Catégorie : Politique

  • JUSTICE – Début d’interrogatoire de Maminiaina Ravatomanga pour trafic d’influence et blanchiment d’argent à Maurice

    JUSTICE – Début d’interrogatoire de Maminiaina Ravatomanga pour trafic d’influence et blanchiment d’argent à Maurice

    Antananarivo, 5 Novembre, 19h13– Nouvel épisode dans l’affaire touchant Maminiaina Ravatomanga à Maurice. Le président directeur général du groupe Sodiat se rend auprès siège de la Commission de crimes financières (FCC), à Moka, chez l’île-sœur ce mercredi.

    “L’enquête a démarré sur plusieurs volets”, rapporte Maître Siddhartha Hawoldar, avocat de l’homme d’affaires, à la presse locale. Celle-ci concerne le dossier du blanchiment d’argent, tout comme celui du trafic d’influence.

    Toujours selon la défense de Maminiaina Ravatomanga, le PDG du groupe Sodiat reviendra devant les enquêteurs jeudi. “Les détails suivront dans d’enquête qui vont venir dans les jours à venir”, explique Me Siddhartha Hawoldar. Après son nouveau passage à la FCC, l’homme d’affaires passera devant la Cour intermédiaire de Port-Louis.

    Escorté, l’homme d’affaires malgache est arrivé à bord d’une ambulance dans la matinée. Il est resté sur place pendant près de quatre heures pour l’interrogatoire, selon la presse locale.

    Le PDG du groupe Sodiat, admis dans un hôpital privé, avait été informé par la FCC qu’il était en état d’arrestation le 24 octobre. Il est “sous une charge provisoire de blanchiment d’argent”, toujours selon la presse locale. Il avait atterri à l’aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam dans la nuit du 11 au 12 octobre, à bord d’un jet privé. Son avocat fait part de la « coopération » de Maminiaina Ravatomanga dans la procédure judiciaire en cours.

  • ETATS-UNIS – New York élit son premier maire musulman, Zohran Mamdani

    ETATS-UNIS – New York élit son premier maire musulman, Zohran Mamdani

    Antananarivo, 5 Novembre, 11h45 – Inconnu du grand public il y a un an, Zohran Mamdani, nouveau maire de New York à 34 ans, incarne une ascension spectaculaire. Issu de l’aile gauche du parti démocrate, cet ancien élu local du Queens a devancé le centriste Andrew Cuomo, confirmant les sondages qui le donnaient vainqueur depuis sa surprise lors des primaires démocrates en juin. Il entrera en fonction le 1er janvier, devenant le premier maire musulman de la plus grande ville des États-Unis.

    Né en Ouganda dans une famille d’intellectuels et arrivé à New York à l’âge de 7 ans, Zohran Mamdani est diplômé en études africaines et a été naturalisé américain en 2018. Il représente le principal fait d’armes des socialistes démocrates américains, bénéficiant du soutien de figures médiatiques comme Bernie Sander.

    Son programme place la lutte contre la vie chère au cœur de ses priorités, avec des propositions phares comme la gratuité des bus, le gel des loyers et le triplement des logements à prix encadré. Il a construit sa campagne sur un discours dénonçant l’abandon des classes populaires par l’establishment démocrate, tout en affirmant une opposition résolue au président Donald Trump. Zohran Mamdani a présenté son élection comme le triomphe de « l’espoir sur la tyrannie ».

    Malgré les critiques persistantes concernant ses positions sur la politique israélienne et l’opposition ouverte du maire sortant Eric Adams, le nouveau maire est resté ferme sur ses engagements. Son entrée en fonction le 1er janvier marquera ainsi un tournant politique et symbolique pour la mégalopole américaine.

  • REFONDATION – La Gendarmerie nationale entend s’engager dans un chantier d’“assainissement interne”

    REFONDATION – La Gendarmerie nationale entend s’engager dans un chantier d’“assainissement interne”

    Antananarivo, 5 Novembre, 10h35 – Un assainissement interne pour mener la Refondation au sein de la Gendarmerie nationale. Le ministre délégué en charge de la Gendarmerie nationale, le général Marima Bama, a réuni les hauts responsables de la gendarmerie pour “transmettre les instructions et les directives gouvernementales” relatives aux actions à mener dans le cadre de la Refondation de l’institution dont il a la charge.

    L’objectif, selon le communiqué de la Gendarmerie, est de “toujours se rapprocher de la population et de restaurer la dignité de la gendarmerie”. Car “la Gendarmerie reste votre amie et elle est prête à redresser et à améliorer ses actions pour le bien de ses compatriotes”, poursuit encore le communiqué.

    Il s’agira donc, pour les gendarmes, de procéder à “un assainissement interne” mais aussi d’améliorer “la qualité du travail pour offrir les meilleurs services à la population”. Cela devrait commencer avec “le renouveau des mentalités et des méthodes de travail afin que chaque gendarme soit un exemple et un modèle dans tous les domaines”.

    Mais le ministre prône aussi “la lutte contre la corruption et toutes les formes de malversation”, une “meilleure gouvernance afin d’éviter le gaspillage et la gabegie” et une “utilisation rigoureuse des équipements et des moyens de l’État mis à la disposition de la Gendarmerie”. La réunion des hauts responsables a aussi été l’occasion pour le général Marima Bama de rappeler la nécessité de renforcer la collaboration et la coopération avec les autres forces de défense et de sécurité.

  • DIPLOMATIE – La représentante de l’Union africaine chez Christine Razanamahasoa pour préparer la mission de l’envoyé spécial

    DIPLOMATIE – La représentante de l’Union africaine chez Christine Razanamahasoa pour préparer la mission de l’envoyé spécial

    Antananarivo, 5 Novembre, 7h15 – L’Union africaine réaffirme sa “disponibilité à accompagner Madagascar” à revenir à ce qu’elle qualifie d’ordre constitutionnel. La rencontre entre la représentante spéciale du président de la Commission de l’organisation, Alice Nzomukunda, avec la ministre des Affaires étrangères Christine Razanamahasoa a permis aux deux parties d’évoquer “la prochaine mission” de l’organisation continentale sur la Grande île, rapporte le ministère. D’ailleurs, elle “s’inscrit dans le cadre des préparatifs de cette mission”, souligne encore le ministère.

     

    La visite de la représentante de l’Union africaine auprès de la ministre des Affaires étrangères intervient au lendemain de la nomination du Djiboutien Mohamed Idriss Farah en tant qu’envoyé spécial auprès de la République de Madagascar par le président de la Commission de l’Union africaine Mahmoud Ali Youssouf. Sa mission sur la Grande île consistera principalement à échanger avec les différents acteurs malgaches de façon à favoriser “un dialogue inclusif” à Madagascar.

     

    Dans ce rôle de médiateur, l’envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine devrait soutenir les parties prenantes malgaches à “bâtir un consensus” et à “promouvoir une compréhension mutuelle en faveur d’une résolution pacifique de la crise et d’un rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel”. Cet accompagnement devrait se faire “dans un esprit fraternel et constructif”, rapporte le ministère des Affaires étrangères qui, de son côté, met en avant “l’attachement de Madagascar aux valeurs et aux principes” de l’organisation continentale.

     

    Photo : MAE

  • DIALOGUE – L’opposition parlementaire se dit prête pour la concertation nationale “afin de revenir dans la légalité”

    DIALOGUE – L’opposition parlementaire se dit prête pour la concertation nationale “afin de revenir dans la légalité”

    Antananarivo, 4 Novembre, 18h00 – Le groupe parlementaire Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) clarifie sa ligne politique. “Les autorités en place annonce la tenue d’une conférence nationale, dirigée par la Conseil chrétien des Eglises (FFKM). Nous, groupe Irmar dans l’opposition, encourageons dans ce sens et sommes prêts à y participer activement”, assure le député Philobert Milavonjy, nouveau chef de l’opposition parlementaire, mardi à Tsimbazaza.

    Le septième vice-président à l’Assemblée nationale estime que c’est la voie qui devrait permettre de “revenir dans la légalité”, lors de la séance plénière pour l’adoption de l’ordre du jour. “Cela devrait conduire à un consensus car personne n’a intérêt à ce qu’il y ait des troubles”, poursuit-il.

    Le député élu à Ambovombe persiste à dire l’existence d’un changement “inconstitutionnel” à la tête de l’Etat. “Nous respectons la décision irrévocable de Haute Cour constitutionnelle (HCC) [qui entérine la Présidence de la Refondation de la République] et reconnaissons l’existence des autorités existantes. Mais nous prenons notre responsabilité pour refuser cette manière (…) et pour le retour à l’ordre constitutionnel”, soutient le chef de l’opposition parlementaire.

    Le groupe Irmar avait eu la majorité à l’Assemblée nationale avant le mouvement de rue et le changement à la tête de l’Etat. Plusieurs dizaines députés issus de son rang avaient annoncé leur décision de quitter ce groupe parlementaire. Tout cela après l’épisode de la dissolution de la Chambre basse décidé par Andry Rajoelina, suivie du vote de déchéance contre le Président de la République. Dans la foulée, il y avait eu la décision de la juridiction constitutionnelle de constater la “vacance des postes du président de la République et du président du Sénat” et l’invitation adressée au Colonel Michaël Randrianirina à “exercer les fonctions de Chef de l’Etat”.

  • AFRIQUE – La présidente “élue” de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, prête serment dans un camp militaire

    AFRIQUE – La présidente “élue” de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, prête serment dans un camp militaire

     

    Antananarivo, 4 Novembre, 14h35 – Un nouveau mandat sous le signe d’une profonde crise. Samia Suluhu Hassan a été investie lundi pour un second mandat en tant que présidente de la Tanzanie. La cérémonie, tenue dans un camp militaire, a été fermée au public et retransmise à la télévision d’État. Cette prestation de serment inhabituelle fait suite à une élection où elle a été déclarée vainqueur avec près de 98 % des voix, des chiffres ‘’dignes d’une dictature’’, selon le politologue Dan Paget, cité par France 24. Ses principaux adversaires ont été exclus du scrutin, l’un étant emprisonné et l’autre disqualifié.

    Ce processus électoral a été vivement contesté, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. La période précédant et suivant le vote a été marquée par des manifestations inédites et une répression violente. Les autorités ont imposé une coupure d’internet à l’échelle nationale, rendant difficile la vérification indépendante des bilans. Tandis que l’opposition évoque 700 décès, des sources diplomatiques faisaient état d’au moins 500 morts. La présidente a attribué les troubles à des « éléments étrangers » venus semer le chaos, et ordonné un retour à la normale.

    Des observateurs de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) ont dénoncé l’absence de pluralisme, affirmant que dans de nombreuses régions, les électeurs n’avaient pas pu exprimer leur volonté démocratique. L’Union africaine, pour sa part, a félicité la présidente élue et a “déploré profondément la perte de vies humaines survenue lors des manifestations postélectorales”.

    Arrivée au pouvoir en 2021 après le décès de John Magufuli, Samia Suluhu Hassan avait alors incarné un espoir de renouveau démocratique après la présidence autoritaire de John Magufuli. Première femme à diriger le pays, cette technocrate expérimentée avait promis une ère d’ouverture avec sa doctrine des « 4R » réconciliation, résilience, réformes et reconstruction, et avait initialement assoupli la pression sur les médias et l’opposition. Mais son mode de gouvernance a très vite été pointé du doigt.

    La communauté internationale, dont l’ONU et l’UE, a exprimé son inquiétude face aux violences et aux violations des droits humains. À l’intérieur du pays, la situation a entraîné une perturbation de la vie quotidienne, avec une flambée des prix et la fermeture des écoles.

  • HAUTE COUR CONSTITUTIONNELLE – Six dossiers de demande de réintégration et de constatation de vacance de siège au parlement en instance

    HAUTE COUR CONSTITUTIONNELLE – Six dossiers de demande de réintégration et de constatation de vacance de siège au parlement en instance

    Antananarivo, 4 Novembre, 11h15 – Des anciens ministres à réintégrer et des nouveaux ministres à remplacer. La Haute cour constitutionnelle (HCC) est saisie d’au moins six dossiers de demande de réintégration et de constatation de vacance de siège au sein des deux Chambres du Parlement depuis quelques jours. Le document rapportant les dossiers en instance fait état de trois saisines effectuées par le président de l’Assemblée nationale, d’une saisine par le président du Sénat et de deux demandes émanant de deux anciennes ministres.

    Au niveau de l’Assemblée nationale, les deux dernières saisines effectuées par le président en exercice concernent la constatation de vacance des sièges de Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony et de Lobo Hanitriniaina Razafimanantsoa, respectivement nommés ministre de la Communication et de la culture et ministre d’Etat en charge de la Refondation.

    Une autre saisine de la HCC avait déjà, par ailleurs, été déposée par le président de l’Assemblée nationale le 17 octobre dernier en vue de réintégrer Volamiranty Donna Mara au sein de la Chambre basse. A l’époque, le gouvernement auquel celle-ci appartenait était encore censé assurer l’expédition des affaires courantes.

    Marie Michelle Sahondrarimalala, ancienne ministre de l’Education nationale, et Aurélie Razafinjato, ancienne ministre en charge de la Population, elles, n’ont pas attendu le président de l’Assemblée nationale pour solliciter leur retour à Tsimbazaza. Si l’on en croit le dossier de la HCC, elles ont elles-mêmes déposé leur demande de réintégration le 31 octobre, juste après la passation de services avec leurs successeurs.

    Du côté de la Chambre haute, le président du Sénat a également saisi la HCC pour constater la vacance de siège au niveau de son institution après la nomination de la sénatrice Sidonie Raharinirina au poste de ministre de la Population et des solidarités.

  • DIPLOMATIE – L’Union africaine nomme un envoyé spécial à Madagascar pour intensifier les échanges avec les acteurs locaux

    DIPLOMATIE – L’Union africaine nomme un envoyé spécial à Madagascar pour intensifier les échanges avec les acteurs locaux

    Antananarivo, 3 Novembre, 19h55 – Un diplomate djiboutien dépêché par l’Union africaine à Madagascar pour faciliter le dialogue inter-malgaches. Mohamed Idriss Farah, actuel conseiller du ministre djiboutien des Affaires étrangères et des relations internationales, est nommé au poste d’envoyé spécial auprès de la République par le président de la Commission de l’Union africaine Mahmoud Ali Youssouf. Il aura pour mandat de renforcer les échanges avec l’ensemble des parties prenantes de la Grande île “en vue de favoriser un dialogue inclusif”, indique un communiqué publié ce lundi de l’organisation continentale.

     

    Si l’on en croit le communiqué de l’Union africaine, sa “nomination s’inscrit dans le cadre de la feuille de route établie par le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union Africaine” relative à la situation politique en cours dans la République de Madagascar. Le dialogue qu’il est chargé de soutenir devrait aboutir à “bâtir un consensus” et à “promouvoir une compréhension mutuelle en faveur d’une résolution pacifique de la crise et d’un rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel” à Madagascar.

     

    Pour l’Union africaine, le changement de gouvernement à Madagascar s’est fait par des “moyens inconstitutionnels”. Après sa 1306ème session du Conseil de paix et de sécurité, elle a exigé “un retour rapide et total à l’ordre constitutionnel” à travers la mise en place d’un gouvernement de transition civil et l’organisation dans les meilleurs délais d’élections libres, équitables et transparentes”.

  • MONDE – Le Conseil de sécurité recommande le plan d’autonomie proposé par le Maroc pour conduire les négociations sur le Sahara occidental

    MONDE – Le Conseil de sécurité recommande le plan d’autonomie proposé par le Maroc pour conduire les négociations sur le Sahara occidental

    Antananarivo, 2 Novembre, 11h20 – Une avancée historique dans le dossier du Sahara occidental. Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté, vendredi, une résolution qui consacre pour la première fois le plan d’autonomie marocain de 2007 comme base de référence des négociations autour de la question du Sahara occidental. La résolution proroge en même temps jusqu’au 31 octobre 2026 le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso). L’objectif, selon le communiqué des Nations unies est de parvenir à une “solution politique juste, durable et mutuellement acceptable”.

     

    Le texte, présenté par les États-Unis, a été adopté par 11 voix pour et trois abstentions, celles de la Chine, de la Russie et du Pakistan. Il souligne qu’ “une véritable autonomie sous souveraineté marocaine pourrait être une solution des plus réalistes” au différend qui oppose depuis un demi-siècle le Maroc au Front Polisario. L’Algérie, comme l’an dernier, n’a pas pris part au vote, estimant que le texte “trahit la doctrine onusienne en matière de décolonisation” et “confère une légitimité à des ambitions territoriales”. Elle dénonce alors une négociation “étriquée” qui “occulte les aspirations légitimes du peuple du Sahara occidental”.

     

    Le Maroc, pour sa part, se félicite que son plan d’autonomie soit “au cœur du consensus international” et soit “reconnu comme la seule base sérieuse et crédible pour une solution politique définitive”. Il estime que “la résolution du Conseil de sécurité consacre la vision audacieuse et stratégique du Roi Mohammed VI qui a su transformer un dossier complexe en un modèle de solution politique durable”. L’évolution de la position du Conseil de sécurité est alors présentée par le royaume chérifien comme étant le fruit d’une diplomatie fondée sur “la patience, la constance et la sérénité dans l’action”, mais aussi sur “le réalisme et la force tranquille du droit et du développement”.

     

    Photo : ONU

  • DIPLOMATIE – Madagascar annonce son retrait de la présidence de la SADC alors que l’intérim est confié à l’Afrique du Sud

    DIPLOMATIE – Madagascar annonce son retrait de la présidence de la SADC alors que l’intérim est confié à l’Afrique du Sud

    La présidence de la “Refondation” de la République de Madagascar annonce sa décision de se retirer de la présidence de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), qu’il avait assumée depuis le 17 août 2025 à l’issue du 45e Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation régionale. Selon un communiqué officiel diffusé ce samedi, cette décision s’inscrit dans la volonté des autorités malgaches de concentrer les efforts du pays sur la mise en œuvre du processus de Refondation nationale.

     

    Le communiqué est publié au moment où une décision de la SADC est attendue suite au changement à la tête du pays. Un sommet de la Troïka de l’organe en charge de la défense et de la sécurité de la SADC devrait pencher sur le sujet après la mission d’établissement des faits venue sur la Grande île jusqu’au 27 octobre. Le secrétariat de la SADC avait d’ailleurs déjà demandé à l’Afrique du Sud, président entrant de l’organisation à assumer l’intérim de la présidence, le président en exercice étant considéré comme n’étant pas en mesure de remplir ses fonctions