Catégorie : Social

  • Trois comprimés de doxycycline à l’arrivée pour les passagers en provenance des pays actifs de choléra

    Trois comprimés de doxycycline à l’arrivée pour les passagers en provenance des pays actifs de choléra

    Antananarivo, 25 Février, 6h50 – Madagascar prend des précautions. Face à la recrudescence du choléra dans ses pays voisins de l’Afrique de l’Est, la Grande île décide de réglementer l’entrée à ses frontières. C’est ainsi que les autorités sanitaires imposent la prise de trois comprimés de doxycycline 100mg à tous les passagers en provenance des pays actifs de choléra. Il s’agit, selon une note conjointe du ministère de la Santé publique et du ministère des Transports et de la météorologie, d’une chimioprophylaxie en prise unique, ciblée ou sélective, c’est à dire un médicament destiné à prévenir et diminuer les risques de développer une maladie.

     

    Les passagers concernés sont ceux qui viennent de voyager dans les pays d’Afrique de l’Est et de la corne de l’Afrique où sévit le choléra comme l’avait indiqué le compte-rendu du Conseil des ministres de mercredi. Cette liste devrait néanmoins être mise à jour toutes les semaines, souligne la note conjointe des ministères en charge de la Santé et des Transports. La chimioprophylaxie est délivrée au niveau des aéroports d’arrivée et notamment au niveau de celui de Mahajanga. Les passagers doivent, par ailleurs, être informés à l’avance des ces mesures, souligne encore le communiqué du Conseil des ministres.

     

    Vers 1999 et au début des années 2000, les autorités malgaches avaient déjà imposé la prise de doxycycline aux voyageurs circulant à l’intérieur du pays pour limiter la propagation du choléra. A l’époque, la Grande île avait recensé des dizaines de milliers de cas de choléra et plus de 1 500 morts dus au choléra.

    Image par Leopictures de Pixabay

  • ENVIRONNEMENT – Plus de 19 000 ha de terrain reboisé depuis le 26 Janvier

    ENVIRONNEMENT – Plus de 19 000 ha de terrain reboisé depuis le 26 Janvier

    Antananarivo, 23 Février, 6h25 – Le ministère de l’Environnement et du développement durable compte reboiser jusqu’à 40 000 ha de terrain en 100 jours. Un mois après l’ouverture officielle de la campagne nationale de reboisement pour cette année, 19 423 hectares de terrain ont été reboisés, rapporte le compte-rendu du Conseil des ministres, de ce mercredi.

    Ces 19 423 ha représentent 48,56% de l’objectif fixé par le ministère de l’Environnement pour ces 100 jours. Il reste encore deux mois pour atteindre les 40 000 ha d’objectif fixé. A en croire Max Fontaine, ministre en charge de l’Environnement, lors de son discours à l’ouverture officielle de la campagne nationale de reboisement à Imerintsiatosika, Madagascar compte reboiser 4 millions d’hectares d’ici 2030. Pour cette année, l’objectif est fixé à 75 000 ha.

  • TOAVINA RASOLOFOSON : « Je ne serais jamais arrivé là où je suis sans le scoutisme. »

    TOAVINA RASOLOFOSON : « Je ne serais jamais arrivé là où je suis sans le scoutisme. »

    Pour Toavina Rasolofoson, l’aventure dans le scoutisme a d’abord débuté dans le cadre familial. Influencé et encouragé par ses proches, il rejoint le mouvement scout unioniste de Madagascar, les Tily Eto Madagasikara, à 6 ans. Depuis, il a gravi les échelons au sein du mouvement, et il est actuellement premier responsable de l’éducation dans la branche des ainés. Pour Toavina Rasolofosona, le scoutisme est une école de la vie. Auprès des scouts, il s’est amusé, il a accédé à une autonomie, il s’est forgé un réseau d’amis, il a beaucoup appris, … il a surtout grandi et mûri. Rencontre.

    Je suis Toavina Rasolofoson. Je suis attaché de projet au sein d’une organisation de la société civile. Je suis aussi responsable d’une association de jeunes et formateur en droits humains auprès des Nations unies. Au sein du mouvement scout unioniste de Madagascar (Tily eto Madagasikara), je suis le premier responsable de l’éducation dans la branche des ainés. Je travaille surtout avec des jeunes de 19 à 25 ans.

    Votre parcours de scout a débuté à quel âge ?
    « Je suis chez les Tily eto Madagasikara, depuis mon enfance. J’ai débuté à 6 ans, en tant que louveteau. Dans ma famille, tout le monde était engagé dans le scoutisme. Mes ainés et mes parents m’ont inculqué les valeurs du mouvement. J’ai vécu cette vie de scout dès l’enfance, jusqu’à maintenant. »

    Qu’est-ce que le scoutisme vous a apporté ?
    02 : 49 – 02 : 57 « Premièrement, le leadership. Dès l’enfance, on t’apprend à être responsable d’un groupe. »
    03 : 10 – 03 : 25 « Je pense que c’est le plus grand apport, qui fait la différence, outre les compétences techniques acquises chez les Tily. Personnellement, que ce soit au niveau professionnel ou dans la vie de tous les jours, Tily eto Madagascar a façonné mon leadership. »

    Vous occupez maintenant un poste à responsabilité, pouvez-vous nous citer des connaissances acquises chez les scouts et que vous mobilisez toujours au quotidien ?

    « Le scoutisme m’a vraiment beaucoup appris sur mon métier actuel. En résumé, je voudrais évoquer trois raisons. En premier, cet état d’esprit d’accepter l’organisation mise en place par son supérieur hiérarchique et de ne pas agir n’importe comment. Sur le plan professionnel donc, il faut toujours opérer ainsi et donner le meilleur de soi-même. Deuxièmement, il y a la fameuse « responsabilité envers Dieu, envers les autres et envers soi ». Dans n’importe quelle circonstance, à l’école ou sur le plan professionnel, il n’est pas question de soi d’abord. Il faut en premier lieu s’interroger sur « les impacts vis-à-vis de Dieu et envers les autres ». » Et enfin, il faut toujours agir pour la nation. Nous avons fait le serment de servir Dieu, de travailler pour la patrie et les autres. C’est ce qui me motive pour ne pas être passif, mais plutôt à prendre ses responsabilités, dans n’importe quel domaine, par n’importe quel moyen. Œuvre caritative, expression de son opinion, ou en faisant preuve de leadership. »

    Vous êtes toujours actif chez les scouts. Comment faites-vous pour allier activités professionnelles et activités associatives ?
    « C’est surtout mes week-ends qui sont consacrés au Tily Eto Madagasikara. Après, cela pourrait s’étendre dans le temps, comme aujourd’hui par exemple. Professionnellement, cela ne me pose pas beaucoup de problème. D’autant plus que je suis toujours en contact avec les jeunes dans mon travail. »

    Vos meilleurs souvenirs chez les scouts ?
    « En résumé, il y en a trois. Mon premier grand souvenir, c’était quand j’ai assisté à l’événement national « Lomay » en 2006. C’était une activité ludique organisée par la « sampana Maitso ». C’était des jeux techniques. J’ai pu découvrir comment on organisait ces événements au niveau national. Ensuite, il y avait le « rodorodo », quand j’étais avec les « sampana Mena ». J’ai pu parcourir 150 km à pied. Il y avait aussi la vie de groupe. C’était en 2014. Enfin, il y a eu le camp Ravinala à Vatomandry. J’y ai vraiment été façonné pour être un bon leader et par l’environnement alentour. »

    Est-ce que vous encourageriez vos enfants à s’engager dans le scoutisme ?
    « Si je me livrais à une petite rétrospective, je dirais que je ne serais jamais arrivé là où je suis, si je ne m’étais pas engagé avec les Tily Eto Madagasikara. Je ne serais jamais aussi patriote. Je n’aurais jamais le courage d’endosser autant de responsabilités et de devenir acteur de la société. J’aurais été tenté de m’enfermer chez moi et je n’aurais pas eu d’amis. Dans le futur, je n’imposerai pas à mes enfants d’intégrer le mouvement. Mais, je leur apprendrai le monde du scoutisme. Nous leur montrerons que maman et papa ont évolué dans un tel cadre. C’est à eux de choisir après. »

  • ALTERNATIVE – Diabe, le projet qui incite les gens à reboiser pour produire du bois-énergie

    ALTERNATIVE – Diabe, le projet qui incite les gens à reboiser pour produire du bois-énergie

    Le projet Développement intégré, aménagement et bois-énergie, ou Diabe, est un programme financé par l’Union européenne dont l’objectif consiste en une collaboration avec des pépiniéristes locaux pour la production de jeunes plants à affectation bois-énergie. Par cette approche les techniciens accompagnent et apprennent aux communautés locales à réaliser elles-mêmes les plantations qui conviendront à leurs besoins.

     

  • ENVIRONNEMENT – Un arboretum et un parc botanique, un projet présidentiel à Ambatobe

    ENVIRONNEMENT – Un arboretum et un parc botanique, un projet présidentiel à Ambatobe

    Antananarivo, 22 Février, 14h10 – Un nouvel espace vert à installer à Antananarivo. Le Conseil des ministres de ce mercredi annonce la création d’un arboretum et d’un parc botanique à Ambatobe, dans le quartier où réside le président de la République, Andry Rajoelina. Il s’agit d’un projet présidentiel qui sera une des priorités du ministère de l’Environnement et du développement durable, comme le précise le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

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    Les travaux devaient débuter durant les 100 premiers jours de ce deuxième mandat de Rajoelina avec l’installation de la clôture pour la protection du site où l’arboretum et le parc seront installés. Durant ces trois premiers mois, les travaux vont aussi concerner la création d’un plan d’aménagement paysager et la détermination des espèces à planter sur le site, rapporte le communiqué.

    Ce projet présidentiel sera mené en parallèle avec la mise en place d’une vitrine de la biodiversité de Madagascar prévue à Iavoloha. Ce site comprendra une pépinière géante comprenant des plantes endémiques de Madagascar, un jardin fruitier, un orchidarium ou encore un palmarium. Le Conseil des ministres précise également que des répliques des sites touristiques emblématiques de la Grande île, comme le Tsingy de Bemaraha, ou encore de l’Allée des Baobabs de Morondava, seront présentes dans cette vitrine de la biodiversité.

    Ce n’est pas la première fois que l’enceinte du Palais d’Iavoloha accueille une vitrine. Dans les années 2000, une vitrine des produits agricoles y avait déjà été installée.

  • CHOLERA – Suspension des liaisons maritimes entre Madagascar et les Comores

    CHOLERA – Suspension des liaisons maritimes entre Madagascar et les Comores

    Antananarivo, 22 Février, 11h20 – Renforcement de vigilance. Les autorités malgaches décident de suspendre les liaisons maritimes de la Grande île avec les îles Comores pour éviter toute arrivée du choléra dans la grande île. Une exception est cependant accordée aux bateaux de marchandises. Le compte-rendu du Conseil des ministres de mercredi indique que « une autorisation spéciale est toutefois accordée aux navires transportant des marchandises stratégiques à l’instar du pétrole, ou du gaz. Ces derniers doivent également respecter des mesures sanitaires strictes ».

    Ces mesures sanitaires portent notamment sur l’interdiction de débarquement du personnel de ces navires de marchandises. Mais il est également question de donner des traitements chimio-prophylactiques aux passagers en provenance des pays où l’épidémie sévit. Cette disposition sera surtout renforcée à l’aéroport de Mahajanga qui accueille des vols en provenance de Mayotte, entre autres. Toutes les mesures sanitaires appliquées devraient être communiqués aux passagers.

    Pour l’heure, l’Etat malgache assure qu’il n’y pas encore de cas de choléra à Madagascar. Ces mesures ont été prises pour prévenir la maladie, compte tenu de la situation aux Comores et en Afrique de l’Est.

    Photo d’illustration

  • EDUCATION – 250 000 personnes à former pour pouvoir être immédiatement opérationnelles en 100 jours

    EDUCATION – 250 000 personnes à former pour pouvoir être immédiatement opérationnelles en 100 jours

    Antananarivo, 22 Février, 9h32 – La formation de masse pour réduire le taux de chômage sur la Grande île. En 100 jours, le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle entend donner une formation professionnelle à 250 000 personnes pour que celles-ci puissent, immédiatement après leur formation, être opérationnelles sur le marché du travail. L’objectif du ministère est « que les bénéficiaires de ces formations organisées en masse soient embauchés en entreprises ou créent leur propre entreprise » dès la fin des sessions délivrées, indique le compte-rendu du Conseil des ministres de mercredi.

    Des premières sessions de formation ont déjà eu lieu à Antananarivo sur les métiers du web et le ministère annonce déjà des « rencontres entre les personnes formées et les employeurs pour que les jeunes disposant de l’attestation de formation délivrée par le ministère puissent être embauchés ». « La formation va se poursuivre à Toamasina et sera étendue dans toutes les régions où des entreprises opèrent dans le secteur du numérique », indique encore le communiqué de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

    Des formations ont également aussi été octroyées à des casseurs de pierres ainsi qu’à des tailleurs de pierre. Ceux-ci vont ensuite pouvoir travailler auprès des entreprises de travaux publics qui construisent ou réhabilitent des routes en pavé. La formation de masse dans ce secteur devrait se poursuivre dans toutes les régions disposant de carrières de pierre, selon le Conseil des ministres.

  • COOPERATION – Un observatoire régional mis en place pour identifier les impacts du changement climatique dans le Sud-Ouest de l’océan Indien

    COOPERATION – Un observatoire régional mis en place pour identifier les impacts du changement climatique dans le Sud-Ouest de l’océan Indien

    Antananarivo, 21 Février, 14h05 – Les effets du changement climatique sur les écosystèmes marins à suivre de près. Un observatoire régional destiné à « observer, collecter, analyser et diffuser les données cruciales » sur ce phénomène est mis en place dans le Sud-Ouest de l’océan Indien. L’objectif, selon un communiqué de la Commission de l’océan Indien (COI), est de « permettre à la région d’identifier et d’adopter la meilleure démarche à suivre pour atténuer ce fléau », et notamment ses « répercussions néfastes sur la pêche et les communautés côtières de la région ».

    Sept pays sont regroupés dans cet observatoire. Outre Madagascar, en sont partie prenante les Comores, la France avec La Réunion, Maurice, les Seychelles, la Tanzanie, et le Kenya. Il s’agit d’une initiative de la COI en partenariat avec l’Institut océanographique de Maurice (MOI), lancée dans le cadre du programme Ecofish qui est financé et promu par l’Union européenne.

  • CONDITION DE VIE – Le niveau de pauvreté en milieu urbain en hausse dans les villes secondaires

    CONDITION DE VIE – Le niveau de pauvreté en milieu urbain en hausse dans les villes secondaires

    Antananarivo, 19 Février, 18h05 – Des villes de plus en plus peuplées par des pauvres. Une hausse significative de la pauvreté dans les zones urbaines de la Grande île est rapportée, avec un taux passant de 42,2% en 2012 à 55,5% en 2022. Si la pauvreté a légèrement augmenté de 33,3% à 34,8% à Antananarivo, la Capitale du pays, c’est surtout au niveau des villes secondaires que les plus fortes augmentations de la pauvreté urbaine ont été enregistrées. C’est ce qui est rapporté dans les résultats de l’évaluation de la pauvreté et de l’équité à Madagascar, effectuée par la Banque mondiale.

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    Le niveau de la pauvreté urbaine est passé de 46% à 61,1% dans ces villes secondaires durant cette décennie. Les villes secondaires désignent les villes de taille moyenne et petite, dont la population est comprise entre 5 000 et 100 000 habitants. Il est ressorti de cette évaluation que la pauvreté urbaine avait surtout augmenté durant les périodes qui suivaient les crises, dont notamment de 2002, 2009 et 2020. « Cela confirme que les zones urbaines sont vulnérables aux crises politiques et externes », fait remarquer la Banque mondiale.

    La pauvreté rurale pour sa part a enregistré une baisse statistiquement non significative, passant de 80,6% en 2012 à 79,9% en 2022. D’un point de vue structurel, la pauvreté rurale obstinément élevée est l’héritage d’un sous-investissement à long terme dans les infrastructures, de l’isolement et d’une faible demande interne, explique la Banque mondiale.

    En conséquence, la pauvreté au niveau national avait légèrement augmenté, avec ces différences de tendances entre les zones urbaines et rurales. En 2022, 75,2 % de la population nationale était pauvre. Il s’agit d’une légère augmentation par rapport aux 72,9 % estimés pour 2012.

    Dans sa note de perspectives macroéconomiques de la pauvreté à Madagascar, publiée au mois d’avril 2023, la prévision de la Banque mondiale parle de 80,2% de la population malgache vivant en dessous du seuil de pauvreté international à 2,15 dollars l’année dernière. Toutes les personnes qui vivent avec un montant inférieur à cette somme par jour sont considérées par cette institution financière comme « en situation d’extrême pauvreté ».

  • RELIGION – La mosquée Al Mustafa construite à Ankadimbahoaka pourra accueillir les Musulmans chiites et sunnites

    RELIGION – La mosquée Al Mustafa construite à Ankadimbahoaka pourra accueillir les Musulmans chiites et sunnites

    Antananarivo, 19 Février, 5h05 – Une mosquée où musulmans chiites et sunnites pourront se rendre dans un « esprit d’union et d’inclusivité », a été inaugurée le 9 février dernier. Il s’agit de la mosquée Al Mustafa contruite à Ankadimbahoaka par Filatex Immobilier.

     

    La cérémonie d’inauguration de ce lieu à « l’architecture spectaculaire », « propice à la fraternité et au recueillement », a réuni « des personnalités importantes de la communauté musulmane à Madagascar, des représentants du corps diplomatique et consulaire ainsi que des institutions financières internationales », précise Filatex Immobilier dans son communiqué.

    Photo : Filatex Immobilier