Catégorie : Social

  • Le Conseil des ministres rapporte une baisse jusqu’à 40% des ordures à ramasser à Antananarivo

    Le Conseil des ministres rapporte une baisse jusqu’à 40% des ordures à ramasser à Antananarivo

    Antananarivo, 29 Février, 11h32 – Le Conseil des ministre rapporte les premiers résultats de l’opération coup de poing effectué dans la Capitale face à l’accumulation des déchets. Selon le communiqué publié mercredi soir, le volume des déchets ménagers ramassé au quotidien serait passé de 1 500 m3 à 900 m3, soit une baisse de 40%. Le gouvernement reconnaît toutefois que de nombreux défis restent encore à relever pour que la capitale devienne une ville propre.

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    Le Conseil des ministres rapporte de nombreuses difficultés auxquelles la société municipale d’assainissement (SMA) fait face, ne lui permettant de fonctionner en pleine capacité. Cette société municipale est, par exemple, confrontée à l’insuffisance des véhicules. La SMA ne dispose actuelle que de 21 camions alors qu’elle a besoin de 30 camions pour pouvoir accomplir ses tâches.

    Un gap de 3 500 litres de carburant par jour était aussi évoqué par le Conseil des ministres. La SMA ne peut utiliser que 1 500 litres de carburant alors que ces véhicules auraient besoin de 5 000 litres par jour. Au-delà de ces manques de matériels, il y a aussi un problème de gestion et d’organisation au niveau du SMA, note le rapport du conseil des ministres.

    L’opération de coup de poing de ramassage d’ordures dans la capitale a été lancée au début de ce mois. L’objectif était de faire le maximum pour enlever les déchets ménagers qui débordent des bacs à ordures et perturbent souvent la circulation.

  • ANTANANARIVO – Des châteaux d’eau à construire dans les zones les plus touchées par les pénuries

    ANTANANARIVO – Des châteaux d’eau à construire dans les zones les plus touchées par les pénuries

    Antananarivo, 29 Février, 7h15 – Une énième solution proposée par l’Etat pour alléger les coupures récurrentes d’eau dans la région tananarivienne. D’après le rapport du Conseil des ministres, des châteaux d’eau vont être construits dans les zones les plus touchées par les pénuries d’eau dans la Capitale et ses environs. Parmi les zones envisagées, il y a Ambohipo, Alasora, Ivato, Itaosy ou encore Andoharanofotsy.

     

    Toujours d’après le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif, le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène a déjà effectué des descentes au niveau des sites concernés avec les responsables locaux pour définir les endroits qui accueilleront ces infrastructures. Des études techniques ont également été réalisées pour determiner les équipements nécessaires à la réalisation de ce projet, le but étant de raccorder les châteaux d’eau au réseau de la Jirama mais aussi pour installer des pompes sociales.

     

    Actuellement d’après les chiffres de la Jirama, il y a encore un gap de 60 000 à 70 000 m3 d’eau à Antananarivo et ses environs. Le phénomène s’accentue surtout aux mois de septembre et octobre, en attendant les premières pluies. De nombreux projets sont en cours pour combler ce gap, parmi eux la mise en place d’une nouvelle station de production ou encore le projet “Jirama water III”, un projet d’extension qui consiste en l’augmentation de la capacité de production mais aussi de la réhabilitation et l’extension du réseau de distribution d’eau dans la capitale prévue débuter cette année. Mais il avait également été de mettre en place des forages dans ces zones.

     

  • La confection des tabliers scolaires confiée aux « couturières » formées par le ministère de l’Enseignement technique

    La confection des tabliers scolaires confiée aux « couturières » formées par le ministère de l’Enseignement technique

    Antananarivo, 28 Février, 14h24 – Un débouché « sûr » pour les bénéficiaires des séances de formation de masse en coupe et couture organisées par le ministère de l’Enseignement technique et professionnelle. A en croire une publication de ce ministère, « la confection des 3 millions de blouses scolaires prévue dans les projets présidentiels et que va commander le ministère de l’Education nationale va être confiée aux femmes formées et disposant d’une attestation de fin de formation ».

    Pour pouvoir honorer les commandes de l’Etat, les bénéficiaires des formations seront dotées d’un « kit de démarrage » de leur business, tels que des « nécessaires à couture » à la fin des séances. L’objectif est de permettre à ces femmes, principalement des femmes vulnérables et vivant seules, « d’acquérir de l’autonomie et de ne dépendre de personne ». « Cela entre dans le cadre du programme présidentiel de se préoccuper des femmes vulnérables et vivant seules », indique le ministère.

    La formation de 140 femmes a démarré en début de semaine à Toamasina et devrait durer une dizaine de jours. Une autre formation sur les métiers du web a parallèlement commencé, toujours à Toamasina. Le ministère indique que des entretiens d’embauche seront organisés avec les entreprises du secteur après la formation pour que les bénéficiaires puissent tout de suite trouver du travail. Pour maximiser les chances des jeunes formés, une séance de « personal branding » devrait également être dispensée.

    Photo : METFP.

  • Le pouvoir de décision des femmes reste limité tandis que les violences intimes restent élevées à Madagascar

    Le pouvoir de décision des femmes reste limité tandis que les violences intimes restent élevées à Madagascar

    Antananarivo, 28 Février, 8h47 – Les hommes restent les patrons. A Madagascar, le pouvoir de décision des femmes reste limité, selon une étude sur le genre menée par la Banque mondiale et restituée lundi à Anosy. Selon le rapport, bien qu’il y ait des disparités régionales, le pouvoir de décision notamment dans les foyers reste entre les mains des hommes. “Les femmes, et en particulier les adolescentes, n’ont toujours pas le même pouvoir de décision que les hommes au sein du foyer”.

    Cette tendance s’observe aussi au niveau national avec encore une faible représentativité des femmes dans les postes à responsabilité politique. Le rapport souligne que les femmes ne détiennent que 18 % des sièges du parlement national, contre 21 % en 2016. Le niveau de participation des femmes au sein des autorités décentralisées est également faible. La loi ne plaide pas en faveur des femmes car selon la loi, seuls les hommes peuvent être légalement chefs de famille.

    Les femmes restent aussi souvent victimes de violence entre partenaires intimes à Madagascar et ceci dans la totalité des régions de Madagascar. Les heures terres centrales sont le plus affectées par ce problème. Le taux de prévalence des violences physiques, sexuelles ou psychologiques entre partenaires est de 59% dans le Vakinakaratra et de 55% dans l’Analamanga.

  • Hanitra Razakaboana : “Contrat de travail exigé avant toute expatriation pour prévenir les cas d’esclavage ou de mauvais traitements”

    Hanitra Razakaboana : “Contrat de travail exigé avant toute expatriation pour prévenir les cas d’esclavage ou de mauvais traitements”

    L’envoi de travailleurs malgaches vers certains pays considérés comme à risque est toujours suspendu, réaffirme Hanitra Razakaboana, ministre du Travail, de l’emploi et de la Fonction publique. Les conditions de départ des travailleurs pour l’étranger restent toujours strictes afin de pouvoir les protéger contre de nombreux dangers que cela pourrait générer. Les travailleurs peuvent partir où ils le souhaitent dans les pays autorisés tant qu’ils remplissent les conditions nécessaires fixées par l’État, précise la ministre.

  • Diego Ayala : « Depuis 2015, il y a une augmentation de 40 % du nombre de cas de paludisme à Madagascar. »

    Diego Ayala : « Depuis 2015, il y a une augmentation de 40 % du nombre de cas de paludisme à Madagascar. »

    Le paludisme reste encore un problème de santé publique à Madagascar. La Grande île enregistre même l’une des plus fortes augmentations de cas de paludisme dans le monde. Une augmentation de 40 % du nombre est révélée depuis 2015 à Madagascar, selon Diego Ayala, chercheur-entomologiste médical à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) à Madagascar et responsable de l’unité d’entomologie médicale à l’Institut Pasteur de Madagascar. La transmission de la maladie est toutefois très hétérogène. La propagation est pérenne sur la côte Est et saisonnière dans certaines régions de la partie Ouest. Une presque absence de transmission est constatée sur les Hautes terres. Entretien.

     

     

  • Un écart salarial de 28.9 points dans le salaire médian entre homme et femme à Madagascar, selon une étude de la Banque mondiale

    Un écart salarial de 28.9 points dans le salaire médian entre homme et femme à Madagascar, selon une étude de la Banque mondiale

    Antananarivo, 26 Février, 16h15 – La situation des femmes dans le monde du travail à Madagascar reste problématique. Une étude menée par la Banque mondiale et présentée ce lundi à Anosy montre que les hommes et les femmes sont encore loin d’être égaux dans le monde professionnel à de nombreux niveaux. Le rapport indique, par exemple, que l’écart de salaire entre homme et femme à Madagascar est encore important, avec un salaire mensuel médian de 28,9 points inférieur à celui des hommes.

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    La participation des femmes dans le monde du travail est certes élevée à Madagascar, indique cette étude basée sur les dernières enquêtes relatives aux diverses caractéristiques statistiques sociodémographiques disponibles dans le pays et des enquêtes approfondies sur terrain. Mais avec un taux de 71%, elle reste moins importante que pour les hommes. Sans parler du fait que « la plupart des femmes qui travaillent sont concentrées dans des emplois précaires et mal rémunérées ».

    Les femmes rencontrent aussi plus de difficulté à entrer dans le monde professionnel par rapport aux hommes selon l’étude et ceci à presque toutes les étapes. Dans la phase de recherche d’emploi, les femmes ont des possibilités d’emploi limitées, en particulier dans les zones rurales et souffrent aussi d’un manque de qualifications requises sur le marché du travail. Le problème se complique au niveau du recrutement où les femmes souffrent de corruption et de manque de transparence dans le processus de recrutement mais aussi d’une discrimination physique et d’une ségrégation professionnelle entre hommes et femmes.

    Et quand elles ont un travail, les conditions ne sont pas toujours faciles, notamment dans le secteur informel où les femmes sont toujours victime de violence basée sur le genre et de harcèlement sexuel sur le lieu de travail. Il y a aussi la question de la faiblesse et de l’instabilité du revenu faible.
    Face à tout cela, la Banque mondiale recommande l’amélioration de l’accès des femmes à des emplois de meilleure qualité notamment via la formation des jeunes femmes. L’institution de Bretton Woods incite aussi à éliminer toute forme de discrimination dans le processus de recrutement et l’améliorer les conditions de travail des femmes dans l’économie informelle. Ceci par exemple en appliquant la législation contre les différentes formes de violence liées au genre et d’autres formes de violence.

     

  • STATISTIQUES – 3,8 millions d’utilisateurs actifs de médias sociaux à Madagascar 

    STATISTIQUES – 3,8 millions d’utilisateurs actifs de médias sociaux à Madagascar 

    Antananarivo, 26 Février, 11h30 – Combien y-a-t-il d’utilisateurs de Facebook sur la Grande île ? Les données récemment publiées par l’équipe de Kepios mettent en lumière le nombre d’utilisateurs de médias sociaux à Madagascar. Le rapport Digital Report 2024, disponible depuis le 23 Février dernier, indique qu’il y a 3,8 millions d’identités actives d’utilisateurs de médias sociaux à Madagascar au premier mois de cette année. Ce qui équivaut à 12,4% de la population totale du pays, selon l’analyse de Kepios.

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    Selon ce rapport, Madagascar a enregistré une augmentation de 28,8% soit 850 000 de nouveaux utilisateurs de médias sociaux entre le début de cette année et celui de l’année dernière. L’équipe de Kepios souligne cependant que ces utilisateurs peuvent ne pas représenter des individus uniques.

    Ces utilisateurs d’au moins une plateforme de médias sociaux représentaient 60,2% de la base totale d’utilisateurs d’Internet à Madagascar au premier mois de cette année. À cette date, 45,3 % des utilisateurs des femmes, tandis que 54,7 % étaient des hommes.

    C’est encore Facebook qui est le média social le plus utilisé à Madagascar. Les données publiées dans les ressources publicitaires de Meta indiquent que Facebook avait 3,80 millions d’utilisateurs à Madagascar au début de l’année 2024, quasiment identiques au nombre d’utilisateurs des médias sociaux. Les chiffres publiés dans les propres outils de Meta indiquent que la portée publicitaire potentielle de Facebook à Madagascar a également augmenté de 850 000 entre janvier 2023 et janvier 2024.

    Selon les chiffres publiés dans les ressources publicitaires de LinkedIn, cette plateforme avait 390 000 membres à Madagascar au début de cette année. Ces chiffres suggèrent que l’audience de LinkedIn à Madagascar était équivalente à 1,3% de la population totale, d’après toujours le Digital Report 2024.

    Les ressources publicitaires de X (Twitter) indiquent pour leur part que cette plateforme avait 33 000 utilisateurs à Madagascar au début de l’année 2024. Ce chiffre signifie que la portée publicitaire de X dans la Grande île équivalait à 0,1 % de sa population totale à l’époque. Instagram, de son côté, compte 209 800 utilisateurs, soit 0,7% de l’ensemble de la population avec 53% de femmes et 47% d’hommes.

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  • MIGRATION INTERNE – 13% des malgaches résident en dehors de leurs districts de naissance

    MIGRATION INTERNE – 13% des malgaches résident en dehors de leurs districts de naissance

    Antananarivo, 26 Février, 7h15 – Plusieurs déplacements sont signalés. 13% de la population malgache sont nés dans un district et résident maintenant dans un autre, indique le résultat d’un recensement rapporté par la Banque mondiale dans sa note d’évaluation de la pauvreté et de l’équité. Il est exposé dans ce document présenté jeudi que les raisons de la migration pour ces 3,4 millions de migrants environ sont hétérogènes.

     

    Ces migrants internes se déplacent pour différents facteurs d’attraction comme la recherche d’emploi et la poursuite des études par exemple. Certains partent également de leur district de naissance à cause de facteurs de répulsion, tels que les sécheresses, l’insécurité, ou encore d’autres raisons familiales ou de santé, détaille le document de la Banque mondiale.

     

    Cette migration interne est surtout favorisée par une disparité régionale, qui se reflète à travers le taux de pauvreté de chaque région, explique le directeur général de l’Institut national de la statistique (Instat), Tarzan Ndremitsara. Ceux qui migrent se déplacent, dans la plupart des cas, dans des districts où il y a plus d’activités, comme à Antananarivo avec ses infrastructures en place, ou dans les districts du Nord du pays où il y a des opportunités non exploitées ou encore dans les districts avec des grands potentiels miniers, poursuit-il.

     

    Il est cependant noté dans la note d’évaluation de la Banque mondiale les personnes venues chercher un emploi dans un district affichent un taux de pauvreté multidimensionnelle de 39%. Ce qui est encore plus élevé que la moyenne des résidents urbains. Si l’on considère les personnes qui sont parties pour des raisons familiales, on constate que 42 % d’entre elles vivent dans la pauvreté.

     

  • De fortes pluies attendues dans le Sud-Est et dans le Nord-Ouest à partir de lundi avec l’arrivée des résidus d’Eleanor

    De fortes pluies attendues dans le Sud-Est et dans le Nord-Ouest à partir de lundi avec l’arrivée des résidus d’Eleanor

    Antananarivo, 25 Février, 8h25 – Eleanor n’est plus qu’une dépression résiduelle et continue de s’affaiblir au fur et à mesure qu’elle se déplace vers Madagascar. Elle devrait néanmoins continuer à générer des pluies et ne devrait pas manquer d’en faire arroser certaines localités de la Grande île. Samedi après-midi, Météo Madagascar annonce que de fortes pluies sont attendues dans le Sud-Est et dans le Nord-Ouest de Madagascar lundi. Des alertes sont même lancées dans ces localités pour appeler leurs habitants à la vigilance. « La présence des résidus d’Eleanor facilitera la formation des averses localement orageuses », signalent les prévisionnistes d’Ampandrianomby.

     

    Pour le Nord-Ouest, notamment à Besalampy Ambatomainty, Maevatanana, Kandreho, Marovay, Ambato-boeny, Mampikony, Boriziny, Befandriana-Avaratra, Mandritsara, Andilamena et la partie Nord de Tsaratanana, c’est l’alerte verte qui est lancée. Pour Manakara, Vohipeno, Farafangana et Vangaindrano, l’alerte est plutôt jaune, les impacts étant un peu plus importants que dans le Nord.

     

    Formée dans l’océan Indien à plus d’un millier de kilomètres à l’Est d’Antalaha, Eleanor a été baptisée dans la nuit du lundi 19 février. Se déplaçant vers l’Ouest, elle a ensuite pris un virage vers le Sud pour menacer l’île Maurice. Après être passée à 100km à l’Est de cette île des Mascareignes, elle a continué à descendre vers le Sud pour virer à nouveau vers l’Ouest dans la nuit du 23 février et prendre une direction Nord-Ouest.

     

    Avec cette trajectoire considérée comme atypique, la tempête Eleanor, ou plutôt ce qui reste d’elle, est prévue passer à proximité de Madagascar lundi. N’ayant pas atteint le stade de cyclone tropical comme initialement prévu, le système ne sera plus que des résidus quand il influencera le temps qu’il fait sur la Grande île.

    Photo : Météo Madagascar