Catégorie : Politique

  • PRÉSIDENCE – Prestation de serment du Colonel Michael Randrianirina en tant que président de la Refondation de la République de Madagascar ce vendredi

    PRÉSIDENCE – Prestation de serment du Colonel Michael Randrianirina en tant que président de la Refondation de la République de Madagascar ce vendredi

    Antananarivo, 16 Octobre, 15h00 – Une cérémonie qui se veut “sobre” pour investir le prochain homme fort de Madagascar. Le Colonel Michael Randrianirina est prévu prêter serment ce vendredi devant la Haute cour constitutionnelle (HCC).

     

    Ce préalable devrait l’investir officiellement au poste de chef d’Etat par intérim. Il devrait alors prendre le titre de président de la Refondation de la République de Madagascar, si l’on en croit un communiqué publié par la chaîne de télévision publique.

     

    Cette audience solennelle de prestation de serment se tiendra dans “un esprit de sobriété”, précise le communiqué de la présidence de la Refondation de la République. Elle se fera dans les locaux de la HCC au Palais d’Etat d’Ambohidahy.

  • INSTITUTION – La charte de la transition encore “en cours d’élaboration”, selon l’Emmo dans sa nouvelle composition

    INSTITUTION – La charte de la transition encore “en cours d’élaboration”, selon l’Emmo dans sa nouvelle composition

    Antananarivo, 16 Octobre, 9h45 – “Il n’y a pas eu et il n’y a pas encore” de charte de la transition. Les trois commandants de l’Etat-major mixte opérationnel à l’échelle nationale (Emmo/Nat) ont assuré mercredi que la nouvelle institution censée régir la transition n’a pas encore de texte constitutif. Si l’on en croit le communiqué lu par le Général Nonos Mbina Mamelison, commandant de la Gendarmerie nationale, le plan pour gérer la période de transition est “encore en cours d’élaboration”.

    Pour l’Emmo/Nat, le document qui circule sur les réseaux sociaux, instituant un Conseil national de défense de la transition (CNDT) relève encore des “rumeurs”. Le général Nonos Mbina Mamelison indique que les responsables concernés sont encore en train de se pencher sur la charte qui devrait gérer la transition. Il insiste que les trois corps composant les forces de défense et de sécurité, l’Armée, la Gendarmerie et la Police y sont tous impliqués.

    Lors de sa déclaration à Ambohitsorohitra, mardi, le Colonel Michaël Randrianirina avait parlé d’un “Fiadidiana iombonana ho an’ny Fanavaozana”, un Conseil composé d’officiers de l’Armée, de la Gendarmerie et de la Police, pour assumer les fonctions présidentielles. Dans un communiqué officiel publié sur la chaîne de télévision publique, il est question d’un Conseil présidentiel pour la refondation de la République. Celui-ci, affirmant se conformer à la décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC), annonce la prestation de serment du Colonel Michaël Randrianirina en tant que président de la Refondation de la République ce vendredi.

  • SORTIE DE CRISE – L’Union africaine “exige la mise en place d’un gouvernement de transition civil” et l’organisation rapide d’élections

    SORTIE DE CRISE – L’Union africaine “exige la mise en place d’un gouvernement de transition civil” et l’organisation rapide d’élections

    Antananarivo, 16 Octobre, 7h30 – L’Union africaine brandit la menace de “sanctions ciblées à l’encontre de tous les acteurs impliqués dans le coup d’Etat militaire”. Après avoir suspendu Madagascar de toutes les activités de l’Union africaine, de ses organes et de ses institutions, le Conseil de paix et de sécurité de l’organisation continentale qui s’est réuni mercredi après-midi appelle, voire exige, des actions immédiates, faute de quoi les sanctions seront étendues aux individus.

     

    La première exigence s’adresse aux Forces armées auxquelles il est demandé le respect “de toute urgence et sans condition du principe du constitutionnalisme” ainsi que l’abstention “de toute nouvelle ingérence dans les processus politiques à Madagascar”. La deuxième exigence concerne “un retour rapide et total à l’ordre constitutionnel”. Et cela passe “par la mise en place d’un gouvernement de transition civil et l’organisation, dans les meilleurs délais, d’élections libres, équitables, crédibles et transparentes”, souligne le communiqué de l’organisation.

     

    Pour accompagner Madagascar dans le processus, le Conseil de paix et de sécurité “charge la Commission de l’UA, en étroite coopération avec la Communauté de développement d’Afrique australe, d’apporter à Madagascar le soutien nécessaire”. Il recommande ainsi aux dirigeants des instances de l’organisation “de dépêcher immédiatement une délégation de haut niveau à Madagascar afin

    d’échanger avec les parties prenantes concernées”. Celle-ci devrait “collaborer de façon étroite avec une délégation de haut niveau du Comité des sages envoyée par la SADC à Madagascar”.

     

    Pour l’heure, sur la Grande île, le Colonel Michaël Randrianirina qui a été invité par la Haute cour constitutionnelle (HCC) à assurer les fonctions de chef de l’Etat a annoncé qu’il se conformerait à la décision de la HCC. Un communiqué publié l’organe mis en place par les militaires qui se sont ralliés au mouvement de la GenZ, le Conseil présidentiel de la Refondation de la République, confirme cette volonté, “dans un esprit de responsabilité nationale et au nom de la soumission à l’Etat de droit”.

  • DIPLOMATIE – Madagascar suspendu de l’Union africaine avec effets immédiats

    DIPLOMATIE – Madagascar suspendu de l’Union africaine avec effets immédiats

    Les premières sanctions tombent. L’Union africaine suspend Madagascar avec effets immédiats, indiquent des agences de presse internationale, rapportant des sources officielles. La décision a été prise au cours de la 1306e session du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine consacrée à la situation à Madagascar, et qui s’est tenue ce mercredi après-midi.

     

    Selon le communiqué de l’organisation continentale, le Président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf a “condamné tout changement de gouvernement par des moyens inconstitutionnels”. Pour lui, la position de l’Union est ferme : respect de l’ordre constitutionnel et règlement pacifique des différends.

     

    Parallèlement, il a “appelé à une réponse coordonnée entre l’UA, la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et la Commission de l’océan Indien (COI), et a proposé l’envoi d’une mission d’établissement des faits pour orienter les prochaines étapes de l’Union africaine”.

     

    Photo : UA

  • INSTITUTION – Le Colonel Michaël Randrianirina indique se conformer à la décision de la Haute cour constitutionnelle

    INSTITUTION – Le Colonel Michaël Randrianirina indique se conformer à la décision de la Haute cour constitutionnelle

    Antananarivo, 15 Octobre, 20h15 – C’est finalement la décision de la Haute cour constitutionnelle qui devrait s’appliquer. Du moins jusqu’à ce que le Colonel Michael Randrianirina, invité par la HCC à assumer les fonctions de chef de l’Etat, soit officiellement investi président et ne prenne de nouvelles décisions. “Il est vrai que la décision de la HCC ne correspond pas à ce que nous voulions faire et ne répond pas à la plupart des aspirations de la GenZ, mais c’est la loi, et nous allons tous nous y soumettre”, confie-t-il au cours d’une rencontre avec la presse ce mercredi.

    Si l’on se réfère à la décision de la HCC, le Colonel Michael Randrianirina devrait donc assumer seul les fonctions de chef de l’Etat, dans la mesure où selon cette décision, c’est lui qui incarnerait l’autorité militaire, la seule à même de remplir ce rôle en l’absence du président de la République, du président du Sénat et du Gouvernement. Il devrait alors avoir “la charge, sous le contrôle de la Haute Cour, de prendre toutes les mesures rendues strictement nécessaires et inextricables par les circonstances”.

    Dans l’optique des militaires qui ont déclaré prendre le pouvoir mercredi, les fonctions de président de la République devraient pourtant être exercées par un Comité conjoint pour le renouveau, un Conseil composé des représentants des trois corps des Forces de défense et de sécurité. La transition était envisagée par le Comité national pour le renouveau également prévu durer deux ans alors que dans sa décision, la HCC invite l’autorité militaire à “organiser les élections dans les 60 jours qui suivent la notification de la décision”.

    Avec la déclaration du Colonel Michaël Randrianirina, toutes les institutions et les organes constitutionnels devraient également être maintenus, comme l’avait décidé la HCC, même si à Ambohitsorohitra, dans sa déclaration de prise de pouvoir, le nouvel homme fort de Madagascar avait annoncé la dissolution des institutions et des organes constitutionnels à l’exception de l’Assemblée nationale.

  • PARLEMENT – Siteny Randrianasoloniaiko élu président de l’Assemblée nationale après la destitution du bureau permanent

    PARLEMENT – Siteny Randrianasoloniaiko élu président de l’Assemblée nationale après la destitution du bureau permanent

    Le chef de l’opposition accède au perchoir. Siteny Randrianasoloniaiko, candidat unique à la présidence de l’Assemblée nationale, devient le nouveau patron de Tsimbazaza. Il a été élu par les députés ce mercredi après-midi après l’adoption de la motion de destitution du bureau permanent. En plus de ne plus être chef de l’opposition parlementaire, il indique se mettre également en retrait du groupe parlementaire Firaisan-kina.

  • CRISE POLITIQUE –  La SADC annonce une mission d’établissement des faits à Madagascar pour un « retour rapide à l’ordre constitutionnel »

    CRISE POLITIQUE – La SADC annonce une mission d’établissement des faits à Madagascar pour un « retour rapide à l’ordre constitutionnel »

    Antananarivo, 15 Octobre, 17h30 – La SADC en alerte. Se disant « alarmé» par les informations faisant état d’une tentative de « coup d’État » à Madagascar, ce bloc régional de l’Afrique australe fait part de son engagement à soutenir la Grande île dans ses efforts “pour rétablir la paix, maintenir l’ordre constitutionnel et sauvegarder la gouvernance démocratique”. C’est le président de l’Organe de la SADC sur la politique, la défense et la sécurité, le Pr Arthur Peter Mutharika, qui s’est exprimé sur la situation de Madagascar, mardi.

    Pour ce faire, la SADC prévoit une mission d’établissement des faits à Madagascar, “afin de faciliter un retour rapide à l’ordre constitutionnel”, ainsi que pour “contribuer à la résolution de la crise”, indique le Pr Arthur Peter Mutharika. Cette mission aura lieu cette semaine et sera dirigée par le Dr Joyce Banda, ancienne Présidente de la République du Malawi et membre du Panel des Sages de la SADC, Celle-ci sera accompagnée de membres du Groupe de référence pour la médiation, en l’occurrence Helen Lwegasila Brahim et l’Ambassadeur Joey M. Bimha, ainsi que de représentants du Secrétariat de la SADC.

    Ces émissaires de la SADC seront chargés d’engager le dialogue avec le gouvernement et les autres parties prenantes nationales afin de désamorcer les tensions et favoriser un environnement propice à un dialogue inclusif. Ils auront également à identifier les problématiques fondamentales qui sous-tendent la situation politique et sécuritaire actuelle, précise le Pr Arthur Peter Mutharika.

    Les conclusions et les recommandations de cette mission seront présentées au Président de la SADC. Et ce avant d’être soumises au Sommet de la Troïka de l’Organe de la SADC. Le Dr Joyce Banda, celle qui va mener cette mission de médiation au pays se dit en tout cas déjà convaincue que “la mission d’établissement des faits ouvrira la voie au rétablissement de la paix et de la stabilité, tout en s’attaquant aux problèmes de fond par le biais d’une solution inclusive et durable”.

    La SADC réitère alors son appel pressant à toutes les parties impliquées dans la crise actuelle au pays. Cette communauté régionale les exhorte à privilégier la voie de la retenue, de la paix ainsi que du dialogue.

  • MANIFESTATIONS – La décision de “sortie de crise” prononcée par la HCC remise en cause par l’équipe d’Andry Rajoelina

    MANIFESTATIONS – La décision de “sortie de crise” prononcée par la HCC remise en cause par l’équipe d’Andry Rajoelina

    Antananarivo, 15 Octobre, 14h55 – Le camp d’Andry Rajoelina dénonce une décision “infondée” de la Haute cour constitutionnelle (HCC). Dans un communiqué publié sur la page Facebook de la présidence de la présidence, il évoque une décision prise sous la menace et la peur d’une atteinte à l’intégrité physique des hauts conseillers. Il évoque également un non-respect des règles de procédures, et laisse entendre la possibilité qu’il y ait eu des “actes de corruption” derrière la décision.

    A en croire le communiqué de l’équipe d’Andry Rajoelina, “la décision qui a été étudiée par la Haute cour n’a pas été rendue en bonne et due forme tel qu’exigé par les règles de procédure devant la Cour”. A l’entendre, les hauts conseillers n’ont “pas eu le temps d’apprécier et d’étudier le dossier comme il se doit”. “Ils n’ont pas non plus eu l’opportunité de rendre une décision avec discernement et avec les éléments suffisants pour statuer en leurs âmes et consciences”, poursuit le document.

    Sur le dossier en lui-même, les collaborateurs d’Andry Rajoelina à la présidence dénoncent une saisine irrégulière de la HCC. “Le requérant n’est ni habilité ni qualifié pour saisir la HCC”, soulignent-ils, rappelant que la saisine introductive a été faite par le vice-président de l’Assemblée nationale qui n’est bi habilité ni qualifié pour saisir la HCC.

    Mardi, la HCC avait été saisie par Siteny Randrianasoloniaiko afin de “se prononcer sur une résolution sur la sortie de crise institutionnelle et politique actuelle”. En réponse, la HCC a constaté la vacance de la présidence et de la présidence du Sénat, pour ensuite confier le pouvoir au Colonel Michaël Randrianirina.
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  • CRISE POLITIQUE – Le Colonel Michael Randrianirina prévoit “une transition de deux ans au maximum”

    CRISE POLITIQUE – Le Colonel Michael Randrianirina prévoit “une transition de deux ans au maximum”

    Antananarivo, 15 Octobre, 7h45 – Deux ans pour la “refondation” de Madagascar. Le Colonel Michael Randrianirina qui vient d’annoncer une prise de pouvoir mardi et qui a été invité par la Haute cour constitutionnelle (HCC) à assumer la présidence de la République, se donne une marge pour “la refondation” de Madagascar. Il propose une période transitoire de “deux ans au plus durant laquelle se tiendront un référendum constitutionnel et les élections nécessaires à la mise en place progressive des nouvelles institutions”.

     

    En attendant, il souligne que le pays sera dirigé par un “Comité conjoint (ou collégial) pour le renouveau” (Fiadidiana iombonana ho an’ny Fanavaozana). Ce conseil qui assurera collégialement les fonctions du chef de l’Etat, sera composé par des officiers de l’Armée, mais aussi de la Gendarmerie et de la Police, souligne le Colonel Michael Randrianirina. Il n’exclut cependant pas que des “hauts conseillers civils” le rejoignent plus tard. Pour compléter le pouvoir exécutif, il annonce la nomination prochaine d’un Premier ministre de consensus et d’un gouvernement civil.

     

    Comme l’Assemblée nationale poursuit ses fonctions, ainsi que l’a indiqué mardi l’officier supérieur de l’Armée, celle-ci devrait donc assurer la fonction législative durant la période transitoire. Le pouvoir judiciaire, lui, sera confié à une Haute cour pour le renouveau et à l’ensemble du système judiciaire déjà existant.

     

    Pour ce qui est des autres institutions de la République et des organes constitutionnels, le plan de l’équipe du chef d’Etat désigné par la HCC prévoit leur dissolution. C’est le cas notamment du Sénat, de la HCC, de la Commission nationale électorale indépendante (Ceni) et du Haut conseil pour la défense de l’Etat de droit et de la démocratie (HCDDED).

  • PATRIMOINE DE L’ETAT – Le Premier ministre annonce un inventaire des biens publics pour prévenir les abus

    PATRIMOINE DE L’ETAT – Le Premier ministre annonce un inventaire des biens publics pour prévenir les abus

    Antananarivo, 15 Octobre, 8h20 – Des mesures conservatoires du patrimoine public annoncées. Le Bureau du Premier ministre indique procéder à un inventaire ainsi qu’à une vérification de tous les biens publics en cette période trouble que traverse le pays. Cette disposition sera prise afin de préserver ces biens et de les protéger de tout abus ou de tentative d’appropriation personnelle, explique le Palais de Mahazoarivo.

     

    Cet inventaire sera effectué en amont de tout transfert ou de toute prise de responsabilité, avance le Bureau du Premier ministre. Et ce, conformément aux normes et aux règlements établis par l’État, souligne l’institution. Elle rappelle que ces actifs constituent non seulement un patrimoine public mais également une richesse nationale.

     

    Le Bureau du Premier ministre estime ainsi que “il est une valeur fondamentale pour tout responsable public d’adhérer constamment à l’intégrité, à la probité, et à l’utilisation équitable de cet héritage commun au bénéfice de l’ensemble du peuple malgache”.