Catégorie : Politique

  • EXÉCUTIF – Andry Rajoelina attendu à Toliara pour un conseil des ministres délocalisé et le lancement de divers travaux

    EXÉCUTIF – Andry Rajoelina attendu à Toliara pour un conseil des ministres délocalisé et le lancement de divers travaux

    Antananarivo, 13 Mai, 12h50 – Programme chargé pour les membres de l’exécutif à partir de ce mercredi dans l’Atsimo Andrefana. En plus du Conseil des ministres délocalisé prévu à Toliara, la principale ville de cette région, plusieurs activités sont prévues dans l’agenda du président de la République, du Premier ministre et des membres du gouvernement.

    Depuis lundi soir, de nombreux ministres sont arrivés à l’aéroport de Toliara. Selon la Préfecture, sauf changement de dernière minute, le président Andry Rajoelina, accompagné de ses ministres, lancera les travaux de réhabilitation de la route nationale RN 10 qui relie Ambovombe à Andranovory sur la RN7, en passant par Ampanihy et Betioky.

    Financés par la Banque mondiale,ce chantier fait partie du projet “Connecter Madagascar pour une croissance inclusive”. Signé en avril 2022, l’accord relatif au volet prêt de ce projet a été ratifié en juillet de la même année.

    Parmi les autres projets figurent l’inauguration de la voie périphérique de Kiembe, reliant le port de Toliara à l’aéroport d’Andranomena et se connectant à la route nationale numéro sept.

    Cette visite dans l’Atsimo Andrefana intervient environ une semaine après l’annonce du Chef de l’État de se rendre dans cette ville pour rencontrer la population de Toliara, notamment pour discuter du projet Base Toliara. Andry Rajoelina a indiqué vouloir éclaircir les détails de ce projet d’extraction minière de Ranobe.

  • LUTTE ANTI-CORRUPTION – 36 dossiers non traités auprès du parquet du pôle anti-corruption de Mahajanga pour défaut d’autorisation de poursuites

    LUTTE ANTI-CORRUPTION – 36 dossiers non traités auprès du parquet du pôle anti-corruption de Mahajanga pour défaut d’autorisation de poursuites

    Antananarivo, 13 Mai, 7h35 – Des poursuites en attente et des dossiers en instance. Sur les 235 dossiers transmis au parquet du Pôle anti-corruption de Mahajanga, seuls 199 ont pu être traités. 36 d’entre eux sont encore en instance au niveau du parquet et ne peuvent être traités. “Aucune réponse n’a été donnée aux demandes d’autorisation de poursuite qui ont été envoyées”, souligne la coordinatrice nationale des pôles anti-corruption, Rivonandrianina Rabarijohn, lors de la cérémonie de présentation du rapport annuel de la direction de coordination des PAC.

     

    Sans cette autorisation de poursuite, formalité préalable indispensable pour engager des actions légales contre certaines catégories de fonctionnaires ou d’agents publics, aucune action contre les suspects ne peut être faite par le parquet. Cette autorisation est généralement délivrée par le ministre responsable du département de rattachement du suspect si celui-ci appartient à un corps de fonctionnaires, et au Bureau permanent d’une chambre parlementaire si celui-ci est un parlementaire.

     

    En début d’année 2024, le PAC de Mahajanga avait déjà 38 dossiers en instance. 197 dossiers sont ensuite parvenus au parquet durant toute l’année. Mais à la fin de l’année, ce sont encore 36 dossiers qui n’ont pas pu être traités. Pour le PAC d’Antananarivo, les 247 dossiers entrés en 2024 ont tous pu être traités.

     

    Si l’on en croit le rapport annuel d’activités des PAC, 36,6% des infractions déférées au parquet concernent des abus de fonction tandis que 26,3% portent sur des affaires de détournement de deniers publics. Les prévenus, pour Mahajanga, eux, sont à 18,5% des membres de l’Exécutif et des corps législatifs et à 13,7% des directeurs et des cadres des services administratifs.

     

    Photo : Pôle anti-corruption

  • PARLEMENT – Le projet de loi sur le « toaka gasy » de retour à l’Assemblée nationale

    PARLEMENT – Le projet de loi sur le « toaka gasy » de retour à l’Assemblée nationale

    Antananarivo, 9 Mai, 12h30 – Une nouvelle initiative pour encadrer la filière “toaka gasy”. Le projet de loi concernant la production et la vente de ce rhum artisanal à travers le pays est de nouveau à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, selon l’ordre du jour adopté par les députés ce mercredi. Les textes devraient être examinés à Tsimbazaza pour une première lecture ce lundi.

    Cette fois-ci, c’est le député Fanomezantsoa Yves Georges Andriamihaja, élu dans la circonscription d’Ambositra, qui le propose devant les députés. Auparavant, l’ancien député Jean Brunelle Razafitsiandraofa avait déjà soumis à la Chambre basse une proposition de loi sur la production et la commercialisation du “toaka gasy”. Après une première adoption en 2020, l’Assemblée nationale l’a approuvé en deuxième lecture en 2023.

    Cependant, le texte a rencontré un obstacle au Sénat. Rejeté en 2021 par les sénateurs, il a été retiré de l’ordre du jour lors de la deuxième session ordinaire de 2023. Les promoteurs du texte restent toutefois convaincus du potentiel de cette filière, notamment pour le développement rural et la création d’emplois.

  • INFRASTRUCTURES – Présentation officielle du projet Lac Iarivo par le Président Andry Rajoelina ce vendredi

    INFRASTRUCTURES – Présentation officielle du projet Lac Iarivo par le Président Andry Rajoelina ce vendredi

    Antananarivo, 9 Mai, 10h15 – Le président de la République Andry Rajoelina est à Ivato ce vendredi. Il devrait faire une présentation du projet Lac Iarivo sur place vers 11h, indique le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat (SENVH). Ce projet de parc urbain qui sera construit autour du Lac Ivato jusqu’à Tsarasaotra devrait faire partie des infrastructures d’accueil du Sommet de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) prévu en août. Mais une partie du parc devrait déjà être aménagée pour accueillir les festivités de l’Indépendance.

    Durant son émission spéciale diffusée sur la chaîne de télévision publique dimanche, le président de la République a notamment évoqué le lancement d’un “feu d’artifice grandiose” à partir du Lac Ivato, mais aussi l’installation sur ce plan d’eau “d’un jet d’eau géant et exceptionnel”. Il a également annoncé le lancement de la construction du Palais du futur et de l’innovation “qui servira à former les jeunes à la nouvelle technologie avec l’appui de Huawei” mais qui devrait également accueillir les réunions des chefs d’Etat et du Gouvernement de la SADC lors du Sommet.

    Au-delà des festivités de l’Indépendance et du Sommet de la SADC, le parc urbain de Lac Iarivo viendra, comme le répète le chef de l’Etat, combler le manque d’espace de détente et de loisirs de la Capitale et ses environs. Il évoque un projet qui offrira aux habitants un lieu où marcher, faire du vélo, se promener. Il ajoute que “le site comprendra des restaurants, des cinémas, un McDonald’s, un KFC afin de démontrer que nous avançons vers le développement et la modernisation de la capitale de Madagascar”.

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  • ADMINISTRATION – Abrogation de la nomination du Dr Laliarisoa Raharimamonjy, directrice générale de la médecine préventive, par le Conseil des ministres 

    ADMINISTRATION – Abrogation de la nomination du Dr Laliarisoa Raharimamonjy, directrice générale de la médecine préventive, par le Conseil des ministres 

    Antananarivo, 9 Mai, 8h30 – Dr Laliarisoa Raharimamonjy n’est plus la directrice générale de la médecine préventive (DGMP). Le décret de sa nomination à ce poste a été abrogé en conseil des ministres ce mercredi. Son remplaçant n’a pas encore été nommé.

     

    Cette décision intervient près de deux mois après sa nomination à ce poste. Dr Laliarisoa Raharimamonjy avait été nommée à ce poste le 12 mars 2025. Elle avait alors remplacé le Dr Rivomalala Rakotonavalona, qui occupait ce poste depuis janvier 2024.

     

    Avant sa nomination à la tête de DGMP, Dr Laliarisoa Raharimamonjy a déjà été directrice régionale de la santé publique d’Analamanga et aussi directrice de la promotion de la santé.

  • ÉGLISE CATHOLIQUE – Les cardinaux choisissent un Pape américain, Robert Prevost devient Léon XIV

    ÉGLISE CATHOLIQUE – Les cardinaux choisissent un Pape américain, Robert Prevost devient Léon XIV

    Les 133 cardinaux réunis à la Chapelle Sixtine choisissent l’Américain Robert Francis Prevost pour succéder à Jorge Bergoglio à la tête de l’Eglise catholique romaine. Il prend le nom de Léon XIV.

     

    Biographie officielle du Cardinal Robert Francis Prevost

     

    Le Cardinal Robert Francis Prevost, O.S.A., Préfet du Dicastère pour les Évêques, Archevêque-Évêque émérite de Chiclayo, est né le 14 septembre 1955 à Chicago (Illinois, États-Unis). En 1977, il est entré au noviciat de l’Ordre de Saint-Augustin (O.S.A.), dans la province de Notre-Dame du Bon Conseil, à Saint Louis. Le 29 août 1981, il a émis ses vœux solennels. Il a étudié à la Catholic Theological Union de Chicago, où il a obtenu un diplôme en théologie.

     

    À l’âge de 27 ans, l’Ordre l’a envoyé à Rome pour étudier le droit canonique à l’Université Pontificale Saint-Thomas-d’Aquin (l’Angelicum). Il a été ordonné prêtre le 19 juin 1982. Il a obtenu sa licence en 1984, puis a été envoyé en mission à Chulucanas, à Piura, au Pérou (1985-1986).

     

    En 1987, il a obtenu un doctorat avec une thèse intitulée : « Le rôle du prieur local dans l’Ordre de Saint-Augustin ». La même année, il a été élu directeur des vocations et directeur des missions de la Province augustinienne « Mère du Bon Conseil » à Olympia Fields, dans l’Illinois (USA).

     

    En 1988, il a été envoyé en mission à Trujillo comme directeur du projet de formation commune des aspirants augustiniens des Vicariats de Chulucanas, Iquitos et Apurímac. Là, il a été prieur de communauté (1988-1992), directeur de la formation (1988-1998) et formateur des profès (1992-1998). Dans l’archidiocèse de Trujillo, il a été vicaire judiciaire (1989-1998), professeur de droit canonique, de patristique et de morale au Grand Séminaire « San Carlos et San Marcelo ».

     

    En 1999, il a été élu prieur provincial de la Province « Mère du Bon Conseil » (Chicago). Après deux ans et demi, le chapitre général ordinaire l’a élu prieur général, charge que l’Ordre lui a renouvelée lors du chapitre général de 2007. En octobre 2013, il est retourné dans sa province (Chicago) pour être formateur des profès et vicaire provincial ; fonctions qu’il a exercées jusqu’à sa nomination par le Pape François, le 3 novembre 2014, comme administrateur apostolique du diocèse de Chiclayo (Pérou), l’élevant à la dignité épiscopale comme évêque titulaire de la ville de Sufar.

     

    Il a pris possession canonique du diocèse le 7 novembre en présence du nonce apostolique James Patrick Green ; il a été ordonné évêque le 12 décembre, fête de Notre-Dame de Guadalupe, dans la cathédrale de son diocèse. Il est évêque de Chiclayo depuis le 26 septembre 2015. Depuis mars 2018, il a été vice-président de la Conférence épiscopale péruvienne. Le Pape François l’a nommé membre de la Congrégation pour le Clergé en 2019, puis membre de la Congrégation pour les Évêques en 2020.

     

    Le 15 avril 2020, le Pape l’a nommé administrateur apostolique du diocèse de Callao. Depuis le 30 janvier 2023, il est Préfet du Dicastère pour les Évêques et Président de la Commission Pontificale pour l’Amérique Latine.

     

    Il a été créé et proclamé cardinal par le Pape François lors du consistoire du 30 septembre 2023, pour la diaconie de Sainte Monique

     

    Le 6 février 2025, le Saint-Père François l’a promu à l’Ordre des Évêques, lui attribuant le titre de l’Église Suburbicaire d’Albano.

    Sources : Vatican News

    Photo : Vatican News

  • VATICAN – La fumée blanche apparaît, un nouveau Pape élu

    VATICAN – La fumée blanche apparaît, un nouveau Pape élu

    Antananarivo, 8 Mai, 19h410 – “Habemus Papam”. Il est 18h08 à Rome lorsqu’une fumée blanche s’élève soudainement sur le toit de la chapelle Sixtine. C’est un signal tant attendu par des dizaines de milliers de fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre et le monde entier qui suivent en direct l’évènement à distance. Les cloches de la basilique résonnent, annonçant la fin du conclave.

     

    Après seulement deux jours de délibération, les cardinaux ont réussi à élire un nouveau Pape , une rapidité comparable à celle des élections de Benoît XVI en avril 2005 et de François en mars 2013.

     

    L’identité du successeur de François reste pour l’instant un mystère. Les minutes qui suivent sont chargées de suspense, le monde entier retenant son souffle. Les yeux du monde entier, les caméras de télévision sont rivés sur le balcon de la basilique de Saint Pierre où devrait apparaître le cardinal Dominique Mamberti.

     

    Ce prélat français de 73 ans aura la lourde tâche d’annoncer le nom du nouveau Pape. C’est à lui que revient l’honneur de prononcer la célèbre phrase latin “habemus papam” ou “nous avons un Pape”. Ces mots, chargés d’histoire, vont résonner bien au-delà de la place Saint-Pierre.

     

    Le moment sera solennel lorsque le cardinal proto-diacre révèle enfin le nom du nouveau pontife romain. Peu après, le nouveau Pape apparaît sur le balcon de la basilique Saint-Pierre, accueilli par les acclamations de la foule et les regards du monde entier.

     

    Depuis mercredi, les 133 cardinaux électeurs étaient réunis en conclave. Parmi eux figurent l’archevêque de Toamasina, le cardinal Désiré Tsarahazana qui est à sa première participation. Ils sont coupés du reste du monde à l’intérieur de la chapelle Sixtine pour élire le nouveau Souverain Pontife.

     

    Chaque vote est suivi par l’émission d’une fumée depuis la cheminée de la chapelle Sixtine : noire si aucun candidat n’obtient la majorité requise des deux tiers, soit 89 voix, et blanche en cas d’élection réussie. Les yeux sont rivés sur le balcon de Saint Pierre maintenant pour découvrir le visage du 267ème Pape

  • “DIFFEREND TERRITORIAL” – Madagascar propose une délégation pluridisciplinaire pour la prochaine réunion de la Commission mixte sur les Îles éparses

    “DIFFEREND TERRITORIAL” – Madagascar propose une délégation pluridisciplinaire pour la prochaine réunion de la Commission mixte sur les Îles éparses

    Antananarivo, 8 Mai, 10h20 – Des compétences transversales dans la délégation malgache à la prochaine réunion de la Commission mixte sur les Îles éparses prévue le 30 juin prochain. Sans en dévoiler la liste des membres, le Conseil des ministres met en avant une équipe pluridisciplinaire qui sera conduite soit par le Premier ministre soit par la ministre des Affaires étrangères. Celle-ci inclura, en plus d’un représentant du ministère des Forces armées, des représentants issus des départements de la Pêche et de l’économie et de l’Environnement et du développement durable. Des experts en droit et en stratégie feront également partie de la délégation malgache.

    Avec une délégation incluant des représentants des ministères en charge de la Pêche et de l’Environnement, Madagascar confirme sa volonté de faire un pas en avant dans la résolution du différend sur les Îles éparses. Lors de son émission spéciale diffusée sur la chaîne de télévision publique, le président de la République Andry Rajoelina avait exprimé sa volonté de « trouver une solution durable dans l’intérêt des deux nations ».

    Reconnaissant un rapport de force défavorable et évoquant une impasse diplomatique prolongée sur ce dossier depuis 55 ans, il s’est déclaré favorable à un dialogue visant une “solution commune”. Tout en réaffirmant son attachement symbolique aux îles, le chef de l’Etat a laissé entendre que Madagascar était prêt à privilégier une démarche constructive plutôt qu’un affrontement de positions figées comme cela a été le cas en 2019.

    Pour la commission mixte du 30 juin, la France, elle, entend rester sur sa position de “gérer ensemble en bonne intelligence” ces territoires et de “les protéger conjointement”, comme l’avait évoqué le président français Emmanuel Macron durant sa visite d’Etat à Madagascar le 23 avril. Il avait notamment insisté sur la nécessité de bâtir un partenariat respectueux, fondé sur des décisions communes, et qualifié de “picrocholins” les débats sur la souveraineté.

    En 2019, la délégation malgache, dirigée par le Premier ministre avait inclus des experts en droit international et en relations internationales, tels que le Professeur Raymond Ranjeva et le professeur Liva Djacoba Tehindrazanarivelo. Ont également fait partie de la délégation de 2019, le secrétaire général du ministère de la Défense nationale de l’époque, le vice-amiral Antoine de Padoue Ranaivoseheno et le directeur général de l’Autorité portuaire, maritime et fluvial (APMF), le capitaine de vaisseaux Jean Edmond Randrianantenaina.

    Lors de la première commission mixte, les deux parties avaient reconnu “l’existence d’un différend sur la question de la souveraineté” et avaient chacune insisté sur ce point. A l’époque, Madagascar avait soulevé que “la restitution de la souveraineté de Madagascar sur ces îles reste une question fondamentale dans la négociation et constitue une question devant être abordée préalablement à l’examen et à l’adoption d’une solution commune de développement”. La France, elle, avait “présenté les éléments fondant les bases juridiques et la licéité de la souveraineté française sur ces îles, conformément au droit international”. Elle avait en même temps “présenté les propositions de la France en faveur de perspectives communes de développement dans cette zone”.

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  • VATICAN – Une première fumée noire échappe de la chapelle Sixtine 

    VATICAN – Une première fumée noire échappe de la chapelle Sixtine 

    Antananarivo, 7 Mai, 22h05 – Pas de surprise. Les cardinaux qui se réunis en huis clos dans la chapelle Sixtine n’ont pas encore pu élire un nouveau pape. La couleur de la fumée qui s’est échappée, à 22h00 du toit de la chapelle Sixtine est noire. L’unique vote du jour n’a pas donné de résultat positif. Le premier vote est généralement symbolique. Ce n’est que le lendemain que le rythme s’intensifie.

     

    L’élection devrait donc se poursuivre jeudi, avec deux tours prévus lors de la session du matin et deux autres l’après-midi. Celui qui obtient la majorité des deux tiers, c’est à dire 89 voix, sera élu comme pontife romain. Si aucun résultat n’est obtenu après trois jours, les scrutins seront suspendus pour une journée. Pendant cette pause, les cardinaux pourront prier et discuter librement. Puis, les votes reprennent.

     

    Les trois derniers conclaves n’ont dure que deux jours. Le Pape François a été élu au bout de cinq tours de scrutin en mars 2013. Il a fallu quatre tours pour le Pape Benoît XVI en avril 2005. Pour l’élection de Jean Paul II, le conclave n’a duré que deux jours aussi. Pour ce conclave 2025, le suspense est de mise et les yeux sont rivés sur le toit de la Chapelle Sixtine. C’est le seul moyen de communication pour les 133 cardinaux électeurs enfermé depuis 18h45 ce mercredi 7 mai dans ce bâtiment attenant à la Basilique Saint Pierre orné de fresque de Michel Ange. Ils sont coupés du reste du monde jusqu’à ce qu’un Pape soit élu.

     

    Parmi ces cardinaux électeurs figurent le malgache Désiré Tsarahazana. A 18h09, heure de Madagascar, l’archevêque de Toamasina qui est à sa première participation à un conclave a prêté serment comme tous les autres cardinaux.

     

    Il était 18h43 à Madagascar lorsque tous les cardinaux électeurs ont prêté serment, le maître de cérémonie liturgique, Mgr Diego Ravelli, prononçait le fameux “extra omnes” ou tous dehors. Une formule utilisée pour inviter les non électeurs à quitter le “bureau de vote” papal. Il procède alors à la fermeture de la porte de la chapelle Sixtine quelques minutes après, à 18h45, marquant ainsi le début du conclave.

    Le monde entier est suspendu aux votes des cardinaux, les yeux rivés sur le toit de la chapelle Sixtine pour apercevoir la fumée blanche, prélude à l’expression “Habemus Papam” du proto-diacre annonçant l’élection du nouveau pape et la révélation de son identité depuis le logia de la Basilique Saint Pierre

  • EMPLOI – Un partenariat stratégique entre le FMFP et le ministère en charge du Travail pour rapprocher formation et marché du travail

    EMPLOI – Un partenariat stratégique entre le FMFP et le ministère en charge du Travail pour rapprocher formation et marché du travail

    Antananarivo, 6 Mai, 17h00 – Vers un marché du travail plus résilient et inclusif. Le ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique et le Fonds malgache pour la formation professionnelle (FMFP) signent une convention de partenariat afin de renforcer l’adéquation entre les formations professionnelles et les besoins réels de l’économie malgache.

    L’accord entre les deux entités vise à replacer la formation professionnelle au centre de la stratégie nationale pour l’emploi. Alors que de nombreux jeunes, femmes, entrepreneurs et travailleurs indépendants peinent encore à s’insérer durablement dans le monde du travail, faute de compétences adaptées aux attentes des entreprises, le partenariat entend combler ce fossé.

    “Il ne s’agit pas d’un simple acte administratif. C’est un levier stratégique pour bâtir l’avenir du travail à Madagascar », souligne la ministre Hanitra Razakaboana, au cours de la cérémonie. Dans le cadre de ce partenariat, une cartographie des compétences recherchées dans les PME et secteurs prioritaires sera réalisée pour orienter l’offre de formation. L’objectif est de cibler les besoins réels.

    Dans un contexte international incertain, où la hausse des tarifs douaniers américains menace près de 60 000 emplois, la formation est perçue comme un outil clé de résilience. Le partenariat prévoit alors de renforcer les dispositifs de reconversion et d’accompagnement des travailleurs potentiellement affectés par ces chocs économiques.

    Il s’agira également, dans le cadre de ce partenariat, de mobiliser les entreprises afin de renforcer la collecte des cotisations au FMFP. Les inspecteurs du travail seront également formés et mobilisés pour appuyer les actions sur le terrain.