Catégorie : Politique

  • PARLEMENT – Le député Philobert Milavonjy devient le septième vice-président et chef de l’opposition à l’Assemblée nationale

    PARLEMENT – Le député Philobert Milavonjy devient le septième vice-président et chef de l’opposition à l’Assemblée nationale

    Antananarivo, 31 octobre 2025, 17h00 – Le changement à la tête de l’Etat a des répercussions à l’Assemblée nationale. Le député Philobert Milavonjy, désigné chef de l’opposition parlementaire, prend officiellement ses fonctions en tant que septième vice-président à la Chambre basse.

    “A partir d’aujourd’hui, c’est vous [ Philobert Andriasy] qui allez diriger l’opposition au sein de l’Assemblée nationale”, affirme Siteny Randrianasoloniaiko, auparavant chef de l’opposition et membre de la plateforme Firaisankina, lors de la passation entre lui et son successeur à ce poste, vendredi à Tsimbazaza. “Je soutiens le régime qui porte le changement. L’Irmar [Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina] décide de basculer dans l’opposition”, poursuit le nouveau président de l’Assemblée nationale, voyant dans tous ces événements le “reflet de la réalité”.

    Philobert Milavonjy avoue qu’“à vrai dire, le groupe IRMAR ne s’est pas préparé à devenir dans l’opposition”. Il tient à rappeler que le camp du président sortant, Andry Rajoelina, avait pu “accéder au pouvoir par le biais des élections”. “Mais à cause des événements qui se sont passés au pays et les changements qui s’ensuivent, nous sommes arrivés à cette passation”, poursuit-il.

    Le parlementaire élu à Ambovombe affirme que le groupe IRMAR “respecte la réalité même si nous ne sommes pas d’accord avec celle-ci”. “La conquête du pouvoir se fait par le biais des élections, nous prenons notre responsabilité pour nous y opposer toutes les fois que cela ne se fait pas selon la Constitution”, réitère-t-il.

    Siteny Randrianasoloniako avait occupé le poste de septième vice-président à la Chambre basse au début de la législature. Mais une destitution des membres du bureau permanent avait eu lieu au moment du basculement à la tête de l’Etat conduisant à une nouvelle élection, portant député élu à Toliara à la présidence de l’Assemblée nationale pour remplacer Justin Tokely. Le groupe Irmar, auparavant majoritaire à Tsimbazaza, a dû composer avec l’annonce du départ de plusieurs dizaines de ses membres, et prend la place de l’opposition à la Chambre basse.

  • MINISTÈRE – Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison sur un nouvel emploi à Washington, selon son secrétaire général 

    MINISTÈRE – Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison sur un nouvel emploi à Washington, selon son secrétaire général 

    Antananarivo, 31 Octobre, 6h15 – Une absence remarquée. Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre sortante de l’Economie et des finances, n’était pas présente à la passation de services avec son successeur le Dr Herinjatovo Ramiarison, mercredi. Et pour cause : elle a pris de nouvelles fonctions à Washington, confie Andry Ramanampanoharana, secrétaire général du ministère.

     

    Sans donner plus de détails sur le poste en question, le haut fonctionnaire indique que cela se serait passé avant même la prestation de serment du président de la “Refondation” de la République. Contactée sur le sujet, la ministre sortante n’a pas donné plus d’explications ni sur la date de son départ du pays ni sur les détails de son nouveau poste ni sur la coordination du calendrier institutionnel.

     

    En son absence, c’est donc Andry Ramanampanoharana qui a signé avec le nouveau ministre les documents de passation de service au ministère de l’Economie et des finances, ce jeudi.

  • ADMINISTRATION – Interdiction de sortie du territoire pour Marie Michelle Sahondrarimalala et Rinah Rakotomanga

    ADMINISTRATION – Interdiction de sortie du territoire pour Marie Michelle Sahondrarimalala et Rinah Rakotomanga

    Antananarivo, 30 Octobre, 16h55 – Deux figures de l’ancien régime frappées d’une interdiction de sortie du territoire. Il s’agit de Marie Michelle Sahondrarimalala, ancienne ministre de l’Éducation nationale, et de Rinah Rakotomanga, ancienne directrice de la communication de la Présidence sous Andry Rajoelina.

    La mesure, signée par le ministre de l’Intérieur le 29 octobre 2025, ne précise pas les motifs exacts de cette décision. Mais les documents indiquent qu’elle fait suite à une lettre émanant du directeur général du Bureau indépendant anti-corruption.

    Interrogé sur le sujet, le commissaire divisionnaire Ravony Jean Victor Tsaramonina, directeur général de la police nationale, confie que plusieurs raisons peuvent justifier une telle restriction. “Une interdiction de sortie du territoire peut découler de considérations administratives, politiques ou sécuritaires”, indique-t-il au téléphone. Il insiste sur le fait qu’une telle mesure ne constitue pas une preuve de culpabilité, mais relève d’une démarche de précaution.

    Lors de la passation de services au ministère de l’Education nationale ce jeudi, Marie Michelle Sahondrarimalala a indiqué qu’elle n’a pas l’intention de quitter le pays. Elle laisse, par ailleurs, entendre que la décision du ministère peut avoir un lien avec les manifestations qu’elle a co-dirigées avec Rinah Rakotomanga la semaine dernière.

  • ADMINISTRATION – Les 23 gouverneurs de région démis de leur fonction par le Conseil des ministres

    ADMINISTRATION – Les 23 gouverneurs de région démis de leur fonction par le Conseil des ministres

    Antananarivo, 30 Octobre, 11h30 – Pas de tête à la direction des régions. Le Conseil des ministres de mercredi a décidé l’abrogation des décrets de nomination des gouverneurs des 23 régions. Le communiqué de la réunion de l’Exécutif ne rapporte pas de dispositifs supplémentaires pour régir l’intérim. Au moins huit d’entre elles ont, par ailleurs, déjà été gérées par des intérimaires avant cette abrogation.

    La dénomination de “gouverneur” a été adoptée en 2019, juste après la première élection d’Andry Rajoelina à la présidence de la République. Il s’agit du titre donné depuis cette période aux chefs de région qui sont censés diriger l’organe exécutif au niveau des régions en tant que Collectivités territoriales décentralisées. Faute d’élections des “chefs de région” depuis l’instauration des régions en 2004, les gouverneurs ont toujours été désignés par décret pris en Conseil des ministres.

     

  • COOPERATION – L’Union européenne se dit prête à dialoguer avec le gouvernement de la “Refondation”

    COOPERATION – L’Union européenne se dit prête à dialoguer avec le gouvernement de la “Refondation”

    Antananarivo, 30 Octobre, 7h55 – Ouverture et continuité. La Délégation de l’Union européenne (UE) à Madagascar annonce sa disponibilité à “entamer des échanges” avec les nouveaux membres du gouvernement de la Refondation, récemment nommés. Une ouverture qui marque la volonté de l’UE de continuer la coopération avec Madagascar, mais qui reste conditionnée par le respect des principes de transparence et de bonne gouvernance.

    Dans un communiqué publié ce jeudi, l’Union européenne indique qu’elle “prend acte” de la formation du gouvernement et souligne l’importance des “grands et nécessaires chantiers” qui attendent l’Exécutif. Les discussions à venir devraient s’appuyer sur les “orientations politiques énoncées par le Président de la Refondation, à savoir la bonne gouvernance, l’État de droit, la responsabilité financière et la lutte contre la corruption”.

    Dans la foulée, l’Union européenne affirme également saluer la volonté des autorités malgaches d’instaurer un “dialogue large et inclusif” avec l’ensemble des acteurs nationaux, afin de répondre aux attentes de la population, en particulier de la jeunesse.

  • ASSEMBLEE NATIONALE – Une seule femme parmi les 12 membres du nouveau bureau permanent de la Chambre basse

    ASSEMBLEE NATIONALE – Une seule femme parmi les 12 membres du nouveau bureau permanent de la Chambre basse

    Antananarivo, 30 Octobre, 8h45 – Voahanginiaina Raharimanarivo est la seule femme élue membre du bureau permanent de l’Assemblée nationale, mercredi. La député élue dans le district d’Antananarivo Atsimondrano sous les couleurs de la plateforme Firaisankina devient la rapporteure générale adjointe de la Chambre basse. Les principaux postes stratégiques du bureau permanent sont tous occupés par des hommes.

     

    Avec Siteny Randrianasoloniaiko, élu président de l’Assemblée nationale, il y a quinze jours, la direction de la Chambre basse est composée de 11 hommes et d’une seule femme, soit un taux de représentativité de 8%. L’ancien bureau permanent, pour sa part, a été composé de cinq femmes et de sept hommes, si on n’inclut pas le septième vice-président issu de l’opposition, soit un taux de représentativité de 42%.

  • CONSEIL DES MINISTRES – La nomination des hauts responsables des forces de défense et de sécurité régularisée par décret

    CONSEIL DES MINISTRES – La nomination des hauts responsables des forces de défense et de sécurité régularisée par décret

    Antananarivo, 30 Octobre, 7h05 – Confirmation. Le Conseil des ministres de mercredi adopte officiellement les décrets de nomination des principaux responsables des trois corps composant les forces de défense et de sécurité. Jusqu’à l’adoption de ces décrets, le général Demosthene Pikulas a été chef d’Etat-major de fait des Amées, tout comme le général Nonos Mbina Mamelison a été commandant de fait de la Gendarmerie nationale, et le commissaire divisionnaire Jean Victor Tsaramonina directeur général de fait de la Police nationale.

     

    La nomination initiale des trois hauts responsables n’avait pas suivi les procédures requises. Le chef d’Etat-major des armées, Demosthene Pikulas avait été nommé par les hommes du Capsat au lendemain du ralliement des éléments du Capsat au mouvement de la GenZ. Le général Nonos Mbina Mamelison, ancien commandant des Forces d’intervention de la gendarmerie nationale, pour sa part, s’est autoproclamé Faneva aux côtés de ses hommes des FIGN. Les syndicats de la police ont ensuite suivi le mouvement et le ministère de la Sécurité publique a sorti une circulaire nommant le commissaire divisionnaire Jean Victor Tsaramonina au poste de directeur général de la police.

     

    Après ces nominations, les événements se sont accélérés, et les passations de services avec les commandants nommés par décret ont pu avoir lieu en présence des ministres concernés avant même que le pouvoir ne change de main à la tête de l’Etat.

  • PARLEMENT – Le groupe Firaisankina rafle trois des six sièges de vice-président à l’Assemblée nationale

    PARLEMENT – Le groupe Firaisankina rafle trois des six sièges de vice-président à l’Assemblée nationale

    Antananarivo, 30 Octobre, 4h15 – La plateforme Firaisankina confirme sa “majorité”. Elle réussit à placer sept de ses membres au sein du bureau permanent de l’Assemblée nationale. En plus de Siteny Randrianasoloniaiko élu président de la Chambre basse il y a deux semaines, la plateforme, initialement d’opposition mais qui se targue d’être désormais majoritaire, obtient trois postes de vice-président, deux postes de questeur et un poste de rapporteur général adjoint.

     

    Trois députés “indépendants” occupent les trois autres sièges de vice-président, tandis que la plateforme Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) place deux de ses élus en tant que questeur II et rapporteur général.

     

    Les membres du bureau permanent de l’Assemblée nationale :

    Président : Siteny Randrianasoloniaiko, député élu à Toliara I (Firaisankina)

    Vice-président pour Antananarivo : Razafitsimialona Andriantsivoafetra “Fetra” Ralambozafimbololona, député élu dans le 5ème arrondissement d’Antananarivo (Firaisankina)

    Vice-président pour Antsiranana : Issa Charles Ibrahim dit “Bora Réglage”, député élu à Antsirananana I (Indépendant)

    Vice-président pour Fianarantsoa : Fanomezantsoa Andrianjanahary, député élu à Manandriana (Indépendant)

    Vice-président pour Mahajanga : Christian Afakandro, député élu à Mahajanga I (Firaisankina)

    Vice-président pour Toamasina : Fidèle Razara Pierre, député élu à Ambatondrazaka (Firaisankina)

    Vice-président pour Toliara : Marco Tsaradia, député élu à Ampanihy (Indépendant)

    Questeur I : Tahiry Ny Rina Randriamasinoro, député élu dans le 4ème arrondissement d’Antananarivo (Firaisankina)

    Questeur II : Nirina Fenohery Johnny Rakotoarisoa, député élu à Ambohidratrimo (Irmar)

    Questeur III : Charlot Mamihaja, député élu à Mananjary (Firaisankina)

    Rapporteur général : Hubert Rakotoson, député élu à Mahanoro (Irmar)

    Rapporteur général adjoint : Voahanginiaina Berthine Raharimanarivo, député élu à Antananarivo Atsimondrano (Firaisankina)

  • AFFAIRES ÉTRANGÈRES – Christine Razanamahasoa affirme vouloir faire tout son possible pour remédier aux sanctions de l’Union africaine

    AFFAIRES ÉTRANGÈRES – Christine Razanamahasoa affirme vouloir faire tout son possible pour remédier aux sanctions de l’Union africaine

    Antananarivo, 29 Octobre, 17h55 – “Nous héritons d’une mission exigeante, mais nous avons le devoir d’agir avec détermination pour rétablir la confiance de nos partenaires”. La nouvelle ministre des Affaires étrangères Christine Razanamahasoa donne les grandes lignes de sa mission lors de la passation de fonctions avec sa prédécesseure, Rafaravavitafika Rasata, ce mercredi à Anosy.

    Deux semaines après la suspension de Madagascar par l’Union africaine, la nouvelle cheffe de la diplomatie affirme vouloir concentrer ses efforts sur le rétablissement des liens entre le pays et l’organisation continentale. Et pour cela, elle espère que les Malgaches feront preuve de solidarité.

    “Nous devons parler d’une seule voix, renforcer nos alliances et reconstruire des relations solides avec les partenaires régionaux et internationaux mais aussi et surtout faire tout notre possible pour remédier à ces sanctions émises par l’Union africaine”, souligne la nouvelle ministre, invitant les diplomates à s’engager pleinement dans cette démarche.

    Dans son allocution, la nouvelle ministre souligne que “le mouvement des jeunes qui a conduit à cette situation s’inscrit dans une vague de revendications que l’on observe dans plusieurs pays africains”. Elle insiste sur la nécessité de redonner à Madagascar une place crédible dans le concert des nations. Elle appelle à “une diplomatie active, fondée sur le dialogue, la transparence et la défense des intérêts nationaux”.

  • Cinq milliards de dollars de fonds et de biens placés à l’étranger à rapatrier, selon Fanirisoa Ernaivo

    Cinq milliards de dollars de fonds et de biens placés à l’étranger à rapatrier, selon Fanirisoa Ernaivo

    La ministre de la Justice ambitionne de rapatrier sur la Grande île jusqu’à cinq milliards de dollars de fonds et de biens mal acquis placés à l’étranger. Lors de sa prise de fonctions ce mercredi, elle indique vouloir remplir cette mission durant les deux mois qui lui sont impartis à la tête du ministère. Elle promet des primes aux agents du ministère de la Justice qui, cette fois-ci, fera rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat.