Catégorie : Politique

  • DIPLOMATIE – Le Sommet de la SADC se tiendra au Centre de conférence internationale Ivato, selon le ministère des Affaires étrangères

    DIPLOMATIE – Le Sommet de la SADC se tiendra au Centre de conférence internationale Ivato, selon le ministère des Affaires étrangères

    Antananarivo, 16 Juillet, 13h30 – Un deuxième événement diplomatique pour le Centre de conférence internationale (CCI) d’Ivato en 2025. Quelques mois après la tenue du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission de l’océan Indien (COI) en avril, cette infrastructure devrait accueillir le 45ème Sommet des chefs d’Etat de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) du 16 au 17 août.

    A en croire une source auprès du ministère des Affaires étrangères, ce centre a été choisi “dès le début” par le comité d’organisation pour accueillir ce Sommet. Des émissaires de la SADC ayant effectué des visites à Madagascar pour la supervision de l’avancement de l’organisation “a déjà validé ce site”, poursuit notre interlocuteur.

    Le projet présidentiel d’accueillir les 16 chefs d’Etat et de gouvernement de la SADC au sein d’un tout nouveau Palais des Congrès ne se fera donc pas cette année. Dans son discours de fin d’année, le président de la République Andry Rajoelina avait annoncé la construction d’un nouveau Centre de conférence international et d’un Palais des congrès pour accueillir ce Sommet.

    En février, le Conseil des ministres avait approuvé une procédure allégée des passations de marchés dans le cadre de l’accueil des Sommets de la COI et de la SADC “étant donné l’ampleur des travaux à réaliser, des fournitures à acheminer à Madagascar et des prestations à achever”.

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  • SOMMET DES CHEFS D’ETAT – Madagascar lance le Centre de commandement opérationnel du 45e Sommet de la SADC

    SOMMET DES CHEFS D’ETAT – Madagascar lance le Centre de commandement opérationnel du 45e Sommet de la SADC

    Antananarivo, 14 Juillet, 15h35 – Un site unique pour coordonner les activités d’organisation du 45ème Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique Australe (SADC). La ministre des Affaires étrangères a lancé lundi le Centre de commandement opérationnel du Sommet de la SADC au stade Barea, à Antananarivo. Ce dispositif servira de quartier général pour la coordination des volets logistiques, sécuritaires et protocolaires liés à l’organisation du sommet, prévu du 3 au 18 août dans la capitale malgache.

    La ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, a effectué une visite d’inspection des installations. Elle a souligné l’importance de ce centre comme élément central du dispositif opérationnel, en amont et pendant l’événement. Le centre aura pour mission de superviser l’ensemble des réunions statutaires prévues, notamment celles réunissant les Chefs d’État et de Gouvernement des pays membres.

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  • COOPÉRATION – La France entend demeurer un “partenaire stable et engagé pour la Grande île”, selon Arnaud Guillois

    COOPÉRATION – La France entend demeurer un “partenaire stable et engagé pour la Grande île”, selon Arnaud Guillois

    Antananarivo, 15 Juillet, 12h55 – “À l’heure où certains se retirent de Madagascar ou d’autres hésitent et où d’autres se contentent de promettre, la France continue d’investir et de s’investir”. L’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, livre un discours sans ambiguïté sur la posture de la France à Madagascar. Dans un contexte international incertain, marqué par le désengagement de certains pays ou les promesses non suivies d’effets d’autres partenaires, la France se veut un acteur fiable, présent et engagé sur le long terme.

    Cet engagement se matérialise par des projets concrets, portés notamment par l’Agence Française de Développement (AFD), dans des secteurs jugés cruciaux pour l’avenir de Madagascar : agriculture, sécurité alimentaire, accès à l’eau, assainissement, gouvernance et développement urbain. “Ce sont là des investissements qui répondent aux besoins immédiats de la population tout en jetant les bases d’un développement durable”, insiste l’ambassadeur dans son discours à l’occasion de la fête nationale française.

    Dans son allocution, Arnaud Guillois ne manque pas de saluer la “maturité” des relations franco-malgaches, notamment dans la gestion du différend territorial lié aux Îles Éparses. Il évoque notamment les efforts conjoints des deux parties “d’identifier des perspectives communes dans le cadre d’un dialogue apaisé”.

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  • DIPLOMATIE – Madagascar parmi les bénéficiaires de la coopération renforcée entre la France et l’Imamat ismaélien dans l’océan Indien

    DIPLOMATIE – Madagascar parmi les bénéficiaires de la coopération renforcée entre la France et l’Imamat ismaélien dans l’océan Indien

    Antananarivo, 12 Juillet, 17h45 – Un partenariat stratégique pour l’océan Indien. En visite officielle en France, le Prince Rahim Al Hussaini Aga Khan V, guide spirituel des musulmans ismaéliens, a signé avec le président français Emmanuel Macron un accord de coopération pour l’océan Indien vendredi. Dotée d’un budget de 100 millions d’euros, cette initiative cible cinq pays et territoires de la région, dont Mayotte et Madagascar. Les trois autres pays concernés sont le Kenya, le Mozambique et la Tanzanie.

     

    La coopération pour l’océan Indien concerne d’abord la reconstruction du département français de Mayotte, ravagé par un ouragan en décembre, comme l’indique l’Élysée. Mais il s’agira également de restaurer les écosystèmes côtiers, de promouvoir les économies bleue et verte, de faciliter l’accès à l’eau potable, d’améliorer l’assainissement et de renforcer la gestion durable des déchets.

     

    Cet accord s’inscrit dans la continuité de la collaboration entre l’Aga Khan Development Network (AKDN) et l’Agence française de développement (AFD), partenaires depuis plus de trente ans sur plus de 60 projets en Afrique, en Asie centrale et au Moyen-Orient. À Madagascar, l’AKDN est déjà actif dans les domaines de l’éducation, de la santé communautaire, du développement rural et de la sécurité alimentaire, en particulier dans les zones les plus vulnérables.

     

    Outre la coopération dans l’océan Indien, deux autres textes ont été signés entre le Prince Rahim Al Hussaini Aga Khan V et le président français Emmanuel Macron. Ils portent sur un accord-cadre officialisant la personnalité juridique internationale de l’Imamat ismaélien en France, et sur une déclaration conjointe pour la Syrie axée sur la reconstruction et la résilience communautaire.

     

    Durant leur rencontre à l’Elysée, Emmanuel Macron a salué “l’engagement de l’Imam en faveur du pluralisme, de l’éducation des filles et du développement inclusif”. L’Imam Aga Khan V a, de son côté, réaffirmé la mission de l’AKDN de soutenir les sociétés civiles à travers une gouvernance éthique, la protection de l’environnement et le respect des identités culturelles.

  • COOPÉRATION – Les activités liées au sommet de la Sadc se dérouleront du 3 au 18 août

    COOPÉRATION – Les activités liées au sommet de la Sadc se dérouleront du 3 au 18 août

    Antananarivo, 11 Juillet, 11h35 – Le compte à rebours commence pour la tenue du 45ème Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc) à Madagascar. Le Conseil des ministres de ce jeudi, délocalisé à Sainte-Marie, donne des détails supplémentaires concernant cet évènement diplomatique régional. Selon le compte rendu de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif, “les activités liées à cet événement majeur se dérouleront du 3 au 18 août”.

    Le point d’orgue de cet évènement est sans doute la prise du pouvoir de Madagascar à la présidence de cette organisation régionale. C’est un point qui a été examiné lors de cette réunion à Sainte Marie. “Le président Andry Rajoelina prendra officiellement le pouvoir. Une passation devait avoir lieu entre le président zimbabwéen et le président malgache”, mentionne le communiqué du Conseil des ministres.

    Les travaux pour les préparatifs s’accélèrent du côté des commissions concernées. Une dernière mission d’inspection sera effectuée par le Secrétariat de la SADC avant le sommet.

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  • EXÉCUTIF – Le Conseil des ministres délocalisé se poursuit à Sainte- Marie ce jeudi

    EXÉCUTIF – Le Conseil des ministres délocalisé se poursuit à Sainte- Marie ce jeudi

    Antananarivo, 7 Juillet, 17h00 – Après la région Haute Matsiatra, le président de la République Andry Rajoelina poursuit ses tournées régionales dans l’Analanjirofo. Un spot vidéo publié ce lundi sur la page Facebook de la Présidence indique que le Chef d’Etat sera à Sainte Marie cette semaine.

    Dans son agenda figure la tenue du Conseil des ministres délocalisé en présence des autorités locales. L’île Sainte Marie est la deuxième ville de la province de Toamasina qui abrite le conseil des ministres délocalisé. En avril 2024, l’Exécutif s’est déjà réuni à la Grande Résidence de Tanamakoa Toamasina pour sa réunion hebdomadaire.

    Le Conseil des ministres sera suivi le lendemain par une série d’inaugurations de différentes infrastructures comme des routes, d’un parc solaire à Ilampy ou encore des visites de chantier selon l’agenda annoncé par la présidence de la République. Le locataire d’Iavoloha assistera également à l’ouverture officielle du Festival des baleines pour cette année. Cet événement est considéré par beaucoup comme l’une des attractivités touristiques phares de cette île malgache

    Comme à chaque déplacement, le volet social s’inscrit aussi dans l’agenda présidentiel avec la distribution de paniers garnis. Un spectacle sera aussi organisé avec la participation de nombreux artistes.

  • “ILES ÉPARSES” – La demande d’indemnisation non évoquée dans le communiqué conjoint de la deuxième commission mixte mais la délégation malgache confirme l’avoir formulée

    “ILES ÉPARSES” – La demande d’indemnisation non évoquée dans le communiqué conjoint de la deuxième commission mixte mais la délégation malgache confirme l’avoir formulée

    Antananarivo, 7 Juillet, 8h15 – Des pertes à compenser. Rafaravavitafika Rasata, ministre des Affaires étrangères, confirme que la délégation malgache avait bien soumis, lors de la deuxième réunion de la commission mixte sur les îles Éparses à Paris, une demande d’indemnisation à la France pour préjudices subis. Selon la cheffe de la diplomatie malgache, il s’agit d’une demande de compensation des pertes subies par Madagascar du fait qu’il ne jouit pas de sa souveraineté sur ces îles.

    Bien que ce sujet ne fasse pas partie des points inscrits dans le communiqué conjoint signé par les deux chefs de délégation, la sénatrice Lalatiana Rakotondrazafy, membre de la délégation, affirme que la question a bien été abordée durant la réunion. “La France a pris note de toutes les requêtes formulées par la délégation malgache”, assure-t-elle.

    En conférence de presse vendredi, la sénatrice évoque “un sujet extrêmement sensible”. Interrogée sur le montant des indemnisations auxquelles prétend Madagascar, elle indique que Madagascar dispose d’une base de calcul pour les estimations. Mais elle préfère ne pas donner des chiffres, arguant “préférer poursuivre les discussions dans un cadre diplomatique, car il s’agit de négociations de haut niveau”.

    Pour la ministre des Affaires étrangères, la demande de compensation se fonde sur les droits dont Madagascar dispose sur ces îles et sur l’histoire que l’on ne peut effacer des liens entre la Grande île et ces îles. Elle rappelle que depuis 1979, les Nations Unies reconnaissent que les Îles Éparses font partie du territoire malgache.

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  • Madagascar réclame l’établissement d’une feuille de route claire pour la suite des discussions autour des “Îles Eparses”

    Madagascar réclame l’établissement d’une feuille de route claire pour la suite des discussions autour des “Îles Eparses”

    Antananarivo, 5 Juillet, 14h30 – Madagascar ne veut plus attendre six ans avant d’avoir le prochain round des discussions sur les Îles Éparses avec la France. Dans ses “requêtes” à l’occasion de la deuxième commission mixte tenue le 30 juin à Paris, la délégation malgache a demandé “l’élaboration conjointe d’une feuille de route, incluant un mécanisme permanent de concertation, des réunions régulières, et un calendrier clairement défini d’un commun accord”.

     

    Pour la délégation malgache, il s’agira de “poursuivre les échanges pour parvenir à une solution pacifique et durable” sur la question des Îles Éparses. Mais les réunions envisagées devraient aussi permettre, au-delà des discussions sur la souveraineté, de “mettre en place un cadre de partenariat” autour des Îles Éparses entre les deux parties.

     

    En ayant des échanges permanents avec l’Hexagone, la Grande île entend ne pas rester sur un statu quo mais avancer. Et si les discussions autour de la souveraineté devraient faire l’objet de plusieurs rencontres, elle espère que des décisions transitoires soient prises dans divers domaines de coopération. Cela inclut, entre autres, le droit des pêcheurs malgaches d’accéder librement dans les eaux et autour des Îles Éparses ou encore la possibilité des scientifiques malgaches de participer aux recherches sur ces îles et l’accès aux données scientifiques qui les concernent.

  • PARLEMENT – Eddie Fernand remplacé par Mino Seramila au poste de questeur du Sénat

    PARLEMENT – Eddie Fernand remplacé par Mino Seramila au poste de questeur du Sénat

    Antananarivo, 5 Juillet, 8h55 – Du changement au niveau du bureau permanent du Sénat. Mino Seramila devient le nouveau questeur d’Anosikely à l’issue d’une élection qui s’est déroulée ce vendredi à la Chambre haute. Il remplace Eddie Fernand, destitué suite à une procédure enclenchée par les Sénateurs eux-mêmes qui en ont fait la demande selon le règlement intérieur, souligne un communiqué du Sénat.

     

    Le service de communication du Sénat parle de “suspicions” pesant sur le questeur sortant pour expliquer la procédure lancée par les sénateurs contre leur pair. “Il n’y a cependant pas de preuves concrètes”, poursuit notre source sans plus de détails.

     

    Candidat unique, Mino Seramila est élu par 13 voix sur 18. Comme son prédécesseur, le nouveau questeur d’Anosikely est également élu sous la bannière de la coalition Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina dans la province d’Antsiranana. Il remplace donc son colistier au niveau du bureau permanent du Sénat. Il est également rapporteur au sein de la commission des Finances, de l’Économie et du Développement durable, et membre de la commission des Lois.

  • COMMISSION MIXTE – Des pistes de coopération autour des « Iles Eparses » évoquées à Paris, dans le « respect des positions » de Madagascar et de la France sur la souveraineté

    COMMISSION MIXTE – Des pistes de coopération autour des « Iles Eparses » évoquées à Paris, dans le « respect des positions » de Madagascar et de la France sur la souveraineté

    Antananarivo, 4 Juillet, 12h30 – Le différend malgacho-français relatif à la souveraineté sur les îles éparses demeure, pour l’instant, sans solutions. Les délégations ayant participé à la deuxième commission mixte Madagascar-France sur ces îles ont insisté chacune sur leur position par rapport à la question de la souveraineté.

    Selon le communiqué conjoint publié quatre jours après la réunion, “la partie malgache a demandé à la partie française (…) de mettre en place un cadre de partenariat respectueux de sa position sur la souveraineté sur ces îles”. Elle demande, parallèlement, à la partie française “de suspendre toute action unilatérale dans les zones concernées” et “de poursuivre les échanges pour parvenir à une solution pacifique et durable”.

    La partie française, elle, a rappelé “sa position s’agissant de la souveraineté sur ces îles”, poursuit le communiqué. Et en 2019, la délégation française a déjà présenté des éléments qui, selon le communiqué conjoint publié à l’époque, “fondent les bases juridiques et la licéité de la souveraineté française sur ces îles”.

    Mais bien que les deux parties campent sur leur position en matière de souveraineté, une avancée semble se dessiner dans les discussions sur certaines pistes de coopération. Si en 2019 Madagascar avait clairement indiqué que “la restitution de la souveraineté de Madagascar sur ces îles reste une question fondamentale dans la négociation et constitue une question devant être abordée préalablement à l’examen et à l’adoption d’une solution commune de développement”, ce préalable ne semble plus d’actualité.

    Au-delà des pistes de coopération proposées par la partie française qui a déjà soumis une proposition similaire en 2019, Madagascar a aussi formulé des demandes qui n’exigent plus que sa souveraineté sur les îles éparses soit reconnue. Cela concerne, entre autres, “l’accès sans restriction de ses pêcheurs dans les eaux et autour de ces îles”, “la participation effective des scientifiques de Madagascar à tout projet de recherche sur les îles, et l’accès aux données scientifiques”.

    Les pistes de coopération proposées par la France, elles, portent sur “les domaines de la protection de l’environnement et de la biodiversité, de la recherche scientifique, de l’économie bleue, incluant la pêche et le tourisme, de sûreté et de sécurité maritime et de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée”. En 2019, dans l’attente du règlement du différend, la France a déjà soumis des propositions en faveur de perspectives communes de développement dans cette zone, des propositions dont la Grande île indique avoir pris acte à l’époque.

    Cette année, les deux parties ont pris note des différentes propositions. Elles promettent de se retrouver à l’occasion d’une “prochaine session de la commission mixte” qui se tiendra “à Madagascar sur les îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India, à une date à déterminer d’un commun accord par les canaux diplomatiques appropriés”. Les discussions devraient alors, selon le communiqué conjoint, se poursuivre “dans le respect des positions des deux pays”. L’objectif est de maintenir “un esprit d’apaisement et de favoriser la confiance mutuelle” entre les deux parties.

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