Catégorie : Politique

  • GOUVERNEMENT – Herintsalama Rajaonarivelo, une figure influente du secteur privé, au poste de Premier ministre

    GOUVERNEMENT – Herintsalama Rajaonarivelo, une figure influente du secteur privé, au poste de Premier ministre

    Antananarivo, 20 Octobre, 18h45 – Consultant international de premier plan et figure emblématique du patronat, Herintsalama Rajaonarivelo est celui sur lequel le choix du Colonel Michael Randrianirina s’est finalement porté pour être son Premier Ministre. C’est cet expert économique malgache qui va donc diriger le Gouvernement de la Refondation.

    Nommé pour être à la tête d’un gouvernement “civil”, Herintsalama Rajaonarivelo se présente comme un pivot entre les institutions internationales et le secteur privé national. Il avait notamment couvert le rôle de consultant international pour le compte de la Banque mondiale, de l’Union Européenne ou encore du Comesa. Sans parler des travaux techniques qui l’impliquaient dans le commerce international, que ce soit pour l’Organisation mondiale du commerce, la Commission de l’océan Indien, ou l’Accord ACP-UE qui désigne le cadre juridique, politique et économique réunissant l’Union européenne à un large groupe de pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP).

    Herintsalama Rajaonarivelo est parallèlement un technocrate chevronné issu du monde des affaires et un leader respecté du secteur privé. Trois mandats en tant que président du Groupement du patronat Malagasy (Fivmpama) ne fait que souligner son influence mais également son expérience sur le secteur privé. Il a par ailleurs participé à l’élaboration de programme en appui institutionnel au Gouvernement de Madagascar, à l’instar du Fonds d’appui au secteur privé avec la Banque mondiale, le Programme d’appui au développement du secteur privé soutenu par le Fonds Européen de Développement (FED), ou du Fonds de Portage et de Privatisation.

    Avant cette nomination en tant que Premier ministre, Herintsalama Rajaonarivelo, a été président du Conseil d’administration de la BNI Madagasikara. Mais il a déjà également été au sein des Conseils d’administration des assurances Aro, de Galana Raffineries, de Madarail ou encore de l’Ostie ou de l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM).

     

  • TSIMBAZAZA – L’Assemblée nationale toujours en attente de la constitution de son bureau permanent

    TSIMBAZAZA – L’Assemblée nationale toujours en attente de la constitution de son bureau permanent

    Antananarivo, 20 octobre 2025 – L’élection des membres du nouveau bureau permanent de l’Assemblée nationale prend du temps. Après les séances plénières de destitution du bureau permanent et d’élection du nouveau président de la Chambre basse du 15 octobre, Tsimbazaza grouille de députés mais n’arrive plus à organiser une séance plénière.

    Selon l’ordre du jour annoncé, la séance plénière pour l’élection des vice-présidents, des questeurs, du rapporteur général et du rapporteur général adjoint aurait dû se tenir depuis le jeudi 16 octobre, après la passation entre Justin Tokely et son successeur Siteny Randrianasoloniaiko. Jusqu’à lundi matin, il n’en est rien. Selon une source proche du dossier, la séance devrait reprendre ce lundi. “Nous sommes prêts et n’attendons que la décision des députés pour y aller”, confie une source auprès de l’administration de l’Assemblée nationale.

    Selon certains élus, les tractations vont bon train ces derniers jours et aucun consensus n’a été trouvé entre les tendances politiques à Tsimbazaza. “Si vous [députés issus du groupe Isika rehetra miaraka amin’i filoha Rajoelina ou Irmar], ne vous conformez pas à l’esprit du mouvement sur la Place du 13 Mai, il vaut mieux dissoudre l’Assemblée nationale”, tonne le député Fidèle Razara Pierre du Tiako i Madagasikara (TIM) samedi à Analakely.

    Les députés sont en session extraordinaire depuis mardi. Ils avaient voté l’empêchement du président de la République alors que ce dernier avait dissous la Chambre basse. Sur leur lancée, ils ont destitué le bureau permanent avant d’élire un nouveau président, puis de tergiverser. Selon la Constitution, les parlementaires entreront en session ordinaire à partir de mardi 21 octobre.

  • DIPLOMATIE – Une première délégation de la SADC arrive à Madagascar dimanche 

    DIPLOMATIE – Une première délégation de la SADC arrive à Madagascar dimanche 

    Antananarivo, 20 Octobre, 6h30 – La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) commence le déploiement de sa mission sur la Grande île. Une première délégation chargée de l’appui technique est arrivée dimanche. Elle est dirigée par un fonctionnaire du secrétariat exécutif de l’organisation régionale. Les membres de l’équipe technique composée des États membres de la troïka de l’organe chargé de la coopération en matière politique, de défense et de sécurité sont attendus ce lundi.

     

    Comme indiqué dans le communiqué de la troïka de l’organe du 16 Octobre, il s’agira pour la délégation de la SADC d’effectuer “une mission d’établissement des faits”. Des consultations des partenaires comme la Commission de l’océan Indien (COI), l’Union africaine ou encore les Nations unies sont également prévues afin de s’assurer “que les interventions déployées à Madagascar soient coordonnées et complémentaires”.

     

    La mission devrait démarrer au plus tard le 22 octobre et un rapport de mission devrait être remis au plus tard le 31 octobre. La mission actuelle est prévue rester sur la Grande île jusqu’au 28 octobre.

  • INSTITUTION – Un rassemblement des “mpiandry” pour des séances de prières et d’encouragements à Iavoloha

    INSTITUTION – Un rassemblement des “mpiandry” pour des séances de prières et d’encouragements à Iavoloha

    Antananarivo, 19 Octobre, 20h05 – Ils étaient des dizaines de “mpiandry”, “bergers spirituels”, à s’être rendus au Palais d’Etat d’Iavoloha ce dimanche après-midi. Ils ont répondu à l’appel qu’a lancé le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, en début d’après-midi à la FJKM Ambohimalaza Kanana Vaovao. Etant “mpiandry” lui-même, le chef de l’Etat a invité ses pairs qui le souhaitent à venir assister à la séance de prières et d’encouragements qui a lieu à Iavoloha ce dimanche après-midi.

     

    Au surlendemain de sa prestation de serment, le Colonel Michaël Randrianirina a tenu à souligner qu’il est “un homme de Dieu, un homme d’Eglise”. “Si nous trébuchons, faites-nous part de ce qui ne va pas”, déclare-t-il dans son allocution à l’occasion du culte où les nouveaux membres du bureau de l’Eglise réformée FJKM ont été présentés. “Nous expliquons si cela peut l’être. Si nous ne pouvons pas expliquer, c’est une faute, donc, nous ajustons”, poursuit-il.

     

    Pour le président de la Refondation de la République, “Jésus sera notre balise pour que nous ne fassions pas n’importe quoi”. Dans son discours, il a également invité l’Eglise, notamment le FJKM, “à rester debout dans la mission qui lui a été confiée en tant que prophète”.

  • MUNICIPALITÉ – Harilala Ramanantsoa se dit prête à travailler avec tous ceux qui tiennent à Antananarivo

    MUNICIPALITÉ – Harilala Ramanantsoa se dit prête à travailler avec tous ceux qui tiennent à Antananarivo

    Antananarivo, 18 Octobre, 8h45 – Une main tendue. La maire d’Antananarivo, Harilala Ramanantsoa, annonce sa volonté de collaborer avec tous ceux qui tiennent à Antananarivo et qui agissent pour le bien de la Capitale. L’objectif, souligne-t-elle, est que “toutes les actions qui sont réalisées par l’administration municipale et ses 4 000 employés ainsi que les 53 conseillers municipaux aient des impacts sur le quotidien de la population”.

    “Je prendrai toujours soin d’Antananarivo”, indique-t-elle dans une déclaration vidéo publiée par la Commune urbaine d’Antananarivo. Elle martèle que son objectif, celui qu’elle avait il y a dix ans, et pour lequel elle continue de se battre aujourd’hui, est “de donner le meilleur d’elle-même pour assainir et pour réorganiser Antananarivo”.

  • ADMINISTRATION – Lova Narivelo “Paupil” Razafindrafito se retire de son poste de gouverneur de la Région Matsiatra Ambony

    ADMINISTRATION – Lova Narivelo “Paupil” Razafindrafito se retire de son poste de gouverneur de la Région Matsiatra Ambony

    Antananarivo, 17 Octobre, 18h30 – “Démission”. Lova Narivelo “Paupil” Razafindrafito annonce ce vendredi s’être retiré de son poste de Gouverneur de la Matsiatra Ambony. Assurant cette fonction depuis six ans, ce haut fonctionnaire confie avoir remis sa démission au ministère de la Décentralisation, avant de transférer la gestion provisoire des affaires au Secrétariat général de la Région.

    Il s’agit d’une démission de principe, à en croire les explications de l’ancien gouverneur. Elle serait avant tout motivée par la nécessité d’une rupture politique avec le nouveau régime qui vient de se mettre en place. “Je réaffirme mon attachement au respect des lois en vigueur et maintiens l’éthique comme fondement d’une citoyenneté responsable”, lance Lova Narivelo “Paupil” Razafindrafito qui avait été nommé gouverneur de la région Matsiatra Ambony au mois de septembre 2019 par l’ancien président de la République, Andry Rajoelina.

    Bien que le gouverneur démissionnaire soit satisfait de son bilan au sens du travail entrepris, il demeure mesuré quant à sa contribution au développement de la région qu’il avait à sa charge. “Il est probable que des imperfections aient été relevées, ou que des erreurs aient été commises. Cela constitue néanmoins la modeste contribution réalisée au service de la Nation, laquelle nécessite encore une reconstruction d’envergure”, lâche-t-il.

  • INSTITUTION – Florent Rakotoarisoa appelle Andry Rajoelina à cesser de dénigrer la HCC auprès de la Communauté internationale

    INSTITUTION – Florent Rakotoarisoa appelle Andry Rajoelina à cesser de dénigrer la HCC auprès de la Communauté internationale

    Le président de la Haute cour constitutionnelle, Florent Rakotoarisoa, en appelle au “patriotisme” d’Andry Rajoelina qu’il a qualifié d’ancien président dans son discours après la prestation de serment du président de la Refondation de la République. “Nous vous demandons de cesser de dénigrer la Haute cour constitutionnelle à l’étranger et auprès des organisations internationales”, indique-t-il. Pour le président de la HCC, l’occasion est donnée aujourd’hui à Andry Rajoelina de montrer qu’il a “le sens de la démocratie et de l’écoute”.

    Dans la foulée, Florent Rakotoarisoa a tenu à rappeler le rôle qu’a joué l’institution qu’il dirige dans le dénouement de la crise. “Quand les choses ont chauffé, la HCC n’est pas partie d’ici mais s’est préparée à prendre les responsabilités qui sont les siennes”, souligne-t-il. “Nous avons remis de l’ordre dans le pays malgré les menaces et les violences que nous avons subies”, poursuit-il. Il rend hommage au passage aux membres de son institution “qui ne se sont pas enfuis et qui ont fait face”.

  • CRISE POLITIQUE – La société civile plaide pour un Premier ministre civil qui ne se présentera pas aux prochaines élections

    CRISE POLITIQUE – La société civile plaide pour un Premier ministre civil qui ne se présentera pas aux prochaines élections

    Antananarivo, 17 Octobre, 7h15 – La neutralité comme premier critère du Premier ministre de transition. La société civile soumet sa proposition de sortie de crise alors que le nouveau chef de l’Etat s’apprête à entrer en fonction. L’une de ses premières suggestions porte sur la nomination d’un chef de gouvernement “civil qui doit s’engager à ne pas se présenter aux prochaines élections”. La société civile évoque d’autres critères à remplir, mais ces critères devraient être définis lors du dialogue national dont elle appelle l’organisation et auquel elle se dit prête à participer.

    Pour la société civile, la nomination d’un Premier ministre doit se faire de façon concertée et dans le cadre d’un “dialogue national entre toutes les forces vives de la Nation”. Ce dialogue devrait ensuite aboutir à un “accord inclusif qui mettra en place les structures de conduite et de suivi de la transition pour la refondation”. C’est ce dialogue qui définira ensuite les critères que doit remplir le futur Premier ministre, propose-t-elle.

    Dans la déclaration numéro 4 qu’elle a publiée jeudi, la société civile insiste sur l’importance de “travailler de concert”. Elle parle d’un “devoir moral et politique” pour “faire en sorte que la lutte menée par les citoyens pour la défense de leurs droits n’ait pas été vaine”. Elle évoque aussi une “opportunité historique de mettre fin au cycle des crises, et de rebâtir le pays d’une manière innovante et responsable”. Mais elle insiste surtout sur “les conséquences morales, éthiques et socio-économiques de la mise en place des institutions et des règles pour la gestion de la transition sans concertation avec l’ensemble des parties prenantes”.

    La société civile estime “qu’une issue pacifique, juste, durable et défendable vis-à-vis de nos partenaires internationaux est toujours possible”. Mais il faut, pour cela, un dialogue national inclusif, une “démarche concertée”.

  • CRISE POLITIQUE – Le SG des Nations unies condamne le changement anticonstitutionnel de gouvernement à Madagascar et appelle au retour à l’ordre constitutionnel

    CRISE POLITIQUE – Le SG des Nations unies condamne le changement anticonstitutionnel de gouvernement à Madagascar et appelle au retour à l’ordre constitutionnel

    Antananarivo, 17 Octobre, 6h15 – Une autre condamnation. Le changement à la tête de la République de Madagascar passe mal auprès de l’Organisation des Nations unies (ONU). Son secrétaire général, Antonio Guterres, par la voix de son porte-parole, dit condamner ce qu’il qualifie de “changement anticonstitutionnel de gouvernement à Madagascar”. Il appelle alors “au retour à l’ordre constitutionnel et à l’Etat de droit”.

     

    Dans sa déclaration, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, rapporte également que le secrétaire général “prend note de la décision du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine de suspendre immédiatement la participation du pays à toutes les activités de l’Union, de ses organes et institutions, jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel dans le pays”. Il soulève également la disponibilité de l’ONU à “soutenir les efforts nationaux visant à s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité dans le pays”. Cet appui, souligne-t-il , se fera “en collaboration avec l’Union africaine, la Communauté de développement d’Afrique australe et d’autres partenaires internationaux”.

     

    Depuis le début de la crise, l’ONU suit de très près la situation à Madagascar. Il y a une semaine, le Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, s’était inquiété des “violences continues de la part de la gendarmerie contre les manifestants”. Il avait alors appelé les forces de défense et de sécurité à cesser tout recours à la force inutile et à respecter les droits à la liberté d’association et de réunion pacifique”. Il avait également dénoncé au moins 22 morts et plusieurs blessés, un chiffre contesté par l’ancien gouvernement qui avait parlé de 12 morts, en tout.

     

    Pour le Colonel Michael Randrianirina, les réactions des organisations internationales sont “normales”, et il semble s’être attendu à ces réactions, notamment aux sanctions de l’Union africaine. Le nouvel homme fort de Madagascar, qui prêtera serment ce vendredi, refuse cependant de parler de coup d’Etat, indiquant qu’il n’y a eu aucune effusion de sang. Il parle plutôt d’un processus adossé à une décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC) qui l’a invité à assumer les fonctions de chef de l’Etat en l’absence du président de la République, du président du Sénat et du gouvernement.

     

    Photo : United Nations

  • EXÉCUTIF – Des “consultations approfondies” en vue de la nomination d’un gouvernement civil dirigé par un Premier ministre civil

    EXÉCUTIF – Des “consultations approfondies” en vue de la nomination d’un gouvernement civil dirigé par un Premier ministre civil

    Antananarivo, 16 Octobre, 12h50 – Une mise au point qui se veut ferme. “Le Gouvernement appartient aux civils”, réitère encore le Colonel Michaël Randrianirina au cours d’une rencontre avec la presse ce jeudi. Et à l’entendre, les consultations pour la formation de ce gouvernement, notamment pour la nomination du Premier ministre, sont en cours.

    “Nous sommes actuellement en phase de consultations approfondies. Nous sommes en quête de personnalités avec lesquelles il y aura convergence de vues”, explique-t-il. La nomination se fera après la cérémonie de prestation de serment qui est prévue se tenir ce vendredi.

    Madagascar n’a d’ailleurs pas opté pour un “régime militaire”, insiste le président de la Refondation de la République de Madagascar. Il assure que même le Conseil présidentiel de la Refondation de la République de Madagascar sera non seulement composé de militaires mais également de civils, qui pourraient être plus nombreux.