Catégorie : Politique

  • DIPLOMATIE – Madagascar supprime les frais de visa pour les délégations officielles du Sommet de la SADC

    DIPLOMATIE – Madagascar supprime les frais de visa pour les délégations officielles du Sommet de la SADC

    Antananarivo, 3 Juillet, 10h45 – Visa gratuit. Les autorités malgaches ont décidé mercredi en Conseil des ministres de supprimer les frais de visa pour les membres des délégations officielles au Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), prévu au mois d’août ainsi qu’à tous les participants aux réunions préparatoires liées au Sommet. L’Objectif est de faciliter l’organisation de cet événement régional d’envergure.

    Dans son communiqué, le gouvernement précise que cette mesure vise à simplifier les procédures d’entrée sur le territoire pour les représentants des pays membres et partenaires de la SADC, attendus en nombre dans les semaines à venir. Il souligne qu’il s’agit des usages diplomatiques en vigueur pour l’accueil des réunions internationales. En sa qualité de président en exercice de la SADC qui court du mois d’août 2025 au juillet 2026, Madagascar a l’obligation d’organiser toutes les réunions officielles de l’organisation durant son mandat. Cela inclut non seulement le sommet lui-même, mais aussi les différentes réunions de cette organisation régionale.

  • PARLEMENT – L’Assemblée nationale adopte avec deux amendements la proposition de loi sur les sénatoriales

    PARLEMENT – L’Assemblée nationale adopte avec deux amendements la proposition de loi sur les sénatoriales

    Antananarivo, 2 Juillet, 9h25 – Deux amendements apportés. Les députés présents à l’Assemblée nationale ont adopté, avec quelques modifications, la proposition de loi modifiant et complétant les règles relatives au fonctionnement du Sénat, présentée par le sénateur Mahaleo Tsiebo. Le texte amendé repart ainsi en deuxième lecture au Sénat, avant la clôture de la première session ordinaire prévue ce vendredi.
    La proposition de loi entend apporter des changements sur les règles du jeu pour les élections électorales qui devraient se tenir cette année. Il s’agit en gros de la fixation du collège électoral.

    Le premier amendement apporté par les députés porte sur l’exposé des motifs de la proposition de loi. Dans le texte accepté par Tsimbazaza, il est précisé que “la proposition de loi organique a pour objet d’introduire une disposition transitoire permettant que les élections sénatoriales puissent être organisées avec les élus des collectivités territoriales décentralisées en exercice à la date de la convocation des électeurs, afin de garantir le fonctionnement régulier et continu du Sénat, et de faire avancer le processus de décentralisation à Madagascar”.

    Le deuxième amendement porte sur l’article premier. Il modifie la formulation du texte et évoque “la constitution de tous les membres du collège électoral” au lieu de leur “élection”. C’est ainsi que selon les députés, “ dans l’attente de la constitution de tous les membres (…), le collège électoral est constitué des élus des collectivités territoriales décentralisées en exercice à la date de la convocation des électeurs ». La version originale adoptée par le Sénat souligne plutôt que “dans l’attente de l’élection de l’ensemble des membres du collège électoral (…), sont habilités à constituer le collège électoral, les élus des collectivités territoriales décentralisées légalement élus à la date de convocation du corps électoral pour les élections sénatoriales”.

    Selon la loi sur les sénatoriales dans sa version initiale, le collège électoral devrait être composé des élus municipaux et communaux ainsi que des élus régionaux et provinciaux. La disposition transitoire du texte avait prévu un “collège électoral constitué par les conseillers communaux et municipaux ainsi que les maires” uniquement “pour la première élection sénatoriale de la quatrième République”, soit celle de 2015. En 2020, les sénatoriales ont cependant eu lieu avec la même composition du collège électoral, les élections régionales et provinciales n’ayant pas été organisées. Si la nouvelle proposition de loi passe, celles prévues en décembre 2025 suite à l’expiration de l’actuelle législature devraient aussi ne concerner que les élus communaux et municipaux. En 2020, la Haute cour constitutionnelle avait déjà indiqué “qu’en l’absence des chefs de région et des conseillers régionaux , des chefs de province et des conseillers provinciaux, le collège électoral peut être ainsi composé seulement des maires et des Conseillers Municipaux ou Communaux afin d’éviter un vide institutionnel au niveau du Sénat”.

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  • EXECUTIF – Le Conseil des ministres du mercredi 2 juillet délocalisé à Fianarantsoa, selon la présidence de la République

    EXECUTIF – Le Conseil des ministres du mercredi 2 juillet délocalisé à Fianarantsoa, selon la présidence de la République

    Antananarivo, 1er Juillet, 7h55 – L’Exécutif aura son quatrième Conseil des ministres délocalisé de l’année ce mercredi. Après Mahajanga en mars, puis Toliara et Nosy Be en mai, les membres de l’Exécutif sont attendus à Fianarantsoa ce 2 juillet. La présidence de la République confirme la tenue d’un Conseil des ministres délocalisé dans le chef-lieu de la province éponyme ce mercredi. “Plusieurs réalisations ont été mises en oeuvre dans la région (Haute Matsiatra) et l’Etat continue de se rapprocher de la population pour voir ce qui doit encore être fait de façon à répondre aux besoins de proximité”, souligne le présidence pour expliquer le choix de la capitale de la Haute Matsiatra pour tenir la réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

    Fianarantsoa sera la sixième ville hors d’Antananarivo à accueillir un Conseil des ministres délocalisé depuis qu’Andry Rajoelina est revenu au pouvoir en 2019. En octobre 2020, une réunion de l’Exécutif a déjà eu lieu à Antsohihy. En avril 2024, le président de la République a présidé un Conseil des ministres à Toamasina, et a procédé en parallèle à de nombreuses visites de chantier et à des inaugurations. Les trois derniers Conseils des ministres délocalisés ont eu lieu à Mahajanga le 6 mars de cette année, à Toliara le 14 mai et à Nosy Be le 22 mai. Chaque réunion est précédée ou suivie de visites de terrain par une forte délégation étatique.

  • DIPLOMATIE – Des organisations de la société civile et le Seces Antananarivo réclament la souveraineté totale de Madagascar sur les îles Éparses

    DIPLOMATIE – Des organisations de la société civile et le Seces Antananarivo réclament la souveraineté totale de Madagascar sur les îles Éparses

    Antananarivo, 30 Juin, 14h30 – La souveraineté de Madagascar sur les Îles Éparses à réclamer, selon des organisations de la société civile et le syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs enseignants (Seces Antananarivo). Alors que la deuxième réunion du comité mixte franco-malgache sur les îles Éparses s’ouvre ce lundi à Paris, la société civile malgache appelle à une reconnaissance pleine et entière de la souveraineté de Madagascar sur l’ensemble de ces îles situées au large des côtes malgaches, dans le Canal de Mozambique.

    Dans un communiqué publié samedi, plus de 900 organisations de la société civile ont signé une déclaration commune rappelant que “les Îles Éparses sont une partie intégrante et inaliénable du territoire de la République de Madagascar”. Elles appellent ainsi à “une reconnaissance claire, inconditionnelle et sans équivoque de la souveraineté de Madagascar sur l’ensemble des îles concernées”.

    Dans leur déclaration, les OSC dénoncent “la présence continue de la France sur ces îles”, qu’elles qualifient d’“anomalie historique, juridique et politique” incompatible avec “un ordre international fondé sur la justice, la souveraineté des peuples et la fin du colonialisme”. Elles estiment que cette situation “constitue une injustice manifeste et demeure politiquement inacceptable pour un État souverain”.

    Le Seces Antananarivo estime même dans une déclaration publiée, dimanche, que la France devrait “verser des compensations aux Malgaches pour les 130 années d’occupation des Îles Éparses parses”. Les enseignants syndiqués de l’Université d’Antananarivo soulignent que “la promotion continue de la cogestion est une trahison de la patrie commune”.

    A Paris, la délégation malgache pour cette deuxième réunion est dirigée par Rasata Rafaravavitafika ministre des Affaires étrangères, composée de huit membres. Cette délégation comprend également le ministre de la Pêche et de l’économie bleue Paubert Mahatante, des juristes, des experts en environnement et économie bleue, ainsi que des représentants de la Présidence et d’institutions scientifiques. Cette délégation devait apporter devant son homologue française des arguments techniques et historiques permettant à défendre la souveraineté de Madagascar, tout en avançant dans les discussions comme l’avait indiqué le président de la République.

    En 2019, les discussions n’ont pas pu avancer, la Grande île ayant réclamé la reconnaissance de la souveraineté avant toute autre considération, alors que la France n’a pas souhaité évoquer le sujet, venant avec une proposition de cogestion. En avril 2025, la France semble vouloir rester sur sa position, Emmanuel Macron estimant “picrocholin” le débat sur la souveraineté mais insistant sur la question de la cogestion. Andry Rajoelina, lui, a indiqué vouloir avancer sur le sujet, sans évoquer clairement si la question de la reconnaissance de la souveraineté de Madagascar sur les Îles Éparses restait une condition des échanges.

  • DIPLOMATIE – Deux ministres dans la délégation malgache pour la deuxième réunion de la commission mixte sur les Îles Éparses 

    DIPLOMATIE – Deux ministres dans la délégation malgache pour la deuxième réunion de la commission mixte sur les Îles Éparses 

    Antananarivo, 28 Juin, 15h15 – Les noms des membres de la délégation malgache pour la deuxième réunion de la commission mixte sur Îles Éparses dévoilés. Conduite par la ministre des Affaires étrangères Rafaravavitafika Rasata, la délégation est composée de huit membres. Il s’agit d’une équipe pluridisciplinaire comme l’a bien indiqué le rapport du conseil des ministres du 7 mai dernier. Elle inclut aussi bien des diplomates que des techniciens en charge des questions environnementales et liées à l’économie bleue.

     

    Dans la délégation figure ainsi aux côtés de la ministre des Affaires étrangères, le ministre de la Pêche et de l’économie bleue, Tsimanaoraty Paubert Mahatante. Lalatiana Rakotondrazafy, sénatrice et ancienne ministre de la Communication et de la culture ainsi que le Dr Djacoba Oliva Tehindrazanarivelo, ambassadeur de Madagascar auprès de l’Organisation des Nations Unies à Genève, et ancien ministre des Affaires étrangères seront aussi de la partie.

     

    Il y aura également un représentant de la Présidence, le magistrat Dina Andriamaholy, secrétaire général adjoint de la présidence. Harifera Elisa Rabemananjara, directrice générale de la coopération internationale au sein du ministère des Affaires étrangères, Hery Lisy Tiana Ranarijaona, directrice générale de la recherche scientifique au sein du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique font également le déplacement.

     

    Le Vice-Amiral Antoine de Padoue Ranaivoseheno, conseiller au sein du ministère de l’Environnement et du développement durable est aussi dans la liste. Ce consultant expert en matière de sûreté et de sécurité maritime a déjà fait partie de la délégation qui s’est réunie à Andafiavaratra lors de la première commission mixte.

     

    Avant de partir pour Paris, cette équipe malgache avait pour mission de rassembler les données techniques, historiques et environnementales qui vont défendre la souveraineté de Madagascar sur ces îles. Ils seront en France avec “des arguments pour préserver la souveraineté de Madagascar sur les îles tout en avançant dans les discussions avec la France”.

     

    Lors de son passage sur la chaîne de télévision publique après la visite d’Etat de son homologue français, le président de la République Andry Rajoelina a exprimé sa volonté de ne pas rester dans une position figée sur ce dossier mais de trouver une solution commune. Emmanuel Macron, pour sa part, a qualifié de “futiles” les débats sur la souveraineté, insistant sur la cogestion des terres faisant l’objet de différends.

  • FÊTE NATIONALE – Andry Rajoelina place les travaux sur Anatirova et sur le stade de Mahamasina au coeur de son discours du 26 juin

    FÊTE NATIONALE – Andry Rajoelina place les travaux sur Anatirova et sur le stade de Mahamasina au coeur de son discours du 26 juin

    Antananarivo, 26 Juin, 11h45 – Deux chantiers emblématiques de son mandat au cœur du discours du président de la République à l’occasion de l’ouverture du défilé militaire du 26 juin. Andry Rajoelina met en avant la reconstruction d’Anatirova et l’extension du stade de Mahamasina comme symbole de la fierté et de la souveraineté retrouvées de Madagascar.

    Dans son allocution, le chef de l’Etat met en avant la portée symbolique de ces deux infrastructures. “Là-haut, nous voyons le Rovan’i Madagasikara qui a été consumé par le feu de la malveillance, et que nous avons relevé de ses cendres”, souligne-t-il, ajoutant que “tous les Palais du Rovan’i Manjakamiadana ont été reconstruits afin de constituer un héritage pour les générations futures et pour l’histoire de Madagascar”.

    Le stade de Mahamasina, “où a été proclamé le retour de l’indépendance en 1960”, pour sa part, a été “l’objet d’efforts particuliers pour être le symbole de la fierté nationale, et a été rénové pour être conforme à notre époque”, souligne-t-il. Andry Rajoelina évoque alors la nécessité d’être “jaloux de l’histoire de la Nation, de l’histoire de Madagascar” en signe de “devoir de mémoire et de reconnaissance envers les ancêtres qui se sont battus pour revendiquer le retour de l’indépendance” du pays.

    Pour le 65ème anniversaire de l’Indépendance, les autorités ont retenu le thème du “patriotisme [qui] mène vers le progrès”. Et “le feu du patriotisme brûle dans nos coeurs en cette journée historique”, lance le président de la République. “Les Malgaches sont prêts, le pays est prêt. Car l’objectif est que Madagascar doit progresser, Madagascar doit se développer”, martèle-t-il.

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  • FESTIVITES – En attendant le spectacle de lumière et d’eau …

    FESTIVITES – En attendant le spectacle de lumière et d’eau …

    Les nouveaux bus électriques, ceux dont les portes s’ouvrent dans un pssshhh, ont commencé à transporter gratuitement ceux qui souhaitent assister au spectacle qualifié de “magique” dès le début de l’après-midi ce mercredi. Avant de monter, ils ont évidemment dû abandonner les jouets qui projettent des lasers. Ceux qui sentaient l’alcool étaient aussi interdits de bus à l’aller. Tout comme ceux qui avaient des “produits interdits” comme les bouteilles de bière. A leur descente au terminus, au niveau du carrefour d’Ambodifasina, ils peuvent commencer à chercher les meilleures places pour assister aux feux d’artifice, au show drone et au spectacle de jet d’eau. Mais ils peuvent aussi prendre un verre, un snack auprès des nombreux stands érigés le long du lac Iarivo. Car la fête ne va commencer qu’à 19h. Les premières images de la foule, des installations et de l’organisation.

     

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  • COMMÉMORATION – Le chef d’Etat bissau-guinéen parmi les invités d’honneur de l’Etat malgache à la célébration du 65ème anniversaire de l’Indépendance

    COMMÉMORATION – Le chef d’Etat bissau-guinéen parmi les invités d’honneur de l’Etat malgache à la célébration du 65ème anniversaire de l’Indépendance

    Antananarivo, 25 juin, 9h40 – Les portraits du président bissau-guinéen commencent à être placardés dans la capitale. Umaro Sissoco Embaló est l’un des invités d’honneur, conviés par le président Andry Rajoelina à l’occasion des festivités du 65ème anniversaire de l’Indépendance.

    Cette invitation intervient dans la continuité des liens récemment resserrés entre Madagascar et la Guinée-Bissau. En juillet 2024, le président de la République Andry Rajoelina avait effectué une visite d’État à Bissau. Lors de cette rencontre, les deux chefs d’État avaient souligné leur volonté commune de renforcer la coopération bilatérale.

    La visite s’était conclue par la signature de deux accords, un cadre général de coopération couvrant 28 domaines. Les secteurs ciblés vont de la défense avec l’accueil de militaires bissau-guinéens à l’Académie militaire d’Antsirabe (Acmil), à l’économie, en passant par l’éducation, la culture et les échanges technologiques.

    À cette occasion, le président Rajoelina avait été décoré de la médaille d’Amílcar Cabral, plus haute distinction honorifique de la Guinée-Bissau. Une reconnaissance qui avait non seulement les actions du chef d’Etat malgache sur la scène continentale, notamment pendant la crise de la Covid-19 avec la distribution du Covid organics, mais aussi son engagement pour la coopération sud-sud.

  • NECROLOGIE – Maître Lala Ratsirahonana passe l’arme à gauche

    NECROLOGIE – Maître Lala Ratsirahonana passe l’arme à gauche

    Antananarivo, 25 Juin, 7h30 – La médiature de la République en deuil. Le médiateur de la République, Lala Harijaona Ratsirahonana, est décédé mardi soir. Avocat de profession, il avait été nommé à la tête de cette institution en mai 2021, en remplacement de Monique Andréas Esoavelomandroso.

    Figure connue du paysage politico-institutionnel malgache, ce fils de l’ancien chef d’Etat Norbert Lala Ratsirahonana avait siégé à l’Assemblée nationale en tant que député élu sous la bannière de la plateforme Firaisankinam-pirenena dans le deuxième arrondissement d’Antananarivo en 2003. En 2014, il avait été nommé membre du Conseil d’administration de la Jirama, au titre du ministère en charge de l’Eau.

    Plus récemment, en 2025, Maître Lala Ratsirahonana avait assuré la présidence par intérim du Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI), entre la fin du mandat de l’ancienne présidente de cet organisme et la nomination du président actuellement en poste.

  • CONCERT DE LOUANGE – Andry Rajoelina appelle les Malgaches à garder la foi et le courage face aux épreuves

    CONCERT DE LOUANGE – Andry Rajoelina appelle les Malgaches à garder la foi et le courage face aux épreuves

    Antananarivo, 23 Juin, 7h45 – “Ne vous laissez pas abattre par les difficultés”. Le président de la République Andry Rajoelina appelle les Malgaches à avoir la foi et à faire preuve de courage face aux difficultés, lors de son discours prononcé dimanche au stade Barea Mahamasina, à l’occasion du grand concert de louange organisé à la veille de la fête nationale.

    Devant une foule nombreuse rassemblée pour cet après-midi mêlant chants, prières et spectacles lumineux, le chef de l’État invite ses concitoyens à “garder un cœur pur” et à renforcer leur foi. “Lorsque l’on a Jésus-Christ dans son cœur, aucune bataille extérieure ne peut être perdue”, déclare-t-il, soulignant que “les combats que nous avons en communs sont avant tout spirituels”.

    Dans un contexte où les difficultés sociales et économiques affectent de nombreuses familles, Andry Rajoelina indique reconnaître les épreuves traversées par la population. Il encourage néanmoins les Malgaches à ne pas céder au découragement ni aux discours négatifs qu’il a qualifiés d’œuvres des “mauvais esprits”.

    “Ils vont nous dire que plus rien ne peut être fait pour notre vie”, dénonce-t-il, affirmant qu’il y a “deux types d’esprit : l’esprit saint qui donne de la force, et l’esprit mauvais qui décourage”. “Mais nous avons le bon esprit qui nous donne détermination et courage”, poursuit le chef de l’Etat, appelant les Malgaches à choisir la persévérance et la foi. Car, “heureuse est la Nation dont l’Eternel est le Dieu”, invoque-t-il, citant les Psaumes. Et “Madagascar a sa foi et confie sa vie ainsi que son développement entre les mains de Dieu et de Jésus-Christ”, poursuit-il.

    Dans son discours, le chef de l’Etat a tenu à inviter à une minute de prière silencieuse pour les 20 jeunes récemment décédés dans l’affaire de suspicion d’empoisonnement durant une fête d’anniversaire à Ambohimalaza. “Prions pour que les familles endeuillées trouvent réconfort et paix”, appelle-t-il. Il souligne dans la foulée, que “certains morts vivent pour l’éternité auprès de Dieu, tandis que certains vivants sont morts spirituellement faute de foi”.

    Comme chaque année, depuis quelques années maintenant, les autorités organisent un concert de louange qui rassemble des milliers de fidèles à la veille de la célébration de l’anniversaire de l’Indépendance. Le président de la République ainsi que de nombreux membres du gouvernement assistent à ce concert devenu une tradition. L’édition 2025 a été marquée par la présence de l’artiste évangélique internationale Dena Mwana et d’autres figures locales de la musique chrétienne.