Catégorie : Politique

  • DIPLOMATIE – L’Ambassadeur du Royaume-Uni affirme comprendre “la prudence du président de la Refondation face à certaines influences étrangères”

    DIPLOMATIE – L’Ambassadeur du Royaume-Uni affirme comprendre “la prudence du président de la Refondation face à certaines influences étrangères”

    Antananarivo, 25 Octobre, 9h50 – Méfiance. “De nombreux acteurs qui tentent d’asseoir leur influence ne soutiennent pas les élections libres et justes, la lutte contre la corruption ou la liberté d’expression et de réunion”, reconnaît l’ambassade du Royaume Uni dans un communiqué publié vendredi. Or, ces valeurs, affirme le communiqué, ont été “défendues ces dernières semaines par le président de la Refondation de la République”, le colonel Michaël Randrianirina. Mais il s’agit aussi de “valeurs essentielles au travail du Royaume Uni”, poursuit-il encore.

     

    L’ambassadeur du Royaume Uni, qui était parmi les ambassadeurs reçus vendredi à Iavoloha, affirme alors “soutien inconditionnel à deux principes importants : des élections libres et équitables ainsi que la lutte contre la corruption”. Il dit également comprendre que le président de la Refondation qui a réclamé ces principes soit prudent “face à certaines influences étrangères” qui ne partageraient donc pas ces valeurs. Il invite ainsi “tous les partenaires” à “agir avec transparence” et à “partager leurs actions à Madagascar”, comme le fait le Royaume Uni.

     

    Le Royaume Uni insiste sur l’importance d’élections libres et justes parce qu’un gouvernement qui ne remporte pas les élections de cette manière “n’aura pas la volonté de servir les intérêts de la population”. Il met également en avant la nécessité de lutter contre la corruption parce que cela offre “une énorme opportunité”. “Lorsque les criminels sont poursuivis équitablement et ouvertement, cela envoie un message clair que les personnes devraient craindre de s’approprier les ressources du pays”, souligne l’ambassade britannique. “Cela favorise la restitution d’importantes ressources à ceux à qui elles ont été volées”, ajoute-t-il encore.

  • CITOYENNETÉ -Les autorités décrètent la perte de la nationalité malgache d’Andry Rajoelina

    CITOYENNETÉ -Les autorités décrètent la perte de la nationalité malgache d’Andry Rajoelina

    Antananarivo, 24 octobre, 20h40 – Une décision forte de la part des nouvelles autorités. Le journal officiel du 24 octobre, fait état du décret portant déclaration de perte de la nationalité malgache du président déchu Andry Rajoelina. Le décret en question a été signé par Herintsalama Rajaonarivelo, Premier ministre, ce vendredi.

    Andry Rajoelina avait acquis la nationalité française par naturalisation en novembre 2014. Sa situation avait provoqué des débats sur la possibilité de sa candidature à la présidentielle de 2023. La Haute Cour constitutionnelle (HCC) avait néanmoins validé sa candidature, considérant “qu’aucun des 28 prétendants à être candidat à l’élection présidentielle du 9 novembre 2023 notamment Monsieur Rajoelina Andry Nirina n’a fait l’objet d’un décret déclarant ou constatant la perte de la nationalité malagasy”.

  • PARLEMENT – Siteny Randrianasoloniaiko en déplacement à Maurice « en tant que président du Comité olympique malgache », selon l’Assemblée nationale

    PARLEMENT – Siteny Randrianasoloniaiko en déplacement à Maurice « en tant que président du Comité olympique malgache », selon l’Assemblée nationale

    Antananarivo, 24 Octobre, 17h00 – Une haute autorité en déplacement à l’étranger. Siteny Randrianasoloniako, président de l’Assemblée nationale est actuellement en voyage à Maurice. Selon la Chambre basse, il honore une invitation à “assister à l’Assemblée générale élective du comité olympique mauricien” en tant que président du comité olympique malgache (COM) et président de la zone 7 de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (Acnoa).

    L’Assemblée nationale n’a pas précisé la durée du séjour de son président à Maurice. La Chambre basse tient toutefois à souligner que ce déplacement “n’a aucun lien avec les affaires nationales ni avec la politique intérieure”. L’élu de Toliara y assistera en qualité d’observateur à l’assemblée générale du comité olympique mauricien prévue ce samedi.

    Malgré l’absence du président, l’Assemblée nationale “tourne comme au quotidien”. C’est le secrétaire général qui assure les affaires courantes, indique Calvin Randriamahafanjary, secrétaire général. Seules les séances plénières sont suspendues, en attendant le retour du président de l’Assemblée nationale, poursuit-il encore. A l’entendre, les commissions peuvent se réunir s’il y a des travaux à faire.

    Après la destitution du bureau permanent, seul le président de l’Assemblée nationale a pu être élu. Les députés semblent avoir du mal à passer à l’élection des autres membres du bureau permanent.

  • ADMINISTRATION – La préfecture d’Antananarivo attend l’instruction du ministère pour fixer une nouvelle date des élections dans les 192 fokontany

    ADMINISTRATION – La préfecture d’Antananarivo attend l’instruction du ministère pour fixer une nouvelle date des élections dans les 192 fokontany

    Antananarivo, 24 Octobre, 12h15 – Après l’annonce du report des élections dans les 192 fokontany de la Commune urbaine d’Antananarivo, la préfecture indique vouloir “attendre des instructions avant de procéder” au scrutin. A en croire le Général Angelo Ravelonarivo, préfet d’Antananarivo, “ils attendent une date donnée par le ministère de l’intérieur”.

    Il évoque une situation “d’urgence” du fait que de nombreux fokontany sont fermés et ne peuvent pas fournir les services essentiels demandés par les citoyens. Ces élections “doivent être effectuées rapidement”, poursuit-il.

    C’est au ministère selon lui de décider du mode de scrutin. Selon les textes, l’élection des présidents de fokontany pour Antananarivo est effectuée en Assemblée générale et par vote à main levée. Or, cela “pourrait engendrer des représailles” selon lui. “Si on fait un vote secret, il pourrait y avoir de la corruption” donc, il “vaut mieux que ce soit directement le ministère qui établisse le mode de scrutin”, ajoute le préfet.

    Pour Todisoa Andriamampandry, député élu dans le sixième arrondissement de la capitale, en attendant les nouvelles élections, “les nouveaux Chefs de Fokontany nommés et notifiés devraient prendre leurs fonctions pour assurer la continuité des services publics”.

    Après une rencontre avec le préfet, jeudi, des députés issus de la plateforme Firaisankina et Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony veulent passer à l’initiative législative. A en croire l’élu du troisième arrondissement, “il faut absolument une base juridique pour commencer”. Il évoque le mandat d’un chef fokontany, le modèle de processus électoral prenant en compte le cas particulier d’Antananarivo, ainsi que le profil des personnes à élire. Ces parlementaires indiquent leur intention de présenter une proposition de loi à l’Assemblée nationale, concernant la tenue des élections des chefs de fokontany.

  • PARLEMENT – L’élection des membres du bureau permanent à l’Assemblée nationale à nouveau reportée

    PARLEMENT – L’élection des membres du bureau permanent à l’Assemblée nationale à nouveau reportée

    Antananarivo, 24 Octobre, 10h50 – L’Assemblée nationale n’arrive toujours pas à compléter les membres du bureau permanent. L’élection prévue pour élire les vice-présidents, les questeurs et les rapporteurs prévue mercredi soir n’a pas eu lieu au dernier moment. Elle est reportée à une date ultérieure, indique le tableau d’affichage.

    “Presque tous les députés ont été présents pour cette session destinée pour l’élection des membres du bureau permanent à 18h (mercredi)”, raconte le service de la communication de l’Assemblée nationale. “Ces députés ne sont pas parvenus à débuter cette session et se sont volatilisés à partir de 20 heures”, poursuit notre source.

    Selon des députés qui ne veulent pas être cités, ils n’arrivent pas à se mettre d’accord sur la composition du bureau permanent. A l’en croire, “des députés veulent un équilibre de force alors que d’autres veulent une élection libre”.

    L’élection des membres du bureau permanent a déjà figuré à l’ordre du jour de la session extraordinaire la semaine dernière. Finalement, il n’y a pas eu de session et tout a été repoussé. Siteny Randrianasoloniaiko, président de cette Chambre avait expliqué en marge de l’ouverture officielle de la session parlementaire, mardi, que les députés ont privilégié la prestation de serment à la place de cette élection à l’Assemblée nationale.

    Jusqu’à ce vendredi, il n’y a que le président de l’Assemblée nationale qui a l’habileté à diriger une session. Alors que des sources indiquent que celui-ci est en déplacement à Maurice, à partir de ce vendredi. Quatre jours après l’ouverture de la session, l’Assemblée nationale n’a pas encore d’ordre du jour.

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  • ANTSIRANANA – Le Maire Jean Luc Djavojozara de retour dans sa ville après plusieurs mois d’exil

    ANTSIRANANA – Le Maire Jean Luc Djavojozara de retour dans sa ville après plusieurs mois d’exil

    Antananarivo, 24 Octobre, 6h05 – Retour triomphal. La ville d’Antsiranana en liesse jeudi matin pour accueillir son maire, longtemps en exil suite à des affaires judiciaires. Gracié par l’ancien président Andry Rajoelina avant qu’il quitte le pouvoir, Jean Luc Djavojozara est de retour dans sa ville.

     

    La population locale est venue en masse pour accueillir son édile depuis l’aéroport de la ville. Des maires d’autres communes avoisinantes ont aussi fait le déplacement pour honorer le retour de Jean Luc Djavojozara. C’est « une victoire » selon les cris de la population tout le long de la route.

     

    Très ému, en larmes, Jean Luc Djavojozara parle de sa cavale et la qualifie de “très dure”. “Si ce n’était pas pour nos enfants, je ne serais pas de retour”, ajoute-t-il à son arrivée. Beaucoup de travail est encore à faire dans la ville d’Antsiranana, poursuit-il.

     

    Jean Luc Djavojozara a été élu à plus de 60% des voix lors des dernières élections municipales décembre dernier. Bien qu’en exil, et nayant pas participé à la campagne électorale, il a obtenu la majorité des voix pour investir l’Hôtel de ville d’Antsiranana.

     

    En septembre 2024, le Pôle anti-corruption l’a condamné à cinq ans de prison ferme et à une amende ferme de 20 000 000 ariary. À cette peine s’ajoute l’incapacité d’exercer une fonction publique durant une période de trois ans. Ces partisans parlent d’une élimination politique, puisqu’il est une personne respectée dans sa cité et était favori pour briguer un autre mandat.

     

    Photo : Commune urbaine Antsiranana

  • DIPLOMATIE – L’ambassadeur de France chez les nouveaux dirigeants de la transition  

    DIPLOMATIE – L’ambassadeur de France chez les nouveaux dirigeants de la transition  

    Antananarivo, 23 octobre, 18h30 – Le ballet diplomatique commence. L’ambassadeur de France, Arnaud Guillois, s’est déplacé auprès du Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, au palais d’Iavoloha, et du Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo, à Mahazoarivo, ce jeudi.

     

    Le diplomate français discute avec les nouvelles autorités des “défis politiques de la transition en cours et les perspectives de progrès démocratiques pour Madagascar”, selon le communiqué. L’ambassadeur a “insisté sur la nécessaire prise en compte des aspirations démocratiques et légitimes exprimées avec force par la société civile et la jeunesse” et souligne l’ “importance d’associer pleinement les civils au processus en cours et d’organiser des élections dans un délai raisonnable”.

     

    Au cours des deux rencontres, Arnaud Guillois aborde, entre autres, des sujets comme l’ “accès à l’eau et l’électricité, l’éducation, l’enseignement supérieur et la formation ainsi que la lutte contre la corruption”, toujours selon le communiqué. Il émet auprès de ses interlocuteurs “le souhait de la France d’orienter la relation selon les besoins exprimés par les nouvelles autorités et par la population”, selon le communiqué de l’ambassade.

     

    Arnaud Guillois est le deuxième ambassadeur à rencontrer le Colonel Michaël Randrianirina après sa prestation de serment, au cours de laquelle plusieurs diplomates en poste à Antananarivo avaient répondu présent, le 17 octobre. Il avait déjà reçu Andrey Andreev, l’ambassadeur de Russie le 21 octobre. Les deux parties “ont discuté des questions de la coopération amicale entre la Russie et Madagascar durant la période de transition”, relate le communiqué de l’ambassade de la Fédération de la Russie.

     

    Photo : Primature

  • GOUVERNANCE – Les élections au niveau des 192 fokontany de la Cua finalement repoussées, selon le Préfet d’Antananarivo

    GOUVERNANCE – Les élections au niveau des 192 fokontany de la Cua finalement repoussées, selon le Préfet d’Antananarivo

    Antananarivo, 23 Octobre, 16h05 – La préfecture d’Antananarivo fait machine arrière. Il n’y aura pas d’élection de chefs fokontany dans les 192 fokontany de la Capitale ce dimanche. Le Général Angelo Ravelonarivo, préfet d’Antananarivo indique qu’il a reçu une instruction pour annuler ces scrutins.

    “Nous avons reçu l’ordre ce matin d’annuler ces élections. Étant militaire, j’obéis aux ordres”, indique le Préfet pour annoncer ce retour en arrière sur sa décision. L’officier de la gendarmerie indique que la préfecture et les districts se sont déjà préparés depuis quelques temps pour ces élections au niveau des fokontany.

    “Le statut particulier de la commune urbaine d’Antananarivo dispose que s’il y a un nouveau maire, les chefs de fokontany sont automatiquement remplacés”, annonce le Préfet qui estime que c’est une disposition que “tout le monde devrait déjà le savoir”.

    Mercredi, Angelo Ravelonarivo a laissé entendre que de nombreux fokontany de la Commune urbaine d’Antananarivo ne fonctionnent plus. Il a rapporté des présidents qui ne peuvent plus entrer dans leur bureau, ne permettant pas à l’administration de fonctionner.

  • JUSTICE – Le Syndicat des magistrats donne 48 heures aux décideurs afin de régler les problèmes au niveau des prisons

    JUSTICE – Le Syndicat des magistrats donne 48 heures aux décideurs afin de régler les problèmes au niveau des prisons

    Antananarivo, 23 Octobre, 15h35 – Le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) tire la sonnette d’alarme concernant les problèmes au niveau des maisons carcérales. Lors d’une conférence de presse organisée, mercredi, Mbitanarivo Andriantsihorisoa, président de ce mouvement syndical, qui est également leur porte-parole , donne 48 heures aux autorités “pour trouver des solutions”.

    “Nous n’empêchons pas la grève des agents pénitentiaires”, lance d’abord le magistrat. Mais, il estime que la situation est devenue insupportable. “Toutes les affaires pénales en cours ont déjà des répercussions au niveau des officiers de police judiciaire et au niveau des tribunaux” , souligne le président du SMM.
    Des nombreux détenus qui devaient être en détention provisoire restent au niveau des bureaux de la police ou de la gendarmerie. Il y a aussi des personnes qui devraient être libérées et restent encore en prison, poursuit-il.

    Le syndicat des magistrats appelle les autorités compétentes, que ce soit au sein de l’administration pénitentiaire, du ministère de la Justice, ou “ceux qui viennent de prendre le pouvoir”, à examiner de près la situation qui prévaut dans les prisons. “Nous posons un ultimatum de 48 heures pour qu’une solution durable et rapide soit trouvée”, ajoute-t-il.

    Cela fait déjà à peu près un mois que le syndicat des pénitenciers de Madagascar est entré en grève et ne reçoit plus de nouveaux détenus. Il réclame entre autres ne plus être rattaché au niveau du ministère de la Justice pour un secrétariat d’Etat et la révision de leur situation.

  • PARLEMENT – Le groupement parlementaire Irmar revendique toujours “la majorité” à l’Assemblée nationale dans un communiqué

    PARLEMENT – Le groupement parlementaire Irmar revendique toujours “la majorité” à l’Assemblée nationale dans un communiqué

    Antananarivo, 13h55 – Le groupe parlementaire soutenant l’ancien régime sort du silence. Dans un communiqué publié, mardi, la plateforme Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) affirme qu’il détient toujours la majorité à l’Assemblée nationale avec 106 députés au total. Il souligne dans le communiqué que son président “n’a reçu aucune lettre de démission officielle, ne serait-ce qu’une, de la part d’un député”. Ce communiqué ajoute que c’est également le cas du secrétaire général de l’Assemblée Nationale. Celui-ci “n’a reçu aucune notification officielle concernant la démission d’un député, la désaffiliation de ce groupement, même pas un seul”, poursuit le communiqué.

    Le communiqué contredit ce qu’il qualifie “d’allégations” selon lesquelles certains députés élus sous les couleurs IRMAR auraient déposé une lettre de démission, provoquant un changement dans l’équilibre des forces au sein de l’Assemblée Nationale. “Il n’y a eu aucun changement légal ou officiel entériné par les instances parlementaires, concernant la composition du groupe ou son statut majoritaire”, peut-on encore y lire.

    Mardi, Hanitra Razafimanantsoa, président du groupement parlementaire Firaisankina, avait rapporté que la majorité à l’Assemblée nationale est détenue par son groupement qui dispose de 21 députés. L’élue du premier arrondissement de la Capitale avait ajouté que de nombreux députés appartenant au groupement Irmar “ont quitté” leur rang. Une affirmation confirmée par certains députés Irmar, ce qui avait été mis en avant par le groupe Firaisankina pour justifier son initiative.