Catégorie : Politique

  • GOUVERNEMENT – Des proches collaborateurs du Premier ministre nommés en premier Conseil des ministres

    GOUVERNEMENT – Des proches collaborateurs du Premier ministre nommés en premier Conseil des ministres

    Antananarivo, 29 Octobre, 6h55 – Heritiana Joël Razafimanantsoa au secrétariat général du gouvernement. Antsivalahiniriko Eralison Pierrot Ramanantsoa en secrétaire général adjoint du gouvernement. Fenosoa Ratsimanetrimanana à la direction du cabinet civil. Le premier Conseil des ministres de la “Refondation” publie ses premières nominations officielles. Et il s’agit des proches collaborateurs du Premier ministre.

     

    Le nouveau directeur général de l’Administration pénitentiaire a également été désigné au cours de la première réunion hebdomadaire des membres de l’Exécutif au complet. Herinirina Roger Rasamuel remplace à ce poste Sakina Volazara Mohamady, nommée en novembre 2024. Sa première tâche sera de ramener le personnel de l’administration pénitentiaire au travail alors que les réclamations des agents syndiqués ne sont pas satisfaites. Ceux-ci avaient demandé un secrétariat d’Etat au sein du gouvernement, faute de quoi ils refuseraient toute nouvelle entrée dans les prisons.

  • GOUVERNANCE – Les valeurs et les qualités attendus des ministres communiqués durant le premier Conseil de gouvernement

    GOUVERNANCE – Les valeurs et les qualités attendus des ministres communiqués durant le premier Conseil de gouvernement

    Antananarivo, 28 Octobre, 21h00 – Probité et sagesse. Maturité et compétences. Redevabilité et transparence. Le Premier ministre de la “Refondation” Herintsalama Rajaonarivelo a transmis à ses ministres les valeurs et les qualités qu’il attend d’eux lors du premier Conseil de gouvernement tenu ce mardi. Pour lui, la nouvelle gouvernance doit incarner l’intégrité et l’excellence, mais elle doit aussi privilégier l’éthique et la performance.

    Dans son discours rapporté par un communiqué de Mahazoarivo, le Premier ministre parle d’une “mission sacrée au service de la population”. Il souligne alors la nécessité de “bâtir un Etat juste, efficace et au service du peuple”. Il appelle également les membres du gouvernement à “produire des résultats concrets et visibles, capables de renforcer la confiance entre la population et ses dirigeants”.

    Au-delà des réformes qu’exige la “Refondation”, Herintsalama Rajaonarivelo invite son équipe à faire preuve de “maturité” et à “agir en collectif” pour “relever ensemble la dignité de la Nation”. Il indique que les actions qui seront réalisées devront s’inscrire dans une voie claire de réformes véritables guidée par le respect, la solidarité et la cohésion.

  • GOUVERNEMENT – Le Colonel Michaël Randrianirina donne deux mois aux nouveaux ministres pour faire leur preuve

    GOUVERNEMENT – Le Colonel Michaël Randrianirina donne deux mois aux nouveaux ministres pour faire leur preuve

    Antananarivo, 28 Octobre, 13h55 – Un ultimatum de performance. Les membres du Gouvernement Herintsalama Rajaonarivelo fraîchement nommés ce mardi auront un délai maximal de deux mois pour faire leurs preuves dans la mise en œuvre de la politique publique pour la Refondation. Ces résultats devraient être clairement perceptibles, avertit le Président de la “Refondation”, le Colonel Michaël Randrianirina. L’absence de résultats clairs et concrets à l’issue de cette période sera alors interprétée comme un échec. Ce qui entraînera un remaniement au sein du Gouvernement, assure le Chef de l’Eta

  • INSTITUTION – La liste des membres du gouvernement de la « Refondation »

    INSTITUTION – La liste des membres du gouvernement de la « Refondation »

    Les nouveaux membres du gouvernement de la « Refondation » sont officiellement présentés ce mardi au Palais d’État d’Iavoloha.

     

    Ministre d’Etat auprès de la Présidence chargée de la Refondation : Lobo Hanitriniaina Razafimanantsoa

    Ministre des Forces armées : Général de division : Maminirina Ely Razafitombo

    Ministre des Affaires étrangères :  Christine Razanamahasoa

    Ministre de la Justice, Garde des sceaux : Fanirisoa Ernaivo

    Ministre de l’Intérieur et de la décentralisation : Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana

    Ministre de l’Economie et des Finances : Herinjatovo Aimé Ramiarison

    Ministre de la Sécurité publique : Inspecteur général de police Eric Michel Wouli Soumah Idrissa,

    Ministre de l’Aménagement du territoire et des services fonciers : Général de division Lylison René de Roland

    Ministre de la Santé publique : Dr Monira Managna

    Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Ndaohialy Ravonimanantsoa

    Ministre de l’Education nationale :  Karena Elys Hanitriniaina

    Ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle : Antonio Tsilefa

    Ministre de l’Agriculture et de l’élevage : José Nirina Rasatarimanana

    Ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé : Andriniaina Rasoarahona

    Ministre du Commerce et de la consommation : Haingotiana Michela Angèle Andriamadison

    Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique : Soatiana Bety Léonne Florent

    Ministre des Transports : Juste Crescent Raharisone

    Ministre de l’Energie et des hydrocarbures : Ny Ando Ralitera

    Ministre des Mines et des ressources stratégiques : Carl Andriamparany

    Ministre des Travaux publics : Henri Jacob Razafindrianarivo

    Ministre de la pêche et de l’économie bleue : Chan Kit Waye Jaco

    Ministre de l’Environnement et du développement durable : Michael Manesimana

    Ministre du Tourisme et de l’artisanat : Lucie Vololoniaina

    Ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’hygiène : Minosoa Anjaratiana Elia Razafindrianiaina

    Ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications  : Mahefa Andriamampiadana

    Ministre de la Population et des solidarités : Sidonie Raharinirina

    Ministre de la Jeunesse et des sports : Alain Désiré Rasambany

    Ministre de la Communication et de la culture : Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony

    Ministre délégué de la gendarmerie nationale : Général de divison Marima Bama

  • GOUVERNEMENT – Marie Michelle Sahondrarimalala quitte son poste de ministre de l’Éducation nationale avant la formation du nouveau gouvernement

    GOUVERNEMENT – Marie Michelle Sahondrarimalala quitte son poste de ministre de l’Éducation nationale avant la formation du nouveau gouvernement

    Antananarivo, 28 Octobre, 6h30 – Démission. La ministre de l’Education nationale sortante, Marie Michelle Sahondrarimalala, annonce mettre elle-même fin à ses fonctions alors que son successeur n’est pas encore nommé. Censée assurer l’expédition des affaires courantes jusqu’à la désignation du prochain ministre, elle indique cependant que “les conditions ne permettent plus d’assurer de manière optimale la gestion et le bon fonctionnement du ministère, ainsi que la conduite efficace des affaires courantes”.

    Pour la ministre sortante, cette situation vient du “contexte institutionnel, social et politique actuel” qui ne garantit plus la stabilité et l’efficacité du service public de l’éducation. Elle évoque la suspension de nombreuses activités et du travail au sein du ministère depuis le changement à la direction du pays. Elle espère qu’avec sa décision, les autorités compétentes pourront “prendre en toute légitimité les mesures appropriées” pour pallier les difficultés et pour “permettre la continuité du service public de l’enseignement”.

    Depuis l’annonce de la dissolution du gouvernement par Andry Rajoelina le 29 septembre, puis la nomination d’un nouveau Premier ministre, les ministres sortants avaient pour mission d’expédier les affaires courantes. Cette disposition devait être maintenue avec la nomination d’un autre Premier ministre par le président de la Refondation de la République le 20 octobre. Mais depuis le départ en exil d’Andry Rajoelina et la désignation d’un chef d’Etat par intérim, Marie Michelle Sahondrarimalala avait annoncé “ranger au placard talons et costumes pour un moment”. Elle avait alors pris le leadership de la contestation du régime de la Refondation.

    Dans sa déclaration publiée lundi, la ministre de l’Education nationale sortante annonce qu’elle demeure “pleinement investie, sous d’autres formes, dans la construction d’une nation malgache forte, digne et prospère”. Élue députée à Fianarantsoa sous les couleurs de la plateforme Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina (Irmar), elle devrait retrouver son siège à Tsimbazaza. En attendant la décision de la Haute cour constitutionnelle en ce sens, elle fait partie de la délégation d’Andry Rajoelina dans les discussions avec les missions internationales et dirige les mouvements de contestation dans les rues. Elle représente également le président déclaré absent par la HCC dans des missions plus nationales.

  • INSTITUTION – La requête d’Andry Rajoelina demandant la reconsidération de la décision de la HCC jugée irrecevable

    INSTITUTION – La requête d’Andry Rajoelina demandant la reconsidération de la décision de la HCC jugée irrecevable

    Antananarivo, 27 Octobre, 11h15 – “Les arrêts et décisions de la Haute cour constitutionnelle (HCC) ne sont susceptibles d’aucun recours”. La HCC déboute Andry Rajoelina de sa requête en reconsidération de la décision de la Cour et de rétablissement de l’ordre constitutionnel. Elle fonde l’irrecevabilité de la requête non parce que le requérant n’a pas la qualité pour le faire, mais plutôt parce que “les arrêts et décisions de la HCC s’imposent à tous les pouvoirs publics ainsi qu’aux autorités administratives et juridictionnelles”.

     

    Via ses conseils, le président constaté absent a “requis la Cour de céans de reconsidérer la décision, de rétablir ainsi l’ordre constitutionnel par application stricte de la disposition de la Constitution relatif à la suppléance du Chef de l’Etat”, rapporte la HCC. Selon la Cour d’Ambohidahy, il s’agit d’une “requête [qui] s’apparente à un véritable recours, tendant à amener la Haute Cour de céans à revenir sur sa décision”. A l’en croire, l’objectif du requérant est d’amener la Haute Cour “à rediscuter le dispositif de sa décision et les considérants qui en constituent le soutien”.

     

    Dans sa décision, la HCC ne se prononce pas sur la qualité du requérant et ne prononce pas l’irrecevabilité par rapport au statut du président dont le poste a été constaté vacant dans la décision “attaquée”. Elle souligne juste qu’il est “loisible à toutes les autorités limitativement habilitées à saisir la Haute Cour Constitutionnelle afin d’obtenir plus d’éclaircissement sur sa décision, même sans texte”. Elle précise que ces autorités “ne sauraient être recevables lorsqu’elles amènent la Cour à réexaminer le bien fondé de sa décision”.

     

    Dans sa requête, Andry Rajoelina, invoque “l’irrégularité de la saisine du Vice Président de l’Assemblée Nationale”. Il soulève également “l’atteinte à l’indépendance et à l’impartialité des juges constitutionnels, le défaut de délibération et la falsification apparente de l’heure de décision, ainsi que le non-respect du principe du contradictoire”. Il dénonce également une “erreur dans la définition constitutionnelle de la vacance de poste de Président de la République” et “la désignation d’une autorité militaire pour exercer les fonctions de Chef de l’Etat”.

     

    Selon la Constitution, en cas de vacance de la présidence, “les fonctions du chef de l’État sont

    exercées par le Président du Sénat”. Et “en cas d’empêchement du Président du Sénat constatée par la HCC, les fonctions de chef de l’État sont exercées collégialement par le Gouvernement”. Or, dans sa décision du 14 octobre, la HCC avait indiqué que “le Gouvernement se trouve également dans l’impossibilité de remplir l’obligation de faire fonctionner la vie de la nation tel que le prévoit la Constitution”. D’où sa décision de confier les attributions du chef de l’Etat à “l’autorité militaire compétente incarnée par le Colonel Michaël Randrianirina”.

  • GOUVERNEMENT – La nomination des ministres toujours en attente, les consultations des acteurs se poursuivent 

    GOUVERNEMENT – La nomination des ministres toujours en attente, les consultations des acteurs se poursuivent 

    Antananarivo, 27 Octobre, 6h05 – “Concertation avec tous les acteurs” et “intérêt général”. La présidence de la Refondation de la République n’entend pas se précipiter pour nommer les membres du gouvernement de Herintsalama Rajaonarivelo. A en croire un communiqué publié dans la nuit, les autorités de la Refondation poursuivent encore les “consultations avec l’ensemble des acteurs concernés”. Si l’on en croit le document de la présidence, il s’agit de privilégier la “concertation” et de s’assurer que les nominations répondent à “l’intérêt général”.

     

     

    Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, a pourtant annoncé souhaiter que les ministres soient nommés en fin de semaine. Mais la nomination ne s’est pas faite ni samedi ni dimanche. Aucune date n’est donnée pour “l’annonce des membres qui constitueront le nouveau gouvernement”. La présidence indique juste que cela se fera “prochainement” sans plus de détails.

  • PARTENARIAT – Les priorités du Président de la Refondation alignées avec celles de l’Union Européenne, selon l’ambassadeur Roland Kobia

    PARTENARIAT – Les priorités du Président de la Refondation alignées avec celles de l’Union Européenne, selon l’ambassadeur Roland Kobia

    Antananarivo, 26 Octobre, 10h30 – Convergence stratégique. Les priorités du nouveau régime en place sont alignées avec celles de l’Union Européenne, note l’ambassadeur Roland Kobia sur son compte Facebook. Le diplomate européen a livré ce constat, à l’issue de la rencontre entre les membres du Corps diplomatique au pays et le Président de la Refondation de la République de Madagascar, le Colonel Michael Randrianirina, vendredi.

     

    L’Union Européenne note avec “satisfaction”, selon son ambassadeur, la volonté du Chef de l’État malgache de mettre un accent sur le travail à haut impact bénéficiant directement à la population, que ce soit pour l’eau potable ou l’électricité. Roland Kobia fait également référence aux investissements dans le capital humain sur lesquels s’engage le régime actuel. Ce sont autant de priorités sur lesquelles l’Union Européenne travaille déjà, souligne-t-il.

     

    Roland Kobia indique aussi avoir accueilli favorablement l’engagement du Colonel Michael Randrianirina en faveur de la démocratie, de l’état de droit, de la bonne gouvernance ainsi que de la lutte contre la corruption. Il souligne néanmoins l‘importance d’un environnement propice à l’entrepreneuriat et aux investissements. C’est la clé, selon lui, pour créer les emplois et générer la croissance que recherche le pays.

     

    Le Corps diplomatique aurait par ailleurs insisté sur la nécessité d’un dialogue continu, participatif et inclusif. Cette approche devra permettre notamment à la GenZ ainsi qu’à la société civile d’être non seulement écoutées mais surtout prises en compte dans le processus décisionnel, expose l’ambassadeur de l’Union Européenne.

     

    Photo : Roland Kobia

  • DÉFENSE NATIONALE – L’Etat-major des Armées met en garde les militaires auteurs de dérives

    DÉFENSE NATIONALE – L’Etat-major des Armées met en garde les militaires auteurs de dérives

    Antananarivo, 25 Octobre, 20h55 – “La période de l’indulgence est terminée”. Le général Demosthene Pikulas, chef d’Etat-major des Armées veut rétablir les règles au sein des Armées. “Désormais, il n’y aura plus de clémence pour ceux qui commettent des dérives”, indique le chef de commandement des Armées malgaches en marge des assises militaires qui se sont tenues à Andohalo, vendredi.

     

    L’officier général évoque des mesures immédiates prises à l’encontre des militaires auteurs d’éventuels dérives. Il est donc “dit” à tous les militaires à travers l’île s’il y a pas de l’autorisation des responsables hiérarchiques, il n’est pas recommandé “de manifester ici et là, que ce soit sur les réseaux sociaux, en public, ou en prenant la parole de différentes manières”.

     

    Selon le général Demosthene Pikulas, “le commandement de toute l’armée émane d’Andohalo”. Il a appelé les militaires à ne suivre “que les ordres provenant de cette instance”, tout en les invitant à ne pas douter de cette autorité.

     

    Il y a quelques jours, un officier général accompagné de quelques personnes est descendu sur la Place du 13 Mai, et a fait part de son souhait de “mettre en place un régime répondant aux revendications de la population”.

  • MANIFESTATIONS – Les partisans du président déchu Andry Rajoelina investissent la Place du 13 Mai

    MANIFESTATIONS – Les partisans du président déchu Andry Rajoelina investissent la Place du 13 Mai

    Antananarivo, 25 Octobre, 18h50 – “Ce n’est pas parce que les partisans du président de la République Andry Rajoelina ont choisi de se taire qu’ils acceptent la situation”. Marie Michelle Sahondrarimalala, ministre de l’Education nationale sortante a été à la tête des partisans du président déchu Andry Rajoelina ce samedi sur la Place du 13 Mai puis devant la Haute cour constitutionnelle. Pour elle, la manifestation était l’occasion de rappeler que “Andry Rajoelina reste le président de la République” et que le Colonel Michaël Randrianirina est un “chef d’Etat provisoire, intérimaire”.

    Dans son discours, la ministre de l’Education nationale sortante dénonce ce qu’elle qualifie de “prise de pouvoir par la force”, de “coup d’Etat armé” et “par des gradés politiciens”. A l’entendre, “le terrorisme a commencé depuis que le chef de l’Etat provisoire et par intérim a prêté serment”. Devant une foule réclamant “le respect de la loi” sur la Place du 13 Mai, elle affirme que “les gens n’osent plus s’exprimer parce que le pays est dirigé par les armes”. Elle rapporte “des bureaux de fokontany scellés et des chefs de fokontany obligés de faire la passation de service”. Elle évoque également une “chasse aux sorcières”. “C’est inacceptable, ce n’est pas le Madagascar que nous voulons”, poursuit-elle encore.

    Rinah Rakotomanga, ancienne directrice de la communication de la présidence de la République qui était également en première ligne lors de la manifestation de ce samedi, appelle au dialogue. “Nous ne sommes pas en guerre. Discutons”, invite-elle. Évoquant des divergences de vues et d’opinions, elle soutient que la solution se trouve autour d’une table. “Il faut cesser de terroriser les gens”, conclut-elle, affirmant ne pas avoir peur des perquisitions parce qu’elle n’a fait aucun mal.