Catégorie : Politique

  • PARLEMENT – La proposition de loi relative à la répression de vols de bovidés adoptée par le Sénat

    PARLEMENT – La proposition de loi relative à la répression de vols de bovidés adoptée par le Sénat

    Antananarivo, 7 Juin, 10h15 – Une autre étape franchie. La proposition de loi relative à la répression des vols de bétail, présentée par le député élu à Antsohihy, Hyacinthe BefenoTodimanana, a été adoptée au niveau du sénat, jeudi. Les Sénateurs en séance plénière au Palais d’Anosikely, n’ont apporté aucun amendement au texte transmis par l’Assemblée nationale.

     

    A en croire un communiqué du Senat, la séance a vu la présence des techniciens du ministère de la Justice dirigés par le ministre Benjamin Rakotomandimby. La proposition de loi insiste sur le durcissement significatif des peines infligées aux voleurs et leurs complices.

     

    Les dispositions de cette proposition de loi qui complète et modifie l’ordonnance relative au vol de bétail, prévoient des peines pouvant aller de 15 à 30 ans de travaux forcés. Les sanctions pourraient même être plus sévères, allant jusqu’à la réclusion à perpétuité.

     

    La question des sanctions à l’encontre des complices des voleurs de zébus y est également afin de lutter contre l’existence de réseaux faisant sortir ces bandits de prison. L’une des raisons de cette proposition de loi est l’insécurité dans le monde rural, causée par le vol de bétail, réitère le Sénat.

     

    L’objectif est d’éradiquer ce phénomène et d’augmenter de manière significative les peines infligées aux personnes appréhendées pour ces actes, afin que la population puisse vivre en sécurité et que les propriétaires de bétail soient protégés dans leurs biens, précise encore la Chambre haute.

     

    Après ce passage et adoption au niveau du Sénat, cette proposition de loi du député d’Antsohihy devait passer au niveau de la Haute cour constitutionnelle. Les hauts conseillers devaient examiner si les textes sont conformes ou non à la constitution.

     

    Photo : Sénat de Madagascar

  • PROJET HUMANITAIRE – La visite d’Akamasoa, un passage incontournable lors des visites officielles de dignitaires étrangers, selon Andry Rajoelina

    PROJET HUMANITAIRE – La visite d’Akamasoa, un passage incontournable lors des visites officielles de dignitaires étrangers, selon Andry Rajoelina

    Antananarivo, 4 Juin, 21h00 – Un autre chef d’Etat chez le père Pedro. Après le Président français Emmanuel Macron en avril, c’est la présidente de la République de Slovénie Nataša Pirc Musar qui s’est rendue à Akamasoa ce mercredi. Outre l’inauguration d’une école primaire financée par la Slovénie, la délégation slovène a remis à la communauté Akamasoa une aide matérielle recueillie dans le cadre de la campagne humanitaire “La Slovénie pour Madagascar” et a procédé à une séance de démonstration de l’usage humanitaire de drones développés par une entreprise slovène.

    Mais dans son discours à l’occasion de la réception de son homologue slovène, le président de la République Andry Rajoelina rappelle aussi la visite du Pape François sur les sites d’Akamasoa. Car pour le chef de l’Etat, le passage au sein de ces villages fondés par le Père Pedro est devenu une étape incontournable des visites officielles de dignitaires étrangers. “A chaque fois que des dirigeants de pays ou des responsables religieux viennent en visite officielle à Madagascar, ils passent obligatoirement chez Akamasoa”, indique le chef de l’Etat.

    Pour le président de la République, ces visites ne relèvent pas du hasard. “C’est ici, à Akamasoa, que l’on peut réellement ressentir et constater ce que signifient le partage, l’amour du prochain et l’éducation”, indique-t-il pour expliquer l’attrait qu’exerce ce site fondé par le père Pedro Opeka. Autant de valeurs qui, selon toujours Andry Rajoelina, ne manquent pas de marquer les coeurs et les esprits de ceux qui y viennent.

    Il rapporte alors les émotions que lorsqu’il a rencontré le président français Emmanuel Macron et son épouse à Rome pour les funérailles du Pape François, ceux-ci lui auraient à nouveau confié que leur” passage à Madagascar, et surtout à Akamasoa, avait profondément marqué leur cœur et leur esprit”. “Parmi toutes leurs visites officielles dans le monde, celle qu’ils ont faite à Akamasoa reste inoubliable”, confie encore le chef de l’Etat.

    Durant sa visite à Akamasoa, la présidente slovène, elle aussi, n’a pas manqué de rendre hommage à l’oeuvre qu’y fait le Père Pedro Opeka, missionnaire lazariste d’origine slovène né en Argentine. Pour elle, l’engagement du prêtre au service de la communauté “incarne ce que le courage, la compassion et la confiance en l’être humain peuvent accomplir”.

  • INSTITUTIONS – La Ceni dénonce les poursuites engagées contre son premier vice-président soupçonné de divulgation de documents législatifs

    INSTITUTIONS – La Ceni dénonce les poursuites engagées contre son premier vice-président soupçonné de divulgation de documents législatifs

    Antananarivo, 5 Juin, 8h20 – La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) monte au créneau après la convocation de l’un des siens auprès des services de lutte contre la cybercriminalité. Dans une déclaration vidéo envoyée aux médias, le président de la Ceni, Andrianarisedo Arsène Dama, entouré des autres commissaires électoraux rapporte “condamner fermement les poursuites engagées contre le premier vice-président de la Ceni au niveau de la cybercriminalité”.

     

    Dans sa déclaration, la Ceni indique que Andoniaina Andriamalazaray est, entre autres, soupçonné de “divulgation non autorisée dans les médias de documents relatifs à une proposition de loi du Sénat sur les élections”. Le vice-président de l’organe de gestion des élections, interrogé par la presse, parle également de plainte pour suspicion d’outrage au chef d’institution et à l’institution.

     

    Pour la Ceni, toute poursuite de l’un de ses membres devrait faire l’objet d’une demande d’autorisation auprès de son bureau permanent. “Il existe des règles et des dispositions légales encadrant les poursuites contre un membre du bureau permanent de la Ceni en cas de faute grave, et toute plainte doit d’abord passer par une réunion du bureau permanent, qui en évalue la suite à donner”, souligne son président dans son communiqué. L’objectif de ces dispositions, rappelle-t-il, est de “protéger ses membres contre des poursuites abusives et de respecter l’indépendance institutionnelle de la Ceni”.

     

    La Ceni réfute également les soupçons portés contre son premier vice-président. “La Ceni n’a pas été la première à rendre publique cette proposition de loi”, précise Andrianarisedo Arsène Dama. Il ajoute que l’organe de gestion des élections n’a fait que “vérifier et rechercher le document”, d’autant que le texte porte sur un domaine relevant de ses compétences. “Il est important de rappeler que la Ceni joue un rôle fondamental dans tout processus de réforme des lois électorales”, précise la vidéo de la Ceni.

     

    Mais au-delà de la contestation de la poursuite pour divulgation de documents législatifs, la Ceni a aussi tenu à faire le point sur le processus de révision des lois électorales. “A la fin de chaque cycle électoral, la Ceni formule des propositions de réforme à l’attention du gouvernement et du Parlement”, rappelle-t-elle, revenant sur la déclaration faite il y a une semaine par le vice-président de la Ceni et à laquelle elle affirme avoir donné son accord.

     

    Et faisant référence aux dispositions contenues dans le document que Andoniaina Andriamalazaray est soupçonné d’avoir divulgué, elle souligne qu’“une réforme législative ne peut se limiter à une simple modification d’un article isolé”. “C’est l’ensemble des dispositions pertinentes de la loi-cadre qui doivent être considérées”, ajoute-t-elle, en précisant que “les questions relatives à l’égalité entre hommes et femmes feront partie du document stratégique actuellement en cours d’élaboration par la CENI et qui sera discuté avec les acteurs électoraux”.

     

    La plainte portée contre le vice-président de la Ceni par le Sénat, via sa direction de la législation et des études, fait suite à la sortie médiatique récente du premier vice-président de la Ceni, annonçant l’organisation d’un atelier d’évaluation à mi-parcours dans le cadre du processus d’élaboration de recommandations à transmettre au Gouvernement et au Parlement en vue de la révision des lois électorales. Cette déclaration a obtenu l’aval de la Ceni, rappelle l’organe de gestion des élections, regrettant que la plainte n’ait visé que son vice-président. Dans sa vidéo, le vice-président de la Ceni a précisé que bien que la Ceni ait un rôle important à jouer dans l’élaboration des avant-projets de révision des lois électorales, cela n’empêche personne de soumettre des propositions de révision.

  • HUMANITAIRE – La Présidente slovène Nataša Pirc Musar rend hommage à son compatriote Pedro Opeka

    HUMANITAIRE – La Présidente slovène Nataša Pirc Musar rend hommage à son compatriote Pedro Opeka

    Antananarivo, 4 Juin, 7h35 – Une reconnaissance affirmée pour le plus célèbre des Slovènes en mission à Madagascar. En visite d’Etat à Madagascar, la présidente de la République de Slovénie, Nataša Pirc Musar, salue l’action humanitaire du père Pedro Opeka, figure emblématique du secteur humanitaire à Madagascar. Lors de son allocution aux côtés du président de la République Andry Rajoelina, mardi, elle n’a pas manqué de se féliciter de “la présence de Monsieur Pedro Opeka parmi nous”.

     

    Pour la Présidente slovène, le père Pedro Opeka, missionnaire lazariste d’origine slovène et fondateur de l’association Akamasoa, est “une personnalité très importante pour la Slovénie et Madagascar”. Elle le qualifie de “phare de l’humanité” dont “l’oeuvre de vie est la preuve qu’on peut transformer une pauvreté profonde en dignité, et qu’on peut transformer le désespoir en communauté, et une décharge en avenir”. Elle inscrit d’ailleurs cette oeuvre dans la lignée d’une “présence très longue des missionnaires slovènes à Madagascar”

     

    Nataša Pirc Musar ne cache pas sa fierté “que la Slovénie puisse être un partenaire des efforts” menés par son compatriote à Madagascar. Elle rappelle d’ailleurs dans sa déclaration que la deuxième journée de sa visite d’Etat à Madagascar sera consacrée à une visite au sein de la communauté Akamasoa. Elle ajoute qu’elle y sera, entre autres, pour “inaugurer avec le Président [malgache] une école construite avec le soutien de la Slovénie”. Pour la cheffe d’Etat slovène, cette école est “un symbole de ce que nous voulons: construire la connaissance, non seulement pour l’avenir mais avec l’avenir et dans l’avenir”.

  • COOPERATION – La Slovénie annonce son soutien à la candidature de Madagascar au sein du Comité du patrimoine mondial

    COOPERATION – La Slovénie annonce son soutien à la candidature de Madagascar au sein du Comité du patrimoine mondial

    Antananarivo, 4 Juin, 6h15 – Vers un retour de Madagascar au sein du Comité du patrimoine mondial? Réponse en novembre à l’issue de l’Assemblée générale des Etats parties à la Convention du patrimoine mondial qui se tiendra à Paris. Après son premier mandat au sein de ce comité de 21 membres, en charge de la mise en oeuvre de la Convention du patrimoine mondial de 2005 à 2009, la Grande île brigue un nouveau mandat de quatre ans, s’étendant de 2025 à 2029.

     

    Pour l’Assemblée générale élective de 2025, sur un total de 12 sièges à pourvoir, deux sièges seront à attribuer dans le groupe auquel appartient Madagascar. Il s’agit des sièges que vont laisser vacants le Kenya et le Rwanda, arrivés en fin de mandat. Les autres candidats du groupe Va sont le Botswana, le Congo, la Tanzanie et le Togo. Pour l’instant, aucun des cinq pays de l’Afrique subsaharienne n’a soumis les noms de leurs experts censés représenter leur pays au sein du Comité.

     

    En attendant, la Slovénie, par la voix de sa présidente Nataša Pirc Musar en visite d’Etat sur la Grande île depuis mardi, annonce déjà son soutien à la Grande île. “La Slovénie soutient la candidature de Madagascar pour le Comité du patrimoine mondial”, indique-t-elle dans sa déclaration officielle au Palais d’Etat d’Iavoloha. Une annonce qui s’inscrit dans le cadre d’un soutien mutuel évoqué durant l’entretien avec le président de la République Andry Rajoelina, mardi.

     

    Dans son discours, la cheffe d’État slovène rapporte avoir évoqué avec son homologue malgache “la collaboration des deux pays au sein des organismes internationaux”. A titre de réciprocité au soutien slovène, “Madagascar soutient la candidature de la Slovénie au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies”.

     

    Au-delà des candidatures pour des mandats au sein des organisations internationales, il s’agit, selon la présidente slovène, d’une volonté partagée de renforcer la voix des pays du Sud global au sein des instances multilatérales. “Nous croyons tous les deux que la voix des pays du Sud global doit être entendue et qu’il faut, en tant que communauté internationale, travailler ensemble et de manière juste”.

     

    Nataša Pirc Musar affirme, par la même occasion, le soutien de son pays à la réforme de l’Organisation des Nations Unies, notamment pour que les pays africains soient représentés de manière permanente au sein du Conseil de sécurité.

  • DIPLOMATIE – Le développement durable, l’éducation et la relance de la coopération au coeur des échanges avec la Slovénie

    DIPLOMATIE – Le développement durable, l’éducation et la relance de la coopération au coeur des échanges avec la Slovénie

    La visite d’Etat de la présidente de la Slovénie, Nataša Pirc Musar, est l’occasion de relancer la coopération entre Madagascar et la Slovénie. Au-delà de la coopération humanitaire qui se traduit, notamment par un appui au missionnaire slovène Père Pedro Opeka, celle-ci devrait se focaliser sur trois axes : le développement durable et l’éducation, mais aussi la reprise et le renforcement de la coopération diplomatique. Reportage.

    Deux jours de visite d’Etat à Madagascar pour la présidente slovène Nataša Pirc Musar.
    Pour la première journée, elle a été accueillie au Palais d’Etat d’Iavoloha par des cérémonies protocolaires.
    Après l’entretien en tête-à-tête avec le président de la République Andry Rajoelina,
    Place à la cérémonie de signature d’un memorandum d’entente sur les consultations politiques entre les deux pays.
    Il n’y a pas de conférence de presse conjointe à la suite des échanges entre les deux chefs d’Etat.
    Les deux présidents vont plutôt faire des déclarations sur les détails de la coopération entre les deux pays.

  • VISITE D’ÉTAT – La présidente de la Slovénie accueillie à l’aéroport par la ministre des Affaires étrangères

    VISITE D’ÉTAT – La présidente de la Slovénie accueillie à l’aéroport par la ministre des Affaires étrangères

    Antananarivo, 3 Juin, 6h30 – Arrivée de la présidente de la République de Slovénie à Madagascar lundi soir. En visite d’Etat de deux jours sur la Grande île les 3 et 4 juin, Nataša Pirc Musar a été officiellement accueillie par la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, à sa descente d’avion, à Ivato.

     

    Attendue à Iavoloha ce mardi matin, la première femme élue à la tête de la Slovénie y sera reçue par le président de la République Andry Rajoelina avec les honneurs militaires dus à son rang et conformément au protocole d’une visite d’Etat. Un entretien en tête-à-tête, suivi de discussions élargies entre les délégations des deux pays et d’une conférence de presse conjointe sont au programme de cette matinée. Dans l’après-midi, la présidente slovène aura une rencontre avec le Premier ministre Christian Ntsay puis le président de l’Assemblée nationale.

     

    Mais le point d’orgue de cette visite placée sous le signe de la lutte contre la pauvreté comme annoncé par la présidence slovène sera la visite à Akamasoa où Nataša Pirc Musar se rendra avec Andry Rajoelina. Elle aura alors un entretien avec le fondateur de l’association, le père Pedro Opeka, missionnaire lazariste d’origine slovène né en Argentine.

     

    Elle y assistera à l’inauguration d’une école primaire et à la présentation d’un projet de livraison de médicaments par drone, initié par une entreprise slovène. Une remise symbolique d’aide humanitaire dans le cadre du projet “Slovénie pour Madagascar” est également au programme.

  • FETE DE L’INDEPENDANCE – Rajoelina appelle les citoyens à hisser le drapeau national pour symboliser la fierté nationale et le patriotisme

    FETE DE L’INDEPENDANCE – Rajoelina appelle les citoyens à hisser le drapeau national pour symboliser la fierté nationale et le patriotisme

    Antananarivo, 2 Juin, 13h00 – Un appel présidentiel à pavoiser les lieux d’habitation, mais aussi tous les établissements publics ou privés. Le président de la République Andry Rajoelina appelle ce lundi tous les citoyens de Madagascar “à hisser le drapeau national sur les habitations, dans les écoles, les bureaux de l’administration, les lieux de travail publics et privés, afin que notre drapeau flotte fièrement durant ces festivités, en signe de notre souveraineté, et pour rappeler que nous sommes un peuple libre, confiant en son avenir”.

    Pour le chef de l’Etat, hisser le drapeau national devrait constituer le premier symbole “du véritable amour de la patrie” qui doit transparaître “à travers nos actes, nos attitudes, et nos sacrifices au service d’un objectif commun”. Il a présidé ce lundi devant le parvis de l’Hôtel de ville, au coeur de l’avenue de l’Indépendance, un site qu’il qualifie de “hautement symbolique pour l’histoire de Madagascar” la cérémonie d’ouverture de la célébration du 65ème anniversaire de l’Indépendance.

    D’autres cérémonies officielles de levers de couleurs étaient également prévues dans les différents établissements publics et bâtiments administratifs ce lundi matin à 9h. Le ministère des Forces armées parle de mobilisation simultanée autour du thème retenu pour la célébration de cette année, “le patriotisme mène vers le développement”.

  • DIPLOMATIE – Le Royaume Uni considère le plan marocain d’autonomie du Sahara marocain comme « la base la plus crédible, viable et pragmatique pour régler le différend » et entend agir conformément à cette position sur les plans bilatéral, régional et international*

    DIPLOMATIE – Le Royaume Uni considère le plan marocain d’autonomie du Sahara marocain comme « la base la plus crédible, viable et pragmatique pour régler le différend » et entend agir conformément à cette position sur les plans bilatéral, régional et international*

    Rabat, 1er Juin, (MAP) – Le Royaume Uni « considère la proposition d’autonomie, présentée [par le Maroc] en 2007, comme la base la plus crédible, viable et pragmatique pour un règlement durable du différend » régional autour du Sahara marocain, et « continuera d’agir sur le plan bilatéral, notamment en matière économique, ainsi que sur les plans régional et international, conformément à cette position, afin de soutenir le règlement du différend ».

     

    Cette position a été exprimée dans un Communiqué conjoint signé, ce dimanche à Rabat, par le Secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères, au Commonwealth et au Développement, David Lammy, et le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

     

    Ce Communiqué conjoint souligne que « le Royaume Uni suit de près la dynamique positive actuelle menée à cet égard sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI ». Il ajoute que Londres « reconnaît l’importance de la question du Sahara » pour le Maroc, précisant que la résolution de ce différend régional « renforcerait la stabilité de l’Afrique du Nord et relancerait la dynamique bilatérale et l’intégration régionale ».

     

    En outre, le Royaume Uni a confirmé, dans le Communiqué conjoint signé au siège du ministère des Affaires étrangères, que « UK Export Finance peut considérer de soutenir des projets au Sahara », notamment dans le cadre de « l’engagement de UK Export Finance à mobiliser 5 milliards de Livres Sterling pour soutenir de nouveaux projets économiques à travers le pays ».

     

    A souligner que « le Royaume-Uni reconnaît le Maroc comme une porte d’entrée essentielle pour le développement socio-économique de l’Afrique et réaffirme son engagement à approfondir sa collaboration avec le Maroc en tant que partenaire pour la croissance sur tout le continent », ajoute le Communiqué conjoint.

     

    Par ailleurs, le Communiqué signé par les ministres marocain et britannique souligne que « les deux pays soutiennent et considèrent comme vital le rôle central du processus mené par les Nations Unies », tout en réaffirmant « leur plein soutien aux efforts déployés par l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies, M. Staffan de Mistura ».

     

    En particulier, le Royaume Uni déclare être « prêt, disposé et déterminé à apporter son soutien actif et son engagement à l’envoyé personnel et aux parties ».

     

    Enfin, le Communiqué conjoint précise qu’ »en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, le Royaume Uni partage l’avis du Maroc quant à la nécessité urgente de trouver une solution à ce différend de longue date, qui serait dans l’intérêt des parties ».

     

    « Il est grand temps de trouver une solution et de faire avancer ce dossier, ce qui renforcerait la stabilité de l’Afrique du Nord et relancerait la dynamique bilatérale et l’intégration régionale », déclare le Communiqué.

     

    Cette nouvelle position du Royaume Uni, membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, conforte la dynamique internationale grandissante impulsée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en faveur du Plan d’autonomie sous souveraineté marocaine, et confirme la crédibilité de cette initiative et le consensus qui la porte pour parvenir à une solution définitive au différend régional autour de la marocanité du Sahara.

  • DIPLOMATIE – Une visite chez le Père Pedro à Akamasoa au cœur de l’agenda de la présidente slovène à Madagascar 

    DIPLOMATIE – Une visite chez le Père Pedro à Akamasoa au cœur de l’agenda de la présidente slovène à Madagascar 

    Antananarivo, 1er Juin, 11h45 – Une visite d’Etat centrée sur des questions humanitaires. Madagascar s’apprête à accueillir, les 3 et 4 juin, la présidente de la République de Slovénie, Nataša Pirc Musar pour une visite d’Etat où la lutte contre la pauvreté sera au cœur des échanges.

     

    Selon un communiqué de la présidence slovène, la cheffe d’Etat slovène “discutera avec le Président Rajoelina de la situation à Madagascar, de l’importance de la lutte contre la pauvreté et du renforcement de la coopération internationale”. Mais “le point central de la visite sera la visite de la communauté d’Akamasoa, dirigée par le missionnaire Pedro Opeka”, missionnaire lazariste d’origine slovène, né en Argentine, précise le communiqué.

     

    Outre la rencontre avec le président de la République et d’autres chefs d’institution de Madagascar, Nataša Pirc Musar devrait également ainsi avoir des échanges avec le prêtre fondateur de l’association Akamasoa, les membres de cette communauté et les autres missionnaires slovènes en poste à Madagascar.

     

    L’inauguration d’une école primaire construite avec le soutien financier de la République de Slovénie est aussi dans son programme. Elle devrait, enfin, “remettre, de manière symbolique, une aide humanitaire envoyée depuis la Slovénie en mars dernier”.

     

    Mais au-delà de l’aspect humanitaire, le ministère malgache des Affaires étrangères évoque également une visite qui “marque une nouvelle étape dans le renforcement des relations d’amitié et de coopération entre nos deux pays, autour de priorités communes telles que le développement durable, l’énergie, l’éducation et la santé”. Comme lors de la récente visite d’Etat d’Emmanuel Macron, les drapeaux slovènes commencent à être hissés dans les rues et sur les carrefours où passera la présidente slovène.

     

    La visite de la Présidente de la Slovénie entre dans le cadre d’une tournée en Afrique. Depuis le 31 mai, elle se trouve au Kenya pour une visite de trois jours. A Nairobi, son séjour porte sur les domaines du développement durable, de la coopération économique et de la gestion des ressources en eau, indique la présidence slovène. Elle y prononce également un discours lors de la cérémonie de la fête nationale kényane, et est annoncée à l’Université de Nairobi, où elle inaugure une conférence internationale.

     

    Après son séjour en terre malgache, elle s’envolera pour l’Éthiopie pour une visite “principalement consacrée à des discussions sur le rôle du multilatéralisme, les intégrations africaines et la coopération entre la Slovénie et les organisations régionales”, selon la présidence slovène. Outre la visite d’un centre pour enfants, elle devrait également “inaugurer symboliquement un rucher urbain à Addis-Abeba, en tant que symbole de la coopération slovéno-éthiopienne pour la préservation de la biodiversité et le soutien aux initiatives locales”.