Catégorie : Social

  • SERVICE NATIONAL – 4 000 jeunes volontaires à recruter cette année pour renforcer l’effectif de l’Armée

    SERVICE NATIONAL – 4 000 jeunes volontaires à recruter cette année pour renforcer l’effectif de l’Armée

    Antananarivo, 4 Mai, 12h20 – Le ministère de la Défense nationale appelle les jeunes Malgaches à servir sous les drapeaux. D’après le conseil des ministres, ce département prévoit de recruter cette année 4 000 jeunes volontaires pour renforcer l’effectif de l’armée malgache. Ces jeunes recrues devront avoir un contrat de deux ans, à compter du mois d’août.

    ⭕L’annonce concerne les jeunes de la tranche d’âge de 18 à 24 ans. Ceux qui souhaitent se porter volontaires doivent avoir validé leur test d’aptitude militaire, comme le précise une source auprès du ministère de la Défense nationale.

    ⭕A en croire le compte rendu du Conseil des ministres de ce mercredi, ces jeunes recrues auront comme principale mission de contribuer à la lutte contre l’insécurité grandissante dans le pays. Au cours de leur engagement dans l’armée malgache, ces militaires volontaires ne percevront pas de salaires mais seront nourris et logés.

    Photo d’illustration MDN.

  • ENERGIE – Le délestage de l’électricité s’étend en soirée sur le réseau interconnecté d’Antananarivo 

    ENERGIE – Le délestage de l’électricité s’étend en soirée sur le réseau interconnecté d’Antananarivo 

     

     

    Antananarivo, 2 Mai, 7h55 – Des quartiers de la Capitale et de ses environs vont devoir se retrouver dans le noir pendant trois heures ce mardi soir. La Jirama annonce des coupures tournantes d’électricité qui vont frapper de nombreuses localités desservies par le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) à partir de 18h jusqu’à 21h. C’est par exemple le cas de l’axe Andraharo jusqu’à Andranotapahina, ou encore de l’axe Mandroseza jusqu’à Ambohimanambola et Alasora, ainsi que de l’axe Androndra et Tanjombato jusqu’à Andoharanofotsy et Iavoloha.

     

    Lorsque la Jirama avait annoncé le retour du délestage pour cause d’insuffisance de fuel lourd sur le RIA, elle avait évoqué des coupures d’électricité d’une durée de 2 heures 30 et uniquement pendant la journée. Ces derniers jours, les coupures sont passées à 3 heures, et sont prévues avoir lieu même en soirée dans certains quartiers.

     

    Photo d’illustration

  • FETE DU TRAVAIL – Les syndicats réclament la publication du décret d’application de la hausse du salaire minimum des employés du secteur privé

    FETE DU TRAVAIL – Les syndicats réclament la publication du décret d’application de la hausse du salaire minimum des employés du secteur privé

     

     

    Antananarivo, 1er Mai, 19h50 – Les syndicats s’impatientent. « Il est temps de publier le décret d’application de l’accord conclu entre les partenaires sociaux », annonce ce lundi José Randrianasolo, coordonnateur national de la Conférence des travailleurs de Madagascar (CTM). Dans son discours à l’occasion de la célébration du 1er mai au stade d’Alarobia, le leader syndical affirme s’adresser au président de la République et au Premier ministre. « Ne laissez plus cela traîner », poursuit-il alors, évoquant la hausse de 10% du salaire minimum convenu en janvier par le patronat et les syndicats mais dont le décret d’application se fait attendre.

     

    Prenant le relais des propos de son aîné, Herizo Ramanambola, président du Syndicat des employés de la douane et président tournant de la solidarité syndicale de Madagascar (SSM), insiste pour que ce salaire minimum ne soit pas inférieur à 250 000 ariary, le salaire promis par le président de la République en 2022. « Dans quel pays baisse-t-on le salaire des employés ? » martèle-t-il dans son discours. Il rappelle que l’année dernière, le salaire minimum était à 250 000 ariary, et que cette année, avec la fin de la subvention étatique qui ne s’etait appliquée qu’en 2022, le salaire minimum dans le secteur privé est descendu à 217 000 ariary.

     

    Avec l’accord conclu par les partenaires sociaux en janvier, ce salaire minimum d’embauche devrait passer à 238 000 ariary. Afin que le SME de 2023 ne soit pas inférieur à la promesse présidentielle de 2022, les partenaires sociaux ont sollicité le maintien du principe de la subvention même s’ils disent vouloir demander à l’Etat de ne payer que le gap entre 238 000 ariary et 250 000 ariary à titre de subvention.

     

  • TRAVAIL – Andry Rajoelina rend hommage aux travailleurs

    TRAVAIL – Andry Rajoelina rend hommage aux travailleurs

    Andry Rajoelina rappelle la mission étatique de veiller au respect des droits des travailleurs et à la création d’un environnement de travail décent 

     

    Antananarivo, 1er Mai, 14h55 – C’est via sa page Facebook que le président de la République s’est d’abord adressé aux travailleurs à l’occasion du 1er. Dans un message publié ce lundi matin, il leur rend un hommage appuyé pour leur rôle dans le développement du pays. « Depuis 2019, nous avons travaillé sans relâche pour faire briller Madagascar, et vous, travailleurs, avez été derrière toutes ces réalisations », écrit-il, parlant des routes, des écoles, des hôpitaux, mais aussi des usines et des entreprises qui ont été créées. Évoquant sa fierté d’avoir été désigné lauréat du trophée Babacar Ndiaye – Prix Super grand bâtisseur africain, il tient à rappeler le rôle des travailleurs, aussi bien ceux du secteur privé que ceux du secteur public, dans la réalisation de toutes ces infrastructures.

     

    Pour le président de la République, le développement du pays nécessite la solidarité de tous. Afin de permettre aux travailleurs de jouer pleinement leur rôle, le chef de l’Etat rappelle que le rôle de l’Etat est ainsi de veiller au respect des droits des travailleurs et à la mise en place d’un environnement de travail décent pour tout citoyen. A Madagascar, le salaire minimum d’embauche est, par exemple, défini par décret même si la décision est prise d’un commun accord par les partenaires sociaux. L’Etat, en collaboration avec les employeurs et les employés, travaille également à la refonte du code du travail.

     

    Photo : Présidence de la République

  • PROTECTION SOCIALE – 940 accidents de travail recensés en 2022 à Madagascar

    PROTECTION SOCIALE – 940 accidents de travail recensés en 2022 à Madagascar

     

    Antananarivo, 28 Avril, 17h08 – Le rapport annuel de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) évalue à 940 le nombre de travailleurs malgaches victimes d’accidents du travail en 2022. « Ces accidents ont coûté 640 millions d’ariary », souligne ce vendredi le ministre du travail, Richard Jean Bosco Rivotiana, lors de la clôture de la célébration de la Semaine de la sécurité et de la santé au travail.

     

    ⭕Ces chiffres ne reflètent pas complètement la réalité à Madagascar où selon l’organisation internationale du travail (OIT) où « seuls 840 000 individus sont affiliés à la Cnaps, soit 10% des travailleurs de Madagascar », comme l’indique Coffi Agossou, directeur pays de l’organisme. Celui-ci rappelle notamment les données publiées dans le profil national de sécurité et santé au travail récemment publié.

     

    ⭕Pour une santé et une sécurité effectives au travail, l’Organisation internationale du travail (OIT) recommande la mise en place d’un système de collecte de données et l’extension de la protection sociale à tous les travailleurs, même ceux du secteur informel. La Cnaps, de son côté, souligne avoir sensibilisé 254 employeurs à la santé et à la sécurité au travail (SST).

     

  • CATASTROPHE – Les pertes engendrées par le cyclone Freddy estimées à 481 millions de dollars

    CATASTROPHE – Les pertes engendrées par le cyclone Freddy estimées à 481 millions de dollars

    Antananarivo, 27 Avril, 10h45 – Le cyclone Freddy qui a atterrit sur la côte Est de l’île le 21 février n’a pas seulement causé un impact dévastateur sur le pays. A part forcer des milliers de personnes à se déplacer, ce cyclone avait également causé de lourdes pertes en vies humaines et en moyens de subsistances, estimées initialement à 481 millions de dollars. Cette estimation est soulignée dans le communiqué relatif au versement des indemnités d’assurance visant à soutenir la reconstruction du pays après le passage de ce cyclone, mercredi.

    Il est également souligné dans ce communiqué qu’au 10 mars 2023, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) a fait état de 10 morts causés par le passage de cyclone. A ces victimes s’ajoutent 10 000 personnes touchées, environ 45 000 personnes déplacées et plus de 10 300 habitations et écoles détruites.

    Des représentants du groupe de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC) et de la Banque africaine de développement (BAD) ont donc remis au Gouvernement malgache ainsi qu’au Programme alimentaire mondial (PAM) deux chèques d’indemnités d’assurance d’un total de 1,5 millions de dollars dans le cadre du programme Replica de l’ARC. « Ces indemnités d’assurance sont le fruit de la collaboration de nombreuses parties prenantes afin de renforcer la résilience de Madagascar face aux ravages des cyclones tropicaux », précise le groupe des donateurs de cette mutuelle panafricaine.

    Pour pouvoir bénéficier de ces indemnités, le Gouvernement et le PAM ont souscrit deux contrats d’assurances contre les cyclones pendant la saison cyclonique 2022-2023 auprès de la filiale d’assurance du groupe ARC. La participation de Madagascar au cycle d’assurance de l’ARC a été rendue possible grâce au Programme africain de financement des risques de catastrophe (ADRiFi) qui a financé une partie de la prime d’assurance.

    Le gouvernement reste disposé à entreprendre les mesures nécessaire pour poursuivre son engagement afin d’assurer la pérennisation de ce mécanisme d’assurance en tant qu’instrument adapté au contexte de vulnérabilité de Madagascar face aux aléas climatiques, indique la ministre de l’Economie et des finances (MEF) Rindra Rabarinirinarison. Le Grand argentier rappelle que la Grande île « est sujette à des catastrophes climatiques dont la fréquence et l’intensité ne cessent d’accroître ces dernières années et que les dégâts occasionnés sont plus violents et les coûts de plus en plus importants ».

  • SOLIDARITÉ – Des dons de l’ONG Inviso à l’association Akamasoa à l’occasion de l’Eid El Fitr

    SOLIDARITÉ – Des dons de l’ONG Inviso à l’association Akamasoa à l’occasion de l’Eid El Fitr

    Antananarivo, 23 Avril, 20h05 – Solidarité, partage mais aussi reconnaissance. Aux lendemains de la fin du mois de Ramadan, l’ONG Inviso a octroyé ce dimanche des dons à l’association humanitaire Akamasoa portée depuis plus de trente ans par le Père Pedro Opeka. Les dons remis ce jour sont entre autres composés de 50.000 œufs, de plusieurs sacs de riz, de barres de savon, de céréales mais aussi de kits d’adduction d’eau, notamment des citernes. “En cette période de l’Eid, évènement de partage, il était évident pour nous de la célébrer à vos côtés”, souligne Shahima Ismaël Mohaboubaly, présidente de l’ONG Inviso.

    Ces dons “témoignent de l’amitié sincère entre Inviso Group de la Famille Ismaël et l’association Akamasoa”, indique-t-elle. Elle évoque « un acte symbolique mais aussi une occasion de saluer l’engagement d’Akamasoa envers ses 30 000 bénéficiaires et qui agit tout comme nous à offrir un avenir meilleur aux familles vulnérables”. La grande famille d’Inviso Group a d’ailleurs participé à la messe du dimanche matin avec toute la communauté de l’Akamasoa ainsi qu les pensionnaires du centre Rassoul Akram (CRA) dirigé par Cheikh Haniphe Akbaraly.

    Le père Pedro Opeka a salué le geste de l’ONG Inviso. D’après l’homme d’église, les dons seront distribués équitablement au sein de l’association mais la cantine sera la priorité. Tous les jours près de 11 000 enfants y sont nourris gratuitement. Le prêtre remercie particulièrement les actions de la communauté musulmane à Madagascar. “Merci à vous frères humains, merci pour l’exemple que vous donnez , parce que vous créez de belles choses ici à Tana et partout où vous êtes”, lance-t-il. “Si vous n’étiez pas là, il y aurait beaucoup d’endroits à Madagascar ou il n’y aurait pas de choses essentielles parce que vous êtes partout et vous amenez la nourriture”, reconnaît-il.

    Bien au-delà du don ponctuel de ce dimanche, les deux parties espèrent une longue coopération dans le but d’aider les plus démunis. La présidente de l’ONG Inviso espère que “les dons offerts contribuera à alléger les charges des familles d’Akamasoa et renforcera la collaboration entre l’ONG Inviso et Akamasoa afin d’améliorer les activités scolaires de vos écoles mais aussi de soutenir dans les projets d’accompagnement et d’autonomisation de vos bénéficiaires”. Le père Pedro pour sa part lance un appel pour la lutte contre l’extrême pauvreté à Madagascar notamment à travail l’octroi de travail aux plus démunis comme ce que l’association fait depuis toujours.

     

  • CONDITION DE VIE – Consommation alimentaire insuffisante, médiocre et limite pour 35,57% des Malgaches

    CONDITION DE VIE – Consommation alimentaire insuffisante, médiocre et limite pour 35,57% des Malgaches

     

     

    Antananarivo, 23 Avril, 15h30 – La prévalence des Scores de consommation alimentaire (SCA) insuffisante, médiocre et limite à Madagascar était de 35,57% au 22 avril 2023. Il s’agit d’une proportion avancée par l’Alliance mondiale pour la sécurité alimentaire (GAFS) dans le tableau de bord qu’elle présente sur son site internet. Le SCA est un score établi sur la base de la diversité et de la fréquence alimentaire, ainsi que de l’importance nutritionnelle relative des différents groupes d’aliments.

     

    Sur la carte de Madagascar présentée par la GAFS, sept régions ont enregistré un taux de SCA insuffisant, médiocre et limite au-dessus des 40%. Le score le plus élevé est enregistré dans les régions Vatovavy et Fitovinany où plus de la moitié de la population (53,64%), soit 913 121 de personnes, sont dans cette situation. Elles sont suivies par les régions de Haute Matsiatra (49,06%), d’Androy (46,96%), d’Atsimo Atsinanana (42,91%), d’Anosy (42,41%), et d’Amoron’i Mania (42,18%).

     

    Douze régions ont enregistré un taux de SCA insuffisant, médiocre et limite entre 30 et 40%. Il y a la région de Vakinankaratra avec 39% soit 845 176 personnes dans cette situation. Viennent après les régions de Sava (37,59%), d’Itasy (36,74%), d’Atsimo Andrefana (36,43%), de Boeny (31,85%), d’Ihorombe (31,58%), de Bongolava (31,41%), d’Analanjirofo (31,27%), de Menabe (31,13%), d’Analamanga 30,81%, d’Alaotra Mangoro (30,79%), et de Sofia (30,50%).

    Et quatre régions ont enregistré un taux de SCA insuffisant, médiocre et limite compris entre 20 et 30%. A commencer par la région de Betsiboka avec 84 358 personnes avec cette qualité et quantité en termes de consommation alimentaire. Elle est suivie par la région de Melaky avec le même taux de 23,91% mais avec moins de nombre de personnes dans cette situation. Vient après la région de Diana avec 21,68%. C’est la région d’Atsinanana qui enregistre le moins de population avec une consommation alimentaire insuffisante, médiocre et limite avec un taux de 20,44%.

     

    Par ailleurs, selon l’analyse de la sécurité alimentaire aigue du Grand Sud-Est publié au mois de janvier de cette année, six districts qui étaient confrontés à des conditions de « crise » dans la phase 3 du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) devraient basculer en phase 2 « stress » de cette classification entre avril et juillet 2023. Il s’agit des districts de Mananjary, Vohipeno, Vangaindrano, Taolagnaro, Betioky Atsimo et Nosy Varika. Le nombre de personnes en insécurité alimentaire aiguë élevée (phase 3 de l’IPC ou plus) ayant besoin d’action urgente passera donc à 1,54 million de personnes, soit 25% de la population analysée. L’analyse souligne cependant qu’environ 50 000 personnes demeureront en situation d’ « urgence » (Phase 4 de l’IPC) dans les districts de Bekily, Ampanihy et Ikongo, soit 5% de la population dans chaque district.

  • SANTE PUBLIQUE – Des infirmiers pour assurer l’accueil et pour orienter les patients auprès des hôpitaux publics

    SANTE PUBLIQUE – Des infirmiers pour assurer l’accueil et pour orienter les patients auprès des hôpitaux publics

     

    Antananarivo, 23 Avril, 9h55 – Le ministère de la Santé publique entend améliorer ses services, notamment sur la façon dont sont accueillis les patients. C’est ainsi que des infirmiers d’accueil et d’orientation (IAO) seront désormais postés à l’accueil des services d’urgences des Centres hospitaliers universitaires (CHU).

     

    Ces agents d’accueil spécialisés sont déjà fonctionnels auprès des trois principaux hôpitaux publics de la Capitale, l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona, l’Hôpital Joseph Raseta Befelatanana et l’Hôpital manara-penitra d’Andohatapenaka, souligne le ministère dans n communiqué publié la semaine dernière. Ils ont préalablement reçu des formations à l’accueil en milieu hospitalier, poursuit encore le ministère qui prévoit que le même service devrait être déployé dans l’ensemble des CHU du pays.

     

    L’accueil des usagers du service public est un des points faibles de l’administration publique malgache, et l’amélioration de ces services constitue une préoccupation des autorités. La semaine dernière, le président de la République a encore regretté le comportement de certains fonctionnaires qui discriminent et rudoient les usagers. Il a même évoqué la possibilité d’externaliser certains services d’accueil et de les confier à des professionnels du secteur privé. Il a laissé entendre l’éventualité de discussions en ce sens avec les entreprises de call centers spécialisés dans les relations-clients.

     

     

  • RELIGION – Une fête de l’Eid El Fitr sous le signe de la fraternité et de la solidarité avec le président de la République à Ambodivona 

    RELIGION – Une fête de l’Eid El Fitr sous le signe de la fraternité et de la solidarité avec le président de la République à Ambodivona 

    Antananarivo, 22 Avril, 6h15 – « Vous êtes aussi des Malgaches ». Les mots sont du président de la République Andry Rajoelina alors qu’il a célébré l’Eid El Fitr, la fête qui marque la fin du Ramadan avec la communauté musulmane à Ambodivona ce vendredi. « Je suis de tout cœur avec vous et je suis heureux d’être là », lance le chef de l’Etat.

     

    S’adressant à l’assistance, le chef de l’Etat a souligné l’importance du vivre ensemble, de la fraternité et du respect de chaque religion qui compose la société malgache. « Nous respectons votre foi, nous prions le même Dieu et nous sommes tous des fils de Dieu », explique le président de la République.

     

    C’est d’ailleurs au nom du respect de chaque religion que l’Etat a décidé d’instaurer des jours fériés, chômés mais payés pour les fêtes de l’Eid, rappelle Andry Rajoelina. « Tout comme des jours sont aussi fériés pour d’autres religions. Je crois en le respect et en la diversité des religions, je crois en la tolérance et en la force de la foi », poursuit-il.

     

    La présence du président de la République à la fête de l’Eid El Fitr ce vendredi a particulièrement ravi la communauté musulmane. C’est d’ailleurs une première dans l’histoire de Madagascar selon les autorités islamiques de l’île. « La journée d’aujourd’hui sera écrite à l’encre d’or car c’est la première fois dans l’histoire de la Nation que la fête de la Eid El Fitr et celle de la Eid Al Adha sont décrétés jours fériés et payés, et c’est la première fois qu’un chef d’Etat vient assister et faire honneur de sa présence cette fête », déclare Abdoul Hady, président de Fikambanan’ny Silamo Malagasy. « On est heureux et honoré par cela car cela veut dire qu’on n’est plus mis à l’écart », ajoute-t-il.

     

    « Cela traduit votre proximité avec tout le peuple malgache. A travers ce geste apprécié vous exprimer votre solidarité envers nous tous qui avons observé le jeune du Ramadan », ajoute pour sa part Elyachroutu Mohamed, ambassadeur de l’Union des Comores et doyen du corps diplomatique malgache. Lui même musulman.

     

    L’appel à la fraternité, l’unité et le partage a aussi été au centre du discours du père Pedro Opeka, lui aussi invité et présent à la cérémonie. « Dieu n’apprécie pas qu’il y ait des enfants, des frères et des sœurs dans le besoin et pourtant personne ne les aident », prêche-t-il. « Dieu n’apprécie pas qu’on ignore les petits et les juste ou encore les familles nombreuses en difficultés, Dieu veut qu’on soit leurs garants », insiste le prêtre.

     

    « Dieu souhaite qu’on aime notre prochain, celui qui est pauvre », ajoute-t-il encore. Le fondateur de l’Akamasoa n’a ainsi pas manqué de reconnaitre les œuvres œuvres caritatives et de la communauté musulmane et l’aide que celle-ci offre aux démunis. Il l’en a remerciée durant son allocution.

     

    Vers la fin de la cérémonie officielle, la communauté musulmane a tenu a offrir des présents au président de la République. Parmi les cadeaux figurent un Saint Coran et des versets coraniques inscrits dans des cadres.