Catégorie : Politique

  • DIPLOMATIE – Lantosoa Rakotomalala officiellement nommée ambassadrice de Madagascar aux Etats-Unis 

    DIPLOMATIE – Lantosoa Rakotomalala officiellement nommée ambassadrice de Madagascar aux Etats-Unis 

    Antananarivo, 7 Novembre, 7h05 – Plus de cinq ans après, Madagascar a son ambassadeur aux Etats-Unis. Le Conseil des ministres de mercredi confirme la nomination de Lantosoa Rakotomalala, présidente du Conseil d’administration de l’Economic development board of Madagascar (EDBM) et ancienne ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat (Mica) à ce poste. Sa désignation avait déjà été annoncée par les autorités fin août, mais il était alors indiqué que “la nomination formelle attend encore l’agrément du pays où elle est accréditée”. 

     

    Après plus de cinq ans de vacance, le poste d’ambassadeur aux Etats-Unis est pourvu. Le dernier à avoir occupé ce poste était Eric Robson Andriamihaja, ancien directeur général de l’EDBM. Nommé en 2018, celui-ci avait été remercié en janvier 2019. 

  • JUSTICE  – Le Syndicat des magistrats annonce le retour à la normale des activités judiciaire dès mercredi

    JUSTICE – Le Syndicat des magistrats annonce le retour à la normale des activités judiciaire dès mercredi

    Antananarivo, 5 Novembre, 14h15 – Les revendications se poursuivent mais le travail reprend. C’est en résumé la décision prise par l’assemblée générale extraordinaire du Syndicat des magistrats de Madagasca ce mardi. Les membres se sont réunis dans la salle d’audience de la Cour suprême ce mardi pour démarrer la journée d’indignation qu’ils ont annoncée.

    A l’issue de la réunion, le syndicat annonce le retour à la normale du travail dès mercredi. « Ce qu’on fait n’est pas une grève, l’assemblée a décidé de poursuivre ce qu’on a décidé hier mais demain on va reprendre le travail », indique Mbitanarivo Andiatsihorisoa, président du syndicat à l’AGE. « On a déjà accepté de discuter avec le ministère pourtant on a été étonné de leur déclaration à la presse lundi soir, c’est pour cela qu’on a décidé de maintenir cette journée d’indignation », explique-t-il.

    Malgré la tenue de la journée d’indignation, certains magistrats ont décidé de reprendre le travail dès ce mardi. « Nous sommes des magistrats. Nous travaillons pour la population, donc il y a des choses qu’on doit faire. Nous faisons tous partie de la population », explique toujours le président du SMM. « Il y a ceux qui ont déjà terminé leur travail et sont venus ici en guise de solidarité », ajoute-t-il. « Les magistrats connaissent les besoins de la population donc le travail qui doit être fait est fait » poursuit-il.

    Pour ce qui est de leur revendication sur le retrait de la suspension des quatre magistrats de parquet suspendus par le ministre de la justice, le syndicat annonce qu’il va se poursuivre. « Nous avons déjà discuté avec les autorités et nous allons continuer ces revendications dans les discussions qui vont se tenir », ajoute Mbitanarivo Andiatsihorisoa.

    Ce mardi dans la matinée, les juges ont pris leur temps avant de se présenter dans les salles d’audience au niveau du tribunal de première instance d’Antananarivo. Il a fallu attendre la mi-journée pour voir les audiences débuter dans certaines salles du palais de justice.

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  • JUSTICE – “Les magistrats suspendus n’ont pas respecté la politique pénale”, se défend le ministère

    JUSTICE – “Les magistrats suspendus n’ont pas respecté la politique pénale”, se défend le ministère

    Antananarivo, 4 Novembre, 21h00 – “Les magistrats suspendus sont des individus qui doivent se plier aux ordres relatifs à la politique pénale”. Le ministère de la Justice défend sa décision de suspendre quatre substituts du procureur travaillant auprès de la juridiction d’Antananarivo. Rochel Rabearisoa, directeur du cabinet du ministère, insiste sur le fait que ces magistrats, censés appliquer la politique pénale, n’ont pas respecté les mesures prévues par les autorités contre les personnes soupçonnées de certains crimes et délits.

    “Les magistrats du parquet qui enfreignent ou ne respectent pas volontairement les mesures édictées dans le cadre de la politique pénale doivent subir des sanctions”, souligne Rochel Rabearisoa. Or, à l’entendre, les magistrats suspendus n’ont pas pris les décisions conformes à la politique édictée par le ministère dans des affaires de viol où une victime était âgée de huit ans, ou dans des attaques à mains armées ou même dans un cas de meurtre.

    “Le ministère se veut strict dans l’application et le respect de la politique pénale dans les affaires de viols, de meurtre, de violences basés sur le genre, de kidnapping, de drogue et de traites de personne”, poursuit encore le directeur de cabinet du ministère. Celui-ci précise que cette mesure est prise “dans le but de protéger la population et pour instaurer la sécurité”.

    Pour le ministère, la décision de suspension n’a pas été prise sans fondement. Rochel Rabearisoa parle de plaintes de particuliers qui ont ensuite été suivies d’une enquête du bureau concerné auprès du département de la Justice, le bureau de coordination et de contrôle des juridictions et des établissements pénitentiaires (BCCJEP) en l’occurrence.

    Le ministère soutient par ailleurs que la procédure enclenchée est légale. “Ces magistrats sont encore seulement suspendus et passeront encore devant le conseil de discipline” indique Bodo Razafindrafindramaro, procureur général de la cour de cassation.

    Alors que le syndicat des magistrats de Madagascar a annoncé ce lundi à l’issue de l’ assemblée générale extraordinaire que les magistrats vont suspendre leurs activités ce mardi, le ministère de la Justice indique pour sa part que toutes les activités judiciaires se déroulent normalement. “Le ministère reste ouvert au dialogue pour améliorer le système judiciaire à Madagascar” indique toujours le directeur de cabinet.

    Plus tôt ce lundi, le SMM s’est insurgé contre la décision du ministère de suspendre les quatre magistrats. Ils ont demandé au garde des sceaux de retirer les quatre décisions qu’ils jugent illégale et illégitime. Le syndicat a indiqué faire sienne la lutte contre la corruption “mais celle-ci doit être orientée vers les vrais coupables”. “Le ministre ne doit pas confondre le pouvoir de qualification des infractions et le pouvoir d’appréciation des faits par les magistrats du parquet à de la corruption”, a annoncé le syndicat.

     

  • ELECTIONS – Les réseaux sociaux suspendus temporairement à Maurice pour cause de sécurité nationale

    ELECTIONS – Les réseaux sociaux suspendus temporairement à Maurice pour cause de sécurité nationale

    Antananarivo, 1er Novembre, 9h45 – Des mesures avant les élections. Les internautes mauriciens sont momentanément privés de réseaux sociaux pour une dizaine de jours. L’accès à toutes ces plateformes est bloqué depuis ce vendredi. Les opérateurs locaux se sont conformés à une directive de l’autorité mauricienne de régulation.

    D’après les médias mauriciens, l’Information and communication technologies authority (ICTA), l’autorité de régulation, a demandé à tous les opérateurs de suspendre l’accès aux réseaux sociaux jusqu’au 11 novembre. La raison avancée est une question de “sécurité nationale et la sécurité publique” qui semble être menacée par des “publications illégales”.

    Cette décision de l’ICTA irrite la classe politique mauricienne en cette période électorale. “Le Parti Travailliste dénonce avec force ce véritable coup d’État durant cette campagne électorale”, déclare son président Patrick Assirvaden ce vendredi matin. L’ancien ministre mauricien des Affaires étrangères parle d’une décision arbitraire qui va à l’encontre de la liberté d’expression et de la presse.

    La suspension de l’accès aux réseaux sociaux n’est que temporaire. Les plateformes devraient être accessibles au lendemain des élections générales prévues le 10 novembre prochain. A Maurice, 75.5% de la population est connectée à internet , selon le dernier rapport de Datareportal 2024.

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  • COMMUNALES – La CENI rassure sur l’arrivée des imprimés sensibles à Madagascar avant le 19 novembre

    COMMUNALES – La CENI rassure sur l’arrivée des imprimés sensibles à Madagascar avant le 19 novembre

    Antananarivo, 30 Octobre, 9h30 – Travaux en cours. L’impression des bulletins uniques pour les élections communales et municipales du 11 Décembre se poursuit en Afrique du Sud. Soava Andriamarotafika, rapporteur général de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) assure, cependant, que malgré quelques ajustements du calendrier électoral, les imprimés sensibles arriveront à temps à Madagascar. A l’entendre, cette arrivée est attendue avant le début de la campagne électorale, le 19 novembre.

    Une fois arrivés à Madagascar, les imprimés électoraux qui incluent, entre autres, les bulletins de vote et les imprimés des procès-verbaux autocopiants, doivent encore être acheminés jusque dans les bureaux de vote. La Ceni annonce d’ores et déjà une collaboration avec les forces de l’ordre pour assurer la sécurisation du transport des imprimés électoraux. Pour les zones enclavées ou difficiles d’accès, la Ceni prévoit également de recourir à des hélicoptères.

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  • ELECTIONS – Une messe de demande de bénédiction pour Harilala Ramanantsoa et ses colistiers aux municipales à la Chapelle d’Anatirova

    ELECTIONS – Une messe de demande de bénédiction pour Harilala Ramanantsoa et ses colistiers aux municipales à la Chapelle d’Anatirova

    Antananarivo, 27 Octobre, 17h05 – Un site symbolique pour lancer officiellement la candidature de Harimalala Ramanantsoa et de ses colistiers aux élections municipales d’Antananarivo. La plateforme présidentielle Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) a donné rendez-vous à ses partisans ce dimanche au temple royal d’Anatirova pour une messe de bénédiction de sa liste qui est en course dans la capitale.

    “Ce dimanche, nous plaçons entre les mains de Dieu la vie d’Antananarivo mais aussi celles de Harilala Ramanantsoa et de tous ceux qui sont avec elle pour diriger Antananarivo”, introduit la Princesse Fenosoa Ralandison, en tête de la liste Irmar des candidats au conseil municipal d’Antananarivo. “Me voici. Envoie-moi”, lance en écho la candidate pour conclure sa prise de parole et sa prière de demande de bénédiction vers la fin du culte.

    Outre les candidats de la liste Irmar, des dirigeants du parti présidentiel, avec ou sans fonction officielle sont venus assister à la messe. Quelques députés sont également dans la chapelle. Tout comme quelques sportives de haut niveau venues soutenir l’une de leurs paires, l’Ankoay Muriel Hajanirina, deuxième sur la liste des candidats au conseil municipal.

     

  • PROCHE-ORIENT – Frappes israéliennes contre l’Iran selon la presse internationale

    PROCHE-ORIENT – Frappes israéliennes contre l’Iran selon la presse internationale

    Antananarivo, 26 Octobre, 8h15 – De fortes explosions entendues dans la nuit du vendredi à samedi à Téhéran. La presse internationale rapporte des frappes israéliennes en Iran. Selon un communiqué des forces de défenses israéliennes, il s’agirait de “frappes précises contre les cibles militaires en Iran”. Et l’objectif, selon leur communiqué, est de “répondre aux attaques de l’Iran et de ses alliés”.

     

    Pour les autorités iranienne, les frappes israéliennes, qui interviennent “dans le cadre d’une opération génératrice de tensions”, ont causé “des dégâts limités”. Des responsables américains ont également indiqué que “ni les infrastructures énergétiques ni les installations nucléaires iraniennes ne faisaient partie des cibles”.

     

    Début octobre, l’Iran avait lancé des missiles contre des installations militaires israéliennes. Les frappes avaient eu lieu quelques jours après la mort du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans une frappe israélienne. Pour des responsables iraniens, il s’agissait aussi de répondre à l’assassinat sur leur territoire, le 31 juillet 2024, de Ismaïl Haniyeh, alors chef du Hamas.

     

    Photo  : Tsahal ( Compte X)

     

     

  • PARLEMENT – Sahondra Rabenarivo demande à l’Assemblée nationale de jouer son rôle de mise en accusation des hauts responsables soupçonnés de corruption

    PARLEMENT – Sahondra Rabenarivo demande à l’Assemblée nationale de jouer son rôle de mise en accusation des hauts responsables soupçonnés de corruption

    Antananarivo, 23 Octobre, 11h30 – Une occasion en or pour Sahondra Rabenarivo. La présidente du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI) a profité de son passage à l’Assemblée nationale mardi pour appeler une nouvelle fois les députés à faire leur devoir selon la loi dans la mise en accusation des hauts responsables. “C’est un grand pouvoir entre leurs mains. Celui de mettre en accusation les personnes puissantes qui ne peuvent être jugées qu’au niveau de la Haute cour de justice”, indique Sahondra Rabenarivo. “Nous espérons qu’ils prennent leur responsabilité car si un mandat parlementaire passe sans aucune mise en accusation c’est qu’ils n’ont pas fait leur devoir”, ajoute-t-elle.

    Depuis la mise en place de la Haute cour de justice, l’Assemblée nationale n’a mis en accusation aucun des hauts responsables dont les dossiers lui ont été soumis suite aux enquêtes menées par le système anti-corruption. Cette situation est un “frein à la lutte contre la corruption”, estime Sahondra Rabenarivo. La présidente du CSI était à Tsimbazaza pour présenter aux députés le rapport d’évaluation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) 2015-2025 qui arrive à échéance.

    Selon la loi, le Premier ministre, les ministres mais également les chefs d’institutions ne peuvent être jugés qu’au niveau de la Haute cour de justice pour des crimes graves commis dans l’exercice de leurs fonctions. Ce jugement n’intervient cependant qu’après une mise en accusation votée par la majorité absolue des députés. Depuis 2019, 14 dossiers de mise en accusation ont été transmis au niveau de l’Assemblée nationale sans qu’aucune procédure de mise en accusation n’ait abouti. “Nous espérons que cela changera à partir de l’année prochaine”, espère toujours la présidente du CSI.

    Outre la mise en accusation, le CSI espère aussi une coopération de la Chambre basse dans les prochaines mesures qui seront inscrites dans la prochaine stratégie nationale de lutte contre la corruption en cours d’élaboration. Le CSI évoque entre autres l’adoption de nouvelles lois pour renforcer la lutte notamment celle relative à la protection des dénonciateurs. “On doit protéger ceux qui dénoncent qu’ils soient des députés, des citoyens ou des responsables étatiques, c’est la première loi qu’on va faire voter une fois la stratégie achevée”, indique la patronne du CSI.

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  • IMMIGRATION – La contribution des diasporas au développement local mise en avant lors du lancement de la deuxième phase du projet CRPM

    IMMIGRATION – La contribution des diasporas au développement local mise en avant lors du lancement de la deuxième phase du projet CRPM

    Antananarivo, 22 Octobre, 15h10 – La grande salle du ministère des Affaires étrangères a abrité lundi le lancement de la deuxième phase du projet de Coopération régionale des politiques migratoires (CRPM). Ce projet a comme objectif d’accompagner les Etats et les organisations de la société civile africaines dans leur dialogue pour la gouvernance des politiques migratoires.

    La cérémonie de lancement a vu, entre autres, la participation de la ministre des Affaires étrangères Rafaravavitafika Rasata mais également de Arnaud Guillois, ambassadeur de France à Madagascar, et de représentants d’autre pays concernés par le projet tels que le Cameroun, les Comores, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Sénégal.

    Durant la réunion de lundi, le point central a été mis sur l’apport de la diaspora dans le développement local. C’est par ailleurs l’objectif de cette seconde phase, “maximiser la contribution des mobilités humaines, notamment sous-régionales, et des diasporas au développement économique, social et culturel des territoires africains”.

    Rafaravavitafika Rasata a rappelé à l’issue de la cérémonie que Madagascar “dispose d’une politique pour la mobilisation de sa diaspora afin de participer au développement de Madagascar”. Elle fait référence à la lettre de politique nationale d’engagement de la diaspora établi par le régime actuel.

    D’après le ministère des Affaires étrangères durant le lancement, les six pays partenaires se sont engagés à “élaborer des stratégies innovantes pour promouvoir l’investissement productif, mobiliser les compétences et faciliter les transferts financiers des citoyens vivant à l’étranger, avec un accent particulier sur le développement local”.

    La deuxième phase du CRPM met également l’accent sur les échanges d’expériences et le partage de bonnes pratiques indique toujours le MAE. “Ces échanges visent à relever les défis liés à la contribution des diasporas, au retour et à la réintégration des citoyens dans leurs pays d’origine”, conclut le ministère.

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  • DIPLOMATIE – Le gouvernement rassure sur les relations “fraternelles et amicales” avec les Comores avec la fermeture des frontières entre Madagascar et les Comores

    DIPLOMATIE – Le gouvernement rassure sur les relations “fraternelles et amicales” avec les Comores avec la fermeture des frontières entre Madagascar et les Comores

    Antananarivo, 22 Octobre, 9h15 – Une réponse qui se veut rassurante. Alors que la crise diplomatique couve entre Madagascar et les Comores suite à la fermeture des frontières maritimes entre les deux pays et encore plus suite au refoulement du bateau Acadie vers Moroni ces derniers jours, le gouvernement malgache calme le jeu.

    Dans un communiqué publié lundi, le ministère des Affaires étrangères affirme que “la décision de fermer les frontières n’altère en rien les relations fraternelles et amicales entre Madagascar et l’Union des Comores”. “Le Gouvernement malagasy demeure pleinement ouvert à toute communication diplomatique émanant de l’Ambassade des Comores à Antananarivo, dans un esprit de dialogue et de coopération”, ajoute le communiqué.

    Plus tôt, lundi, le ministère des affaires étrangères comoriens a indiqué “déplorer la décision des autorités de Madagascar de suspendre unilatéralement les liaisons maritimes entre les deux pays” et a demandé aux autorités malgache de “reconsidérer sa position” et “donner une chance au dialogue” après l’épisode du refoulement de l’Acadie bloqué à Majunga pendant 50 heures et refoulé vers Moroni.

    Selon les autorités comoriennes, la décision de Madagascar de fermer les frontières à cause de la résurgence des cas de Choléra dans l’archipel est “injustifiée”. Le gouvernement comorien indique qu’il s’interroge sur le bien-fondé de cette décision alors qu’aucune alerte de l’OMS n’a été émise en ce sens.

    De son côté, le gouvernement malgache, qui met en avant sa volonté de préserver la santé publique, réitère ce lundi que la fermeture des frontières restera en vigueur “jusqu’à ce que les conditions réglementaires sanitaires soient remplies”. Cette mesure est similaire à celle qui a été prise lors de la première flambée de choléra aux Comores, à l’issue de laquelle les liaisons maritimes avaient été finalement rétablies précise le ministère des affaires étrangères.

    Sur les liaisons aériennes dont le communiqué comorien déplore aussi la décision unilatérale de Madagascar de les avoir suspendus, le ministère des affaires étrangères de la Grande île apporte également sa version. Selon le MAE, des pourparlers sont actuellement en cours entre les gouvernements respectifs en vue de sa réouverture. Le ministère souligne que d’autres “paramètres sont également à prendre en considération et continuent de faire l’objet de négociations entre les deux parties” sans en préciser la nature.

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