Catégorie : Régions

  • Le tout premier « guichet agricole » à Madagascar implanté à Ankadinondry dans la région de Bongolava.

    Le tout premier « guichet agricole » à Madagascar implanté à Ankadinondry dans la région de Bongolava.

    Antananarivo, 29 Septembre, 18h35 – « Ce sera le modèle », déclare Harifidy Ramilison, ministre de l’Agriculture et de l’élevage, lors de l’inauguration du « guichet agricole à Ankadinondry dans la région du Bongolava. Selon le membre du gouvernement, ce guichet est le tout premier à Madagascar. « Il a pour objectif de mettre à disposition des populations les services essentiels dans les domaines de l’agriculture, de la finance et du foncier », précise t-il.

     

    Les agriculteurs auront ainsi la possibilité de louer ou d’acheter des matériels agricoles dont ils ont besoin directement au niveau de ce guichet agricole, explique le ministère de l’Agriculture. De plus, ce guichet leur “offrira des conseils concernant la propriété foncière”, contribuant ainsi à une meilleure gestion de leurs terres.

     

    En outre, le guichet agricole « favorisera la collaboration entre les investisseurs et agriculteurs » en leur fournissant des conseils financiers. Il joue également un rôle crucial dans la promotion des produits locaux, « en facilitant leur transformation et leur mise en vente ». Par ailleurs, « des rencontres et des échanges entre agriculteurs seront organisées afin renforcer et favoriser leurs connaissances. »

     

    L’État prévoit d’étendre ce modèle à d’autres régions afin de soutenir le développement agricole et encourage les agriculteurs à en profiter pour améliorer leurs produits.

     

  • La Mairie de Toamasina annonce le début des travaux de construction de la voie rapide reliant le port de Toamasina à la RN2 dans un mois

    La Mairie de Toamasina annonce le début des travaux de construction de la voie rapide reliant le port de Toamasina à la RN2 dans un mois

    Antananarivo, 16 Septembre, 21h10 – Le nombre des poids-lourds traversant la Ville de Toamasina pourra peut-être enfin diminuer. Du moins dans deux ans, quand les travaux de construction de la voie rapide reliant le port de Toamasina à la route nationale 2 (RN2) seront terminés.

     

    ⭕A en croire la Commune urbaine de Toamasina, ces travaux devraient effectivement démarrer dans un mois et durer 24 mois. Une délégation de responsables de l’entreprise chinoise Sinohydro, titulaire du marché selon le communiqué de la Mairie, a rendu une visite de courtoisie au maire de la ville avec les responsables de la communauté chinoise de Toamasina vendredi.

     

    ⭕La nouvelle voie rapide devrait mesurer 9,866km. Sa construction comportera deux phases. La première phase sera consacrée à l’élargissement en deux fois deux voies de la RN2bis qui mesure 3,606km. La deuxième phase, elle, consistera en la construction d’une nouvelle voie de 6,260km reliant le pont de Pangalane vers le Port.

     

    ⭕La pose de première pierre marquant le lancement du chantier a été procédé en avril 2019 par l’ancien président Andry Rajoelina. La construction de cette voie d’une longueur totale de 9,866 km est confiée à l’entreprise chinoise Sinohydro, selon le communiqué de la ville portuaire. Le chantier durera 24 mois. La nouvelle voie sera de type autoroute à quatre voies et doule sens, selon les informations livrées par la Présidence à l’époque.

     

    ⭕Cette nouvelle voie rapide est l’une des infrastructures les plus attendues par la ville du Grand port ces dernières années. La cérémonie de lancement officiel du chantier avait déjà eu lieu en avril 2019 sous la direction du président sortant Andry Rajoelina. A l’époque, il était prévu que les travaux soient réalisés par la société Afecc.

     

    Photo d’archives (avril 2019) : Présidence de la République

     

  • La septième édition des journées internationales des régions pour mettre en valeur les richesses et les potentialités de la région Fitovinany

    La septième édition des journées internationales des régions pour mettre en valeur les richesses et les potentialités de la région Fitovinany

    Antananarivo, 15 Septembre, 7h40 – Et c’est parti pour la septième édition des Journées internationales des régions. L’événement qui se tient à Manakara a été officiellement lancé jeudi. Au menu des activités : des discussions en panel, des expositions, des visites d’usines, des rencontres B to B mais aussi des découvertes culturelles et touristiques. L’objectif, selon le communiqué des organisateurs, est de « mobiliser les acteurs et mettre en lumière les potentialités et opportunités d’investissement de la région ». « Les JIR sont une plateforme de mobilisation des acteurs locaux, nationaux et internationaux pour proposer des solutions innovantes en faveur du développement sectoriel régional », souligne Rafaravavitafika Rasata, directrice de l’expansion économique auprès du ministère des Affaires étrangères, initiateur de l’événement.

     

    Les différents produits qui font la renommée de Manakara et plus généralement de la région de Fitovinany sont mis en avant durant les trois jours de l’événement. En mettant en avant les potentialités de la région, le gouverneur Lucien Laurel Razafitsotra appelle « à une collaboration renforcée entre toutes les parties prenantes pour stimuler les investissements locaux, transformer les produits régionaux sur place, et favoriser l’exportation ». La récente réhabilitation du port d’Ampolaho a ainsi été notée. Outre les produits agricoles, les ressources halieutiques et aquacoles ainsi que les gisements miniers, les attraits touristiques et culturels de la région sont également mis en avant « afin d’attirer les investissements touristiques et afin de créer les opportunités d’emploi pour les jeunes ».

     

  • Un projet de 28 millions d’euros pour prévenir la malnutrition et renforcer la résilience de 100.000 personnes vulnérable dans le Sud

    Un projet de 28 millions d’euros pour prévenir la malnutrition et renforcer la résilience de 100.000 personnes vulnérable dans le Sud

    Antananarivo, 12 Septembre, 18h15 – La lutte contre la malnutrition est toujours d’actualité dans le Sud de Madagascar. Le gouvernement de Madagascar, la Kreditanstalt für Wiederaufbau (KFW), le programme alimentaire mondial (PAM) et le fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) viennent de lancer un nouveau projet quadriennal, qui permettra de prévenir toutes les formes de malnutrition et de renforcer la résilience de 106 650 personnes vulnérables dans trois communes d’Androy et d’Anosy.

     

    Ce projet multisectoriel est financé par cet établissement allemand de crédit pour la reconstruction (KFW) à hauteur de 28,5 millions d’euros, soit près de 140 milliards d’ariary. « C’est un programme de longue durée », indique Konrad Sternisko, représentant de cette institution allemande, en marge de son annonce officielle, ce mardi.

     

    Cette « initiative novatrice renforçant la résilience des populations vulnérable » à Itampolo dans le district d’Ampanihy, à Sihanamaro dans le district d’Ambovombe, à Tsivory et Ifotaka dans le district d’Amboasary, permettra d’accompagner les communes dans la longue durée », souligne le KFW. « C’est un effort considérable de donner un grand boost au zone d’intervention », poursuit Konrad Sternisko.

     

    A en croire le responsable, « c’est un programme complet avec différents volets et différents axes d’intervention ». Il touche, l’eau, l’agriculture, l’appui à la nutrition, ainsi que l’accompagnement des femmes allaitantes, des femmes enceintes, des bébés et des jeunes enfants.

     

    Le PAM et l’Unicef, partenaires du projet, conjuguent leur expertise pour agir sur l’impact et les causes profondes de la malnutrition dans ces deux régions, souligne un communiqué conjoint des deux agences onusiennes. « La réplication de cette nouvelle dynamique de projet intégrée est souhaitable pour faciliter le changement et le développement durable des communautés malgaches », concluent-ils.

  • Le tronçon Marovoay – Vohidiala de la RN44 et ses 7m de largeur officiellement réceptionné

    Le tronçon Marovoay – Vohidiala de la RN44 et ses 7m de largeur officiellement réceptionné

    Antananarivo, 10 Septembre, 7h30 – Inauguration officielle de la portion réhabilitée de la route nationale 44 (RN45) reliant Marovoay à Vohidiala samedi. Juste avant de démissionner pour cause de candidature à sa propre succession, le président de la République Andry Rajoelina s’est rendu dans la commune de Vohidiala pour présider la cérémonie.

     

    Cette portion de la RN44, d’une longueur totale de 113 kilomètres, est entièrement réhabilitée, avec l’achèvement de la deuxième phase des travaux . Les 73 kilomètres entre Amboasary et Vohidiala ont été entrepris par l’entreprise China road bridge corporation (CRBC), tandis que la première portion de 40 kilomètres, reliant Marovoay et Amboasary avait été confiée à l’entreprise CGC et avait déjà été achevée au mois de juin de 2022.

     

    Cette route nationale est qualifiée de projet de référence, avec des normes environnementales de catégorie A et une qualité de revêtement de niveau 4. Il est également indiqué que celle-ci est la première à Madagascar à avoir une largeur de 7 mètres. Ce qui favorisera une circulation plus fluide et plus sécuritaire, d’après les explications fournies par le Projet d’appui à la connectivité des transports (Pact).

     

    La réhabilitation de cette portion de route nationale permet d’améliorer les conditions de circulation et de réduire la durée des trajets vers les communes desservies, confie Manitra Ranaivoarison, un transporteur qui opère sur la ligne Moramanga Ambatondrazaka. Sortir les populations de leur situation d’isolement économique et social est d’ailleurs au cœur des principaux enjeux de développement de Madagascar, avance le ministre des Travaux publics, le Colonel Ndriamihaja Livah Andrianatrehina. « La réhabilitation de la RN44 va faciliter les échanges et contribuer au développement socio-économique de Madagascar », lance-t-il.

     

    Le projet de réhabilitation de la RN44 entre dans le cadre du Pact, sous l’égide du ministère des Travaux publics (MTP) et financé à hauteur de 140 millions de dollars par la Banque Mondiale. A part la région Alaotra-Mangoro, ce projet couvre également des projets de réhabilitation de réseaux routiers dans les régions Atsimo Atsinanana et l’Anosy.

     

    Après Vohidiala, Andry Rajoelina s’est rendu à Ambatondrazaka pour inaugurer le nouveau bâtiment de la direction régionale de la sécurité publique et la fin des travaux de réhabilitation du stade Rasolonjatovo. Il a également procédé à la remise d’une unité de transformation de tomates à Ambalabako. Démissionnaire depuis samedi, il devrait se rendre à Fénérive Est ce dimanche pour l’inauguration d’une Église, sauf changement.

     

  • RÉGION – Teddy Gervais Seramila nommé gouverneur de la région Sava

    RÉGION – Teddy Gervais Seramila nommé gouverneur de la région Sava

    Antananarivo, 31 Août, 10h28 – Un nouveau gouverneur nommé. Le Conseil des ministres de mercredi désigne Teddy Gervais Seramila nouveau gouverneur de la région Sava. Le poste était vacant depuis le mois de février 2022 suite à la nomination de Justin Tokely au gouvernement en tant que ministre de l’Intérieur et de la décentralisation. L’intérim avait été assuré par Eliahevitra Randrianasolo.

    ⭕Teddy Gervais Seramila n’est pas un inconnu dans la région. C’est un natif de Vohemar, l’un des districts qui compose cette région. Il avait occupé divers postes à responsabilité dans la région. De 2015 à 2019, il a été directeur du développement régional au sein de la région Sava. Et avant cette nomination, il a été directeur des infrastructures et du développement au sein de l’équipe du gouvernorat de la région Sava de 2019 à 2023.

    ⭕Le monde de la vanille dont la Sava est l’un des plus grands producteurs ne lui est pas non plus inconnu. Auparavant, il avait été le président de la plateforme nationale de la filière vanille.

    ⭕Parmi les priorités du nouveau gouverneur, figurent la diversification des activités agricoles et le développement des autres produits de rente dans la région ainsi que le développement écotourisme, indique-t-il au téléphone.

    Photo : Région Sava mandroso

  • TRANSPORT – La durée du trajet Toliara-Manja réduite de 19 heures à 5 heures après la réhabilitation de cette portion de la RN9

    TRANSPORT – La durée du trajet Toliara-Manja réduite de 19 heures à 5 heures après la réhabilitation de cette portion de la RN9

    Antananarivo, 20 Août, 09h25 – S’il a fallu auparavant jusqu’à 19 heures pour relier Toliara et Manja, la durée pour faire ce trajet est actuellement de cinq heures, confient des transporteurs exerçant sur la route nationale numéro 9. Ceux qui veulent aller à Bevoay en partance de Toliara ne mettront plus que 3 heures pour relier les deux localités.

    La durée de ces trajets est écourtée avec la réhabilitation entreprise sur une partie de la RN9. Ce qui a réduit les frais des transports pour la ligne Toliara-Bevoay à 13 000 ariary jusqu’à 20 000 ariary alors que cela coûtait autour de 30 000 ariary à 35 000 ariary auparavant. Les frais de transport pour Toliara-Manja passent aussi de 50 000 ariary – 60 000 ariary à 40 000 ariary, indiquent ces transporteurs.

    La première portion de la RN9 reliant Toliara à Analamisampy a déjà été réhabilitée en 2018. Les travaux de réhabilitation des portions de la route nationale numéro 9 (RN9) Manja-Bevoay et Bevoay-Analamisampy ont egalement été totalement achevés. Le Président de la République Andry Rajoelina s’est rendu sur place pour les inaugurer, ce vendredi. Il ne reste plus que le pont sur le Mangoky dont la construction a été lancée vendredi pour que la RN9 soit entièrement terminée.

    Les travaux sur la portion Manja-Bevoay, longue de 77,785 kilomètres, ont été financés à travers le Projet d’aménagement de corridors et de facilitation de commerce (PACFC). Le coût de ces travaux qui ont été confiés à la China railways 18th bureau group (CRCC) a nécessité 149,6 milliards d’ariary. La mise en place de 189 unités de dalots simples, 13 unités de radiers alvéoles, et la construction de deux ponts de 40 mètres et un pont de 20 mètres a été comprise dans ce projet.

    La portion Bevoay-Analamisampy, long de 85 kilomètres, avait pour sa part été confiée à l’entreprise China road and bridge corporation (CRBC), dont le cout des travaux de réhabilitation a nécessité 130, 986 milliards d’ariary. A part la chaussée, plusieurs travaux avaient été entrepris, dont ceux de l’assainissement et du drainage, comprenant la mise en place de dalots ou encore de radiers alvéolés.

    Compte tenu des investissements conséquents nécessaires à la réfection des infrastructures routières, le ministre des Travaux publics, le colonel Ndriamihaja Livah Andrianatrehina a exhorté les usagers à en prendre soin. « Respectons les biens communs dont les infrastructures routières, afin de laisser un héritage durable aux générations futures », lance-t-il.

  • INFRASTRUCTURE – Le pont sur le fleuve de Mangoky à livrer dans 30 mois

    INFRASTRUCTURE – Le pont sur le fleuve de Mangoky à livrer dans 30 mois

    Antananarivo, 19 Août, 6h15 – Trente mois. C’est la durée fixée par le président de la République, Andry Rajoelina, pour la mise en place du pont sur le fleuve de Mangoky. Le Chef de l’Etat a lancé officiellement les travaux de construction de cette infrastructure de 880 mètres ce vendredi. Celui-ci, une fois terminé, sera le pont le plus long construit à Madagascar, a-t-il présenté devant la population sur place.

     

    Le projet de construction du pont de Mangoky est une des composantes du projet de réalisation de la RN9. Le succès complet de ce corridor passera par la réalisation de cet ouvrage d’art pour relier les deux tronçons de route Analamisampy-Bevoay et Bevoay-Manja qui avaient été inaugurés par la même occasion. Ce pont est une infrastructure capitale pour le développement de Madagascar, expose la direction des infrastructures de la Banque africaine de développement (BAD).

     

    Comme exposé par le ministère des Travaux publics (MTP), ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie du gouvernement qui vise le désenclavement de vastes zones d’habitations et des impacts positifs majeurs sur le développement de l’agriculture, du tourisme, de l’économie en général et plus spécifiquement de la lutte contre la précarité alimentaire des régions rurales, directement sous l’influence de cette infrastructure. Et cette infrastructure va faciliter les échanges commerciaux entre l’Atsimo Andrefana et le reste du pays.

     

    La traversée du fleuve de Mangoky au PK 199+700 se fait actuellement par bac à perche tiré à la corde par les villageois. Le temps de traversée varie de une à quatre heures selon sa disponibilité du bac. L’usage de ce bac est souvent interrompu, notamment en saison de pluie à cause de l’importance des crues. La construction de ce pont s’avère ainsi impérative pour le désenclavement de la région, d’après ce département.

     

    Financé à travers le Projet d’aménagement de corridors et de facilitation de commerce (PACFC), le coût des travaux pour la mise en place de ce pont sur le fleuve de Mangoky est de 147,116 milliards d’ariary. Et c’est l’entreprise China Railway 18th Group Co (CRCC) qui se chargera de ces travaux.

     

    Il est indiqué que d’autres travaux connexes accompagneront la mise en place de ce pont. Il y a par exemple l’aménagement et réalisation de piste en terre, la construction d’une brigade de gendarmerie, la construction et réhabilitation de centres de santé de base (CSB) et d’écoles primaires publiques ou encore le forage d’eau équipé de pompes forces motrices.

  • INFRASTRUCTURES – La cérémonie d’inauguration de la portion Marovoay – Vohidiala de la RN44 en attente de date officielle, le gouvernorat d’Alaotra Mangoro se dit prêt pour l’événement

    INFRASTRUCTURES – La cérémonie d’inauguration de la portion Marovoay – Vohidiala de la RN44 en attente de date officielle, le gouvernorat d’Alaotra Mangoro se dit prêt pour l’événement

    Antananarivo, 25 Juillet, 13h57 – La région d’Alaotra Mangoro en efferverscence. Les habitants n’attendent plus que le calendrier officiel pour faire la fête dans le cadre de l’inauguration de la portion Marovoay – Vohidiala de la route nationale 44 (RN44). « Nous sommes déjà prêts pour l’événement », confie, de son côté, Guy Ramarosandratana, gouverneur de la région d’Alaotra Mangoro.
    ⭕Pour l’instant, la date de la cérémonie d’inauguration officielle des travaux de réhabilitation de la route entre Moramanga et Ambatondrazaka n’est pas encore officiellement fixée. « C’est la présidence de la République qui détermine le calendrier », souligne le gouverneur.
    ⭕Lors de l’émission spéciale diffusée le dimanche 16 juillet, le président de la République avait annoncé que l’inauguration « en grandes pompes » de cette route dont « les travaux sont terminés » devrait avoir lieu dans les semaines à venir. Il avait également indiqué que les travaux de réhabilitation de la RN9 devaient également être inaugurés dans la semaine suivant son passage sur la chaîne nationale.
    Photo : Banque mondiale
  • AGRICULTURE – La plaine de Marovoay perdrait annuellement entre 2 et 4% de sa surface cultivable à cause d’un début de sédimentation aux alentours du parc d’Ankarafantsika

    AGRICULTURE – La plaine de Marovoay perdrait annuellement entre 2 et 4% de sa surface cultivable à cause d’un début de sédimentation aux alentours du parc d’Ankarafantsika

    Antananarivo, 8 Juillet, 19h00 – Un chiffre alarmant. La plaine de Marovoay perdrait annuellement entre 2 et 4% de sa surface cultivable à cause d’un début de sédimentation du parc national d’Ankarafantsika. Sur la base de l’hypothèse optimiste, ceci équivaudrait à une production de 3 milliards d’ariary par an, selon les estimations de la Fondation pour les aires protégées et la biodiversité de Madagascar (FAPBM) dans son Livre blanc issu de l’étude sur la valeur économique des aires protégées.

     

    La FAPBM insiste dans ce document sur l’importance de la préservation et la restauration de cette aire protégée qui permettrait de maintenir, et même d’accroître la production rizicole. À travers les services écosystémiques de stabilisation des sols, Ankarafantsika empêche la sédimentation de Marovoay, une des plus vastes plaines de rizières de Madagascar, qui couvre près de 38 000 ha de surface cultivable, expose cette Fondation.

     

    Les aires protégées sont ainsi importantes pour le secteur agricole. Leur écosystème forestier maintient les nappes phréatiques, en préservant les sources et les réservoirs d’eau qui irriguent les zones de culture en aval et aux alentours, soutient la FAPBM. Elles favorisent aussi la stabilisation des sols et du climat local en atténuant les impacts des phénomènes météorologiques extrêmes et maintiennent la fertilité du sol. Cette Fondation rappelle par ailleurs que la biodiversité contenue dans les aires protégées assure la pollinisation des plantes grâce aux abeilles et autres insectes.

     

    Madagascar reçoit annuellement entre 52 et 60 millions de dollars pour la conservation de la biodiversité, dont les aires protégées, selon l’étude sur la valeur économique des aires protégées du pays. Or leur maintien nécessite une contribution mondiale d’une valeur entre 572 et 660 millions de dollars par an. Un gap de financement important dans le fonctionnement des aires protégées et dans la mobilisation de financements internationaux est ainsi constaté, fait remarquer cette étude.