énergie ainsi que la consolidation d’une gouvernance inclusive, transparente et décentralisée.

  • JUSTICE – Le Premier ministre rappelle l’application de la loi “sans distinction de statut ni de rang”

    JUSTICE – Le Premier ministre rappelle l’application de la loi “sans distinction de statut ni de rang”

    Antananarivo, 13 novembre, 8h52 – Appliquer la “redevabilité” et de “transparence”.  Le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo a donné une instruction au ministre de la Justice pour rendre effectif les principes de l’“égalité devant la loi” et la “réactivité judiciaire” afin de “mettre fin à l’injustice”. Une instruction donnée “face au contexte qui prévaut actuellement dans le pays, et aux appels incessants de mettre fin aux privilèges et impunités des personnalités politiques et publiques”, selon Mahazoarivo.

    L’application stricte de la loi est un leitmotiv véhiculé par le Chef du Gouvernement ; et ce, « sans distinction de statut ni de rang ». “Aucun haut responsable étatique ne peut se prévaloir d’une quelconque immunité, pour des faits commis hors de leurs fonctions”, indique-t-il dans une lettre adressée à la Garde des sceaux le 6 novembre.  “Tout acte à caractère pénal commis hors des fonctions officielles et des mandats légaux y afférents, relève désormais ainsi de la compétence des juridictions de droit commun”, précise l’instruction.  

    Le Premier ministre affirme également que “toutes les irrégularités relevées grâce aux audits de la Cour des Comptes, doivent systématiquement être évaluées pénalement, avant d’entamer des poursuites, le cas échéant”. “Il est aussi possible pour l’État de se constituer partie civile, afin d’affirmer l’urgence de la défense des intérêts patrimoniaux publics et/ou nationaux”, soutient Herintsalama Rajaonarivelo. 

    La démarche devrait conduire à un “assainissement de la gestion publique”. Elle a pour objectif de “restaurer ainsi la crédibilité du Fanjakana aux yeux du peuple malgache et les partenaires désireux d’accompagner le pays dans sa reconstruction”.

  • FONCTION PUBLIQUE – Le concours de recrutement d’élèves-magistrats à l’ENMG annoncé pour mi-décembre 2025 après deux reports

    FONCTION PUBLIQUE – Le concours de recrutement d’élèves-magistrats à l’ENMG annoncé pour mi-décembre 2025 après deux reports

    Antananarivo, 13 Novembre, 7h52 – Ce sera du 16 au 19 décembre. Le Conseil des ministres fixe de nouvelles dates pour le concours d’entrée d’élèves-magistrats à l’Ecole nationale de la magistrature et des greffes (ENMG). La communication sur l’organisation du concours présentée par le ministère de la Justice a été approuvée mercredi. 

    Le concours avait déjà fait l’objet de deux reports. Annoncé initialement pour août 2025, il avait été ajourné une première fois en octobre. Mais la situation politique qui a prévalu pays en octobre et les inquiétudes relatives à la crédibilité du concours avaient ensuite amené les décideurs à le reporter une deuxième fois, cette fois-ci avec l’ensemble des concours de recrutement dans la fonction publique. Les nouvelles dates viennent ainsi d’être communiquées officiellement. 

    Le concours annoncé en décembre sera le premier concours de recrutement d’élèves-magistrats depuis celui de 2022. Cette année, ils seront 150 élèves-magistrats à être recrutés à la prochaine rentrée. Depuis que les concours ont repris en 2021, le nombre d’élèves recrutés a progressivement augmenté. Ils étaient 80 en 2021 et 100 en 2022. Cette hausse de l’effectif des nouvelles recrues fait suite à la suspension du concours en 2018 pour suspicion de corruption.

  • DIPLOMATIE – Une séance de travail avec le MAE démarre la mission d’information et de contact de l’OIF à Madagascar

    DIPLOMATIE – Une séance de travail avec le MAE démarre la mission d’information et de contact de l’OIF à Madagascar

    Antananarivo, 13 Novembre, 7h45 – Après la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et l’Union africaine, l’Organisation internationale de Francophonie (OIF). La mission d’information et de contact de l’OIF, dirigée par l’ancienne présidente suisse, Micheline Calmy-Rey, envoyée spéciale de la secrétaire générale de la Francophonie pour Madagascar, est arrivée sur la Grande île. Elle démarre son séjour par une séance de travail avec le ministère des Affaires étrangères dirigée par la ministre Christine Razanamahasoa. 

    Selon le communiqué du ministère rapportant la réunion, cette mission de l’OIF “entre dans le cadre des efforts déployés pour un processus de refondation politique et institutionnelle”. Elle vise également “à soutenir la cohésion sociale, la paix et la consolidation démocratique dans le pays”, poursuit le compte-rendu. 

    Des séries de rencontres avec les parties prenantes malgaches sont au programme de cette mission de l’OIF. Menée en accord avec les autorités malgaches, celle-ci s’inscrit dans la déclaration de la secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, qui avait fait part de la disponibilité de son organisation “à accompagner les parties prenantes malgaches dans leurs efforts visant au renforcement de la cohésion sociale, ainsi qu’à la résolution pacifique et durable de la situation en cours et à la consolidation de la démocratie à Madagascar”. Dans un communiqué publié en octobre, l’OIF avait  appelé les acteurs malgaches à “privilégier un dialogue inclusif, consensuel et durable, afin de répondre aux attentes des populations face aux défis de la vie quotidienne”.

  • JUSTICE – Renvoi des fins de la poursuite dans le dossier Alban Rakotoarisoa et Clémence Raharinirina

    JUSTICE – Renvoi des fins de la poursuite dans le dossier Alban Rakotoarisoa et Clémence Raharinirina

    Antananarivo, 12 Novembre, 9h50 – “C’est la meilleure décision dans une affaire pénale”. La défense de Alban “Baba” Rakotoarisoa et de Clémence Raharinirina ne cache pas sa satisfaction après le verdict rendu mardi par le tribunal correctionnel d’Antananarivo. Celui-ci a décidé des renvois des fins de la poursuite dans l’affaire pour laquelle le directeur de la Sécurité du Sénat avait porté plainte contre les deux conseillers municipaux d’Antananarivo.

    “Quand le délit n’est pas constitué et quand l’infraction n’est pas imputable aux accusés, la décision est le renvoi des fins de la poursuite”, confie l’avocate des deux accusés à la presse. Celle-ci rapporte que c’est “le ministère public qui a requis le renvoi des fins de la poursuite parce qu’il a vu qu’il n’y avait aucune raison de poursuivre” Alban Baba Rakotoarisoa et Clémence Raharinirina.

    Les deux conseillers municipaux avaient été accusés d’attroupement alors que, traînant des bidons jaunes à travers la ville en compagnie de Lucie “Lily” Vololoniaina Rafaralahy, ils s’étaient rendus devant le Palais du Sénat le 18 septembre dernier pour évoquer auprès des sénateurs les problèmes de coupure d’eau et d’électricité de la population de la Capitale. Leur arrestation après la plainte du Sénat est intervenue le lendemain alors qu’ils venaient de déposer auprès de la Mairie une demande d’autorisation pour manifester à Ambohijatovo le 25 septembre.

    C’est cet appel des trois conseillers municipaux d’Antananarivo, qui a valu quelques jours de contrôle judiciaire à deux d’entre eux, qui a été le déclencheur du mouvement de la GénérationZ ayant abouti à la chute du régime Rajoelina moins d’un mois plus tard. Un procès avait été prévu le 30 septembre mais il avait été ajourné au 11 novembre. Mardi, le juge a décidé d’abandonner les poursuites.

  • ELECTION – Une proposition de calendrier électoral pour la présidentielle à soumettre à la concertation nationale, selon la Ceni

    ELECTION – Une proposition de calendrier électoral pour la présidentielle à soumettre à la concertation nationale, selon la Ceni

    Antananarivo, 12 Novembre, 5h45 – La commission électorale nationale indépendante (Ceni) entend ne pas décider seule de la date des prochaines élections, notamment du scrutin présidentiel. Arsène Dama, président de cet organe de gestion des élections indique qu’une proposition de calendrier électoral pour l’élection présidentielle sera élaborée et sera soumise durant la concertation nationale.

     

    Cette proposition “devra ensuite être soumise à l’approbation de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), conformément à l’arrêt n° 13-HCC/D3 du 6 novembre 2025”, poursuit la Ceni. Dans cette décision, la HCC avait laissé entendre la possibilité d’organiser la présidentielle au-delà du délai de deux mois après la constatation de vacance de la présidence, mais elle avait précisé que ce report devait se faire sous son contrôle.

     

    Pour l’heure, le ministère d’Etat auprès de la Présidence en charge de la Refondation n’a pas encore annoncé une date pour la tenue de cette concertation nationale. Le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, avait néanmoins déjà indiqué que la transition devrait durer au maximum deux ans, ce qui implique que d’ici deux ans, Madagascar devrait avoir un nouveau président. Il avait notamment insisté sur la nécessité de revoir la législation électorale et la liste électorale avant de procéder aux élections.