Catégorie : Politique

  • INSTITUTION – Le clan Rajoelina dénonce “une tentative de coup d’Etat” et “une atteinte grave à la légalité républicaine”

    INSTITUTION – Le clan Rajoelina dénonce “une tentative de coup d’Etat” et “une atteinte grave à la légalité républicaine”

    Antananarivo, 14 Octobre, 22h53 – “Violation flagrante de la Constitution”. “Atteinte directe à la République”. “Moment de terreur”. Les collaborateurs d’Andry Rajoelina à la présidence de la République ne mâchent pas leurs mots pour dénoncer la déclaration faite ce mardi par des militaires dans l’enceinte du Palais d’Etat d’Ambohitsorohitra. “La présence de forces militaires armées devant le Palais présidentiel constitue un acte manifeste de tentative de coup d’Etat et une atteinte grave à la légalité républicaine”, écrit-elle dans un communiqué publié en fin d’après-midi de mardi.

    ⭕️Le clan Rajoelina s’indigne d’autant plus que la déclaration qu’il qualifie “d’illégale” a été faite “le 14 octobre, jour anniversaire de la proclamation de la République de Madagascar”. Pour lui, en plus d’être “une atteinte à la République”, il s’agit aussi d’une “atteinte à ses valeurs fondatrices et à la souveraineté du peuple malgache” ainsi que d’un « moment de terreur », avec « les conséquences » qu’il affirme que cela pourrait avoir sur le pays.

    ⭕️Les collaborateurs du “président de la République” ne vont cependant pas encore jusqu’à parler de coup d’Etat, préférant insister sur la notion de “tentative”, “tentative de coup d’Etat” et “tentative de renversement de l’ordre constitutionnel”. Pour eux, “le président de la République demeure pleinement en fonction et veille au maintien de l’ordre constitutionnel et de la stabilité nationale”.

    ⭕️Ce mardi, les militaires qui avaient soutenu le mouvement de la GenZ se sont rendus au Palais d’Etat d’Ambohitsorohitra et y ont annoncé la mise en place d’un comité collégial de renouveau pour assumer les fonctions de chef d’Etat. Ils ont également annoncé la dissolution de toutes les institutions et des organes constitutionnels à l’exception de l’Assemblée nationale. Dans la matinée, la Haute cour constitutionnelle qui a constaté la vacance de la présidence de la République a invité “l’autorité militaire compétente incarnée par le Colonel Michaël Randrianirina à exercer les fonctions de chef de l’Etat”.

  • INSTITUTION – La HCC constate la vacance de la présidence et invite le Colonel Michaël Randrianirina à exercer les fonctions de chef d’Etat

    INSTITUTION – La HCC constate la vacance de la présidence et invite le Colonel Michaël Randrianirina à exercer les fonctions de chef d’Etat

    La Haute cour constitutionnelle s’invite dans la résolution de la crise. Dans une décision rendue ce mardi, elle constate la vacance de la présidence de la République et invite l’autorité militaire qu’elle dit « incarnée par le Colonel Michael Randrianirina » à assumer les fonctions de chef de l’Etat. La décision de la HCC a été prise suite à une requête déposée lundi par le vice-président de l’Assemblée nationale Siteny Randrianasoloniaiko qui est aussi chef de l’opposition parlementaire. Selon la décision de la HCC, toutes les institutions de la République devraient rester en place et des élections doivent être organisées dans les 60 prochains jours.

     

     

  • PRESIDENCE – Lova Tahina Rajaoarinelina nommée conseillère spéciale du président de la République en charge des relations avec les institutions 

    PRESIDENCE – Lova Tahina Rajaoarinelina nommée conseillère spéciale du président de la République en charge des relations avec les institutions 

    Le président de la République nomme Lova Tahina Rajaoarinelina en tant que conseillère spéciale en charge des relations avec les institutions. Le décret de nomination de cette juriste basée en France a été rendu public juste après le décret de dissolution de l’Assemblée nationale.

     

    Lova Tahina Rajaoarinelina, membre du collège de la Commission de régulation de l’énergie en France, avait déjà travaillé à Madagascar au sein du cabinet de Jean Max Rakotomamonjy quand celui-ci était président de l’Assemblée nationale. Elle avait déjà aussi travaillé auprès de la présidence de la République sous l’administration Rajaonarimampianina. Elle était alors conseillère spéciale auprès de la délégation générale pour le XVIème Sommet de la Francophonie.

     

    Lors des élections présidentielles de 2013, elle avait été co-directrice de campagne du candidat Sylvain Rabetsaroana avant de rejoindre l’équipe du candidat Jean Louis Robinson en tant qu’assistante au second tour.

  • PARLEMENT – Andry Rajoelina dissout l’Assemblée nationale

    PARLEMENT – Andry Rajoelina dissout l’Assemblée nationale

    Le président de la République Andry Rajoelina devance l’Assemblée nationale. Alors que celle-ci était encore en train de collecter des signatures pour convoquer une session extraordinaire en vue de destituer le chef de l’Etat, celui-ci décide de dissoudre l’institution législative.

  • SÉCURITÉ PUBLIQUE – Le commissaire divisionnaire Jean Victor Tsaramonina devient directeur général de la police nationale 

    SÉCURITÉ PUBLIQUE – Le commissaire divisionnaire Jean Victor Tsaramonina devient directeur général de la police nationale 

    Antananarivo, 14 Octobre, 11h15 – Le commandement change aussi de mains au niveau de la police nationale. Le contrôleur général Dany Marius Rakotozanany passe la direction générale de la police nationale au commissaire divisionnaire de police Jean Victor Tsaramonina. La cérémonie de passation de service s’est tenue ce mardi matin en présence de la ministre de la Sécurité publique, Ny Aina Randriambelo, par le chef d’état-major des armées, Demosthene Pikulas, et par le commandant de la gendarmerie nationale, Nonos Mbina Mamelison.

     

    Avec la nomination du commissaire divisionnaire Jean Victor Tsaramonina, la police nationale se met aussi au pas du mouvement lancé par la jeunesse de la Génération Z. Le nouveau directeur général de la police nationale fait partie du personnel syndiqué de la police nationale qui s’est exprimé en faveur des manifestants dimanche. Il a d’ailleurs remercié la hiérarchie de la police nationale d’avoir accepté la proposition des employés syndiqués de le mettre à ce nouveau poste. La ministre Ny Aina Randriambelo, elle, a invité l’ensemble du corps de la police “à rentrer dans les rangs”. “Vous prenez les instructions et les ordres du nouveau DGPN”, insiste-t-elle.

     

    Outre le message adressé au personnel de la sécurité publique, la cérémonie de ce mardi a aussi été l’occasion pour la police nationale de montrer sa solidarité avec l’Armée et la gendarmerie nationale. L’unité des trois corps et leur collaboration ont été au coeur des discours prononcés pendant la cérémonie.

  • CRISE POLITIQUE – L’Union africaine se dit prête à soutenir une médiation africaine de la crise malgache en coordination avec la SADC et la COI

    CRISE POLITIQUE – L’Union africaine se dit prête à soutenir une médiation africaine de la crise malgache en coordination avec la SADC et la COI

    Antananarivo, 14 Octobre, 8h30 – La crise malgache dans le “spotlight” africain. Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a tenu une réunion d’urgence sur la situation de la Grande île, lundi. L’occasion pour le président de la Commission de l’Union africaine d’exprimer à nouveau “sa profonde préoccupation face à l’évolution de la crise à Madagascar”.

    Selon le communiqué publié par l’organisation continentale lundi soir, l’Union africaine se tient alors “prête, en coordination avec la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) et la COI (Commission de l’océan Indien) à soutenir une solution pacifique, inclusive et dirigée par les Africains à la crise”.

    En attendant qu’une médiation africaine se mette en place, l’organisation réitère son “rejet catégorique de tout changement anticonstitutionnel de gouvernement”. Elle appelle ainsi “l’ensemble des acteurs malgaches, civils, militaires et politiques, à faire preuve de retenue et à privilégier le dialogue dans le cadre constitutionnel”.

    Dans son allocution diffusée lundi soir sur les réseaux sociaux et les chaînes de télévision privée, le président de la République Andry Rajoelina indique avoir “contacté de nombreux présidents, ceux qui sont membres de la SADC ou qui lui sont proches”. A l’entendre, certains de ces chefs d’Etat lui auraient demandé si Madagascar avait besoin qu’on lui envoie des contingents militaires, comme cela était le cas en RDC, en Ethiopie ou au Mozambique”. D’autres lui auraient notamment proposé “l’envoi de militaires pour une mission de pacification”. Mais le chef d’Etat affirme avoir “refusé ces propositions” parce que “c’est contraire aux valeurs malgaches”, et parce qu’il était “contre les conflits entre militaires malgaches”.

  • PARLEMENT – Le remplaçant de Richard Ravalomanana à la tête du Sénat à élire lors de la prochaine session parlementaire

    PARLEMENT – Le remplaçant de Richard Ravalomanana à la tête du Sénat à élire lors de la prochaine session parlementaire

    Antananarivo, 14 Octobre, 7h30 – Un troisième président à élire en une législature. Après la destitution de son président et la désignation hors-session d’un intérimaire, le Sénat s’apprête à élire un nouveau président.

    “L’élection d’un nouveau président du Sénat sera à l’ordre du jour de la deuxième session ordinaire du Sénat de Madagascar qui se tiendra à partir du 21 octobre 2025, juste après la cérémonie d’ouverture”, indique le procès-verbal de la réunion en hybride organisée dimanche à l’initiative du Bureau permanent de la Chambre haute.

    Une convocation d’une session extraordinaire n’est cependant pas exclue, d’autant que les députés en ont fait la demande. En attendant cette prochaine session, la direction du Sénat est placée entre les mains du doyen de l’institution, le sénateur Jean André Ndremanjary. Il est “chargé d’expédier les affaires courantes jusqu’à l’élection du nouveau président”.

    Pour cette nouvelle élection, le président sortant, le général Richard Ravalomanana aurait dit qu’il ne serait pas candidat, si l’on en croit toujours le procès-verbal de la réunion. Il ne s’était pas non plus opposé à la demande des membres du bureau permanent qui avaient demandé qu’il “cède la présidence du Sénat à une direction collégiale des membres du bureau permanent, à cause de la situation politique à Madagascar”.

    Le général Richard Ravalomanana a été nommé sénateur sur le quota du président de la République le 8 Septembre 2023. Il est devenu président de cette institution le 12 octobre après la destitution de Herimanana Razafimahefa.

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  • CRISE POLITIQUE – Emmanuel Macron appelle au respect de l’ordre constitutionnel à Madagascar

    CRISE POLITIQUE – Emmanuel Macron appelle au respect de l’ordre constitutionnel à Madagascar

    Antananarivo, 14 Octobre, 6h45 – Une première réaction de la France sur la crise malgache. En déplacement en Egypte pour le sommet de la paix à Charm El Cheikh, le président français Emmanuel Macron s’est exprimé sur la situation politique à Madagascar pour laquelle il affiche sa “grande préoccupation”. Il appelle ainsi au respect de l’ordre constitutionnel et à la préservation de la continuité institutionnelle dans la Grande ile.

    Pour le président français, la stabilité politique à Madagascar constitue un enjeu essentiel, non seulement pour les Malgaches mais aussi pour la coopération internationale. “Il est très important que l’ordre constitutionnel, la continuité institutionnelle, soient préservés à Madagascar, parce qu’il en va de la stabilité du pays et des intérêts de la population, pour que la communauté internationale puisse continuer d’aider”, a-t-il déclaré.

    Le locataire de l’Elysée rappelle au passage les précédentes crises politiques qu’à connues Madagascar. Il a mis ainsi en garde contre toute rupture de l’ordre constitutionnel. “Si l’ordre constitutionnel était rompu, on sait ce qui s’est passé. Madagascar l’a déjà vécu. Ce serait évidemment la population qui en serait la première victime”, lance-t-il.

    A en croire le président français, la position de la France reste aux côtés des partenaires régionaux. “Nous restons aux côtés de l’Union africaine et de la SADC pour que la continuité institutionnelle et l’ordre constitutionnel soient respectés”, déclare-t-il.

    Emmanuel Macron avertit parallèlement contre toute tentative d’instrumentalisation politique ou militaire de cette jeunesse. “Je ne veux simplement pas qu’elle soit récupérée par des factions militaires ou des ingérences étrangères”, précise-t-il.

    Les députés de l’opposition ont enclenché lundi une collecte de signatures en vue de convoquer une session extraordinaire. Ils comptent initier une procédure de destitution du président de la République. Ce dernier qui se trouve depuis le week-end dernier dans un “lieu en sécurité” pour protéger sa vie contre ce qu’il qualifie d’attentats qui le visaient, selon ses dires. Dans une déclaration à la télévision lundi, Andry Rajoelina affirme continuer à « être en mission » pour trouver des solutions pour le pays, notamment en matière d’énergie

  • Andry Rajoelina, “dans un lieu sécurisé”, se dit “en mission afin de trouver des solutions” pour le pays

    Andry Rajoelina, “dans un lieu sécurisé”, se dit “en mission afin de trouver des solutions” pour le pays

    Le président de la République Andry Rajoelina confirme s’être déplacé vers un « lieu sécurisé », sans plus de précisions, pour protéger sa vie contre ce qu’il qualifie d’attentats qui le visaient. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux et sur sa chaîne de télévision Viva, il affirme continuer à « être en mission » pour trouver des solutions pour le pays, notamment en matière d’énergie. Il a également averti des dangers que représenterait un changement anticonstitutionnel de pouvoir.

  • ASSEMBLEE NATIONALE – Collecte de signature pour une session extraordinaire à Tsimbazaza en vue de destituer Andry Rajoelina

    ASSEMBLEE NATIONALE – Collecte de signature pour une session extraordinaire à Tsimbazaza en vue de destituer Andry Rajoelina

    Les députés de l’opposition comptent initier une procédure de destitution du président de la République. En réunion ce lundi à Tsimbazaza, ils lancent une collecte de signatures pour convoquer une session extraordinaire. “L’ordre du jour sera la dissolution de toutes les institutions qui sont inefficaces”, souligne Siteny Randrianasoloniaiko, vice-président de l’Assemblée nationale et chef de l’opposition parlementaire. Plus direct dans ses propos, le député élu à Antananarivo III, Fenosoa O’Gascar Mandrindrarivony, indique qu’il s’agira d’initier une procédure de destitution du président de la République. Une session extraordinaire peut être convoquée si elle est demandée par la majorité absolue des députés.