Catégorie : Politique

  • MÉDIAS – Un nouveau format de communication et un projet de loi contre les pseudo-journalistes annoncés par le président de la République

    MÉDIAS – Un nouveau format de communication et un projet de loi contre les pseudo-journalistes annoncés par le président de la République

    Antananarivo, 7 Mai, 12h35 – Le président de la République Andry Rajoelina inaugure un nouveau format de communication. Annonçant vouloir communiquer directement avec la population pour “expliquer chaque décision de manière simple et claire”, il a posté sur le réseau social Facebook une publication courte appelant les responsables à “prendre des mesures fermes contre ceux qui ont fait preuve de négligence” dans la fuite d’un suspect qui avait été placé en garde à vue.

    Avec ce nouveau format de communication, le chef de l’Etat revient sur un sujet qu’il n’a pas eu le temps d’aborder avec les journalistes durant son émission spéciale diffusée sur la chaîne de télévision publique. Il affirme vouloir répondre au droit du citoyen “à connaître la réalité”. Il entend également partager aux citoyens ce qu’il estime être “la vérité et la transparence” qui, selon lui, “sont la base de la confiance”.

    Andry Rajoelina évoque également la nécessaire contribution de tous au développement pour expliquer l’importance d’informer la population sur les décisions de l’Etat. “Le développement est de la responsabilité de tous”, ajoute-t-il. Dimanche, il a annoncé que “s’informer, c’est s’instruire” pour évoquer l’importance de donner au public des informations “vraies, exactes et fondées”.

    Lors de son émission spéciale dimanche, le président de la République regrette qu’à Madagascar, “de plus en plus de gens se décrètent journalistes sans avoir suivi de formation en journalisme”. Il estime que cette situation “nuit à la profession”, dans la mesure où ces “faux-journalistes font des publications, versent dans la désinformation et partagent des informations qui n’ont pas fait l’objet de recoupement”.

    Andry Rajoelina évoque alors la nécessité de légiférer sur le sujet contre cette situation qui porte atteinte à la vraie démocratie. Encourageant les journalistes à faire leur travail avec professionnalisme, il annonce vouloir “faire une proposition par rapport à ces pseudo-journalistes”, souligne-t-il.

  • ÉGLISE CATHOLIQUE – Les cardinaux entrent en conclave pour élire un nouveau Pape

    ÉGLISE CATHOLIQUE – Les cardinaux entrent en conclave pour élire un nouveau Pape

    Antananarivo, 7 Mai, 8h15 – Jour J pour l’élection d’un nouveau pape. Les yeux du monde entier sont tournés vers le toit de la chapelle Sixtine au Vatican dès ce soir. Les cardinaux électeurs entreront en conclave ce mercredi après-midi pour désigner le 267ème Pape de l’histoire de l’Église catholique. La couleur de la fumée s’échappant de la cheminée de la chapelle annoncera l’issue des votes. L’événement est suivi par les caméras du monde entier et les 1,5 milliard de fidèles catholiques.

     

    Ils sont 133 électeurs, issus de 70 pays sur les cinq continents, à avoir la lourde tâche de désigner le successeur de François, décédé le 21 avril dernier. Parmi eux figure le cardinal malgache Désiré Tsarahazana. L’archevêque de Toamasina participe pour la première fois à un conclave.

     

    La chapelle Sixtine, ornée de fresques signées Michel-Ange, se transforme pour l’occasion en bureau de vote papal. Ce mercredi, un seul tour de scrutin est prévu. À partir du deuxième jour, les cardinaux procéderont à deux votes le matin et deux l’après-midi. Pour être élu Pape, un candidat doit obtenir les deux tiers des voix des électeurs.

     

    Le monde entier attend avec impatience l’annonce du cardinal Kevin Farrell, camerlingue chargé de prononcer la célèbre formule latine *Habemus Papam*. Sera-t-il dans la continuité de la politique de François dans la gouvernance de l’Église, ou marquera-t-il une rupture ? L’heure est-elle venue pour un Pape asiatique ? Ou africain ? Un Pape conservateur ou progressiste ? Plusieurs noms de cardinaux ‘papabili’ sont cités dans les médias internationaux, mais le scrutin réserve souvent des surprises.

     

    Depuis le décès du Pape François, le 21 avril dernier, les cardinaux présents à Rome se réunissent chaque jour en congrégation générale pour discuter de l’avenir de l’Église, y compris du profil du nouveau Pape. La dernière réunion, tenue mardi, s’est focalisée sur les qualités attendues du futur Souverain Pontife. D’après Vatican News, “le futur Pape doit incarner l’image d’un bon berger, d’un pasteur d’une Église samaritaine”. Le site d’information du Saint-Siège ajoute aussi qu’il faut « un Pape de la miséricorde, de la synodalité et de l’espérance », en ces temps de guerre, de violence et de profonde polarisation.

  • JUSTICE – Andry Rajoelina dénonce la fuite du principal suspect dans une suspicion d’attentat au cocktail molotov 

    JUSTICE – Andry Rajoelina dénonce la fuite du principal suspect dans une suspicion d’attentat au cocktail molotov 

    Antananarivo, 6 Mai, 21h15 – Andry Rajoelina revient sur l’affaire de suspicion d’attentat au cocktail molotov aux 67ha et à Antanimena. Dans une publication postée sur sa page Facebook, le président de la République dénonce la fuite du principal suspect dans ce dossier.

     

    “Il est inacceptable qu’une personne encore en cours d’enquête, placée dans un centre de détention, ait pu s’échapper”, s’insurge-t-il sur le réseau social. Il appelle alors les responsables concernés à “prendre des mesures strictes et rapides à l’encontre de ceux qui ont fait preuve de négligence”.

     

    Dimanche, sur la chaîne de télévision publique, le chef de l’Etat a déjà laissé entendre que le principal suspect dans l’affaire, un médecin-colonel, est en fuite à l’étranger. “Si je ne me trompe pas, il n’est pas actuellement à Madagascar”, avait-il indiqué durant son émission spéciale. “Pour des raisons inconnues, on dit qu’il a pu s’enfuir à l’étranger durant l’enquête”, avait-il ajouté.

     

    Mais plus que la fuite, le Président s’était surtout dit concerné par le sort réservé à la femme du suspect. Alors que celui-ci, de sa “cavale” avait fait des déclarations fracassantes, Andry Rajoelina a soulevé que “ce qui a retenu [son] attention dans ces déclarations, c’est ce que le médecin colonel a dit à propos de son épouse”. “Il a affirmé, que sa femme est actuellement en détention”, avait souligné le chef de l’Etat qui a alors demandé à ce que celle-ci soit libérée.

    Selon les informations partagées par la police nationale qui a ouvert une enquête mixte avec les gendarmes, le suspect qui avait été arrêté le 14 avril s’était enfui le 16 avril alors qu’il était placé en garde à vue. Il est notamment soupçonné d’avoir déposé du cocktail molotov devant le siège du Pôle anti-corruption (PAC) aux 67 Ha et devant la Villa Pradon à Antanimena.

     

    Deux jours après la déclaration sur la chaîne de télévision publique, le président de la République revient sur le sujet. Il appelle à des mesures urgentes. “Lorsqu’il y a des dysfonctionnements ou des choses qui ne sont pas conformes, il faut les corriger rapidement”. Il ajoute, par ailleurs, que “de tels cas ne doivent plus se reproduire”.

     

    En faisant sa déclaration sur Facebook, le président de la République inaugure une nouvelle forme de communication qui consiste à expliquer “chaque décision prise de manière simple et claire”. Mardi matin, la présidence de la République indique que “dans un souci de transparence et de vérité, le président de la République Andry Rajoelina a pris la décision d’informer et d’expliquer au peuple malgache les décisions qui seront prises pour la Nation”.

     

    Sur sa page Facebook, le chef de l’État explique cette nouvelle forme de communication par la nécessité de faire connaître toute la vérité aux citoyens. Il parle également de “vérité” et de “transparence” qui sont les “fondements de la confiance”.

  • PARLEMENT – Justin Tokely promet un face-à-face entre députés et membres du gouvernement durant cette session parlementaire

    PARLEMENT – Justin Tokely promet un face-à-face entre députés et membres du gouvernement durant cette session parlementaire

    Antananarivo, 6 Mai, 15h25 – Cette session sera peut-être la bonne. Justin Tokely, président de l’Assemblée nationale, assure que les députés et les membres du gouvernement se rencontreront à Tsimbazaza durant cette session parlementaire. “Cette fois-ci, cette rencontre doit absolument avoir lieu”, insiste-t-il, en marge de la cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire de l’année.

    Le député élu à Sambava affirme que cette rencontre est “indispensable” cette année. Quant à la date, il a mentionné une discussion à venir avec le Premier ministre pour décider du moment où ce face-à-face sera inscrit à l’ordre du jour. Selon l’article 102 de la Constitution, au moins une séance par quinzaine, y compris en session extraordinaire, doit être consacrée aux questions des parlementaires et aux réponses du gouvernement.

    Mais au-delà d’une séance de questions-réponses, le président de l’Assemblée nationale prévoit surtout une séance de présentation de rapport. “Cette rencontre permettra au gouvernement de présenter son rapport devant le Parlement, et au peuple malgache de connaître les réalisations du pouvoir en place. Il y a de nombreux projets en cours ou déjà achevés que la population doit connaître”, confie le président de l’Assemblée nationale ce mardi matin.

    Lors de la première session ordinaire de la précédente législature, en octobre, le face-à-face avait été écarté de l’ordre du jour. Pour justifier cela, le président de la Chambre basse a évoqué “de nombreuses circonstances” qui auraient empêché sa tenue. Hormis la convocation de plusieurs membres du gouvernement par les députés de l’opposition en novembre dernier, le dernier face-à-face entre le gouvernement et les députés remonte à juin 2022.

     

  • VATICAN – Les staffs et personnel du conclave prêtent serment de discrétion

    VATICAN – Les staffs et personnel du conclave prêtent serment de discrétion

    Antananarivo, 6 Mai, 10h50 – La date du conclave s’approche. Et il n’y a pas que les cardinaux électeurs qui doivent prêter serment de discrétion. Des employés du Vatican sont aussi soumis à cette procédure. Lundi, la chapelle Pauline du Palais Apostolique a abrité cette cérémonie dirigée par le cardinal camerlingue Kevin Farell. “Ils ont juré de garder secret absolu sur tout ce qui concerne le déroulement du conclave sous peine d’excommunication automatique”, souligne le bureau de presse du Vatican.

    Le serment inclut la promesse solennelle de garder le secret sur tout ce qui touche directement ou indirectement au vote et au dépouillement de l’élection du Souverain Pontife, avec une obligation perpétuelle, sauf autorisation expresse du nouveau Pape ou de ses successeurs. Il réaffirme également l’interdiction des appareils d’enregistrement audio et vidéo, sous peine d’excommunication latae sententiae réservée au Siège apostolique, comme le rapporte Vatican News.

    Ce groupe d’employés du Vatican comprend des membres du clergé et des laïcs. Parmi eux figurent des médecins et infirmiers, des agents d’entretien et cuisiniers, des chauffeurs, des liftiers, des religieux de confession parlant plusieurs langues. Il y a aussi des confesseurs parlant différentes langues. Même ceux qui sont chargés de la sécurité et de la surveillance de l’État de la Cité du Vatican et de la chapelle Sixtine sont soumis à cette règle. Les cardinaux électeurs prêteront serment mercredi à la chapelle Sixtine avant de voter pour la première fois dans l’après-midi.

    L’objectif de ces procédures est de garantir le secret du vote et du déroulement du scrutin. Face aux avancées technologiques et aux risques d’espionnage, le Vatican met en place des dispositifs de sécurité supplémentaires. Les fenêtres de la chapelle Sixtine sont recouvertes de films opaques pour empêcher toute observation extérieure, et des brouilleurs de signaux sont installés pour bloquer les communications électroniques. Les cardinaux électeurs sont totalement isolés du monde extérieur, sans accès aux téléphones. Le Saint-Siège a annoncé que tous les systèmes de transmission des télécommunications mobiles sur le territoire de l’État de la Cité du Vatican seront désactivés à partir du 7 mai à 15h00. Cette mesure n’affectera cependant pas la place Saint-Pierre.

  • COOPERATION – L’équipe pays des Nations Unies en retraite pour discuter des soutiens à Madagascar 

    COOPERATION – L’équipe pays des Nations Unies en retraite pour discuter des soutiens à Madagascar 

    Antananarivo, 6 Mai, 8h55 – Trois jours de réflexions et de discussions. L’équipe pays du système des Nations Unies à Madagascar se réunit du 5 au 7 mai à Antananarivo pour une retraite de trois jours. L’objectif, selon une publication de UN Madagascar, est “d’examiner comment les Nations Unies se positionnent dans un contexte en évolution pour soutenir le développement durable et inclusif de Madagascar”.

     

    Le coup d’envoi de la retraite a été marqué par une séance de travail avec le Premier ministre, Christian Ntsay à Ivato. Sous la direction de Anthony Ngororano, coordonnateur résident du système des Nations unies à Madagascar, la délégation onusienne a échangé avec le chef du gouvernement sur les priorités partagées entre l’ONU et l’État malgache.

     

    Les discussions ont notamment porté sur la mise en œuvre de la Politique générale de l’État. Il s’agissait alors de voir comment aligner les programmes onusiens avec les besoins exprimés par la population malgache, dans un contexte marqué par les mutations économiques, sociales et environnementales à l’échelle mondiale.

     

    Une table ronde, réunissant plusieurs personnalités du monde diplomatique, économique et financier, a également eu lieu durant cette première journée. Aux côtés de la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, ont figuré l’ambassadeur d’Allemagne Oliver Knoerich, le représentant résident du Fonds monétaire international Kodjovi Eklou, ainsi que Francis Rabarijohn, président du Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM).

     

    Les panélistes ont exploré durant ces échanges des pistes innovantes pour lever les obstacles qui freinent la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) à Madagascar. Les échanges ont porté sur l’adaptation des stratégies nationales face aux dynamiques mondiales, le renforcement de la résilience économique, ainsi que sur les moyens d’accroître l’impact des actions conjointes sur le terrain.

  • SUSPICION D’ATTENTAT AU COCKTAIL MOLOTOV – Une prévenue mise en liberté provisoire “en toute indépendance”, selon le tribunal d’Antananarivo 

    SUSPICION D’ATTENTAT AU COCKTAIL MOLOTOV – Une prévenue mise en liberté provisoire “en toute indépendance”, selon le tribunal d’Antananarivo 

    Antananarivo, 6 Mai, 7h15 – Le tribunal de première instance d’Antananarivo affirme décider “en toute indépendance” dans l’affaire opposant l’Etat à un médecin-colonel soupçonné d’attentat au cocktail molotov. Dans un communiqué officiel publié lundi par le ministère de la justice, le tribunal indique que la chambre de détention qui a décidé de la mise en liberté d’une prévenue dans le cadre de l’affaire a “statué en toute indépendance”. Le même communiqué souligne également que le juge d’instruction qui a décidé de placer la prévenue sous mandat de dépôt le 29 avril a aussi “statué en toute indépendance”.

     

    Le parquet, de son côté, ne s’est pas opposé à l’opposition formulée par la prévenue sur demande de l’Exécutif, mais le tribunal invoque une disposition constitutionnelle pour expliquer cette position. Il met notamment en avant le “principe de la subordination hiérarchique des membres du parquet prévu par l’article 110 de la Constitution” pour justifier que le procureur de la République ait reçu un ordre du ministre de la Justice. Selon cette disposition, “les magistrats du ministère public sont soumis à la subordination hiérarchique, toutefois dans leurs conclusions ou réquisitions orales, ils agissent selon leur intime conviction et conformément à la loi”.

     

    Dimanche, lors de son émission spéciale diffusée sur la chaîne de télévision publique, le président de la République Andry Rajoelina avait explicitement demandé la libération de la prévenue. Dans sa déclaration, le chef d’Etat avait dénoncé que les proches d’un suspect soient emprisonnés dans le cadre d’une affaire qui ne concerne que le suspect en question. “Si un chef de famille commet une infraction, cela ne doit en aucun cas avoir des répercussions sur son épouse ou ses enfants”, avait-il indiqué. “Quand il y a des divergences d’opinion, il ne faut pas s’en prendre à l’épouse ou aux enfants, cela ne se fait pas, ce n’est pas acceptable”, avait-il ajouté, insistant qu’il n’est “pas juste d’impliquer quelqu’un qui n’a rien à voir avec l’affaire”.

     

    Fin avril, la justice avait inculpé un certain nombre de suspects dans une suspicion d’attentat au cocktail molotov. Les informations transmises par la police nationale indiquent que des individus avaient déposé des bouteilles de cocktail molotov devant les bureaux du Pôle anti-corruption (PAC) aux 67Ha et de la Villa Pradon à Antanimena. Parmi les suspects figure un médecin-colonel qui avait été arrêté le 14 avril et s’était enfui alors qu’il avait été placé en garde à vue. L’épouse de ce suspect a également fait partie des personnes ayant fait l’objet d’enquête. Après sa comparution devant le juge d’instruction, elle a été placée en détention préventive le 29 avril, et a formé opposition au mandat de dépôt le 30 avril, selon le tribunal d’Antananarivo.

  • ILES EPARSES – Andry Rajoelina se dit prêt à discuter d’une “solution durable dans l’intérêt des deux Nations”

    ILES EPARSES – Andry Rajoelina se dit prêt à discuter d’une “solution durable dans l’intérêt des deux Nations”

    Antananarivo, 5 Mai, 8h35 – “Allons-nous chacun rester campé sur nos positions, ce qui nous empêchera de trouver une solution ? Ou allons-nous chercher ensemble comment nous rapprocher, pour trouver une solution durable dans l’intérêt des deux nations?” La problématique sur les discussions autour des “Îles éparses” a été posée par le président de la République Andry Rajoelina durant son émission spéciale diffusée sur la chaîne de télévision publique, dimanche soir. Afin de permettre au dossier d’“avancer”, le chef d’Etat accepte de discuter de façon à “parvenir à une solution commune”.

    Pour expliquer sa position, Andry Rajoelina se réfère au jugement de Salomon qui a dû trancher un litige entre deux femmes se disputant un enfant. Il rappelle qu’“à la proposition du roi-juge de couper l’enfant en deux pour en donner la moitié à chacune des deux femmes, la véritable mère a demandé que l’enfant ne soit pas tué mais donné à l’autre”. Et c’est dans cet esprit qu’il dit avoir “accepté qu’une nouvelle réunion se tienne le 30 juin dans le cadre de la commission mixte, afin de réexaminer la question des îles Éparses”. Car “si chacun campe sur sa position, nous risquons encore d’attendre 55 ans”, poursuit-il.

    Le président de la République met également en avant un rapport de forces en défaveur de Madagascar pour expliquer sa volonté de s’engager dans les discussions qui permettent de trouver une solution acceptable pour les deux pays. “Sommes-nous assez forts ? Avons-nous une armée capable d’aller prendre de force les îles Éparses si la voie diplomatique échoue?” se demande-t-il, prenant l’exemple de “la Chine qui, même en étant la deuxième puissance mondiale, n’ose pas attaquer Taïwan qui fait pourtant partie de la Chine”.

    Pour Andry Rajoelina, le plus urgent est de “trouver une solution commune” à une question qui, selon lui, “n’a pas bougé en 55 ans”. “Nous avons demandé la restitution des Îles éparses en 1970, voilà 55 ans. Mais 55 ans plus tard, rien n’a bougé sur la question”, insiste-t-il. “Combien de temps devons-nous encore attendre avant d’oser ou avant de trouver une solution à cela?” s’interroge-t-il alors.

    Dans son émission spéciale, Andry Rajoelina n’évoque pas si Madagascar continuera de revendiquer la souveraineté malgache sur les îles situées dans le Canal de Mozambique lors de la commission mixte prévue ce 30 juin. Il n’en revendique pas moins être “le premier président à avoir eu le courage de réclamer les Îles éparses au sein même du palais présidentiel de l’Elysée en 2019”, et rappelle avoir “déclaré que ces îles font partie de notre identité et que nous en demandons la restitution au peuple malgache”.

    Il ajoute également vouloir “se rendre sur ces îles qui marquent son coeur et son esprit”. “Je vais trouver les moyens de me rendre personnellement sur ces îles en tant que président de la République de Madagascar de façon à les visiter et à y poser les pieds”, poursuit-il.

    Officiellement réclamées par Madagascar en 1973, les îles éparses font l’objet d’une résolution non-contraignante de l’Assemblée générale des Nations unies en 1979. Dans cette résolution, les Nations unies demandent au “gouvernement français d’entamer sans plus tarder des négociations en vue de la réintégration des îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa, et Bassas da India qui ont été séparées arbitrairement de Madagascar”.

    Lors de sa visite à Madagascar en 1990, François Mitterrand avait proposé la création d’une commission de travail et d’études pour discuter de la question relative à la souveraineté sur les îles éparses. En 2005, lors de sa visite à Madagascar, Jacques Chirac avait également laissé entendre que le sujet allait être abordé avec le président de l’époque et que la position française était “une négociation et une discussion franches et amicales, dans le respect de ses intérêts historiques et traditionnels”.

    En visite d’Etat à Madagascar le 23 avril 2025, Emmanuel Macron avait, pour sa part, clairement qualifié de “débats picrocholins”, donc futiles, les discussions éventuelles relatives à la souveraineté sur les Îles éparses. Il laisse entendre que les Malgaches ont d’autres priorités que d’avoir cette souveraineté. Pour lui, les discussions du 30 juin durant la commission mixte doivent porter sur la manière dont ces îles doivent être gérées ensemble par les deux pays et protégées ensemble.

  • FORCES ARMEES – De nouveaux uniformes et les trois avions LET-410 de l’Armée de l’air  annoncés pour le 26 juin 2025

    FORCES ARMEES – De nouveaux uniformes et les trois avions LET-410 de l’Armée de l’air annoncés pour le 26 juin 2025

    Antananarivo, 5 Mai, 7h35 – Des cadeaux spéciaux pour les Forces armées à l’occasion de leur 65ème anniversaire. Les trois avions que leur a promis en février le président de la République devraient leur être officiellement remis à l’occasion de la célébration du 65ème anniversaire de l’indépendance, qui est aussi le 65ème anniversaire des Forces armées malgaches. Comme déjà précisé par le ministère des Forces armées, le président de la République Andry Rajoelina annonce que ce seront des avions LET-410, capables de transporter jusqu’à 19 hommes et du fret.

     

    Lors de son émission spéciale sur la chaîne de télévision publique dimanche soir, le chef d’Etat a indiqué que ces avions seront utilisés pour renforcer la sécurisation de la Grande île. Mais ils devraient également servir, comme l’avait déjà indiqué le ministère des Forces armées à aider les populations dans des opérations de secours et de sauvetage en cas de catastrophe. Selon le président de la République, les avions peuvent aussi assurer du fret, et donc, acheminer des groupes de secours, transporter des médicaments ou encore évacuer des malades en cas de cyclone ou d’autres situations d’urgence. A en croire Andry Rajoelina, les avions à venir devraient pouvoir transporter jusqu’à quatre à six patients de façon simultanée lors d’évacuation sanitaire.

     

    Outre les trois aéronefs, les forces de défense et de sécurité devraient également être dotés de nouvelles tenues à l’occasion de leur 65ème anniversaire. “Les uniformes, les chaussures “rangers” seront neufs, avec un style nouveau pour que nos soldats puissent célébrer dignement ce 65ème anniversaire de l’indépendance et de la création des forces armées”, souligne le président de la République. “Nous allons donner à nos forces armées la place qu’elles méritent”, martèle-t-il.

     

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  • DIFFÉREND TERRITORIAL – Andry Rajoelina se dit prêt à un compromis sur la question des Îles éparses 

    DIFFÉREND TERRITORIAL – Andry Rajoelina se dit prêt à un compromis sur la question des Îles éparses 

    Le président de la République Andry Rajoelina reconnaît que si la France et Madagascar campent chacun sur leur position sur la question des Îles éparses, aucune solution ne sera trouvée dans les 55 prochaines années. Il confie alors être prêt à trouver avec son homologue français une “solution commune”, voire un compromis pour « l’intérêt des deux pays ». Il se demande si Madagascar est suffisamment fort pour prendre les Îles éparses si elles ne sont pas obtenues par la voie diplomatique.

     

    Photo : Capture d’écran TVM