Catégorie : Politique

  • Roland Kobia annonce avoir obtenu l’agrément pour être le nouvel ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar

    Roland Kobia annonce avoir obtenu l’agrément pour être le nouvel ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar

    Antananarivo, 27 Juillet, 15h35 – C’est approuvé. « J’ai l’honneur d’avoir reçu l’agrément du Gouvernement de la République de Madagascar pour être le prochain ambassadeur de l’Union européenne dans ce pays remarquable ». L’annonce a été faite par Roland Kobia, qui dit se réjouir “de travailler avec les autorités, les entreprises et tous les habitants de la Grande île ».

    Son nom avait déjà circulé dans les médias et le cercle diplomatique comme étant celui qui est désigné pour être le successeur d’Isabelle Delattre, alors qu’il était encore ambassadeur de l’UE en Ethiopie. Mais il lui fallait encore cet agrément du Gouvernement malgache lui permettant de prendre officiellement cette fonction.

    Roland Kobia a été l’ambassadeur de l’Union européenne en Éthiopie de 2021 à 2024 avant de venir à Madagascar. Il avait par ailleurs été l’envoyé spécial de l‘UE pour l’Afghanistan entre 2017 et 2021, son ambassadeur au Myanmar-Birmanie de 2013 à 2017 et en Azerbaïdjan sur la période de 2009-2013.

    Roland Kobia succède ainsi à Isabelle Delattre qui n’avait pas pu terminer son mandat d’ambassadrice de l’Union européenne à Madagascar. Les autorités malgaches avaient demandé le rappel de cette dernière pour “’ingérence dans les affaires internes du pays”, qu’elles lui avaient reprochée.

  • ELECTIONS – La Ceni propose la nouvelle date du 11 décembre pour les communales à la demande du Premier ministre

    ELECTIONS – La Ceni propose la nouvelle date du 11 décembre pour les communales à la demande du Premier ministre

    Antananarivo, 26 Juillet, 14h30 – Une nouvelle proposition de date pour les élections communales et municipales. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) vient d’annoncer un nouveau chronogramme pour l’organisation de ce scrutin de proximité. Elle avance la date du 11 décembre suite à une requête du Premier ministre Christian Ntsay.

    D’après Soava Andriamarotafika, rapporteur général de la Ceni, l’organe de gestion des élections a reçu une lettre du Premier ministre exprimant des préoccupations concernant les défis techniques auxquels fait face le gouvernement actuel, notamment la nomination de ses membres qui n’a pas encore eu lieu. Le chef du gouvernement a ainsi demandé un réajustement de la date des élections communales et municipales.

    Suite à cette requête, la CENI a élaboré un nouveau chronogramme, présenté jeudi au Conseil d’État. La date initialement prévue du 6 novembre a été déplacée au 11 décembre. Une demande d’avis sur ce nouveau calendrier a été déposée par la Ceni au Conseil d’Etat, sachant que selon la loi organique sur les élections, “le scrutin doit se tenir durant la saison sèche de l’année, entre le 31 mai et le 30 novembre, sauf cas de force majeure prononcée par la juridiction compétente sur saisine de la Commission électorale nationale indépendante”.

    A en croire Soava Andriamarotafika, la réponse du Conseil d’Etat est attendue la semaine prochaine. Il estime néanmoins peu probable le rejet de la date, rappelant que la même situation s’était présentée pour le second tour de l’élection présidentielle de 2018. Toutefois, en cas de refus, les élections devront attendre la saison sèche de l’année prochaine, souligne-t-il.

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  • IDENTIFIANT UNIQUE – L’enrôlement biométrique pour la mise en place de l’identifiant unique prévu débuter en octobre

    IDENTIFIANT UNIQUE – L’enrôlement biométrique pour la mise en place de l’identifiant unique prévu débuter en octobre

    Antananarivo, 25 Juillet, 14h30 – Dans un monde digitalisé, tout Malgache aura son identifiant unique. L’enrôlement biométrique de chaque citoyen malgache est prévu débuter dès le mois d’octobre fait savoir le ministère du développement numérique des postes et des télécommunications (MNDPT). “L’appel d’offres lié à l’acquisition du kit biométrique et l’IDMS (Integrated Database Management System) est déjà clôturé et l’enrôlement biométrique est prévu débuter au mois d’octobre”, indique Andry Rasoanaivo, secrétaire général du MNDPT.

    Mais avant le début de l’enrôlement biométrique, l’Etat mène actuellement un recensement en vue d’identifier tous les chefs de famille et les membres de chaque ménage malgache. Ce recensement a pour but de mettre à jour les registres auprès de chaque Fokontany. Ce registre avec les informations sur l’état civil de chaque citoyen malgache servira à la fois pour la distribution des carnets de Fokontany digitalisé avec QR Code. Ce qui permettra aux citoyens d’avoir accès aux services digitalisés notamment dans l’octroi des certificats de résidence, de célibat et les aides sociales de l’Etat mais également comme base de l’enrôlement biométrique car elle permettra de détecter l’unicité d’un individu et éviter ainsi tout doublon.

    Selon le calendrier établi par le ministère, la mise à jour des registres auprès des Fokontany se tiendra jusqu’au 9 août. La saisie et le traitement des données se déroulent jusqu’à la fin septembre. La distribution des carnets digitalisés sera achevée avant la fin de l’année. Jusqu’ici l’Etat a déjà distribué 1,6 millions de carnets digitalisés. L’Etat compte en distribuer 5,8 millions pour autant de ménage jusqu’à la fin de l’année.

    La mise en place de l’identifiant unique a pour but d’avoir une véritable base de données de la population malgache selon le MNDPT. L’Etat travaille déjà aujourd’hui à la mise en place de “Use Case” de ces données et cet identifiant unique. “Dans le privé par exemple on pourra s’en servir pour les services bancaires ou les télécommunications et dans le privé pour la Cnaps ou les impôts”, explique le secrétaire général du ministère.

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  • AEROPORT D’IVATO – Andry Rajoelina entend durcir les sanctions contre les agents de l’Etat coupable de corruption

    AEROPORT D’IVATO – Andry Rajoelina entend durcir les sanctions contre les agents de l’Etat coupable de corruption

    Antananarivo, 23 Juillet, 20h00 – L’Etat va sévir. Des sanctions vont être prises face aux agents de l’Etat qui sont reconnus coupables de méfaits de corruption, annonce ce mardi le président de la République Andry Rajoelina lors d’une visite auprès de l’aéroport international d’Ivato. “Il faut éradiquer totalement la corruption sous toutes ses formes”, martèle le locataire d’Iavoloha. “Il n’y aura aucune tolérance envers ceux qui la pratiquent”, ajoute-t-il.

    Les sanctions brandies vont de “l’avertissement” jusqu’à la “révocation des responsables en tant que fonctionnaire au niveau des leurs corps respectifs”, à en croire Andry Rajoelina. “Nous condamnons ce genre de pratique”, indique le président de la République.

    A part le bâton, le Président met aussi en avant des mesures d’encouragement pour les agents afin d’éradiquer la corruption au niveau de l’aéroport. Parmi les mesures, il souhaite que des primes soient versées aux agents exemplaires. Des bonus d’avancement spécial sont aussi envisagés. “Il y a aussi le logement de ces travailleurs et leurs conditions de travail, il ne doivent plus avoir d’excuse pour soutirer de l’argent ici car on va les motiver”, poursuit-il.

    Les plaintes concernant la façon de travailler des agents de l’Etat émanant des locaux mais également des touristes sont nombreuses, estime le chef d’Etat. Des plaintes qui concernent aussi bien les douaniers que les agents de police aux frontières et tous ceux qui gèrent les différentes paperasses au niveau de l’aéroport. “Tout cela doit changer”, conclut le Président.

  • PRÉSIDENCE – Départ d’Andry Rajoelina pour les Jeux Olympiques de Paris prévu ce mercredi

    PRÉSIDENCE – Départ d’Andry Rajoelina pour les Jeux Olympiques de Paris prévu ce mercredi

    Antananarivo, 21 Juillet, 6h30 – Andry Rajoelina attendu à Paris. Comme un certain nombre de chefs d’Etat africains, le président de la République devrait assister à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques Paris 2024 ce vendredi, sur invitation du président de la République française, Emmanuel Macron. Sauf changement, son départ de la Grande ile est prévu mercredi, confie une source autorisée auprès de la présidence.

    Après son passage dans la capitale française, le locataire d’Iavoloha devrait effectuer une petite tournée africaine. Cette tournée va débuter par une visite d’Etat en Guinée Bissau. Son périple se poursuivra ensuite en Angola. Andry Rajoelina a été invité pour une visite par son homologue angolais João Lourenço, et président en cours de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

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  • EXÉCUTIF – Pas de Conseil des ministres prévus avant la nomination du nouveau gouvernement

    EXÉCUTIF – Pas de Conseil des ministres prévus avant la nomination du nouveau gouvernement

    Antananarivo, 19 Juillet, 16h15 – Les décisions en Conseil des ministres sont mises en standby. La démission du gouvernement ayant été acceptée par le président de la République, aucun Conseil des ministres n’est prévu avant la nomination de la nouvelle équipe. Mais “bien qu’il n’y ait pas de Conseil de ministres, il y a des réunions régulières avec tous les ministères comme hier [jeudi]”, nous confie ce vendredi Lova Ranoromaro, porte-parole du président de la République et directrice des relations internationales au niveau de la présidence. “La situation sera ainsi jusqu’à la nomination du nouveau gouvernement”, indique-t-elle.

    Une semaine après la reconduction de Christian Ntsay au poste de Premier ministre, la formation du gouvernement se fait attendre. Et pour l’instant, il n’y a pas plus d’informations sur la formation du nouveau gouvernement. Ce qui est sûr, c’est que “ce ne sera pas pour cette semaine”, confie la porte-parole. “Comme il [le président] l’a annoncé, il va prendre son temps” , ajoute-t-elle.

    Les chances sont également faibles, mais pas impossibles, que la nomination se fasse avant le départ du président de la République pour une tournée internationale à partir du mercredi 24 juillet – sauf changement – à en croire Lova Ranoromaro. “Tout dépendra du Président” , a-t-elle expliqué. “Si cela se fait avant son départ, ce sera une bonne chose mais de toute façon l’équipe gouvernementale assure bien les affaires courantes que ce soit les ministres ou les ministres par intérim”, conclut-elle.

  • CPIA 2024 – La Banque mondiale soulève la fragilité de la gouvernance à Madagascar et appelle à des actions immédiates

    CPIA 2024 – La Banque mondiale soulève la fragilité de la gouvernance à Madagascar et appelle à des actions immédiates

    Antananarivo, 18 Juillet, 8h40 – Une faille signalée. La Banque mondiale soulève une fragilité de la gouvernance à Madagascar. Une situation qui “exige des actions immédiates”, d’après ce qu’expose cette institution de Bretton Woods dans son rapport d’Evaluation des politiques et des institutions en Afrique (CPIA) 2024. Ce rapport qui fournit une évaluation de 39 pays admis à bénéficier des financements de l’Association internationale de développement (IDA) en Afrique subsaharienne pour l’année civile 2023, a été publié mardi.

    C’est dans la “gestion et institutions du secteur public”, un des quatre domaines évalués dans la CPIA, que Madagascar avait d’ailleurs enregistré sa plus mauvaise performance avec une note de 2,7 sur 6. Les pays étant classés sur une échelle de 1 à 6, allant de faible à élevé.

    Cette note de 2,7 de Madagascar dans ce domaine est inférieure à la moyenne des pays emprunteurs de l’IDA qui est de 2,9 sur 6. Concernant les critères qui le composent, la Grande île avait obtenu une note 2,5 pour les droits de propriété et gouvernance fondées sur les règles. Sa note était de 2,5 pour la qualité de la gestion budgétaire et financière, 3,5 pour l’efficience de la mobilisation de recettes, 2,5 pour la qualité de l’administration publique et 2,5 pour la transparence, la redevabilité et corruption dans le secteur public.

    Pour renforcer la gouvernance du secteur public, la Banque mondiale préconise des actions immédiates. Elle avance entre autres le renforcement du système juridique et judiciaire, l’application des droits de propriété et l’amélioration de la transparence ainsi que la redevabilité dans les institutions du secteur public. La Banque mondiale souligne cependant dans son rapport que la difficulté de garantir les droits de propriété foncière devient un obstacle majeur à la croissance inclusive et durable.

    C’est dans le domaine de la « gestion économique » que Madagascar a par contre obtenu sa meilleure note, 3,7 sur 6, une note qui est au-dessus de la moyenne de l’Afrique de l’Est et australe et celle des pays emprunteurs de l’IDA.

    La Banque mondiale rapporte que Madagascar avait poursuivi la mise en œuvre de réformes visant à renforcer son cadre de politique monétaire et de change. Elle souligne également que « la coordination entre la gestion de la dette et les politiques macroéconomiques a été solide ». Et dans le domaine de la dette publique, la production de statistiques complètes, la stratégie annuelle de gestion et le cadre juridique clair pour les emprunts constituent des évolutions positives, poursuit-elle.

    Pour les deux autres domaines, Madagascar avait obtenu une note de 3,3 sur 6 pour ses « politiques structurelles », tenant en compte le commerce (4 sur 6), le secteur financier (3 sur 6) et le cadre réglementaire des entreprises (3 sur 6). Pour le domaine des “politiques en faveur de l’inclusion sociale et de l’équité”, la Grande île avait obtenu une note de 3,3 sur 6. Plusieurs indicateurs avaient été évalués dans ce domaine, dont l’égalité de sexe (4 sur 6), l’équité dans l’utilisation des ressources publiques (3 sur 6), la valorisation des ressources humaines (3,5sur 6) la protection sociale et main-d’œuvre (3 sur 6) et les politiques et institutions axées sur la durabilité écologique (3 sur 6).

    L’ensemble de toutes ces notes obtenues par Madagascar a fait que sa note globale est restée une nouvelle fois à 3,3 sur 6. C’est la même note générale obtenue par la Grande île dans la CPIA depuis 2017. Pour les trois dernières évaluations, même les notes obtenues par Madagascar dans chacun des critères constituant les domaines évalués n’ont pas bougé.

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  • PRÉSIDENTIELLE AU RWANDA – Paul Kagame en tête avec 99,15%

    PRÉSIDENTIELLE AU RWANDA – Paul Kagame en tête avec 99,15%

    Antananarivo, 16 Juillet, 12h10 – Un quatrième mandat ne devrait faire aucun doute pour Paul Kagame. Celui qui dirige le Rwanda depuis 2000, et candidat à sa succession obtient 99,15% des voix, selon des résultats partiels de la Commission électorale Nationale rwandaise (NEC), ce lundi dans la soirée. La NEC indique avoir traité les résultats issus de 78,94% des bureaux de vote pour ces résultats partiels provisoires de l’élection présidentielle, à 22 heures, heure rwandaise.

    Paul Kagame, qui n’a pas tardé à réagir sur ses réseaux sociaux, évoque des résultats qui témoignent de la confiance accordée par la population rwandaise à son encontre. « (..)Vos votes et les résultats qui viennent d’être annoncés sont le reflet de la confiance que vous me portez. La confiance n’est pas facile à obtenir ; il n’y a rien que vous puissiez donner à quelqu’un pour gagner immédiatement sa confiance. La confiance se construit au fil du temps. (…) La confiance me rend encore plus confiant, ensemble, il n’y a pas de défi que nous ne surmonterons pas », écrit-il sur Facebook. Ses adversaires, ceux qui lui étaient déjà opposés à la dernière présidentielle en 2017, ont obtenu respectivement 0,53% et 0,32%.

    L’élection présidentielle et les élections législatives ont eu lieu en même temps ce lundi au Rwanda. Les résultats provisoires devraient être publiés au plus tard ce samedi selon la NEC. Les résultats officiels, eux, sont attendus le 27 juillet. Selon la réforme constitutionnelle adoptée en 2015, au Rwanda, Paul Kagame peut encore diriger le Rwanda pendant deux mandats de cinq ans, donc jusqu’en 2034, s’il le souhaite.

  • ASSEMBLEE NATIONALE – 16 députés indépendants rejoignent le groupe parlementaire Irmar, selon Andry Rajoelina

    ASSEMBLEE NATIONALE – 16 députés indépendants rejoignent le groupe parlementaire Irmar, selon Andry Rajoelina

    Antananarivo, 13 Juillet, 12h30 – Une majorité de 3/5 à Tsimbazaza pour la plateforme présidentielle Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina (Irmar). A en croire le président de la République Andry Rajoelina, le groupe parlementaire éponyme compte 100 députés. Il rapporte avoir reçu de l’Assemblée nationale une lettre en ce sens.

    Dans son discours à l’occasion de la nomination du Premier ministre, Andry Rajoelina indique que 16 députés “indépendants” ont rejoint les rangs de la majorité. A l’entendre, il s’agit de membres de la plateforme Irmar mais qui “faute de mandat officiel ont dû se présenter en leur propre nom”.

    Outre le groupe parlementaire Irmar, trois autres groupes se sont formés au sein de l’Assemblée nationale. Le groupe parlementaire d’opposition Firaisankina sera présidé par Hanitra Razafimanantsoa. Les “indépendants” qui n’ont pas rejoint la majorité, pour leur part, se sont scindés en deux groupes : l’Union parlementaire pour la démocratie (upad) et le Groupe parlementaire pour le rassemblement des indépendants (GPRI). L’Upad est dirigée par Hubert Rakotoson, député élu à Mahanoro, tandis que le GPRI est présidé par Fanomezantsoa Andrianjanahary, député élu à Manandriana.

     

  • GOUVERNEMENT- Andry Rajoelina justifie la reconduction de Christian Ntsay par ses “expériences” et sa “loyauté”

    GOUVERNEMENT- Andry Rajoelina justifie la reconduction de Christian Ntsay par ses “expériences” et sa “loyauté”

    Antananarivo, 12 juillet, 19h45 – Andry Rajoelina choisit la continuité. Le président de la République nomme à nouveau Christian Ntsay à la tête du gouvernement, vendredi à Iavoloha. “Le Premier ministre devrait être loyal, expérimenté pour passer les étapes que l’on doit franchir (…) pour poursuivre les chantiers réalisés”, soutient le chef de l’Etat lors de l’annonce de son choix “à la suite des noms proposés” par une centaine de députés, selon ses explications.

    Insistant sur l’importance de la loyauté et de la fidélité, le chef de l’Etat rappelle “certains chefs d’institution”. Il ne s’étend pas cependant sur le sujet. “Vous connaissez la suite”, se contente-t-il de poursuivre.

    Pour Andry Rajoelina, le Premier ministre doit “avoir de l’expérience, et être responsable, compétent et doté d’un savoir-faire”. Il devrait “connaître le pays et a un sens de leadership sur les membres du gouvernement”. “Le Premier ministre aura des contacts aussi bien avec les responsables locaux qu’internationaux. Il doit maîtriser la diplomatie et les affaires nationales en général”, poursuit-il.

    Le président de la République met en avant la maîtrise de dossiers et la complicité qu’il a avec son Premier ministre. Pour lui, le chef du gouvernement “doit avoir des relations sérieuses avec les partenaires techniques et financiers [car] il existe des négociations de très haut niveau avec le Fonds monétaire international (FMI), avec la Banque mondiale. “Le Premier ministre doit être rodé à la collaboration avec le président, sans parler de l’aspect économique et juridique”, ajoute-t-il.

    Andry Rajoelina explique également son choix par le caractère de Christian Ntsay. “Si le Premier ministre est mou, le pays le sera aussi”, estime le chef de l’Etat.

    Christian Ntsay est arrivé à Mahazoarivo en juin 2018 après un mouvement de rue réclamant des changements des conditions pour la tenue de la présidentielle de la même année. Nommé par Andry Rajoelina après la présidentielle, il reste l’unique Premier ministre de Andry Rajoelina durant son premier mandat. Il avait partagé, avec son gouvernement, et avec le général Richard Ravalomanana, président du Sénat, la gestion de l’Etat après la candidature et la démission du président en exercice qui avait brigué un autre mandat à la tête de l’Etat.