Catégorie : Social

  • Vakinankaratra – Des smartphones pour les directeurs d’écoles et des contrats de travail pour les sortants de l’ENS nouvellement recrutés

    Vakinankaratra – Des smartphones pour les directeurs d’écoles et des contrats de travail pour les sortants de l’ENS nouvellement recrutés

    Antananarivo, 13 Septembre, 7h30 – « Une cérémonie exceptionnelle », selon le ministère de l’Education nationale. Celui-ci évoque une « cérémonie de rentrée solennelle différente de toutes celles qui ont eu lieu jusqu’ici parce que c’était l’occasion de concrétiser les engagements de l’Etat en matière d’éducation ». A en croire le ministère, ces engagements consistent, entre autres, en la distribution des contrats de travail aux sortants de la neuvième promotion de l’Ecole normale supérieure (ENS), ainsi qu’en la distribution de smartphones aux directeurs d’écoles et de kits scolaires aux élèves.

     

    Pour la région du Vakinankaratra où la cérémonie de rentrée solennelle a eu lieu mardi en présence de Marie Michelle Sahondrarimalala, ce sont 59 contrats, 268 smartphones « destinés à appuyer les directeurs d’écoles dans la gestion des établissements » et plus de 535 000 cahiers scolaires qui ont été distribués. Les autres régions devraient également accueillir des cérémonies de rentrée solennelle d’envergure plus locale où les sortants de l’ENS devraient recevoir leur contrat de travail avec l’Etat. Certaines de ces cérémonies verront la présence de la ministre. Selon le calendrier établi par le ministère, la distribution devrait se poursuivre les normaliens dans 22 autres directions régionales de l’éducation nationale jusqu’au 29 septembre.

     

    Si l’on en croit la ministre de l’Education nationale, il y a en tout 816 contrats déjà prêts à être distribués. Les nouveaux agents de l’Etat « rejoindront immédiatement leur poste”, précise le ministère. Environ un millier de sortants des quatre ENS de Madagascar ont été recrutés lors de la neuvième vague de recrutement du ministère de l’Education nationale et quelques dizaines de contrats sont encore en cours de traitement. Ces contrats de travail sont attendus par les nouvelles recrues depuis le début de l’année, et des interpellations en ce sens ont été faites à plusieurs reprises à l’endroit du ministère.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – L’Université d’Antananarivo envisage de lancer un nouveau système d’enseignement numérique à distance pour augmenter le nombre de ses étudiants

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – L’Université d’Antananarivo envisage de lancer un nouveau système d’enseignement numérique à distance pour augmenter le nombre de ses étudiants

    Antananarivo, 12 Septembre, 12h10 – L’enseignement à distance pour permettre au plus grand nombre d’étudiants de poursuivre des études supérieures. C’est le projet que l’Université d’Antananarivo entend mettre en place dès l’année prochaine en vue d’augmenter le nombre d’étudiants inscrits auprès de ses établissements. Il s’agit, selon son communiqué, de mettre en place « un nouveau système d’enseignement numérique à distance ». L’objectif est de « permettre à tous les enfants malgaches d’accéder à l’Université publique malgache », poursuit le communiqué.

    ⭕Avec ce nouveau système, l’Université d’Antananarivo entend ainsi avoir plus que les 35 000 étudiants déjà inscrits chaque année auprès des facultés, écoles et instituts qu’elle compte. Le salon de l’étudiant de l’Université d’Antananarivo qui s’est tenu les 7 et 8 septembre derniers lui a d’ailleurs permis de se pencher sur le thème du numérique, afin de mettre en place « un meilleur système d’enseignement et une employabilité des diplômés plus efficiente ».

    ⭕Les deux jours de salon ont également permis aux 20 000 visiteurs de découvrir les offres de formation existant auprès des trois écoles supérieures, des cinq facultés et des deux instituts d’enseignement supérieur qui composent l’Université d’Antananarivo.

  • RESSOURCES MARINES – Des représentants de 10 Etats se réunissent à Antananarivo pour l’adoption et la signature du protocole relatif à la Gestion intégrée des zones côtières pour la région de l’océan Indien occidental

    RESSOURCES MARINES – Des représentants de 10 Etats se réunissent à Antananarivo pour l’adoption et la signature du protocole relatif à la Gestion intégrée des zones côtières pour la région de l’océan Indien occidental

    Antananarivo, 11 Septembre, 15h00 – Des représentants des dix Etats membres de la convention de Nairobi sur la protection, la gestion et la mise en valeur de l’environnement marin et côtier participent à une conférence de plénipotentiaires à Antananarivo. Ils mènent une négociation de haut niveau depuis ce lundi, en vue d’adopter et signer le protocole relatif à la gestion intégrée des zones côtières pour la région de l’océan Indien occidental (GIZC).

    ⭕La GIZC est le quatrième protocole de cette convention, en plus des protocoles sur la protection des espèces faunes et flores sauvages marines, la coopération en lutte contre la pollution marine en cas d’urgence et la lutte contre la pollution marine due aux sources et activités terrestres. La GIZC est considérée comme un système de gestion utile fournissant les approches et méthodologies adaptées et un cadre de gestion efficace pour parvenir au développement durable.

    ⭕Pour la ministre de l’Environnement et du développement durable, Marie-Orléa Vina, ce protocole GIZC doit être adapté au contexte qui sévit actuellement et tenir compte de divers paramètres tels que le changement climatique. «Ainsi, un nouveau protocole GIZC qui tient en compte de ces évolutions et qui doit apporter des mesures et actions idoines pour chaque pays doit être élaboré. Pour qu’elle puisse être mise en œuvre et répondre aux problématiques y afférents au niveau de la région de l’océan Indien occidental, il doit être adopté, signé, voir ratifié par les pays membres de la Convention », lance-t-elle en marge du lancement officiel de cette conférence des plénipotentiaires.

    ⭕Le Protocole GIZC pour la région de l’océan Indien occidental (OIO) est en préparation depuis plus de 10 ans. Les réunions de négociation en cours ont pour objectif global de réviser les dispositions dudit protocole sur la base des aspects scientifiques, juridiques ou politiques de la région de l’OIO plutôt que sur la base des spécificités de chaque Etat partie à la Convention de Nairobi.

    ⭕Les éléments de base de ce protocole «transformateur pour la région» doivent être livrés à la fin des deux jours de négociation, avance la ministre Marie-Orléa Vina. Les pays représentés à cette conférence sont Madagascar, la Tanzanie, l’Afrique du Sud, le Mozambique, la Somalie, le Kenya, les Comores, la France, Maurice et les Seychelles. Le Programme des Nations-Unies pour l’environnement (PNUE) s’y implique également.

    Photo : MEDD

  • Commune d’Antananarivo – 22 984 ménages se sont acquittés de l’Impôt foncier sur les propriétés bâties en 2022

    Commune d’Antananarivo – 22 984 ménages se sont acquittés de l’Impôt foncier sur les propriétés bâties en 2022

    Antananarivo, 8 Septembre, 9h50 – Ils n’étaient que 22 984 sur les 194 977 ménages de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) à avoir payé l’Impôt foncier sur les propriétés bâties (IFPB) en 2022. C’est ce qu’expose l’administration municipale dans le rapport qu’elle a présenté sur son stand érigé en marge de l’atelier de dissémination des résultats d’études sur la politique de taxation et des systèmes de collecte des impôts, taxes et redevances de service sur les propriétés urbaines et foncières, ce jeudi.

    ⭕C’est le 6ème arrondissement qui a enregistré le taux de recouvrement de l’IFPB le plus bas avec seulement 10,74%. Selon le rapport de la CUA, 2 036 sur 20 946 ménages de cette division territoriale ont effectué ce devoir civique. Le taux de recouvrement est de 11,72% des 22 850 ménages pour le 3ème arrondissement. 17,13% des 33 398 ménages du deuxième arrondissement se sont acquittés de cette obligation.

    ⭕Le taux de recouvrement d’IFPB est de 18,60% des 36 263 ménages recensés dans le 1er arrondissement. Il est de 19,98% sur les 38 960 ménages du 5ème arrondissement. La meilleure performance pour la CUA a été enregistrée dans le 4ème arrondissement où 21,83% des 42 560 ménages y résidant ont payé cet impôt, d’après toujours ce rapport.

    ⭕L’impôt foncier sur la propriété bâtie est un impôt annuel établi au profit des Communes. Il concerne toutes les constructions quelle que soit la nature des matériaux utilisés, selon le code général des Impôts. Les terrains employés à usage industriel ou commercial et autres emplacements de même nature, soit que les propriétaires les occupent soit qu’ils les fassent occuper par d’autres personnes à titre gratuit ou onéreux sont également des propriétés imposables à l’IFPB.

    ⭕Le ministère de l’Economie et des finances avait par ailleurs lancé une étude sur la politique de taxation et des systèmes de collecte des impôts, taxes et redevances de service sur les propriétés urbaines et foncières, avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD). L’étude avait pour but de comprendre la situation de Madagascar par rapport aux bonnes pratiques internationales en matière de taxation et de système de collecte des impôts de la propriété urbaine et des taxes foncières afin d’en avancer les innovations qui pourraient être apportées pour un système de taxation et de collecte plus efficace.

    ⭕Une proposition de plan d’actions pour la mise en place des innovations à apporter au système de taxation et de collecte des impôts de la propriété urbaine et des taxes foncières est prévue déboucher de cette étude.

  • ASSAINISSEMENT – Sensibilisation de la population au démarrage du curage du canal C3 dans le cadre du projet PRODUIR

    ASSAINISSEMENT – Sensibilisation de la population au démarrage du curage du canal C3 dans le cadre du projet PRODUIR

    Antananarivo, 8 Septembre, 6h49 – Les travaux de curage du Canal C3 vont débuter. Au plus tard en février 2024, selon le ministère de l’aménagement du territoire et des services fonciers (MATSF). Une campagne de sensibilisation de la population riveraine du canal C3 se tient ainsi durant deux jours du côté du bassin tampon d’Anosibe et du côté des 67ha nord.

    ⭕D’après le ministère, cette sensibilisation a pour but d’informer en toute transparence la population, sur “la nécessité de libérer et sécuriser les zones d’emprises du projet” qui ont été préalablement délimitées. Outre les sensibilisations, les parties prenantes signeront aussi à l’occasion de ces journées une charte d’engagement dont l’objectif est de garantir la contribution de chacun à la réalisation des travaux mais aussi à leur pérennisation.

    ⭕Les travaux de curage du Canal C3 seront effectués sur une longueur de 12 kilomètres. Le projet Produir compte curer jusqu’à 115.000 m3 de boue. Le curage permettra entre autres de réduire les inondations dans la capitale grâce à un écoulement plus rapide des eaux de pluies.

    ⭕Outre les curages, le projet prévoit aussi divers aménagements notamment des pistes, des passerelles, des ouvrages hydrauliques de décharges ou encore des toilettes, des douches, des lavoirs et des bornes fontaines.

    Photo : PRODUIR

  • ENVIRONNEMENT – Le développement d’un mécanisme de financement engageant le secteur privé parmi les pistes pour combler le gap financier dans la protection de la biodiversité

    ENVIRONNEMENT – Le développement d’un mécanisme de financement engageant le secteur privé parmi les pistes pour combler le gap financier dans la protection de la biodiversité

    Antananarivo, 7 Septembre, 9h15 – Un gap financier à combler. La stratégie de protection de la biodiversité de Madagascar, des forêts et autres habitats naturels, s’appuie sur son réseau de 123 aires protégées avec un budget annuel moyen de 42 à 70 millions de dollars, indique président du conseil d’administration de la Fondation pour les aires protégées et la biodiversité à Madagascar (FAPBM), Bruno Rajasper. Mais même si ces aires protégées sont parrainées par de nombreuses organisations, un gap financier existe, expose-t-il en marge de la signature d’une convention de financement en faveur d’un projet de restauration forestière dans l’aire protégée de Maromizaha, lundi.

    ⭕La FAPBM avait déjà indiqué dans son Livre blanc issu de l’étude sur la valeur économique des aires protégées de Madagascar que la Grande île reçoit annuellement entre 52 et 60 millions de dollars pour la conservation de la biodiversité incluant les aires protégées. Or, le maintien de celles-ci représente une contribution mondiale d’une valeur de 572 à 660 millions de dollars par an.

    ⭕Ce déficit de financement est « une cause majeure de la perte progressive de la biodiversité à Madagascar qui menace l’équilibre écologique, la sécurité alimentaire, l’économie des communautés et des ménages, et par ricochet la sécurité sociale », reprend Brune Rajasper. Aussi, pour combler ce manque à gagner, la FAPBM vise à développer un mécanisme de financement innovant en engageant le secteur privé, alors que la plupart de leurs activités économiques sont dépendantes des ressources naturelles environnantes, poursuit encore le PCA de cette fondation.

    ⭕La FAPBM avait signé avec la BNI Madagascar une convention de financement d’un projet de restauration forestière dans l’aire protégée de Maromizaha gérée par le Groupe d’études et de recherche sur les primates (GERP). Le financement portera sur l’entretien de 62 hectares de zones dégradées restaurées qui nécessitera la plantation de 45 000 jeunes plants, essentiellement des espèces autochtones sur une période d’un an.

    ⭕C’est une approche qui s’aligne avec les intérêts des communautés locales, d’après le directeur exécutif du GERP, le professeur Jonah Ratsimbazafy. « Elle soutiendra la création et le maintien des emplois et indirectement les activités génératrices de revenus dépendantes des ressources naturelles », souligne-t-il.

  • Enseignement supérieur – Le Seces toujours en grève

    Enseignement supérieur – Le Seces toujours en grève

    Antananarivo, 5 Septembre, 18h30 – La situation est loin d’être résolue à Ankatso. Deux mois après le début du mouvement Université morte, le syndicat des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants section Antananarivo n’entend pas encore reprendre les cours. Du moins, pour l’instant. Ce mardi, les enseignants-chercheurs syndiqués intensifient même leur mouvement et s’engagent à maintenir l’Université morte.

     

    Revêtus de leur toge, ils ont manifesté devant le portail de l’Université d’Antananarivo ce mardi. Durant cette manifestation, le Pr Sammy Grégoire Ravelonirina, président du Seces, martèle que « les enseignants et les chercheurs sont entièrement prêts à reprendre les cours et les recherches dès que l’État répondra favorablement à leurs demandes ».

     

    Pour l’instant, le Seces Tana ne se dit pas encore satisfait des gestes de l’Etat. S’il reconnaît que certaines demandes ont déjà été satisfaites, telles que le paiement d’une partie des heures supplémentaires et des vacations de la seconde moitié de l’année 2018-2019, ainsi que la nomination des professeurs titulaires, les réponses restent incomplètes. « Cela ne couvre qu’une fraction minime de nos revendications. Donc, la grève se poursuit », martèle le président de la section.

    Parmi les revendications du Seces figurent le règlement des heures complémentaires des enseignants-chercheurs et des chercheurs-enseignants. Il y a aussi le paiement des vacations pour l’année universitaire 2019-2020 et 2021-2022.

  • EDUCATION – Plus d’un million d’élèves bénéficiaires de cantine scolaire en 2023, les écoliers des régions Anosy et Androy sont les principaux bénéficiaires

    EDUCATION – Plus d’un million d’élèves bénéficiaires de cantine scolaire en 2023, les écoliers des régions Anosy et Androy sont les principaux bénéficiaires

    Antananarivo, 5 Septembre, 11h05 – Le nombre d’élèves bénéficiaires de l’alimentation scolaire revu à la hausse en quatre ans. Marie Michelle Sahondrarimalala, ministre de l’Education nationale, fait état de 1.262.000 élèves ayant bénéficié de cantine scolaire en 2023. « En 2019, ils étaient environ 90.000 élèves à avoir bénéficié de l’alimentation scolaire », indique la membre du gouvernement ce lundi, lors de son intervention au Forum national sur l’alimentation scolaire à Madagascar. Le forum a été l’occasion pour le ministère de l’Education nationale de présenter la situation actuelle de l’alimentation scolaire à Madagascar.

    ⭕Le forum, baptisé « vers la mise à l’échelle d’un programme national d’alimentation scolaire basée sur la production locale », se tient les 4 et 5 septembre à Antananarivo. Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, le Programme alimentaire mondial (PAM) et des producteurs prennent également part à ce forum avec le ministère de l’éducation. L’objectif étant de pouvoir étendre le programme d’alimentation scolaire dans tout Madagascar.

    ⭕Selon la ministre de l’Education, les élèves des régions Androy et Anosy sont les principaux bénéficiaires du programme cantine scolaire. « Dans l’Anosy et l’Androy, tous les élèves des EPP, des collèges et des lycées, bénéficient des repas à la cantine scolaire », précise-t-elle.

    ⭕La mise en place des programmes de cantine scolaire a aussi permis de réduire le taux d’abandon scolaire. « Sur le terrain, on constate que certains élèves viennent à l’école pour prendre ces repas », poursuit Marie Michelle Sahondrarimalala.

  • APPUIS AU DEVELOPPEMENT – Le Système des Nations unies indique avoir affecté 28% de ses ressources pour Madagascar dans la lutte contre la faim en 2022

    APPUIS AU DEVELOPPEMENT – Le Système des Nations unies indique avoir affecté 28% de ses ressources pour Madagascar dans la lutte contre la faim en 2022

    Antananarivo, 4 Septembre, 15h27 – 169,8 millions de dollars, soit 82,5% des 205,7 millions de dollars de ressources requises pour l’année 2022 étaient disponibles pour la mise en œuvre des quatre Priorités stratégiques (PS) du plan-cadre de coopération 2021-2023 entre Madagascar et le Système des Nations unies (SNU). Ces ressources disponibles avaient été affectées aux 17 Objectifs de développement durable (ODD), dont 28% pour l’ODD2 qui est la lutte contre la faim. C’est ce que rapporte le SNU dans son rapport annuel des résultats de l’année dernière.

    ⭕18% de ces ressources des Nations unies avaient été affectées dans l’accès à la santé (ODD3), 11% pour l’accès à l’eau salubre et à l’assainissement (ODD6), 10% pour l’accès à une éducation de qualité (ODD4), et 8% pour la Justice, paix et institution (ODD16). Ces ODD affichent les taux d’affectation des ressources les plus élevés, compte tenu du fait que ces objectifs présentent des défis majeurs pour Madagascar et dont les trajectoires récentes ne vont pas dans la direction d’une amélioration, avance le rapport du SNU.

    ⭕Le plan-cadre de coopération qui lie le gouvernement malgache et le Système des Nations unies pour la période 2021-2023 s’articule autour de quatre Priorités stratégiques que sont le renforcement de la bonne gouvernance, de l’état de droit et de la sécurité (PS1), le développement du capital humain (PS2), la productivité du travail et la création d’emplois productifs pour des revenus décents et une économie compétitive (PS3) et le renforcement de la gestion durable, résiliente et inclusive de l’environnement (PS4).

    ⭕Concernant les dépenses et les taux de décaissement, les interventions du SNU dans les différents domaines de ce plan-cadre de coopération ont engendré une dépense cumulée de 140,5 millions de dollars. L’essentiel a été assuré par la PS2 avec une dépense de 100,7 millions de dollars (72 %), suivie par la PS4 pour 18,2 millions de dollars (13%), la PS3 pour 15,2 millions de dollars (11%) et la PS1 avec pour 6,5 millions de dollars (5%). Ces 140,5 millions de dollars de dépenses représentent un taux de décaissement de 83 % sur les 169,8 millions de dollars de ressources disponibles, détaille le rapport du SNU.

    ⭕Le Gouvernement malagasy et le SNU à Madagascar ont procédé à la signature de ce plan-cadre de coopération en juillet 2021. Celui-ci lie les deux parties depuis cette date jusqu’au mois de décembre 2023. Le nouveau cadre de coopération pour 2024-2028 avait pour sa part été signé la semaine dernière. Il avait déjà été indiqué dans le rapport du SNU que celui-ci intégrera une approche systémique et consacrera davantage d’attention à la résilience, aux domaines prioritaires tels que l’atténuation et l’adaptation au changement climatique, la transition numérique et la sécurité sociale. Ce cadre tient également compte des accélérateurs des ODD tels que les systèmes alimentaires, les énergies renouvelables ou encore la transformation de l’éducation.

  • SECURITE ALIMENTAIRE – Rendre les gens autonomes de manière permanente reste un grand défi dans le Sud de Madagascar, selon la Banque mondiale

    SECURITE ALIMENTAIRE – Rendre les gens autonomes de manière permanente reste un grand défi dans le Sud de Madagascar, selon la Banque mondiale

    Antananarivo, 4 Septembre, 11h58 – Un grand défi à relever. La Banque mondiale estime que les réponses aux situations d’urgence engendrées par l’insécurité alimentaire et assurer l’alimentation quotidienne des populations pour y faire face sont cruciales. Elles sont pourtant insuffisantes car il est tout aussi important, pour le développement, d’aider les pays et les individus à devenir plus résilient pour être ainsi capable de se protéger contre la prochaine crise. C’est ce qu’expose cette institution de Bretton Woods dans un dossier sur l’insécurité alimentaire, dans lequel Madagascar avait été cité comme exemple.

    ⭕La Banque mondiale explique que des programmes humanitaires ont été déployés dans le Sud de Madagascar, où les moyens de substance se limitent principalement à l’agriculture et à la pêche vivrière, et où le taux de pauvreté dépasse 90 %. Ils visent à y apporter une réponse immédiate et de court terme. Tous ces programmes, dont des transferts monétaires d’urgence, ont, selon cette institution financière, « joué un rôle crucial pendant les situations d’urgence qui n’ont cessé de frapper le sud de la Grande île depuis plusieurs décennies ». La Banque mondiale soutient toutefois qu’ »ils n’ont guère permis de réduire les risques ni de rendre les gens autonomes de manière permanente ».

    ⭕La Banque mondiale avait alors décidé de s’associer à plusieurs partenaires de développement du pays dans le cadre du projet « Mionjo », qu’elle définit comme étant un « projet d’appui aux moyens de subsistance résilients dans le Sud de Madagascar ». Cette intervention part d’un constat selon lequel il est nécessaire « de soutenir les habitants de la région par des interventions qui répondent aux difficultés immédiates causées par les catastrophes naturelles, tout en les préparant mieux aux chocs futurs ».

    ⭕D’après la Banque mondiale, le projet « Mionjo » s’appuie sur l’expérience d’opérations qu’elle a financées avec d’autres donateurs, mais aussi par des organisations de la société civile locales, pour améliorer l’accès aux infrastructures de base et aux moyens de subsistance et renforcer la gouvernance locale, en ciblant avant tout les jeunes et les femmes. « Mis en œuvre à l’échelon des communes, le projet tente de mettre en place une approche intégrée et de long terme qui favorisera la transition de l’aide humanitaire vers un développement durable », explique l’institution de Bretton Woods.

    ⭕La Banque mondiale indique par ailleurs que le monde traverse actuellement une grave crise alimentaire. Jusqu’à 670 millions de personnes dans le monde connaîtront encore la faim d’ici 2030, selon ses estimations. Elle soutient qu’il est ainsi crucial d’accélérer la transformation du système alimentaire mondial de sorte qu’il contribue à la santé et à la résilience des populations, de la planète et des économies. Cette banque indique agir sur plusieurs fronts, dont dans le soutien de la production et les producteurs, l’accroissement du commerce de denrées alimentaires et d’intrants agricoles, l’appui aux ménages vulnérables et l’investissement dans une alimentation et une nutrition durables.

    Photo d’illustration